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LIRE AUSSI (même rubrique : Phénomènes paranormaux) : Vision à distance et espions extrasensoriels Le texte ci-après (qui reprend certains éléments du texte évoqué ci-dessus, de nouveaux éléments étant aussi ajoutés) avait été envoyé pour publication dans une revue, mais il semble qu’il n’a pas été publié, ne l’ayant personnellement pas trouvé dans la revue qui m’avait été indiquée. |

Lorsque les médias (télévision, articles de revues, etc.) évoquent l’espionnage militaire extrasensoriel américain, ils évoquent toujours le projet Stargate. C’est une grosse erreur que tous les commentateurs, qui se copient les uns les autres, commettent. Le nom de code Stargate n’a en effet fait son apparition qu’au début des années 1990 et donc à la fin du programme de Remote Viewing débuté dans les années 1970. Les premiers noms de code étaient Gondola Wish et Grill Flame, et non Stargate. (Le film « Stargate, la porte des étoiles » est sorti en 1994.)
Les éditions du Rocher ont publié, en 2005, un livre de Jim Schnabel paru aux États-Unis en 1997 : « Espions Psi ». Cet ouvrage est consacré à l’histoire de l’espionnage militaire extrasensoriel américain. Il s’agit du livre de référence indispensable pour toute personne intéressée par ce sujet. Le livre est préfacé par Patrick Drouot, un auteur bien connu en France pour son exploration des états modifiés de conscience et des thérapies « vibratoires » (avec ‘‘lecture’’ des corps énergétiques). Il a notamment procédé à des recherches sur les « vécus antérieurs » (accès aux mémoires de vies antérieures) de nombreuses personnes.
Sur le plan historique, on peut noter que les Israélites de l’Ancien Testament auraient utilisé militairement les dons de l’un de leurs prophètes, Elisée. Les Grecs avaient leurs oracles, et l’espion élisabéthain John Dee consultait des médiums et questionnait des « anges », voyant tout à travers sa boule de cristal.
Gondola Wish et Grill Flame :
Dans son livre, Jim Schnabel a détaillé l’implication de divers personnages dans les recherches sur la vision à distance.
Mel Riley fut muté, en 1976, à Fort Meade (Maryland), et Skip Atwater, un officier sorti de l’école d’espionnage de Fort Huachuca (Arizona), arriva à Fort Meade au cours de l’été 1977. Skip Atwater hérita du bureau du colonel Kowalski, les deux hommes s’intéressant fortement aux phénomènes psi. Et la mère de Skip Atwater croyait fortement dans le paranormal et le « surnaturel ». Au cours de son adolescence, il avait semblé être capable de sortir de son corps, et au début de sa carrière militaire il avait entendu parler des recherches psi faites dans les pays de l’Est, dont l’Union Soviétique. Il apprit aussi que la recherche psi de la CIA avait été entreprise dès 1972, au Stanford Research Institute (SRI), Menlo Park (Californie). Les chercheurs du SRI s’étaient concentrés sur la clairvoyance à des fins d’espionnage : la « vision à distance » (‘‘Remote Viewing’’ ou RV). Skip Atwater proposa au colonel Robert Keenan qu’une petite équipe de RV soit réunie, ses membres pouvant être recrutés parmi le personnel du renseignement militaire.
Le projet de Skip Atwater reçut initialement le nom de code : GONDOLA WISH. Skip Atwater et le major Scotty Watt sélectionnèrent les candidats, parmi lesquels figuraient Mel Riley et Joe McMoneagle. Le groupe qu’ils sélectionnèrent était composé en grande partie de ‘‘photo-interprètes’’. L’un des individus sélectionnés avait, en 1975, expérimenté une sortie hors du corps au cours de laquelle il avait rencontré une sorte d’entité lumineuse, aimante et bienveillante, qui l’avait bouleversé.
La première séance de RV fut réalisée par Mel Riley : une « RV mobile » au cours de laquelle un expérimentateur « mobile » (ici : Scotty Watt) se dirigeait vers un site choisi au hasard. Le « visionneur à distance » devait décrire l’environnement du sujet mobile en faisant des croquis spontanés et en verbalisant les impressions venant à la conscience. Mel Riley identifia certains éléments de la cible, mais pas très précisément. Les six membres les plus prometteurs de l’équipe se rendirent sur le campus du SRI (Melo Park, Californie) pour des expériences de RV mobiles.
Fin 1978, GONDOLA WISH connut une transformation grâce à ce qu’un mémo ultérieur de l’armée appellera « des résultats préliminaires et un haut degré d’intérêt ». L’unité fut alors connue sous le nom de « Service d’action spéciale », et le nom de code fut remplacé par GRILL FLAME. GRILL FLAME était un programme secret lancé par le Pentagone sous la direction du major général Thompson, chef d’état-major adjoint de l’armée, chargé du renseignement. L’unité comportait quelques ‘‘remote viewers’’ (‘‘visionneurs’’ à distance) sous la direction de Frederick Holmes Atwater (dit Skip). On demanda à cette unité spéciale du renseignement militaire de prédire la zone de chute de « Skylab » (dont on attendait le retour en juillet 1979). L’adjudant-chef Joe McMoneagle visualisa la station orbitale qui tombait dans le Pacifique Sud entre l’Australie et l’Indonésie. Quelques semaines après, « Skylab » rentra dans l’atmosphère au-dessus de l’Australie orientale… Voici d’autres cas :
– Premier cas. Un avion de chasse A-6 de la Navy avait été perdu quelque part dans le monde. Ken Bell décrivit une zone boisée et les vestiges noircis de l’appareil et de l’équipage. Plusieurs fois au cours de la séance, il capta le mot « bald » (chauve). Plus tard, Skip Atwater découvrit que l’avion s’était écrasé sur le flanc d’une colline dans la chaîne montagneuse des Blue Ridge Mountains (une partie des Appalaches, Virginie), la colline s’appelant « Bald Knob » (« Mont Chauve »).
– Deuxième cas. Un hélicoptère américain était tombé dans un coin perdu du Pérou. Ken Bell se vit dans les hauteurs des Andes, sur le site du crash, avec le pilote et le copilote morts, brisés et brûlés. Ken Bell se mit à sangloter sans pouvoir se contrôler et la séance dut être interrompue.
– Troisième cas. On fournit à Skip Atwater le nom du ‘‘case officer’’ (officier traitant en charge d’une affaire) d’un agent en place dans un pays de l’Europe de l’Est, ainsi qu’une date et une heure, cet agent devant passer un test au détecteur de mensonges. Le fonctionnaire de la CIA qui avait apporté cette mission voulait que les « visionneurs » espionnent le ‘‘case officer’’ à ces date et heure, sachant qu’il se trouverait à ce moment avec l’agent. Joe McMoneagle décrivit deux hommes réunis dans un restaurant et le porte-documents que l’un des deux – l’agent – avait avec lui et dans lequel se trouvait, a dit Joe McMoneagle, beaucoup d’argent. Une semaine environ après, l’examinateur rencontra l’agent pour son test et demanda à ce dernier s’il pouvait lui parler de tout l’argent qu’il transportait dans sa mallette la semaine dernière. L’agent, stupéfait, demanda comment il pouvait savoir cela.
– Quatrième cas. Dans les années 1980, Norm Everheart, un spécialiste des opérations techniques de la CIA, apporta une photographie à Fort Meade, représentant une « cible », celle d’un « clandestin » du KGB, un agent infiltré qui avait pris une identité étrangère. On pensait qu’il recevait ses instructions par une radio à ondes courtes, grâce à une sorte de code. Comment l’homme décodait-il ses messages ? Ken Bell décrivit un homme, dont les habits ressemblaient plutôt à des pyjamas gris, assis dans un appartement au deuxième étage d’un bâtiment, dans une ville bordée par une grande quantité d’eau. Cet homme se trouvait avec deux autres, habillés plus normalement. Le duo ne parlait pas la même langue que l’homme interrogé, lequel était résolu à ne pas parler. Sur la suggestion de Skip Atwater, Ken Bell essaya de soutirer télépathiquement les informations dissimulées, mais sans succès. Jim Morris, l’homme du contre-espionnage, confirma cependant tout : la pièce au deuxième étage, les vêtements gris, les deux interrogateurs.
Jim Morris donna à Norm Everheart les noms russes du fils et de la fille de l’agent du KGB. Lors d’une autre séance de visualisation, Ken Bell lui « parla » télépathiquement de ses enfants, et l’agent « répondit », disant que c’était censé être sa dernière mission, qu’il était sur le point de rentrer en URSS. Ken Bell apprit qu’il avait une calculatrice de poche (ce que Mel Riley apprit aussi). Or, Norm Everheart savait que les calculatrices de poche, modifiées ou équipées de puces de cryptage, étaient communément utilisées par les clandestins du KGB pour coder et décoder les messages. Norm Everheart rapporta l’information au QG de la CIA et la transmit à Jim Morris. Les agents du contre-espionnage sud-africain qui avaient suivi les interrogatoires de l’homme du KGB finirent par admettre qu’on avait découvert une calculatrice dans les affaires du Russe. Il n’a cependant pas été possible de confirmer si celle-ci a pu être utilisée pour décoder des messages.
– Cinquième cas. Une autre fois, Joe McMoneagle décrivit un crash aérien et repéra une personne suspecte ramassant une pièce de la carcasse et la dissimulant. Le sergent Mel Riley, lui, décrivit une forme volante aux ailes en forme de chauve-souris avec un cockpit bulbeux… Des années plus tard, Skip Atwater vit un reportage sur le nouveau bombardier furtif B-2. Mel Riley était donc parvenu à « voir » l’un des programmes les plus secrets du Pentagone. Les « cordes de lumière » perçues correspondaient aux fils de contrôle en fibres optiques.
– Sixième cas. A la fin de l’été 1979, Mel Riley et Joe McMoneagle visualisèrent le dispositif nucléaire chinois à Lop Nor. Joe Mc Moneagle dessina un diagramme détaillé d’un engin, incluant, en son centre, le même objet en forme de sablier que Mel Riley avait décrit. Ken Bell, le troisième « visionneur », décrivit aussi l’engin. Skip Atwater rédigea un rapport de synthèse des séances et le transmit aux officiers de l’Air Force qui avaient mandaté l’opération. Il apparut que l’objet en forme de sablier était un élément conceptuel que, croyait-on, les Chinois n’avaient pas été capables d’incorporer dans leurs bombes. Mel Riley fut rappelé pour une autre séance au cours de laquelle il perçut un grand désert lugubre et une série de grands cercles concentriques (faisant des kilomètres de diamètre) qui partaient d’un point central marqué par une tour ou quelque autre objet. Il sentit un avion, une bombe lâchée et puis… rien. Joe McMoneagle décrivit une « explosion démentielle », mais il pensa que cette explosion, non nucléaire, fut un échec. La tâche avait été déclenchée parce que l’espionnage américain (satellites espions, avions de reconnaissance U-2…) n’était pas parvenu à détecter une explosion nucléaire sur le site d’essai de Lop Nor le jour où l’essai était prévu. Les données des « visionneurs à distance » avaient suggéré une raison évidente à cette absence d’explosion nucléaire : la bombe avait explosé, mais le processus nucléaire n’était pas parvenu à s’enclencher. Les officiels américains utilisèrent d’autres sources de renseignement qui leur permirent d’apprendre que le parachute de la bombe ne s’était pas ouvert, que la bombe s’était enfoncée dans le sol et que les détonateurs s’étaient mal déclenchés.
– Septième cas. Certaines tâches de l’unité concernaient des cibles « domestiques ». Les responsables militaires voulaient savoir si leurs programmes secrets pouvaient être pénétrés par des « visionneurs ».
Une photo en noir et blanc montrait ainsi un hangar d’avions sur une base non précisée, l’armée ayant caché un char XM-1 expérimental à l’intérieur du bâtiment. On espérait que les autres hangars environnants, qui contenaient vraiment des avions, pourraient tromper les « visionneurs » en leur faisant rater la cible.
Joe McMoneagle décrivit un instrument de type clavier relié à une sorte d’ordinateur. Un système optique était aussi concerné. Il vit de gros obus, puis le char d’assaut. Il dessina un croquis détaillé « digne d’un ingénieur, avec un diagramme en coupe du système de visée laser, du stockage et du chargeur des munitions, les verrouillages de la tourelle, le bloc canon principal et le blindage high-tech spécial ».
Talents spécifiques et limites du psi :
Les séances RV aussi précises que celle de Mel Riley et du bombardier furtif, ou de Joe McMoneagle et du char XM-1, ne survenaient évidemment pas tous les jours, les mauvaises séances étant au moins aussi nombreuses que les bonnes.
Certains « visionneurs » avaient des talents spécifiques. Ken Bell pouvait se connecter sur des « cibles » humaines, surtout des personnes souffrantes ou disparues, en captant leurs préoccupations et intentions… Mel Riley avait un don artistique (avec restitution très détaillée sur le papier). Hartleigh Trent était très bon pour trouver la direction de la cible… Joe McMoneagle pouvait dessiner les détails de cibles technologiques. Il pouvait parfois capter les rayonnements des fréquences radio – émanant par exemple d’une antenne radio – sous la forme d’une flamme orange.
Le psi avait des limites. Les nombres et les lettres – comme un prochain tirage de loto ou un nom sur un document secret – étaient presque impossibles à visualiser précisément. Les chercheurs du SRI pensaient que cette limite était en relation avec la manière selon laquelle les données psi parvenaient au cerveau. Les objectifs visuellement spectaculaires dont les emplacements étaient fixes, depuis longtemps, étaient généralement les plus faciles à visualiser.
Vision à distance d’ambassades et de sites :
La CIA, les équipes d’opérations spéciales de l’armée, et même l’unité de commando Delta Force du Pentagone, ont demandé à Mel Riley, à Joe McMoneagle, et aux autres, de dresser un plan de l’intérieur d’ambassades et autres sites autour du globe, les cartes fournies étant comparées à ce que l’on savait de l’intérieur des édifices. Les cartes avec des informations psi raisonnablement précises pouvaient être utilisées pour guider les équipes qui allaient s’introduire dans les bâtiments afin d’installer des dispositifs d’écoute, dérober des informations ou effectuer ce qui devait être fait.
En 1980, un objectif fut amené par un officier de liaison de GRILL FLAME appartenant à la NSA, lequel avait apporté une photo de l’extérieur d’un consulat américain dans le secteur méditerranéen. La NSA voulait savoir comment des informations semblaient sortir du consulat au profit des Soviétiques. Joe McMoneagle dressa la carte d’un secteur particulier du consulat en disant qu’il y voyait une émanation en forme de flamme, quelque sorte de signal électromagnétique inhabituel, provenant d’un mur d’un certain corridor, derrière un distributeur d’eau fraîche. Joe McMoneagle découvrit un appartement de l’autre côté de la rue, lequel avait un halo inhabituel d’émanations électromagnétiques. Il s’agissait du poste d’écoute soviétique, électroniquement connecté au signal provenant du micro dissimulé dans le consulat. Joe McMoneagle précisa qu’il y avait, en dessous du poste d’écoute, un autre appartement avec d’étranges émanations, des Américains y étant présents. Or le jour, ou presque, où l’homme de la NSA avait confié cette tâche aux « visionneurs », une équipe d’enquête de la NSA dépêchée au consulat avait découvert le poste d’écoute soviétique. L’équipement de réception soviétique était si mal conçu qu’il retransmettait par inadvertance les signaux qu’il récupérait du micro dans le consulat, et les Américains que Joe McMoneagle avait détectés dans l’appartement inférieur étaient les membres de l’équipe de la NSA occupés à écouter… les écouteurs.
Joe McMoneagle :
On reconnut que Joe McMoneagle était le meilleur « visionneur » de l’unité. En 1957, alors qu’il était âgé de 11 ans, et qu’il campait avec un groupe d’amis près d’une orangeraie en Floride, il ouvrit les yeux alors que quelqu’un lui tapotait l’épaule. Il vit une étrange femme, semblable à un fantôme, qui flottait dans l’espace près de l’arbre. Elle lui prit doucement le bras et il se mit à flotter près d’elle. Ils se trouvèrent dans une clairière, et la femme se mit à lui parler de l’avenir, lui disant qu’il rejoindrait l’armée et qu’il participerait à une guerre lointaine. Elle dévoila l’avenir de Joe jusqu’en 1970 environ. Puis il se réveilla. Huit ans après, il s’engagea en effet dans l’armée.
Une nuit, en octobre 1965, sur l’île d’Eleuthera aux Bahamas, Joe Mc Moneagle vit un grand OVNI discoïdal intensément lumineux. Ce dernier plana, sauta vers une autre position, se déplaça ainsi 6 ou 7 fois, puis partit silencieusement au-dessus de l’Atlantique. Le lendemain matin, Joe McMoneagle et son ami se sentirent malades. Ils avaient attrapé des coups de soleil, avaient la curieuse impression d’avoir du sable dans les yeux, et ils conservèrent plusieurs jours des symptômes grippaux.
En 1966, Joe McMoneagle fut envoyé au Vietnam. Depuis qu’il avait rejoint l’armée à 18 ans, il avait fait un cauchemar récurrent au cours duquel il était enveloppé d’une sorte de lumière blanche. Il croyait que cette lumière signifiait la mort. Quand son avion atterrit sur la base militaire de Bien Hoa, en périphérie de Saïgon, il eut une vision différente : il se vit quittant le conflit vivant et indemne, et il se voyait quitter le Vietnam dans un avion jaune canari. Ses camarades notèrent qu’il semblait fréquemment anticiper les attaques, à tel point que, chaque fois qu’ils le voyaient replier son fauteuil, ils arrêtaient tout ce qu’ils faisaient et filaient aussi vers leurs bunkers respectifs. L’avion qui le ramena chez lui était jaune canari.
Un jour, dans un village autrichien, Joe McMoneagle eut une attaque cardiaque. Il sortit de son corps et vit son corps physique sur lequel son ami tentait des massages cardiaques. A chaque pression sur la poitrine, il sentait une sorte de déclic, comme un coup de poignard douloureux et, pendant un instant, il revoyait à travers ses véritables yeux avant de retourner dans sa position d’observateur spectral.
« Quand les secours arrivèrent et mirent le corps dans l’ambulance, le fantôme de Joe se mit à voler près du véhicule, suivant les lignes électriques le long de la route et accompagnant le convoi jusqu’aux urgences d’un hôpital. Quand le personnel médical commença à appliquer les défibrillateurs sur son corps, McMoneagle se mit à vivre une expérience de mort imminente (EMI) avec tous les détails caractéristiques. Il se sentit avancer dans un tunnel. Une lumière blanche l’enveloppa, cette même lumière qui apparaissait dans ses cauchemars récurrents, mais ce n’était pas la mort. C’était Dieu, irradiant un amour inconditionnel. Dieu dit à Joe de retourner dans la réalité physique. Il n’allait pas mourir. Joe résista – il se sentait simplement bien là où il était -, mais la scène s’évanouit et il se redressa sur son lit d’hôpital, pleurant et souhaitant repartir.
Il n’y avait aucune trace de dommage sérieux sur les scanners de son cerveau, mais, progressivement, McMoneagle eut l’impression d’être une nouvelle personne. Quand il parlait à quelqu’un, il avait l’impression de suivre une conversation sur deux pistes : une piste « oralo-auditive » et une piste télépathique. S’agissait-il simplement de voix dans sa tête ? Devenait-il fou ? La réalité et l’imagination paraissaient s’entrechoquer partout. Il pouvait s’allonger sur le canapé de son salon pour une sieste – et soudain il se retrouvait « re-localisé » avec une netteté de cinéma en Technicolor sur une plage des mers du Sud ou dans un désert, ou même, une fois, dans un temple au Japon, où il flottait entre les arbres, fasciné par les craquements de la roue d’une brouette poussée sur un chemin poussiéreux.
Comme beaucoup d’autres personnes ayant vécu une EMI, McMoneagle vit sa conception du monde changer spectaculairement dans un sens plus mystique et plus spirituel. » (J. Schnabel)
Fin 1977, il travaillait pour l’INSCOM à Arlington Hall quand il fut recruté pour GONDOLA WISH. Il pouvait rester dans un état de semi alerte alors qu’il descendait dans un état de conscience onirique, et ses RV avaient un réalisme et une consistance narrative remarquables. Il pouvait généralement raconter et dessiner ce qu’il avait vu dans les moindres détails, et pendant la séance il pouvait parfois décrire des scènes comme s’il était en train de regarder un film.
Il y avait parfois, cependant, d’étranges distorsions perceptuelles qui s’immisçaient dans son interprétation. Vers 1980, un client de la communauté du renseignement voulut que les « visionneurs » suivent les mouvements d’un agent étranger basé en Europe, environ toutes les 12 heures, sur une période de plusieurs jours dans un passé récent. Joe McMoneagle vit une route sinuant à travers des collines. La « cible », un homme aux cheveux sombres, conduisait une voiture sur cette route. Après environ 5 minutes de séance, Joe McMoneagle fut quelque peu désorienté par quelque chose : l’individu allait quelque part où Joe McMoneagle ne pouvait pas aller. C’est, précisa-t-il, comme s’il était en train de regarder la photo du type et que celle-ci avait été retournée. L’objectif s’était soudainement évanoui. Skip Atwater apprit que l’homme de la photo n’était pas venu à un rendez-vous avec son « case officer ». C’est la raison pour laquelle on avait voulu retrouver sa trace. Quelque temps après, le client découvrit que lors de la vision de Joe McMoneagle, l’homme avait perdu le contrôle de sa voiture sur une route sinueuse d’Italie et qu’il avait trouvé la mort après avoir plongé d’une falaise avec son véhicule.
Comme tous les autres « visionneurs », Joe McMoneagle avait une série de « codes » à trois chiffres qui lui avaient été attribués de manière aléatoire. Pour toutes les séances de RV, qu’il s’agisse de séance d’entraînement ou de séance opérationnelle, il devait en utiliser un pour s’identifier. Sous l’administration Carter, le NSC (National Security Council) connaissait surtout Joe McMoneagle comme le « visionneur » 518, grâce à une série de séances sensationnelles qu’il avait effectuées sous ce code.
A cette époque, l’effectif du Conseil de Sécurité Nationale comprenait un capitaine de corvette de la Navy appelé Jake Stewart, un supporter enthousiaste de GRILL FLAME. En septembre 1979, Jake Stewart apporta une série de photos prises par un satellite espion KH-9, lesquelles représentaient un grand complexe industriel au bord de l’eau, quelque part au nord de la Russie. Skip Atwater découvrit plus tard que les installations se trouvaient dans le port de Severodvinsk, sur la mer Blanche, juste en dessous du Cercle arctique. Le NSC voulait savoir ce qui se passait à l’intérieur d’un bâtiment, le 402, autour duquel des constructions étaient en cours. Ce bâtiment faisait plus de 400 mètres de long de chaque côté.
Lors de la première séance, Joe McMoneagle se sentit dans un lieu désagréablement froid, sur une colline ou une montagne…
Lors de la deuxième séance, il vit de grands bâtiments, des cheminées, et à côté une mer semi gelée. Skip Atwater lui montra alors la photo satellite et lui demanda de pénétrer à l’intérieur du bâtiment indiqué par Jake Stewart. Joe McMoneagle, en transe, se retrouva à l’intérieur de ce bâtiment. L’endroit, bruyant, semblait divisé en plusieurs niveaux, avec de grandes plaques ou des échafaudages partout, des poutrelles et des lumières ‘‘flashantes’’ bleutées, ces dernières étant identifiées aux arcs de chalumeaux. Après la séance, Joe McMoneagle dessina ce qu’il avait vu.
Lors de la troisième séance, Joe McMoneagle vit, dans une grande zone du bâtiment, un sous-marin apparemment en réparation. Dans un deuxième secteur il y avait une pile de matériaux de construction, et dans une troisième zone, la plus grande, il y avait un très grand sous-marin en construction. Le « visionneur » décrivit la queue de l’engin, un pont arrière très long et très plat, un kiosque et une ligne de tubes lance-missiles couplés, épousant des angles inhabituellement inclinés par rapport à la verticale. Sorti de sa transe, Joe McMoneagle dessina ce qu’il avait vu. Sur les croquis, il y avait neuf ou dix paires de tubes. Le sous-marin transporterait donc dix-huit ou vingt missiles. Conjointement à Hartleigh Trent (qui travaillait aussi sur cette cible), Joe McMoneagle décrivit un nouveau type de mécanisme de propulsion du sous-marin, une inhabituelle double coque et des détails des techniques particulières de soudage utilisées par les Soviétiques.
Afin de déterminer quand ce grand sous-marin allait être lancé, Joe McMoneagle dut avancer dans le temps, mois après mois. Il vit les Soviétiques dynamiter et dégager au bulldozer un chenal partant de l’usine pour rejoindre la mer. A un moment du quatrième mois, le sous-marin fut mis en eau dans ce canal artificiel, avant de procéder à des essais en mer.
Les photos satellites prises en janvier 1980, environ quatre mois après la dernière séance du « visionneur », montrèrent le nouveau sous-marin, de la classe Typhon, à quai. Il avait vingt tubes inclinés pour les missiles balistiques et un grand pont arrière plat. Juste à côté de lui, il y avait le sous-marin plus petit qui avait été en réparation, un submersible d’attaque de classe Oscar.
« L’affaire souleva un vif débat au sein du NSC quant à la valeur de la RV. Certains, comme Robert Gates, un jeune analyste spécialiste des Soviétiques détaché de la CIA, était radicalement sceptique, disqualifiant les informations fournies en disant qu’elles étaient sommaires, sans intérêt, invérifiables, et même qu’il s’agissait simplement d’un coup de chance. Mais d’autres, comme Jake Stewart, y croyaient. En ce qui les concernait, Joe McMoneagle – le Viewer 518 – était un atout de valeur pour les Américains, aussi proche du ‘‘parfait espion’’ psi que l’Amérique pouvait le souhaiter. » (J. Schnabel)
Les otages de Téhéran :
Le 4 novembre 1979, une foule iranienne déchaînée a envahi l’ambassade américaine dans le centre de Téhéran, a prit ses occupants en otage et a réclamé que le Shah leur soit livré. Fin 1979/début 1980, le Pentagone et le Conseil de Sécurité Nationale demandèrent aux « visionneurs » de fournir des informations sur les otages, leurs conditions physiques et mentales, les apparitions et les attitudes de leurs geôliers, et la description des bâtiments où ils étaient gardés prisonniers.
Les « visionneurs » travaillaient sans relâche, mais ils eurent de plus en plus de mal à voir quoi que ce soit d’autre que les otages américains et les mêmes têtes de gardes iraniens barbus. Et quand le printemps vint, ils décrivirent de plus en plus des sites n’ayant plus rien à voir avec les otages : bâtiments urbains, canalisations d’égouts sous les rues, stations de radio gouvernementales, lieux perdus dans le désert.
Lors d’une séance en avril 1980, le « visionneur » Hartleigh Trent décrivit des soldats américains se laissant descendre en rappel depuis des hélicoptères dans le désert. Quelques jours après, les six membres de l’unité allèrent dans un motel de la ville de Laurel, non loin de Fort Meade, l’essentiel d’un étage leur ayant été réservé. Chaque « visionneur » disposait d’une chambre, une grande suite étant réservée aux réunions de l’unité. Scotty Watt confirma qu’une opération secrète pour libérer les otages était en cours.
Par le passé, il y avait eu des opérations où un « visionneur » pouvait effectuer deux ou trois séances par jour sur le même type d’objectif, ce qui était déjà assez éprouvant, mais faire davantage pouvait occasionner des épuisements totaux. Or, les « visionneurs » devaient, dans ce cas précis, quasiment faire de la vision à distance en non-stop… L’imagination prit le dessus. Et ils ne savaient pas si ce qu’ils « voyaient » allait dans le bon sens ou pas. Le 25 avril 1980, Jimmy Carter évoqua à la télévision le site de rendez-vous de « Desert One », les pannes de plusieurs hélicoptères, la collision de deux avions dans le désert, les huit morts, les blessures horribles, la débâcle.
Après la première tentative, les prisonniers furent dispersés, et la tâche des « visionneurs » fut de trouver où ils étaient gardés. Un jour, alors que Hartleigh Trent était ‘‘monitoré’’ par Mel Riley, Jackie Keith (l’homme des opérations spéciales de l’INSCOM) eut une attaque cardiaque alors qu’il se trouvait dans la salle de contrôle, attaque qui lui fut fatale. Quant au Président Carter, il décida de ne pas procéder à une seconde tentative de sauvetage. Les prisonniers furent libérés au moment où sa présidence s’achevait. Le colonel de l’Air Force a dit aux « visionneurs » que les informations qu’ils avaient fournies n’étaient « pas pires » que les renseignements recueillis grâce à des méthodes plus conventionnelles.
Le SRI :
Parmi les chercheurs impliqués dans la « vision à distance », il y eut Hal Puthoff (un physicien des hautes énergies spécialiste des lasers), qui rejoignit en 1969 le Stanford Research Institue (SRI), et Russel Targ (un autre physicien des lasers).
Russel Targ rejoignit Hal Puthoff pour développer un programme secret au sein du SRI, la CIA voulant utiliser des médiums pour l’espionnage à longue distance. Au début des années 1980, environ 150.000 dollars furent employés dans le programme de vision à distance du SRI, le budget global pour ce programme se situant entre 500.000 et 1 million de dollars par an, avec une douzaine de personnes salariées. Quelques années après, le SRI obtint le soutien d’une agence affiliée au Pentagone et un contrat de « recherche-développement » de dix millions de dollars sur cinq ans.
Parmi les sujets ayant participé au programme d’étude de la vision à distance, il y eut deux grands médiums : l’artiste new-yorkais Ingo Swann et Patrick Price.
Ingo Swann :
Hal Puthoff, qui enseignait l’ingénierie électrique à l’Université de Stanford, possédait le brevet d’un laser infrarouge réglable qu’il avait inventé. Il avait aussi coécrit un essai important, « Fondements de l’électronique quantique ». Au SRI, il voulut réaliser quelques expérimentations psi pour voir si cela éclairait certaines portées de la théorie quantique. Bill Church, un ami philanthrope, lui donna dix mille dollars.
Un artiste de New York, Ingo Swann, contacta, parmi d’autres, Hal Puthoff. Il avait été militaire en Corée, artiste, romancier, astrologue, employé des Nations Unies… C’était un sujet psi qui avait participé à des expériences psi au City College de New York et à la Société Américaine de Recherche Psychique. Il avait notamment modifié à distance la température d’une baguette de graphite et était « sorti de son corps » pour voir des objets cachés dans un laboratoire.
Le 6 juin 1972, Hal Puthoff emmena Ingo Swann à l’Université de Stanford, dans un laboratoire qui abritait un magnétomètre expérimental construit par Arthur Hebard, lequel s’intéressait aux particules subatomiques appelées quarks. Le magnétomètre était conçu pour mesurer, dans sa chambre de mesures protégée, les perturbations extrêmement infimes du champ magnétique que les quarks étaient censés provoquer en passant. Ce magnétomètre fut celui qui, quelques années plus tard, fut utilisé dans la première confirmation expérimentale de l’existence des quarks. Le magnétomètre était protégé des bruits électromagnétiques extérieurs grâce à du cuivre, de l’aluminium, un métal spécial qui enferme les champs magnétiques, et un supraconducteur ‘‘sur-refroidi’’. Hal Puthoff expliqua à Ingo Swann le fonctionnement basique du magnétomètre, puis il lui demanda de modifier la puissance de ce dernier, pour l’essentiel scellé et encastré dans un puits de béton dans le sol du labo. Ingo Swann voulut d’abord, pour avoir une meilleure emprise psychique, visualiser par clairvoyance ce qu’il y avait à l’intérieur du magnétomètre. Hal Puthoff estima que les perturbations constatées étaient liées aux efforts d’Ingo Swann pour modifier la puissance, la perturbation étant cependant jugée anodine par Arthur Hebard et certains étudiants et membres du personnel.
En octobre 1972, Ingo Swann revint dans les locaux du SRI à Menlo Park pour une brève visite, et Hal Puthoff lui fit faire quelques petits tests simples de clairvoyance. Hal Puthoff plaçait un objet dans une boîte en bois aux parois épaisses et cadenassées qu’il laissait dans une certaine pièce, et Ingo Swann, accompagné par un second chercheur, venait dans la pièce et essayait de deviner ce qu’il y avait dans la boîte. Un jour, deux hommes de Washington apportèrent leur objet/cible qu’ils mirent dans la boîte. Ingo Swann parla de quelque chose de petit, de brun, irrégulier, quelque chose qui ressemble à une feuille mais qui paraît beaucoup plus vivant et qui semble bouger. La cible était en fait un gros papillon de nuit, brunâtre, ressemblant à une feuille. Quelques semaines après, Ingo Swann reçut un appel téléphonique d’Hal Puthoff qui lui dit que les deux hommes, qui appartenaient à la CIA, avaient décidé de lui octroyer cinquante mille dollars pour financer huit mois de recherches supplémentaires.
Alors qu’il résidait dans le Colorado, Ingo Swann avait eu des expériences de sortie hors du corps et de prémonitions. Il pouvait voir les auras des gens. Après le lycée, il rejoignit l’armée, servit en Corée, puis sur une base de missiles Nike à la périphérie de Boston. Lorsqu’il quitta l’armée, il déménagea à Greenwich Village, travailla pour les Nations Unies, tout en peignant pendant son temps libre. Puis il écrivit des romans populaires. En 1971, il utilisa son premier prénom, Ingo, il avait ajouté un « n » à son nom de famille sur le conseil d’un numérologue, et il avait découvert qu’il semblait avoir des dons psychiques inhabituels. Il commença à gagner sa vie comme cobaye pour des laboratoires de parapsychologie. Il arriva au SRI, quelques jours avant Noël 1972, pour exécuter le contrat de la CIA.
Au SRI, au début, ses capacités psi semblaient faibles. Il n’aimait pas la machine d’initiation à la PES de Russell Targ.
Le sujet devait deviner laquelle des quatre petites diapositives d’illustrations allait s’allumer, l’appareil étant un ordinateur primitif qui contrôlait les ampoules électriques derrière ces diapositives. Les résultats de chaque essai étaient automatiquement affichés et enregistrés. Ingo Swann n’aimait pas cette machine qui lui rappelait la parapsychologie du passé, celle consistant en la divination de symboles abstraits sur des cartes, et ce, jusqu’à ce que l’ennui fasse fuir les médiums. On pouvait aussi demander à Ingo Swann si le laser argon vert dans une pièce adjacente était allumé ou non, ou laquelle des deux boîtes identiques contenait une source radioactive de prométhium 147. Il fit aussi des expériences où les boîtes étaient remplies aléatoirement d’eau ou de pétrole. Mais les résultats obtenus n’étaient pas extraordinaires, et Ingo Swann échoua dans sa tentative d’action PK sur un petit magnétomètre du SRI.
En matière de vision à distance, Ingo Swann suggéra l’utilisation de coordonnées (latitudes et longitudes de la cible, sans donner la nature de celle-ci), mais Russel Targ et Hal Puthoff ne crurent pas que les systèmes de coordonnées pourraient mener la perception psi d’un individu vers une cible distante. Ingo Swann persista, et finalement les deux chercheurs acceptèrent de tester le principe des coordonnées. Ils consultaient une grande carte du monde, amenaient les coordonnées à Ingo Swann qui devait dire ce qui se trouvait à l’endroit correspondant. La première série de dix objectifs eut lieu le 23 avril 1973. Les descriptions fausses alternèrent avec des descriptions correctes mais sans véritable signification, et au bout de cinq jours et de cinquante paires de coordonnées le bilan n’était pas très positif. Mais lors de la seconde semaine de tests, les réponses d’Ingo Swann s’avérèrent plus précises et détaillées. Lorsqu’on lui donna les coordonnées correspondant à un endroit juste à l’est du mont Shasta en Californie, il déclara voir des montagnes et une grande vallée. Les coordonnées correspondant à un point à environ trente kilomètres à l’est du volcan Hekla, dans le sud de l’Islande, lui firent évoquer un volcan au sud-ouest et l’océan (qu’il pensait surplomber). Une autre fois, Hal Puthoff croyait que les coordonnées fournies correspondaient au milieu du lac Victoria en Afrique, alors que l’endroit concerné était en fait près du village tanzanien d’Ushashi, à quelque cinquante kilomètres de la rive sud orientale du lac Victoria. Ingo Swann avait eu l’impression de filer au-dessus de l’eau et d’atterrir sur la terre, et il avait mentionné un lac à l’ouest.
Russel Targ
Fin juillet 1973, Richard Kennett, de la CIA, téléphona à Hal Puthoff pour lui donner des coordonnées qui furent transmises à Ingo Swann. Ce dernier eut l’impression d’une île, peut-être une montagne perçant à travers une couverture de nuages. Il vit des bâtiments, l’un étant de couleur orange, quelque chose ressemblant à une antenne radar, un disque rond, deux réservoirs cylindriques blancs assez grands, et au nord-ouest une petite piste d’atterrissage… Ingo Swann fit un croquis de l’île. Hal Puthoff et Ingo Swann envoyèrent le tout à Richard Kennett. Les coordonnées désignaient un endroit localisé dans l’une des îles Kerguelen, dans le sud de l’océan Indien. Ces îles, appartenant à la France, étaient le site d’un « complexe de recherche météorologico-atmosphérique » franco-soviétique.
Ingo Swann racontait qu’une de ses arrière-grand-mères maternelles était une « femme-médecine » sioux et que sa propre enfance avait été marquée par diverses expériences paranormales. Il croyait avoir vécu, au huitième siècle, comme Européen. Il était le conseiller d’un conquérant européen qui employait comme conseillers les gens ayant des aptitudes paranormales. A cette époque, il lui était aisé de lire dans la pensée des gens. Il pouvait dire au conquérant ou au roi quelles étaient les véritables motivations d’une personne qui sollicitait une audience de sa part. Ingo Swann s’intéressait aussi beaucoup aux OVNIs.
Le contrat d’Ingo Swann avec le SRI s’acheva à la mi-août 1973.
Ingo Swann a travaillé sur des cas de personnes disparues, mais il a rapidement abandonné cette activité. Dans la plupart des cas, l’affaire s’était soldée par la découverte de la mort de la personne. Et l’épreuve pouvait être dure pour lui – la RV amplifiait la sensibilité émotionnelle – et encore davantage pour la famille du disparu… Ingo Swann participa à des recherches psi à la Société Américaine de Recherche Psychique et au Laboratoire des Rêves Maimonides à New York, ainsi que dans d’autres lieux de recherche psi.
« Il effectua également quelques travaux pour des compagnies pétrolières, tournant en hélicoptère autour d’une plate-forme de forage dans le golfe du Mexique ou parcourant le Kentucky, le Tennessee et l’Arkansas avec une équipe de foreurs-sondeurs, fondée par Bill Keeler, le président de la Phillips Petroleum. Aucune de ces collaborations ne durait très longtemps, mais Swann gagna suffisamment d’argent au cours de cette période pour s’acheter une maison de quatre étages dans le Bowery du Bas-Manhattan. » (J. Schnabel)
Pat Price :
Pat Price, à côté de son travail de commissaire, d’entrepreneur et de vendeur d’arbres de Noël, avait été chercheur d’or en Alaska, élève pilote pendant la Seconde Guerre mondiale, responsable d’une société d’emballage à Lockheed et même agent de sécurité pour la célèbre entreprise Skunk Works à Lockheed, à l’époque du développement de l’avion espion U-2.
Pat Price prétendait posséder l’ancien pouvoir chamanique permettant de modifier le climat, de créer ou de dissoudre à volonté les nuages. Il croyait aussi pouvoir faire changer à son gré, par psychokinésie, les couleurs des feux tricolores. Il était convaincu qu’il avait été, dans une autre vie, l’orateur colonial américain Patrick Henry.
Pat Price a participé à la détection psychique du complexe secret du Pentagone. En une autre occasion, il put fournir une description détaillée d’une installation soviétique qui remplissait une fonction semblable à celle du site de la NSA. Pat Price localisa cette installation au mont Narodnaya, dans des montagnes reculées du nord de l’Oural. Il évoqua un site souterrain, du béton armé, des portes d’acier de type coulissant, des héliports, des rails. A cinquante kilomètres au nord du site, il vit une installation de radar avec une grande parabole (cinquante mètres) et deux petites paraboles à rotation rapide. Au moment de la vision à distance, alors qu’il faisait nuit en URSS, la base était peuplée par une proportion exceptionnellement élevée de femmes. La CIA confirma que Pat Price avait vu juste.
Stargate :
Quand la guerre du Golfe éclata, au début de 1991, il ne restait plus que quatre « visionneurs » à Fort Meade : Lyn Buchanan, Greg Sloan (un civil de la DIA), Angela Dellafiora et Robin Dahlgren.
« On leur confia quelques tâches opérationnelles pendant la guerre, surtout quand le Pentagone décida qu’il fallait débusquer les lanceurs de SCUD mobiles de Saddam Hussein, dans l’ouest de l’Irak. La partie recherche du programme avait alors été réactivée par Ed May, sous les auspices d’un autre groupe d’études, la Corporation internationale d’application des Sciences (SAIC, Sciences Application International Corporation). On demanda aussi à Joe McMoneagle et Ken Bell, sous contrat du SAIC, d’aider à trouver les SCUD irakiens. » (J. Schnabel)
Le programme changea de nom et devint STARGATE (« La Porte des Etoiles »). En 1992, Lyn Buchanan se retira de l’armée.
Pénétration :
Ingo Swann, auteur du livre paru en français sous le titre « Pénétration », a été pendant dix ans le formateur des voyants de la CIA et des services de renseignements de la Défense américaine. Il a entraîné des équipes militaires à « voir » à distance des installations soviétiques et des organisations terroristes. En 1975, il a été contacté par une organisation ultra clandestine qui lui a demandé de faire des « visions à distance » sur des cordonnées précises de notre satellite naturel, la Lune. Il y a vu des structures artificielles qu’il a eu du mal à expliquer et qui n’étaient manifestement pas humaines. Cette organisation le contacta à d’autres occasions pour utiliser les dons psychiques dans la surveillance des extra-terrestres… Ingo Swann a essayé de comprendre ce qui lui était arrivé. Il pensait que la Lune est un astre beaucoup moins mort qu’on voudrait nous le faire croire et que la conquête lunaire a été arrêtée avec Apollo 17 car « On » nous a fait savoir que nous n’y étions pas bienvenus… Il pensait aussi que les dons télépathiques humains, que tout le monde peut développer, sont systématiquement réprimés car ils sont un mode d’accès et de pénétration des secrets terrestres et non terrestres les plus inavouables.
Dans une émission télévisée d’Hangar 1, la vision à distance d’Ingo Swann, à propos d’une base lunaire, a été évoquée. Ce cas est aussi mentionné dans le numéro 103 (mars-avril 2016) de « Nexus » (pages 62-63) :
Dans un livre intitulé « Pénétration », publié à compte d’auteur en 1998, Ingo Swann, l’un des plus célèbres « visionneurs à distance », dit avoir rencontré des extraterrestres, psychiquement sur la Lune et physiquement sur Terre.
En février 1975, il reçut un appel téléphonique d’un haut fonctionnaire de Washington annonçant qu’un nommé Axelrod (un pseudonyme) allait le contacter et qu’il fallait faire tout ce que celui-ci demanderait, sans poser de question. La mission (1975-1976) consistait en un « espionnage psychique » de la Lune. Ingo Swann a ainsi « visité » certains endroits désertiques, d’autres pleins d’activité. Il a ressenti une sorte d’atmosphère alors qu’il était persuadé qu’il n’y en avait aucune. Il a vu de larges traces faites comme par un tracteur.
« Dans un cratère sur la face cachée du sol lunaire, il a vu une lumière verdâtre diffusée par des tours d’éclairage d’une trentaine de mètres. Il a vu aussi une tour aussi haute que nos buildings de 39 étages, mais également des machineries, des activités de toute évidence minières, des éclairages de différentes couleurs, des ponts aux fonctions imprécises, des bâtiments immenses aux allures de hangars d’aéroport, des maisons dans lesquelles on vivait, des dômes et des êtres semblables à nous, uniquement des mâles, faciles à identifier puisqu’ils étaient nus. Jusqu’au jour où certains se sont agités en pointant l’emplacement où se trouvait psychiquement Swann, qui a senti que ces derniers percevaient sa présence sous forme d’une vibration mentale et qu’il était urgent pour lui de fuir et de se cacher. » (Kim-Anh Lim)
Ingo Swann passa les mois suivants à se demander si les extraterrestres n’allaient pas lui « mettre la main dessus » pour lui « déconnecter le cerveau ».
« Au retour de ses explorations, Swann faisait des croquis qu’il avait ordre de donner à Axelrod, qui ne les lui a jamais rendus. Cependant, rentré chez lui, le visionneur redessinait ce qui lui restait en mémoire, sans perdre de vue son obligation de garder le secret pendant dix ans. » (Kim-Anh Lim)
Le livre d’Ingo Swann ne parut que 23 ans plus tard, en novembre 1998, sous le titre de « Penetration : The Question of Extraterrestrial and Human Telepathy ».
La science de l’intuition :
Fabrice Bonvin est l’auteur d’un livre intitulé : « La science de l’intuition – Guide pratique de vision à distance » (éditions Le Temps Présent/JMG éditions, 2018). Cet ouvrage enseigne la méthode du “controlled remote viewing” (vision à distance) utilisée par le gouvernement américain à des fins d’espionnage psychique.
« Le lecteur est guidé, étape par étape, au travers du fameux protocole développé par le prestigieux Stanford Research Institute. Avant d’être un moyen d’espionnage, le “controlled remote viewing” est avant tout un outil de développement personnel et d’entraînement à l’intuition. Parce qu’elle mobilise l’ensemble des mécanismes (attention, intention, concentration) et les attitudes mentales (lâcher prise, détachement, confiance en soi, patience) favorisant les ressentis intuitifs, cette méthode est la plus complète pour développer l’intuition. Enfin, parce qu’elle a des fondements scientifiques et qu’elle fournit d’excellents résultats, cette méthode est la plus efficace pour entraîner l’intuition. L’ouvrage fournit également un cadre théorique en proposant un tour d’horizon des recherches scientifiques sur l’intuition et de ses applications. En investissant notamment la discipline de la physique quantique de l’information, l’auteur apporte des clefs de compréhension au phénomène intuitif ainsi qu’à la vision à distance. »
iRiS et l’Intuition :
iRiS est forte d’une équipe internationale d’une vingtaine de personnes, dont la plupart interviennent à titre de consultants experts.
Alexis Champion
Docteur en informatique, spécialisé en intelligence artificielle, Alexis Champion a dirigé des projets de recherche et de conseil dans le domaine de l’informatique pendant 12 ans. Parallèlement, il s’est investi dans l’étude scientifique des phénomènes intuitifs au sein de l’IMI (Institut Métapsychique International), fondation reconnue d’utilité publique dont il fut le directeur.
Fondateur d’iRiS, il a introduit en France la méthode du remote viewing et les applications de l’intuition consciente. Il a collaboré avec les initiateurs du RV tels que les chercheurs Stephan Schwartz et Russell Targ, et s’est formé auprès des intuitifs militaires américains Dr. Paul H. Smith et Lyn Buchanan.
Avec les équipes d’iRiS, il a réalisé des animations d’ateliers et de formation, aussi bien pour de grandes entreprises, des services publics, que pour le grand public. Il a été chargé de cours : « Management de l’innovation » en licence, « Chargé d’affaire à l’international » pour l’AFPI-Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris 6). Voici un texte de présentation d’iRis que j’avais trouvé sur le site iris-ic.com :
« iRiS est une société qui se consacre au développement de l’intuition, avec la conviction qu’une meilleure appréhension de cette faculté est pour chacun, et pour la collectivité dans son ensemble, une source de progrès, de mieux être et de connaissance de soi.
Les recherches scientifiques menées depuis plus d’un siècle sur le sujet permettent d’affirmer que l’intuition est une capacité qui s’apprend et peut être développée.
Loin d’être des cadeaux tombés du ciel, les moments intuitifs peuvent être provoqués à volonté pour répondre à des problématiques données. Il existe un ensemble de règles de fonctionnement à connaître et à mettre en œuvre pour tirer parti de cette capacité intuitive.
UNE EXPERTISE DE L’INTUITION
C’est là qu’iRiS intervient. Son expertise repose sur trois piliers : la connaissance des publications et des recherches récentes en matière d’intuition ; une solide pratique de cette capacité, mise en œuvre au cours de démonstrations faites lors des formations ; une expérience de terrain auprès des sociétés et des particuliers à qui iRiS fournit des services sur l’intuition depuis 2008 – conseil, ateliers, formations.
UNE APPROCHE PÉDAGOGIQUE
Pariant sur l’authenticité et la simplicité, les intervenants d’iRiS ont également de solides compétences pédagogiques. Ils savent s’adresser à leur interlocuteur pour transmettre un savoir parfaitement maîtrisé. iRiS allie la rigueur et le sérieux de la méthode à un faire savoir qui a été éprouvé au cours de multiples formations.
UNE EXPÉRIENCE À VIVRE
Cette rigueur et ce sérieux ouvrent la voie à une exploration en profondeur des capacités intuitives. Celle-ci est source d’épanouissement, et bien souvent aussi d’un bouleversement des conceptions préétablies. iRiS donne en effet à ses stagiaires l’occasion de faire l’expérience de la conscience non locale. Au cours des formations et ateliers, ils ont accès à des informations sans limite de temps et d’espace. Autrement dit, la conscience apparaît comme un champ illimité, le corps et l’esprit étant capables de percevoir des informations n’importe où et n’importe quand dans ce champ. Cette conception, qui intéresse de plus en plus les scientifiques, tranche radicalement avec la vision dominante d’une conscience produite par le cerveau et enfermée en lui. La possibilité de l’expérimenter via une méthode rigoureuse, sans biais ésotérique, est porteuse de nombreuses émotions, interrogations et remises en question.
UN NOUVEL OUTIL EN ÉMERGENCE
Cette mise à jour du fondement de l’intuition la renforce. L’un des buts d’iRiS, école de l’intuition, est de réinstaurer un équilibre entre intuition et intellect, ce dernier étant souvent privilégié comme seule source valable d’information, et donc sur-valorisé dans les cursus scolaires et universitaires au détriment de l’intuition, parent pauvre de l’enseignement. Ce nouvel outil, utilisé en complément de l’intellect, nous permet d’atteindre à la plénitude de nos compétences. Il suscite de plus en plus d’intérêt car il semble à même de répondre aux nouveaux défis d’un monde en mutation. »
Alain Moreau

