Les esprits de la nature photographiés par Dominique Kubler :
Dominique Kubler, qui anime un blog sur Internet : ondine.fr.gd a tenté, dit-il, de « dialoguer avec le ruisseau »…
Il a toujours entendu parler des esprits de la nature (elfes, fées, etc.) et il désirait savoir si cela reposait sur une réalité quelconque. Un 14 février (jour de la saint Valentin), il s’est rendu au bord d’un ruisseau et il a photographié une silhouette jaillissante. Auparavant, il avait demandé aux esprits de la nature de se manifester s’ils le désiraient et s’ils le pouvaient.
« En regardant l’image attentivement, on peut voir, comme posé sur un socle, un petit coeur. Imaginez ma stupeur devant ce signe plein de poésie en ce jour symbolique de la fête des amoureux ! » (D. Kubler)
Il a naturellement voulu refaire l’expérience et, à chaque fois, il a obtenu des formes très suggestives. Ainsi, une ondine a été prise dans le torrent de Wildenstein, cette image ayant été obtenue deux semaines plus tard dans le même ruisseau. Il la voit, cette ondine, comme habillée dans une robe de mariée, un petit coeur (moins visible que sur le cliché précédent) pouvant être distingué à sa gauche.
Dominique Kubler a pris un bâton recouvert d’un lichen. En le plongeant sous l’eau, le mouvement du ruisseau a créé le profil d’un gnome rieur que l’on distingue clairement sur la photo faite.
Une autre photo montre ce qu’il appelle « le patriarche des gnomes », avec sa barbe blanche et sa toque en fourrure.
Dominique Kubler ne peut que reconnaître qu’il est bien étonnant de constater que deux bâtons puissent donner, une fois plongés dans l’eau, des effets aussi saisissants.
Un autre cliché montre un gnome coiffé d’un casque tubulaire et vêtu d’un pyjama vert.
« A la manière des Amérindiens, qui prêtent une conscience aux végétaux, j’ai un jour cueilli une fleur de mon jardin, un iris. Sachant qu’elle allait faner dans les quinze jours, je lui ai demandé si elle acceptait d’être prise en photo pour l’éternité.
En la mettant sous l’eau, le mouvement des ondes a plié cette fleur pour suggérer, sur la photographie que j’en ai fait, un visage souriant et endormi. La nature a même eu la délicate attention de lui faire une petite fossette, que l’on peut voir sous la forme d’un petit trait, près de la bouche, sur la gauche. » (D. Kubler)
Une feuille d’automne ballottée par le mouvement de l’eau a une ressemblance frappante avec un homme pris de dos dont on distingue même les omoplates.
« Tous ces clichés sont une tentative de dialogue avec le ruisseau. A mes yeux, ils trahissent l’aptitude des ondines qui agissent sur le mouvement de l’eau pour y créer des personnages. Ce qui est curieux, c’est que tous correspondent à l’imagerie populaire des gnomes. » (D. Kubler)
Quand le soleil traverse le feuillage des arbres, il crée des scintillements lumineux sur le ruisseau. En prenant une photo par le même procédé, on peut voir des « aquaglyphes ».
Sur un cliché, on voit quatre signes distincts « écrits par le soleil ». Sur un autre cliché, on peut voir une signature complexe…
Dominique Kubler photographie avec un petit appareil numérique qu’il positionne sur le « préréglage macro-automatique ».
« C’est le ruisseau qui assure le réglage. Il suffit de se positionner cinq à dix centimètres au-dessus de l’eau et de faire une série de clichés, soit en vue par vue, soit en mode rafale.
On se laisse alors guider par son instinct en changeant éventuellement d’angle. Si l’on observe une partie harmonieuse ou curieuse, on la photographie pour voir ce qui s’y passe.
Naturellement, on m’a accusé d’avoir truqué mes photos et cela a eu un effet bénéfique puisque de nombreuses personnes se sont attachées à vérifier par elles-mêmes, quand elles n’avaient simplement pas été séduites par la poésie de la démarche… et à leur grande stupeur elles ont également photographié des gnomes !
Cela montre qu’il s’agit d’un phénomène universel qui ne demande qu’à se manifester.
J’ai remarqué qu’il y a un pic de créativité, de l’ordre de cinq à dix clichés sur lesquels apparaissent systématiquement des gnomes, et cela quels que soient l’appareil et la personne qui les prend en photo. Alors, essayez, pour la plus grande joie des gnomes et des ondines ! » (1)
On trouve, dans le numéro de février-mars 2011 de « Top secret », trois photos prises par Dominique Kubler :
- Une algue sur une pierre au fond du ruisseau laisse apparaître un visage avec deux yeux brillants.
- Un lichen jaune sur une branche d’arbre immergé se transforme en profil de gnome rieur.
- Sur le troisième cliché, on voit une sorte de masque à gaz sur un visage inquiétant. (2)
Les sites de Dominique Kubler :
ondine.fr.gd
lamagieduruisseau.blogspot.com
messagesdelanature.ek.la
Dominique Kubler est l’auteur d’un livre disponible aux éditions Le Temps Présent : « La magie du ruisseau. Rencontre avec les hommes cachés » (2015). Ce livre est composé de photos d’esprits de la nature.
Ci-dessous la reproductions des esprits de la nature recréé par chatGPT (Sources internet)

Références :
1. Dominique Kubler, « Dialogue avec le ruisseau », in « Parasciences », n° 79, automne 2010, p. 60-63.
2. « Top secret », n° 53, février-mars 2011, p. 11.

