Un texte d’Alain MOREAU

Fabrice Bonvin et autres théoriciens

Dans l’émission de NUREA TV qui lui a été consacrée le 21 avril 2021, Fabrice Bonvin a dit qu’il pense que lorsqu’on aura trouvé la réponse aux expériences de mort imminente on aura probablement trouvé la réponse aussi au phénomène OVNIs : c’est « complètement relié », dit-il. De même, dans une autre émission (consacrée au « Skinwalker Ranch ») de NUREA TV, datée du 18 octobre 2022, Fabrice Bonvin a dit qu’il a été amené à faire le lien entre le chamanisme et les OVNIs, et même avec les expériences de mort imminente et la vision à distance, tous ces phénomènes qui, dit-il, « nous parlent d’une même réalité ». Je ne suis évidemment pas d’accord avec cela. Je critique notamment le lien fait, par certains, entre expériences au seuil de la mort et contacts OVNIs, le seul lien qui existe à ce niveau ne concernant, en réalité, que des transformations similaires au niveau de la personnalité, de nature positive (à l’exception, dois-je préciser, de certaines « abductions » et des NDE dites négatives), induites chez les bénéficiaires de ces deux types d’expériences « extraordinaires » : RR4 (« abductions ») et NDE, ce type de rapprochement ayant été fait, par exemple, par Kenneth Ring dans l’un de ses livres. Il faut aussi tenir compte du fait que dans certains cas d’abduction (RR4), l’intelligence extraterrestre a manifestement provoqué, chez le témoin, une sortie hors du corps (comme dans les NDE)… Pour la critique du lien entre NDE et OVNIs, je renvoie au chapitre 1 de mon livre Révélations extraterrestres, le tome 2 de Civilisations extraterrestres, JMG éditions, 2017. (Voyez dans ce chapitre la partie : 3. NDE, esprits de la nature et extraterrestres multidimensionnels :) S’il y a bien un lien entre OVNIs et spiritualité (que Fabrice Bonvin a lui-même évoqué sur NUREA TV), un lien que je mentionne moi-même dans l’introduction de Porteurs de Vie et Elohim (tome 5 de Civilisations extraterrestres, JMG éditions, 2019), il convient cependant de faire attention aux « raccourcis saisissants » car il est évident que les expériences au seuil de la mort n’ont strictement rien à voir avec les OVNIs et les contacts avec des intelligences exogènes : dans le cas des EMI (NDE ou EMP), la conscience s’immerge momentanément dans le Monde spirituel avant de réintégrer l’enveloppe physique, la mort réelle ayant pu être empêchée grâce eux techniques de réanimation. Nous sommes bien dans le « non-local », etc. – que l’on y mette une connotation « quantique » ou non -, mais cela n’a rien à voir avec les OVNIs et les intelligences extraterrestres ou exogènes ! Le seul rapprochement que l’on peut faire à ce niveau, c’est la possibilité, pour certaines espèces extraterrestres, de se projeter dans d’autres régions de l’espace matériel, indépendamment de tout engin spatial. Voyez à ce sujet, par exemple, dans Contacts avec des visiteurs de l’espace (JMG éditions, 2018, page 102) – le tome 3 de Civilisations extraterrestres -, ce que dit le visiteur de l’espace rencontré par Jean de Raigualgue :

« (…) Les individus des civilisations spirituellement avancées ont la possibilité de se déplacer par la seule force de la pensée. Ils peuvent diriger leur corps psychique vers telle ou telle région de l’espace matériel et même occuper temporairement le corps d’une autre créature. Ils peuvent également tirer du vide la substance qui leur permet de constituer un corps virtuel et de l’occuper. De la pensée ‘‘solidifiée’’ en quelque sorte. »

Fabrice Bonvin écrit que les intelligences exogènes n’ont pas besoin d’une « soucoupe » pour dialoguer avec notre espèce, « puisque c’est la conscience qui est vectrice du contact ». Si cela est vrai pour diverses manifestations exogènes, il ne faut pas pour autant ignorer les récits de certains contactés physiques et diverses « abductions » dont la nature physique de l’enlèvement est indiscutable (cas de Betty et Barney Hill, de Travis Walton, de Calvin Parker et Charles Hickson, etc.). Selon Fabrice Bonvin, il est réducteur de parler d’objets volants non identifiés, mais il s’avère cependant que certains OVNIs, de nature physique (3 D), correspondent bien à cette définition.

Une autre confusion se trouve par exemple chez Terence McKenna qui a énoncé cette affirmation (la citation se trouve en exergue à l’introduction du livre de Nicolas Dumont consacré aux abductions) : « Sans le recours aux substances psychédéliques, je pense qu’on ne pourra pas aborder sérieusement la question des ovnis : ce serait comme tenter de comprendre la nature de l’univers en se privant d’un bon télescope. »  (1) C’est un fait que certaines drogues, comme la DMT, permettent d’entrer en contact, à la faveur d’un état modifié de conscience, avec des niveaux de réalité distincts de l’univers matériel et avec des consciences, dont certaines extraterrestres, résidant sur des niveaux fréquentiels distincts du plan physique. J’ai moi-même évoqué ce sujet dans un texte sur mon site Web : La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience. Les perceptions ressenties en EMC (sous l’effet de l’ayahuasca ou de la DMT) n’ont rien d’hallucinatoire, mais permettent plutôt à l’individu d’entrer en contact avec des entités diverses existant sur un plan éthérique ou « astral », un niveau fréquentiel ou « dimensionnel » distinct du plan physique (le monde en 3 D). Listons les différentes perceptions et les différents êtres rencontrés par les volontaires sous l’effet de la DMT. Nous avons :

• Des sensations de sorties hors du corps, et des visions évoquant des EMI (ou NDE) et des états mystiques.

• Des récits s’apparentant à des « enlèvements à bord d’OVNIs » et à des contacts avec des entités extraterrestres.

Nicolas Dumont mentionne ainsi le fait que Rick Strassman (que j’ai aussi cité dans mon texte sur mon site Web) a obtenu, en injectant chez des volontaires de la DMT (un puissant psychotrope), des récits d’abduction conformes aux récits classiques recueillis par John Mack. (John Mack était un psychiatre américain, décédé en 2004, auteur de deux livres importants sur le sujet des abductions, dont Passeport pour le cosmos.) Comment se fait-il que des volontaires aient pu ainsi interagir avec des entités qui s’apparentent tout à fait à des formes de vie extraterrestres ? Dans mon modèle théorique (qui se base sur les informations reçues par des contactés, des channels et autres sources « extraordinaires »), il est précisé qu’il existe deux types de visiteurs de l’espace : des êtres physiques en provenance d’autres systèmes stellaires (mais aussi des colons, provenant d’autres systèmes stellaires, qui résident dans des cités souterraines de certaines planètes de notre système solaire), et des êtres éthériques originaires de niveaux dimensionnels distincts du niveau physique de leurs planètes d’origine (de notre système solaire et d’ailleurs). Il est par conséquent tout à fait possible que des personnes en EMC (état modifié de conscience) puissent interagir avec des consciences extraterrestres de type « éthérique », voire, peut-être, de type physique, si l’on admet, dans cette dernière éventualité, la possibilité pour des êtres physiques de « voyager » sur plusieurs niveaux dimensionnels. Je note l’existence, dans Les Chroniques du Girku d’Anton Parks, d’êtres physiques pouvant se déplacer, grâce à un appareil dénommé Gurkur (un objet sphérique permettant le déplacement dans les trois premières dimensions), de la dimension KI (la 3 D) en KUR-GAL (deuxième dimension) et en KUR-BALA, la plus basse des dimensions, celle où les Musgir aimaient parfois se terrer. (Voir : Adam Genisis, éditions Nouvelle Terre, 2007.) Comment cela peut-il être possible ? Je n’ai pas la réponse à cette question. Je sais aussi que certains êtres éthériques peuvent se transférer, avec leurs vaisseaux de lumière, dans notre monde tridimensionnel, un processus de transfert que l’on peut qualifier de « translation dimensionnelle », cette dernière impliquant aussi la réintégration à l’état éthérique originel.

Ainsi, lorsque des auteurs comme Terence McKenna disent que sans le recours aux substances psychédéliques, on ne peut pas aborder sérieusement la question des OVNIs, c’est exagéré, la réalité étant celle-ci : certaines consciences exogènes sont de nature physique et d’autres sont de nature « éthérique » ou « interdimensionnelle ». Ce sont ces dernières qui peuvent être contactées à la faveur d’un état modifié de conscience, ces entités extraterrestres pouvant se manifester sur un certain niveau dimensionnel ou fréquentiel de la Terre et ainsi être contactées à ce niveau. Il ne faut pas en outre oublier que certaines abductions sont en réalité de nature « psychique », les « Aliens » provoquant alors une décorporation chez leurs « victimes »… D’où les confusions, chez certains « chercheurs/spéculateurs », avec les NDE, et leur prétention à expliquer de façon « endogène » (et non « exogène ») les abductions.

En 2018 est paru aux États-Unis le volume 1 (d’environ 800 pages) de : Beyond UFOs, qui relate les réponses de plus de 4200 individus (de plus de 100 pays) – dans son livre Ovnis et Conscience Tome 2, Fabrice Bonvin parle, page 50, de 3256 « experienceurs » répartis dans 110 pays – ayant eu des expériences associées à des contacts avec des formes d’intelligence non-humaine, cette étude étant appelée The FREE Experiencer Research Study. FREE désigne The Dr. Edgar Mitchell Foundation for Research into Extraterrestrial and Extraordinary Experiences, une fondation qui a été co-fondée par l’astronaute Edgar Mitchell (Apollo 14), Rudy Schild (un astronome du Harvard/Smithsonian Center for Astrophysics à l’Université d’Harvard), la chercheuse australienne Mary Rodwell, et Rey Hernandez, un avocat et « expérienceur » qui a été candidat au doctorat à l’Université de Californie à Berkeley.

On lit que le contenu de ces témoignages contredit ce qui est exprimé dans le courant ufologique matérialiste, celui de type « tôles et boulons ». Les auteurs évoquent un nouveau paradigme dans la perception du phénomène des UAP (UFO) : la « Conscience ». Les aspects paranormaux et psychiques du phénomène sont présentés comme étant la clé de compréhension de ce phénomène complexe, en lieu et place de la perspective matérialiste traditionnelle de l’ufologie de type « tôles et boulons ». Cette thèse ne contredit pas en soi celle que je défends dans mes livres puisque je reconnais par exemple plusieurs origines aux OVNIs (UFO, UAP ou PAN), l’une d’entre elles faisant intervenir des intelligences extraterrestres d’origine « interdimensionnelle ou « éthérique », ainsi que je le développe dans ma série Civilisations extraterrestres. Néanmoins, les vaisseaux physiques (je laisse de côté l’expression « tôles et boulons » qui se veut ironique mais qui n’en est pas moins inappropriée) existent aussi, les diverses ethnies visiteuses se trouvant à des niveaux évolutifs différents.

Je suis d’accord avec Fabrice Bonvin pour reconnaître l’origine plurielle du phénomène OVNIs, car j’en parle moi-même dans mes écrits. Je dénonce moi-même le mythe de « l’origine unique ». Cependant, la liste de cette pluralité d’origines n’est pas la même chez lui et chez moi. Les origines que j’évoque incluent l’origine extraterrestre de types 1 (vaisseaux physiques – sans qu’il soit nécessaire d’évoquer les « tôles et boulons » !) et 2 (en provenance de niveaux dimensionnels ou fréquentiels extérieurs au niveau physique des planètes concernées, y compris dans notre système solaire), l’origine « intraterrestre » (monde souterrain de l’Agartha), d’éventuels programmes spatiaux secrets (collaboration secrète avec certaines ethnies extraterrestres, rétro-ingénierie de vaisseaux crashés) et d’éventuels voyageurs terrestres de notre futur. Cela fait donc, au maximum, 5 origines. Fabrice Bonvin évoque quant à lui les origines possibles suivantes : certains OVNIs sont le fait de civilisations extraterrestres, d’autres viendraient d’univers parallèles ou de « dimensions cachées » et seraient le fait d’« intelligences extra-dimensionnelles » (sic), la troisième origine faisant intervenir une supra-conscience planétaire de type Gaïa.

Dans ma nomenclature, il n’y a point de place pour une « supraconscience planétaire » de type Gaïa. Certaines manifestations d’OVNIs ne sont pas originaires de cette « supra-conscience ». Elles ne sont pas produites, contrairement à ce que pense Fabrice Bonvin, par une forme de super-conscience alimentée par notre planète. Il n’y a point de cerveau planétaire suscitant un dialogue avec l’humanité par l’entremise de manifestations d’OVNIs « s’exprimant au moyen d’une grammaire symbolique et télépathique, afin de susciter une prise de conscience globale sur l’urgence écologique et notre responsabilité collective envers l’ensemble du vivant domicilié sur notre planète ». Cette hypothèse n’est nullement « solide et élégante ». En réalité, la « somme de faits et d’observations incontestables » sur laquelle l’hypothèse de Fabrice Bonvin est censée s’appuyer s’explique simplement par les interventions de certains visiteurs de l’espace qui ont averti des dangers (nucléaires, etc.) encourus par l’humanité, d’où la composante « écologique » de certaines manifestations ufologiques, qu’il s’agisse de cas de contactés (non évoqués par Fabrice Bonvin) ou d’« abductés ». Ce n’est pas l’interprétation « gaïenne » qui a l’avantage de rendre compte « des multiples propriétés et invariants » de la phénoménologie OVNIs.

Fabrice Bonvin termine son avant-propos du tome II d’Ovnis et Conscience en proscrivant les termes « contactés », « enlevés » ou « channellers », au prétexte qu’ils sont porteurs, écrit-il, « de jugements sur la qualité positive ou négative de l’expérience » et qu’ils sont « chargés historiquement ». Pourtant, ces trois termes correspondent bien à des réalités correspondantes, la qualité négative de l’expérience étant par ailleurs évidente pour certains « enlevés ».

Je viens de préciser plus haut que les OVNIs ont au maximum 5 origines (Fabrice Bonvin évoquant, lui, 3 origines possibles), contrairement à ceux qui réduisent l’ensemble des manifestations OVNIs à une source unique. Au mythe de l’origine unique des OVNIs, il faut associer celui de l’origine unique de l’ensemble des manifestations « extraordinaires » ou « paranormales », les OVNIs compris. Ainsi, en 2022 est paru chez Trédaniel un livre intitulé : Phénomènes Et si notre réalité était un rêve ?, avec les contributions de divers auteurs d’horizons divers, le tout étant présenté par Laurent Kasprowicz (qui est passé notamment sur NUREA TV, le 29 août 2022, pour parler du livre) et Romuald Leterrier. Le livre a été mentionné sur BTLV et dans la revue Inexploré d’août 2022… Le thème du livre est ainsi présenté :

« Poltergeist, EMI, OVNIs, contacts avec les défunts ou rencontres du troisième type, les phénomènes spontanés ont tous des caractéristiques semblables.

Ils défient les lois de la nature et se jouent des témoins et des chercheurs. Mais d’où proviennent ces manifestations ? Auraient-elles, comme le proposent les auteurs de ce livre, une source commune ? (…). »

Bien sûr, je ne suis pas du tout d’accord avec cette « thèse » à l’origine de beaucoup d’amalgames et de confusions. Le livre est préfacé par Bertrand Méheust (la postface étant de Jocelin Morisson), lequel écrit :

« Filons la métaphore : les ovnis seraient une manifestation moderne du psi demeuré totalement sauvage, et les phénomènes dont s’occupent les parapsychologues une manifestation du psi plus ou moins apprivoisé, (…). Dans le premier cas, l’élusivité serait presque totale, tandis que dans le second, elle serait atténuée et entrouvrirait une possibilité limitée d’expérimentation ou au moins d’observation qui permet à la parapsychologie de progresser quand l’ufologie piétine. » (Pages 32-33)

« Conclusion : le phénomène des poltergeists incite l’ufologie à se détacher du paradigme spatial et de la psychologie de l’ingénieur pour se rapprocher des sciences psychiques. (…) » (Méheust, page 33)

Je précise pour ma part que lufologie, qui s’intéresse aux OVNIs, et la parapsychologie, qui est l’étude se voulant scientifique des phénomènes psi (ou « paranormaux »), sont deux disciplines distinctes faisant intervenir des ordres de réalité différents, même si divers « ufonautes » ou diverses consciences exogènes manifestent des capacités (télépathie, etc.) associées au psi. Les origines des phénomènes sont distinctes, ainsi que les intelligences associées à ceux-ci : si les « poltergeists » ont pour origine des capacités PK inconscientes des sujets impliqués ou des entités spirituelles perturbatrices extérieures au sujet, les OVNIs impliquent plusieurs origines dont bien sûr des intelligences extraterrestres de types I (physique) et II (multidimensionnel)… Les OVNIs ne relèvent absolument pas du psi ou du « paranormal »…

La notion de trickster, une notion très vague et inapte à rendre compte de l’ensemble des sources « extraordinaires », est le fil conducteur du livre Phénomènes. Les auteurs choisissent leurs exemples et les interprètent à l’aune de leurs présupposés théoriques.

J’ai mis, dans la même rubrique « Présence extraterrestre » du présent site Web (www.phenomenes-inexpliques.com), des textes de critique de certaines théories alternatives à l’hypothèse extraterrestre :

– « OVNIs et paranormal ».

« OVNIs Critique de la théorie de Jean Sider ». Un résumé de cette critique a été publié, en 2005, dans deux numéros de la revue ufologique Lumières dans la Nuit : mon article en deux parties a été publié dans les numéros 377 (mai 2005) et 379 (octobre 2005).

« Le mythe des OVNIs sataniques ».

« OVNIs, NDE, espace intérieur et êtres de la nature ».

« La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience ».

Je montre, dans ces textes, que l’on peut rendre compte de certains rapprochements entre phénomènes disparates, tout en intégrant l’origine extraterrestre, physique et multidimensionnelle (« éthérique »), de nombreux OVNIs et de leurs occupants. Non, les OVNIs, les « abductions », etc., ne relèvent pas du « paranormal », ce qualificatif devant être réservé aux phénomènes relevant du domaine de la parapsychologie. Je ne suis donc pas du tout d’accord avec notamment les auteurs du livre collectif Phénomènes (éditions Trédaniel, 2022), où des notions vaseuses comme celle, notamment, du trickster, sont mises en exergue. Il n’y a point, par exemple, de tromperie dans les rencontres rapprochées avec des occupants d’OVNIs. La « tromperie », si elle existe, n’est que ponctuelle et anecdotique, et ne couvre absolument pas l’ensemble des rencontres rapprochées, cette « tromperie », lorsqu’elle existe, ne concernant que certaines entités, notamment dans le cadre de certaines « abductions »… On a avec cette idée de « tromperie généralisée » un exemple, parmi d’autres, de raisonnement fallacieux et abusif conduisant à des conclusions erronées. Je mentionne dans mes écrits la pluralité d’origines des OVNIs, tout en dénonçant le mythe de l’origine unique les concernant : vaisseaux d’origine extraterrestre – certains de nature physique, d’autres de nature « multidimensionnelle » ou « éthérique » -, vaisseaux en provenance du monde souterrain de l’Agartha, vaisseaux appartenant à d’éventuels programmes spatiaux secrets, et quelques éventuels vaisseaux en provenance de notre futur.

Certains auteurs mettent en exergue des observations qui les font pencher vers des thèses plus ou moins « exotiques ». Dans cette mouvance, on trouve notamment l’approche d’Andrew Collins et de l’astrophysicien Massimo Teodorani (auteur de Boules de lumière aux éditions Macro, 2022), avec notamment les observations relatives aux lumières d’Hessdalen et aux boules de lumière associées à certains crop circles. On trouve des textes à ce sujet dans les numéros 127 (décembre 2022) et 128 (mars 2023) de Parasciences. Et dans le numéro 125 (juin 2022) de cette revue, il y a un article d’Andrew Collins et Gregory L. Little sur les « Ovnis plasmatiques et contacts multidimensionnels », le livre (2022) de ces deux auteurs étant intitulé Origins of the Gods (avec une préface d’Erich von Däniken). On notera que ces manifestations « plasmatiques » peuvent être le fait d’intelligences extraterrestres de type « multidimensionnel » ou « éthérique », l’une des deux origines de type extraterrestre que je distingue.

 

Mike Aldebaran et la « dimension miroir »

Mike Aldebaran a évoqué, dans une émission de NUREA TV datée du 22 avril 2026, ce qui est présenté comme étant la « face cachée du phénomène OVNI : sa dimension miroir »… (Le 22 mai 2026, il a eu l’occasion de réitérer ses « analyses » dans une web-conférence d’OVNI Paris.) Le texte de présentation de NUREA TV parle d’un « phénomène protéiforme capable d’adopter diverses apparences selon un véritable système de contrôle, rejoignant en cela les travaux de Jacques Vallée et son fameux « Passeport pour la Magonie » : cette terre de l’imaginal où mythe et réalisme magique se fondent en un même paradigme ». On nous dit que « les légendes du Petit Peuple et des fées entrent en résonance avec le mythe moderne des OVNIs et la vague de 1954, donnant naissance à une ufologie insolite »… L’hypothèse, présentée comme étant fascinante, est « celle d’un phénomène mimétique qui semble adapter son apparence – engins, entités, scénarios – en fonction de l’inconscient collectif, de la culture et de la psychologie des témoins », cette interprétation mêlant, comme celle de Philippe Solal, ufologie, mythologie et symbolisme. De même, Éric Zurcher (dans L’énigme de la huitième clé dévoilée, JMG éditions, 2023) évoque, à propos des RR3 (rencontres rapprochées du troisième type), « l’effet vitrine » ou « l’intelligence miroir », avec la référence à des procédés mimétiques puisés dans la culture du témoin ou dans « l’air du temps ».

Mike Aldebaran évoque les livres de Charles Fort (Le livre des damnés, 1919) et de Carl G. Jung (Un mythe moderne, 1958) – avec ses notions d’archétype et d’inconscient collectif -, lequel a inspiré d’autres auteurs et notamment Philippe Solal, du mouvement ufologique « Ovnis et conscience ». Pour l’animateur de NUREA TV, les éléments évoqués par Mike Aldebaran sont parmi les plus pertinents. Les références de ce dernier sont les suivantes : les livres Passeport pour la Magonie et Le collège invisible (avec le « système de contrôle ») de Jacques Vallée, ainsi que les auteurs Éric Zurcher (grâce auquel il dit avoir compris que le phénomène est autrement que la façon dont il se présente) et Bertrand Méheust. Il s’est intéressé au folklore, aux fées, etc., ce qui l’a amené à aborder ladite « dimension miroir ».

Dans la vidéo (qui dure 2 heures 29 minutes) de NUREA TV, Mike Aldebaran évoque de nombreux cas censés prouver la pertinence de son « modèle » explicatif des diverses expressions ufologiques à travers le temps. J’ai déjà critiqué les « théories » des anti-HET (hypothèse extraterrestre) dans divers tomes de ma série Civilisations extraterrestres, ainsi que dans certains textes de mon site Web : « Ovnis et paranormal », etc., l’un d’eux, très long (de la taille d’un livre en OpenOffice), étant spécifiquement consacré à la critique de la « théorie » de Jean Sider (1933-2024).

Je dénonce la tendance à vouloir tout expliquer par une cause unique les diverses manifestations de ce que l’animateur de NUREA TV appelle la « mystériologie ». Il n’y a point de « système de contrôle » (Vallée) ou de marionnettiste (comme dans une illustration créée par Aldebaran et visible dans la vidéo) dans tout cela, mais une pluralité d’origines et d’entités ayant des objectifs ou agendas différents. Si je me réfère au contenu de la vidéo d’Aldebaran, voici ce que je peux dire à propos des éléments évoqués et de ma « lecture » des manifestations concernées :

* D’abord, c’est un fait que les diverses manifestations sont de nature physique, qu’il s’agisse de personnages/êtres ou d’engins volants. Ce ne sont pas des « créations psychiques » des témoins, quelle que soit l’époque concernée. Imputer tout cela à d’ « autres dimensions » (et à un « système de contrôle » tout aussi inexistant) de nature indéterminée est absurde. D’ailleurs, ceux qui énoncent ces propos sont dans l’incapacité totale, et pour cause, de déterminer la nature de ces prétendues « autres dimensions ». C’est tout au plus une expression « tendance »… D’autant plus que les manifestations physiques observées (engins volants, etc.) n’ont strictement rien à voir avec le Monde spirituel (je signale que le Mundus imaginalis d’Henry Corbin est simplement le Plan astral des ésotéristes/occultistes occidentaux), celui des âmes. Que reste-t-il donc ? Voici les trois types d’individus/êtres susceptibles d’intervenir, en fonction des cas et du type de manifestations (vague de dirigeables de 1896-1897, vague de « fusées fantômes » de 1946, vague de 1954, manifestations de « lutins », etc.) :

– Des visiteurs de l’espace.

– Des êtres de l’intérieur de la Terre (ou vivant dans la croûte terrestre).

– D’éventuels voyageurs temporels.

Quant au lien fait entre quelques apparitions mariales et des OVNIs, je l’ai expliqué, dans Le livre des prophéties (JMG éditions, 2011), par une collaboration entre la Hiérarchie spirituelle de notre planète (dont Marie fait partie) et l’Alliance galactique (d’où la prétendue « danse du Soleil » de Fatima), avec un objectif spécifique…

Que penser de la vague américaine de « dirigeables » (parfois avec des ailes !) des années 1896/1897 ? Ces curieux engins avaient de puissants projecteurs, les occupants, habillés en « farmers » américains (« en miroir des témoins de l’époque »), étant très cordiaux, très gentlemen, et demandant de l’eau du puits, des vivres, comme dans la légende irlandaise où en échange de l’eau du puits les « fées » donnaient des petits gâteaux. On retrouve d’ailleurs ce type d’échange dans certains témoignages de RR3. Cependant, le fait qu’il y ait ce type d’« échange » dans plusieurs types de contacts n’implique pas nécessairement qu’on ait eu affaire à la même « intelligence » prenant des apparences diverses en fonction de l’époque concernée. Il n’y a pas, dans la littérature « extraordinaire » à laquelle je me réfère, d’informations sur la nature réelle des curieux dirigeables observés, pas plus d’ailleurs qu’à propos de la non moins curieuse vague, en 1946, de « fusées fantômes », et j’en suis donc réduit à des supputations. Ces deux curieuses vagues, qui ont précédé l’ère ufologique moderne (qui a débuté en 1947 avec Kenneth Arnold et Roswell), se signalent cependant par une caractéristique commune : elles anticipent certaines innovations techniques devant se produire peu de temps après sur Terre. Dès lors, quels sont les individus ou êtres qui se sont ainsi « amusés » à faire ce genre de « show technologique précurseur ? ». Laissons de côté « les autres dimensions » – rappelons que les manifestations sont bien physiques (en 3 D) – ou le « système de contrôle » (c’est de la foutaise). S’agirait-il, alors, à l’origine de ces curieuses manifestations, d’une catégorie particulière de visiteurs de l’espace (« déguisés » !), de voyageurs temporels (à supposer que le voyage dans le temps soit possible), ou d’êtres de l’intra-Terre ?

Qu’en était-il des enlèvements d’humains par des « fées », ce qui fait penser aux enlèvements extraterrestres contemporains ? Je distingue d’une part les élémentaux, esprits de la nature ou êtres de la nature, et d’autre part des êtres de petite taille qui ont pu être identifiés par erreur, par nos ancêtres, aux premiers, mais dont la nature était différente : des êtres de l’intra-Terre responsables d’enlèvements. En d’autres termes, des enlèvements ont pu être perpétrés à la fois par des êtres souterrains (je mentionne, dans mon texte de critique de la théorie de Jean Sider, les Dero évoqués par Richard Shaver et les Narcadiens évoqués par le contacté sud-africain Edwin) et par des êtres extraterrestres (« petits Gris » essentiellement). Dans les années 1940, l’écrivain Richard Shaver fit référence à un monde souterrain peuplé notamment de nains (les « Dero »). Ils avaient des vaisseaux aériens et spatiaux, et ils capturaient des êtres humains. A noter que Richard Shaver déclara que les nains que nos ancêtres appelaient le « peuple-fées » n’étaient en réalité que les « Dero » eux-mêmes. (Jean Sider, Contacts supra-terrestres, tome 2, éditions Axis Mundi, 1995.)

Le « contacté » sud-africain Edwin a fait référence à l’existence, au niveau du Pôle Nord, d’un important réseau de tunnels et de couloirs internes, des caves naturelles étant reliées par des souterrains. A l’intérieur de cette partie de la croûte terrestre, minée de grottes, de caves, de cavernes, vivent les « Narcadiens » mesurant environ 1 mètre de haut. Ceux-ci peuvent sonder le cerveau des gens, et ils pratiquent la sorcellerie et la magie noire. Ces « Narcadiens » (ou « Nargans ») ont des vaisseaux volants en forme de champignon, « probablement donnés par les êtres des Mondes Extérieurs » qui, sur Terre, travaillent avec eux. Ces vaisseaux ne peuvent cependant voyager dans l’espace. Mais les Narcadiens émergent occasionnellement de leurs cavernes souterraines et cherchent des humains-cobayes.

« Ils les hypnotisent et les emmènent dans leurs antres souterrains. Pendant que la victime est encore sous hypnose, un minuscule microscope est inséré à la base de son cerveau. Ensuite, la personne est ramenée à l’endroit de la capture, et elle vit alors entièrement sous le contrôle des Narcadiens. Ainsi, ils peuvent voir par les yeux des kidnappés et parler par leur bouche. »

Selon l’extraterrestre Valdar (une source d’Edwin), le cas de Bébédouro, dont le témoin fut un soldat brésilien, « relève d’un enlèvement par ces créatures agressives ». (Carl Van Vlierden, Les douze planètes parlent, livre édité par Geneviève Vanquelef, 1993.)

Les vrais esprits de la nature, quant à eux, ne peuvent, du fait de leur nature « éthérique », enlever des gens, leur fonction, associée aux divers « éléments » (terre, eau, air, feu), étant de s’occuper des plantes, etc. Les vraies « fées » émanent bien d’un plan « parallèle », c’est-à-dire éthérique, mais ce ne sont pas elles qui ont, dans les temps passés, procédé à des enlèvements, ce sont certains êtres de l’intra-Terre faussement identifiés à des « fées » ou à des « lutins ». (Légendes de la gentilhommerie – fées, lutins -, en Irlande.)

Certains rapports de RR3 de la vague de 1954, évoqués dans l’émission de NUREA TV, présentent un certain anachronisme indigne de ce que l’on devrait attendre d’une civilisation extraterrestre technologiquement avancée. Comme l’a noté l’animateur de l’émission, on sort, à partir de ce qu’il appelle l’ufologie moderne, du côté ridicule observé antérieurement (dirigeables, etc.), et il n’y a plus le même côté ubuesque. Sur ce point, la réponse de Mike Aldebaran est correcte : « Il semble qu’on soit éduqués en quelque sorte, ils s’adaptent à notre psyché, il y a des choses qu’on ne pouvait pas comprendre à l’époque et qu’on peut peut-être comprendre maintenant, ils nous voyaient peut-être pas assez adultes à l’époque. » En fait, certains êtres de l’espace de la vague de RR3 de 1954 ont adapté leurs manifestations au niveau intellectuel des témoins, avec parfois des engins peu compatibles avec ce que l’on peut maintenant attendre d’une technologie avancée, et ils ont en quelque sorte scanné le psychisme des témoins pour se « caler » sur certaines caractéristiques des individus concernés. De même, en 1980, à Liège (Belgique), un ouvrier vendant des champignons vit un objet circulaire ressemblant, avec son dôme, à un champignon aplati. Le cas le plus amusant est celui survenu en 1975 dans l’Allier : des infirmières virent des engins qui ressemblaient… à des seringues ! Il y a donc, dans certains cas, un côté mimétique amusant. Mais l’objectif essentiel était cependant de diffuser, auprès des témoins, la réalité d’une présence exogène (« Martiens »).

 

Hanael Parks

Évoquons quelque peu la contribution d’Hanael Parks. Cette dernière (mariée à Anton Parks) est l’autrice de deux livres (parus aux éditions Nouvelle Terre) sur la thématique OVNIs : BLACK PROGRAM – OVNIS et bases souterraines (livre paru en décembre 2024), OVNIS et extraterrestres au service de l’État (livre paru en août 2025), et elle a eu droit, pour en parler, à de nombreuses vidéos diffusées sur NUREA TV. (La chaîne Web BTLV a aussi consacré à Hanael Parks une émission évoquée sur le site de la chaîne le 5 janvier 2026.) Dans la thèse qu’elle défend, les caractéristiques (déplacements « impossibles », etc.) des OVNIs sont parfaitement explicables par des technologies secrètes humaines. On a ainsi eu droit, dans l’émission diffusée sur NUREA TV le 23 décembre 2025 : « OVNIS : Qui sont-ils vraiment ? », à un ensemble d’« explications » pour le moins saugrenues. Les « faits » qu’elle dit apporter sont le prétexte à des extrapolations absurdes sur les « abductions » (ou enlèvements) et sur d’autres sujets comme la Base de Dulce (avec la vidéo : « Dulce : une base extraterrestre secrète ? »), Bob Lazar et le MJ 12. S’agissant de ce dernier (elle lui a consacré une émission : « Majestic 12 : un mythe ufologique ? »), elle évoque l’illusionniste britannique Jasper Maskelyne (1902-1973) et le père de ce dernier, l’illusionniste et inventeur Nevil Maskelyne (1863-1924), lequel, selon Hanael Parks, a créé en 1903 le « rayon de la mort » ! Elle dit que dès 1903 l’armée anglaise pouvait arrêter à distance des moteurs ou entraîner des combustions à distance. Et le véritable Majestic 12 est, prétend-elle, le Magic Gang, une unité spécialisée dans le camouflage, Jasper Maskelyne étant l’auteur de Magic : Top secret (1949). Ce « Majestic » ne correspond évidemment pas à celui bien connu des ufologues… Elle parle aussi de Harry Grindell Matthews (1880-1941) – un inventeur britannique qui a affirmé, dans les années 1920, avoir inventé un rayon de la mort -, ainsi que de « Air Loom ». Pour ma part, je lis, sur la fiche en anglais de Wikipédia concernant James Tilly Matthews (1770-1815), que ce dernier croyait qu’un gang de criminels et d’espions le tourmentait en utilisant des rayons émis par une machine appelée « l’Air Loom » ou générateur de charge gazeuse… Il s’avère en fait que la description par Matthews de son tourment par le « Gang Air Loom » se lit comme un exemple classique de délire de persécution faisant partie d’un épisode psychotique ! Les historiens modernes considèrent que Matthews est le premier cas pleinement documenté de schizophrénie.

Ainsi, Hanael Parks, s’appuyant sur certaines inventions censées avoir été faites il y a longtemps, prétend que le développement de celles-ci rend compte, en tant que « technologies secrètes », des phénomènes attribués à des intelligences extraterrestres. Pourtant, soyons sérieux, tout cela n’a aucun rapport avec les effets produits par des OVNIs, qu’il s’agisse d’arrêt de moteurs ou d’autres choses. (Passons sur la vidéo d’Hanael Parks intitulée : « Lacerta – L’interview d’une Reptilienne ? ». Elle parle, comme cible, de serveurs dans les pays de l’Est.) Par contre, les drones du New Jersey étaient bien d’origine humaine – selon Hanael Parks, l’objectif ayant été de voir où en étaient les mesures anti-drones pour faire feu et intercepter les échanges, l’un des enjeux stratégiques étant d’injecter des données en toute discrétion -, mais je ne crois pas du tout que les OVNIs qui pénètrent dans l’eau s’expliquent par des sondes (pilotées par des IA) collectant des données dans le trafic Internet (les câbles sous-marins du réseau Internet), contrairement à ce qu’Hanael Parks soutient sur la base d’une pure spéculation.

Pour Hanael Parks, les crashes d’appareils qui ont été évoqués par Paul Bennewitz (1927-2003), lequel a parlé d’une base secrète souterraine (Base de Dulce), s’expliquent par des drones pilotés par des êtres humains apprenant à assurer la défense d’un lieu stratégique militaire en lien avec le nucléaire. Bennewitz a touché, dit Hanael Parks, à un projet ultra-secret. Mais il ne s’agit là, de sa part, que d’une interprétation personnelle. Elle parle de pilotage d’appareils de type OVNIs se soustrayant au contrôle démocratique et dit que les individus à l’origine de ces technologies secrètes ont peut-être peur que l’on mette à jour l’existence d’un programme paramilitaire financé par des caisses noires, qui servirait, avec des appareils ultra-classifiés, à espionner, voire peut-être à attaquer, et peut-être à enlever des gens. Il ne s’agit là, également, que d’une supputation. En outre, l’intervieweur de NUREA TV, qui a évoqué le cas bien connu de désactivation d’un site nucléaire, celui de Malmstrom rapporté par Robert Salas, a ajouté qu’on aurait pu être face à une utilisation du « rayon de la mort », ce à quoi Hanael Parks a répondu : « Clairement » – « Certainement pas dans des mains amies, cela reste un geste d’hostilité assez grave. » Là aussi, ce n’est que de la pure spéculation, l’origine extraterrestre de cette intervention m’apparaissant beaucoup plus crédible.

Après avoir rappelé qu’il existe, après un crash d’avion (ou d’un d’OVNI), une dépressurisation, elle a illustré cela par une illustration montrant la tête d’un petit singe (qui « ressemble à un petit extraterrestre ») et la modélisation du faciès d’un macaque avec dépressurisation. La ressemblance (un peu « forcée », quand même !) affichée pourrait donner l’impression à un témoin qu’il a vu un extraterrestre, selon la spéculation (dépourvue de fondement réel) d’Hanael Parks, l’intervieweur de NUREA TV ajoutant que cela pourrait peut-être expliquer ce que les personnes ont vu (lors de crashes d’OVNIs). A propos de Bob Lazar, Hanael Parks dit qu’il a vu un petit être à la tête extrêmement gonflée, qui sortait de l’une de ces machines sur laquelle Lazar disait faire de la rétro-ingénierie. Selon Hanael Parks, il décrit là un singe qui a été victime d’une dépressurisation, 80 centimètres/1 mètre 20 étant très précisément la hauteur de ces singes, ressource première en tant que cobaye dans la recherche spatiale ! « Et les bras longs, c’est pareil ! » (H. Parks) Cette identification à un singe est cependant purement spéculative.

Quant au crash d’OVNI près de Roswell, je conseille, plutôt que d’accorder crédit à la spéculation absurde de la confusion avec des singes, de lire le livre fondamental sur le sujet, celui de Tom J. Carey et Donald R. Schmitt : Témoin de Roswell (Flying Disk France, novembre 2024), la traduction française de Witness to Roswell, livre paru en 2009.

Témoin de Roswell_ Crashes et récupérations d'OVNIS Tome 1 Crashs et récupérations d'OVNIS tome 2_

Il y a aussi le livre de Jean-Jacques Velasco paru fin janvier 2026 aux éditions Trédaniel : Roswell – L’enquête qui change tout. Il faut aussi se référer, à propos des crashes d’OVNIs, aux deux volumes (tome 1 paru en janvier 2024 et tome 2 paru début décembre 2025) publiés en français aux éditions Louise Courteau : Crashes et récupérations d’OVNIS, de Leonard H. Stringfield (1920-1994), ces deux volumes recensant les sept rapports de Stringfield, de 1978 à 1994, sur les crashes d’OVNIs. Quant au Skinwalker Ranch de Bigelow, c’est, pour Hanael Parks, une ferme de serveurs (informatiques) qui essaie de se dissimuler, ce qui n’est encore qu’une simple spéculation.

En fait, la « stratégie » d’Hanael Parks consiste à évacuer toute implication extraterrestre dans les dossiers évoqués et de lui substituer la référence à des technologies secrètes humaines, ce qu’elle n’est pas la première à faire, d’autres individus ayant, avant elle, allégué ce genre de choses. Tout au plus apporte-t-elle, à ce sujet, son approche personnelle.

Est-ce que certains « vrais » OVNIs (ce qui exclut donc notamment les drones) relèvent d’une technologie terrestre ? Contrairement à ce que s’imagine Hanael Parks, les humains seuls n’ont pu mettre au point des machines permettant les déplacements « impossibles » (défiant les lois de la gravitation) relatés par divers témoignages. Ce qu’elle ignore (ou qu’elle feint d’ignorer, car cela remettrait en cause la pertinence de sa pseudo démonstration), ce sont les nombreux témoignages relatifs à l’existence de programmes spatiaux secrets (on connaît les témoignages de Tony Rodrigues, de Jean-Charles Moyen, etc.), ces témoins faisant cependant état d’une collaboration entre humains et extraterrestres, la technologie nécessaire venant de ces derniers. Il existe donc bien des vaisseaux relevant de ces programmes, mais ceux-ci ont nécessité et nécessitent la collaboration (voir notamment le témoignage de Jorge Pabon, longtemps connu sous les initiales de JP) avec des espèces extraterrestres qui ont apporté la technologie nécessaire. Les technologies secrètes existent bien, mais elles ont été rendues possibles grâce à l’intervention d’intelligences extraterrestres, les vaisseaux observés étant d’origine et de conception extraterrestres. Certains contactés ont ainsi fait état de l’existence d’une collaboration entre certaines intelligences extraterrestres et ce qu’ils appellent « l’Alliance Terrestre »…

Invoquer par exemple l’Avrocar, comme le fait Hanael Parks, et spéculer sur l’idée que des engins de type « soucoupe volante » ont été ensuite réalisés par les humains seuls, relève de la fantasmagorie. Elle prend au sérieux les histoires relatives à l’Avrocar, mais, contrairement à ce qu’elle insinue, ce type d’essai n’a pas abouti à grand-chose, comme le rappelle Franck Maurin page 166 de son livre : Ovnis et aviation : quand les pilotes témoignent (JMG éditions, 2025) :

« (…) Cette forme discoïdale constitue en elle-même un mystère puisqu’elle s’avère très compliquée à reproduire et à utiliser en aéronautique. Historiquement, les rares prototypes opérationnels furent des échecs ou trop instables pour justifier des développements en série. L’Avrocar (Avro Canada VZ-9), premier ‘‘disque volant’’ de l’US Air Force, fut stoppé en raison de ses piètres performances (vitesse maximale de 60 km/h), de son instabilité et de sa dangerosité pour ses pilotes. On l’appela ironiquement ‘‘la tondeuse à gazon la plus chère de l’histoire’’, car elle ne pouvait pas s’élever à plus de deux mètres. »

En conséquence, il est totalement absurde d’imaginer que l’Avrocar ait donné naissance à des engins ultérieurs beaucoup plus perfectionnés, et de type « soucoupe volante », capables de réaliser les performances cinématiques de certaines observations d’OVNIs. J’ai vu, dans la première vidéo consacrée à Hanael Parks à propos du livre « Black PROGRAM…», une photo en couleurs prise en plein jour et montrant en haut à droite (de l’écran) une « soucoupe volante » typique. Si cette photo est authentique, elle n’a strictement aucun rapport – pas plus que les multiples rapports d’observations d’OVNIs discoïdaux – avec un engin terrestre dont la technologie serait dérivée de l’Avrocar, mais elle montre réellement un engin discoïdal d’origine extraterrestre. On a l’impression qu’Hanael Parks rejette l’idée d’engins extraterrestres de forme discoïdale (notamment), en expliquant ceux-ci par des engins « secrets » d’origine terrestre – à noter qu’il y avait, des décennies auparavant, des partisans de l’existence exclusive de « soucoupes volantes » nazies ! -, ces engins étant pourtant bien connus, par de multiples sources convergentes (y compris des récits de contactés), comme étant d’origine exogène.

L’hypothèse d’Hanael Parks n’est pas, contrairement à ce que pense cette dernière, « très sérieuse ». Cette autrice n’a pas « vu juste », les technologies humaines invoquées (comme le fait que l’on peut faire entendre à quelqu’un un son, un discours, à distance) n’étant pas impliquées dans les dossiers OVNIs qu’elle a évoqués. Je suis en outre étonné que cette spéculatrice (car c’est ce qu’elle est) récuse la nature extraterrestre de nombreux dossiers relevant de l’ufologie, sachant qu’elle-même se dit « dépositaire » de « souvenirs/visions » remontant à un lointain passé – qu’elle relate dans Les chroniques de la Maîtresse du Temple en plusieurs volumes -, en « complément », en quelque sorte, aux « souvenirs et visions » de même type de son mari Anton Parks, l’auteur (en plusieurs volumes) des Chroniques du Girku. Dans ces récits, les extraterrestres sont pourtant bien présents. En d’autres termes, les extraterrestres se sont bien manifestés dans le passé, mais les manifestations extraterrestres alléguées pour notre époque relèvent, par contre, de technologies secrètes humaines ! Cela me fait penser à Jacques Bergier (décédé en 1978), qui croyait aux extraterrestres du passé mais qui récusait les « soucoupes volantes » de notre époque !

Dans une émission (« Geneviève Vanquelef, l’ufologue oubliée ») sur NUREA TV, diffusée le 15 septembre 2025, Hanael Parks soutient que Vanquelef (dont je m’étais procuré quelques écrits dans les années 1990) était un agent du renseignement et de la cryptographie ! Ce qui me laisse pour le moins extrêmement dubitatif… Selon l’interviewée, John Lear a conçu en 1990 le personnage du Commandant X – un prétendu ancien opérateur militaire – à partir des travaux de Geneviève Vanquelef publiés dans les années 1980… Dans cette même émission consacrée à Geneviève Vanquelef, Hanael Parks a dit : « Quand quelqu’un dit qu’il a vécu quelque chose d’extraordinaire, demandez-lui des preuves extraordinaires. » Cette formulation reprend, en somme, celle de Carl Sagan. Mais une telle formulation n’a pas de fondement réel, car une preuve, lorsqu’elle existe, se suffit à elle-même, elle n’a pas besoin d’être (en outre : sur quels critères ?) « extraordinaire ». Hanael Parks a dit qu’il y a des gens qui ont des prétentions extraordinaires sans en apporter la preuve, et que si quelqu’un prétend avoir un contact extraterrestre, il faut lui dire d’en apporter la preuve. Le problème, avec cette assertion, c’est qu’elle présuppose qu’une telle preuve est possible. Il existe bien, par exemple, des photos et vidéos authentiques, mais celles-ci ne constituent pas pour autant, pour les « sceptiques », des preuves, car ces documents sont toujours, de leur point de vue, critiquables. On entend Hanael Parks dire, sur la vidéo à partir de 32 minutes environ après le début, à propos des rencontres rapprochées (rencontres du troisième type) : « J’ai serré la main à un alien pour prendre un thé avec, OK, mais est-ce qu’on peut avoir » une preuve ? (A noter qu’il s’agirait là plutôt d’une situation faisant intervenir un « contacté », pas une RR3.) Cette formulation est inadéquate car on imagine mal, dans cet exemple tout à fait théorique, que l’extraterrestre concerné veuille bien fournir une preuve. De même, à 1 h 06 min 40, on entend ceci : « Maintenant, oser me dire que quelqu’un est en contact avec des extraterrestres, mais n’a pas la moindre mèche de cheveux ou de babiole technologique, ou n’importe quoi, cela me heurte. » Mais il faudrait que les extraterrestres concernés acceptent de donner une preuve, ce qui n’a, à vrai dire, jamais été dans leurs intentions – s’ils avaient voulu fournir eux-mêmes ces preuves, ils l’auraient fait depuis longtemps -, car nous sommes en « quarantaine cosmique », dans l’attente du futur contact extraterrestre officiel… A noter qu’avant le voyage de Rene Erik Olsen et de ses collègues voyageurs vers une exoplanète, dont le récit est évoqué dans un texte de la rubrique « Présence extraterrestre » du présent site Web et de façon plus détaillée – 7 chapitres – dans mon livre « Aliens et exoplanètes » (JMG éditions, 2025), les Visiteurs ont bien spécifié à ceux-ci que les caméras, les téléphones et les appareils d’enregistrement n’étaient pas autorisés.

 

Aztec, Williamson et Hanael Parks

Une vidéo de NUREA TV, diffusée le 14 mai 2026, est intitulée : « Aztec 1948 : Crash OVNI ou Programme secret ? », l’intervenante étant Hanael Parks.

Je note d’abord que cette dernière n’a manifestement pas lu le livre de Scott et Suzanne Ramsay et Frank Thayer, que l’animateur a pourtant montré au début de la vidéo, ce qui est une grave lacune, ces auteurs étant les vrais spécialistes du cas. Je m’étais procuré ce livre publié en 2017 aux éditions Atlantes : Aztec, 1948 : Un crash d’OVNI au Nouveau-Mexique 8 mois après Roswell !.

Ce cas ne se résume pas aux déclarations des escrocs Silas Newton et Leo Gebauer, pas plus d’ailleurs qu’à la contribution du journaliste Frank Scully, ce dernier ayant évoqué ce cas dans deux articles du magazine Variety datés d’octobre et de novembre 1949 avant d’en parler dans son livre Behind the flying saucers, le premier livre, paru en 1950, sur les soucoupes volantes. Avant cela, dit la commentatrice, il n’y a jamais eu de mention écrite du crash.

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Mais ce qui m’a fait le plus réagir, ce sont les allégations d’Hanael Parks à propos de George H. Williamson, un auteur (1926-janvier1986) qu’elle n’aurait pas dû mentionner dans cette émission, celui-ci n’ayant rien à voir avec le cas Aztec. Elle cite cet auteur à deux reprises dans la vidéo, en se référant à son livre intitulé The saucers speak (1954). Elle prétend qu’il a été victime de plaisantins s’étant fait passer pour des extraterrestres lors des communications radio évoquées dans le livre, et elle en veut pour preuve le parallèle qu’elle fait entre le nom donné par un extraterrestre allégué : NAH-9, et les codes utilisés sur une certaine bande de fréquence radio.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela est vraiment TRES COURT comme argumentation. De surcroît, il est regrettable que l’animateur n’ait pas mis en avant le peu de pertinence de cette allégation, allant même jusqu’à être d’accord avec cela. Elle pense que les messages par radio ont été très mal interprétés par Williamson « qui communiquait certainement avec des appareils occultes » (sic). Elle pense que Williamson est tombé sur la « fréquence de la connerie » (une radio de défouloir ou de role-play) dont a parlé beaucoup plus tard John Lear. L’animateur ayant dit que Williamson serait tombé sur des gens qui rigolaient à ses dépens, elle a répondu : « Exactement ». Si elle est fondamentalement persuadée qu’il était sur la radio du défouloir, c’est parce que NAH-9, le nom donné par l’un des extraterrestres, correspond, spécule-t-elle, à une forme d’indicatif radio :

« Cela ressemble à des types classiques comme : W1AW – station de l’ARRL (USA) F6ABC – radioamateur français, G3XYZ (Royaume-Uni), etc. Les préfixes officiels radioamateurs américains ITU sont K, W, N et AA-AL.

NAH aurait donc été d’origine militaire et plus exactement de la NAVY. Mais la position ou l’appareil concerné serait encore classifié à ce jour. »

Elle a là, dit-elle, un « élément de preuve très lourd à proposer à ce sujet », et dit que cela crédibilise l’idée d’un malentendu et que peut-être tout cela a commencé parce qu’il a reçu quelque chose qu’il a mal compris. L’animateur abonde dans son sens en faisant ce commentaire inapproprié : « Cela remet en tout cas grandement en cause la crédibilité de son ouvrage ‘‘The Saucers Speak’’, cela remet en cause ses écrits à lui, qu’il en a été conscient ou pas. » Et Hanael Parks d’ajouter de façon tout aussi inepte : « C’est assez triste. »

Les autres noms donnés par les sources extraterrestres alléguées ne correspondent pourtant pas à un prétendu code radio. Quoiqu’il en soit, « l’argumentation » d’Hanael Parks s’avère bien mince et est totalement dépourvue de la moindre validité. Mais pourquoi donc Hanael Parks fait ce bizarre rapprochement incongru entre un simple nom extrait de The saucers speak et un code radio dans le but de décrédibiliser l’origine extraterrestre alléguée des contacts radio ? Quel est le rapport avec le crash supposé près d’Aztec ? La réponse, on l’a bien plus loin dans la vidéo, à 1 heure 12 minutes 51 secondes à peu près, où elle évoque un document labellisé Majestic 12, qui comprend une prétendue interview d’un extraterrestre (appelé EBE) associé au crash d’Aztec. Ce document est manifestement un faux car on y trouve des anachronismes (exemple : Nikola Tesla qui est censé avoir étudié le vaisseau crashé, alors qu’il était décédé depuis plusieurs années – en 1943). Elle dit que mot pour mot, certaines phrases de « EBE » du « document MJ 12 » sont des copiés-collés du livre de Williamson : « The saucers speak », le fond et la forme correspondant. (On ne voit cependant pas à l’écran les citations correspondantes mises côte à côte, ce qui aurait permis de légitimer cette assertion.) On lit dans la vidéo ce commentaire d’Hanael Parks :

« L’EBE était peut-être cultivé ? Ou c’est un rédacteur féru de Williamson qui recherchait un moyen de promotion idéologique. »

  • (Hanael Parks parle d’un mot qu’elle est sûre d’avoir lu dans un livre de Williamson, mais elle ne sait pas dans quel livre. ) Autre commentaire de sa part :
  • « Si c’est lui qui a fait ça, ce n’est pas juste de nous avoir fait ça, on ne mérite pas qu’on nous mente. Si on répond : il a menti pour faire sortir le vrai dossier, ça ne marche pas, on le voit bien dans ce cas-là, son mensonge était destiné à obliger les autorités à nous raconter la vérité, et bien clairement ça n’a pas marché… »
  • Cette formulation est d’autant plus bizarre qu’elle fait suite, tout en étant en contradiction, à ce que l’on voit sur l’écran et que je viens de citer plus haut : « Ou c’est un rédacteur féru de Williamson qui recherchait… » D’un côté, elle suspecte, dans la citation écrite, un féru de Williamson, et, tout de suite après, elle commente en suggérant que Williamson lui-même est peut-être intervenu dans ce document « Majestic 12 » !

Par contre, l’animateur dit :

« Est-ce que à l’époque ceux qui ont leurré Williamson à travers des échanges radio en se faisant passer pour des EBE ne seraient pas les mêmes qui auront rédigé les documents Majestic 12 ? »

Réponse de Hanael Parks : « Ce n’est pas du tout impensable, même plutôt clair quand on connaît la trajectoire de M. John Lear. »

L’animateur :

« D’après toi, les documents MJ-12 ne seraient pas datés des années 1940-1950, mais plutôt des années 1980, donc on aurait là 50 ans d’écart entre les conversations qu’aurait eu Williamson par radio et (le fait de) retrouver ses mots à lui qui ont été rédigés dans les années 1980 mais qui remontent aux années 1950. »

Réponse d’Hanael Parks :

« Peut-être même la même officine qui continue à faire la même désinformation de manière active, je n’ai rien contre cette théorie que tu dis de cette manière, car cela ne coûte rien, en tout cas à l’époque ; aujourd’hui la désinformation est extrêmement chère, en millions, mais, à l’époque, c’était du bricolage, une machine à écrire, du papier, et hop, avec des microfilms… Franchement, je n’ai rien contre …»

En d’autres termes, elle n’est plus du tout sûre qu’il s’agisse de Williamson, car il s’agit peut-être de quelqu’un d’autre ! Dans ce dernier cas, bien sûr, Williamson n’a rien à voir dans cette affaire. Or, on a une preuve que Williamson ne pouvait absolument pas s’exprimer dans le document MJ12 des années 1980, car, ayant signalé à Michel Zirger, le spécialiste en France de Williamson (qu’il évoque dans tous ses livres), les supputations d’Hanael Parks, celui-ci m’a écrit sur Messenger, le 16 mai 2026, qu’à l’époque du document MJ 12, dans les années 1980, Williamson « ne s’occupait plus d’ufologie et restait pour ainsi dire cloîtré chez lui à Long Beach ».

« Et de plus il était sérieusement diminué en raison de problèmes cardiaques. Il est mort en 1986 d’une dernière crise cardiaque. J’ai son journal intime ‘‘Dying Diary’’… » (M. Zirger)

Une chose est sûre : Williamson n’a strictement rien à voir, d’une façon ou d’une autre, avec le dossier Aztec. Hanael Parks n’aurait pas dû le mêler à cette histoire, sa déclaration initiale relative à NAH-9 n’étant qu’une pure spéculation (dont l’autrice est coutumière dans ses écrits et vidéos sur les OVNIs) dépourvue de la moindre validité.

S’agissant du livre de Frank Scully paru en 1950, Michel Zirger m’a fait ce commentaire sur Messenger le 21 mai 2026 :

« Il y a déjà tout dans le livre de Scully. Certains chapitres pourraient avoir été écrits aujourd’hui. Un livre sérieux et extraordinairement bien écrit (en anglais). »

 

Ovnis, vrais et faux complots

  • Quelle est la différence entre les cas sérieux d’OVNIs et les récits complotistes ? C’est le genre de question que j’ai entendue dans l’émission de CNEWS du 9 mai 2026, suite à la déclassification de documents de PANs (OVNIs) par le Pentagone. En réalité, il n’y a point de complots en matière d’ufologie, il y a tout au plus une dissimulation de la vérité (pour des raisons de préservation d’un secret, pour bénéficier d’avancées technologiques, etc.). L’explication associée à un ballon-sonde puis au projet Mogul, en rapport avec le cas du crash près de Roswell, témoigne de ce désir de dissimulation, mais cela ne relève pas d’un complot. En fait, les « bien pensants » (ou plutôt les gens qui croient bien penser) utilisent ce terme éculé (et fourre-tout) de complot pour discréditer certaines thématiques (récupérations de vaisseaux et occupants lors de crashs d’engins, études de rétro-ingénierie, éventuels programmes spatiaux secrets, etc.). Mais, je le répète, il n’y a pas de complots en matière d’ufologie.
  • Ce qui est vrai, par contre, c’est que de nombreuses personnes évoluant dans un certain milieu (celui de la mouvance dite « galactique ») adhèrent, et je trouve cela extrêmement déplorable, à diverses thèses complotistes débiles : Moon Hoax (les prétendus faux alunissages), projet Blue Beam (un autre complot censé avoir été fomenté par la NASA !), les chemtrails… Dans Aliens et exoplanètes, (JMG éditions, 2025), j’ai eu l’occasion de critiquer les affirmations du contacté de type PSS David Rousseau à propos du prétendu non alunissage d’Apollo 11. Jean-Charles Moyen, quant à lui, a dit, dans une vidéo d’AMEDCINE TV datée du 20 mars 2026, qu’on peut remettre en question l’alunissage en 1969, « qui, entre parenthèses, a été analysé avec l’IA, et à 99,99% ils ont dit que c’était fake » ! En fait, comme je l’ai appris dans un texte (sur le site Web de TF1) daté du 19 décembre 2023, cette prétendue preuve par l’IA avait été relayée par des réseaux sociaux faisant état de la visite de Poutine à la conférence AI Journey, organisée à Moscou (j’avais d’ailleurs vu cette séquence à la télévision), mais il ne s’agissait pas d’une démonstration de Google, les outils d’IA n’étant en outre pas entraînés à reconnaître aussi bien l’authenticité d’images d’archives que celle d’images plus récentes avec une meilleure résolution… Voici à ce sujet le commentaire de Caroline Quevrain :
  • « Dans cet extrait, qui fait aujourd’hui l’objet de manipulations, des employés de Sberbank, une banque russe ayant développé son outil d’IA, échangent donc avec le chef de l’État. À la droite de ce dernier, on distingue notamment German Gref, le président de Sberbank. L’un des responsables de l’entreprise explique alors l’analyse faite par un ‘‘réseau neuronal’’ de Google de deux photos d’astronautes américains sur la Lune : ‘‘Il pense que presque tout est faux sur cette photo. En revanche, il n’a aucun doute particulier sur cette photo prise par un rover lunaire chinois. (…) C’est ce que pense le réseau neuronal de Google, pas le nôtre, donc il n’y a pas de biais de notre part. C’est surprenant mais c’est ce qu’il pense.’’ Et Vladimir Poutine de conclure par un ‘‘très intéressant’’, sans valider davantage la thèse montrée à l’écran. À noter qu’ici, aucun employé de Google n’est présent. ‘‘Nous ne savons rien de cette affirmation ou de cette vidéo, il ne s’agissait pas d’une démonstration de Google’’, dément par ailleurs la branche française de Google interrogée à ce sujet. Il n’est pas possible de savoir si un outil d’IA de l’entreprise américaine a bien été utilisé par des experts russes pour analyser ces images de la mission Apollo. »
  • « Par ailleurs, les outils d’IA ne sont pas entraînés à reconnaître aussi bien l’authenticité d’images d’archives que celle d’images plus récentes avec une meilleure résolution. Selon Tina Nikoukhah, une chercheuse de l’ENS Paris-Saclay interrogée par l’AFP Factuel, ‘‘la plupart des algorithmes actuels se concentrent sur la détection d’anomalies numériques, ce qui pourrait ne pas s’appliquer directement aux images anciennes’’. La fiabilité de l’IA sur ces clichés est donc loin d’être garantie. Surtout, elle est loin d’être suffisante pour permettre de douter du fait que l’Homme a bien marché sur la Lune. » (Caroline Quevrain)
  • Jean-Charles Moyen a évoqué (c’est une allégation classique chez les complotistes de la Moon Hoax) le drapeau qui flotte « alors qu’il n’y a pas d’air », ainsi que « l’espèce de petit bob qui se déplace en tournant alors que les roues sont fixes, il ne peut pas faire des cercles ». Sa seule justification est : « Si vous faites des recherches sur Internet, toute l’information dont vous avez besoin se trouve sur Internet. » « Alors il y a de tout avec l’IA maintenant, c’est très facile de…, mais, après, il y a des choses qui sont clairement vraies. » Que répondre à ces propos ? Je précise d’abord que j’avais vu sur RMC Découverte, quelques semaines auparavant, une série de documentaires sur les missions Apollo qui démontent un à un les arguments des complotistes, notamment celui du drapeau censé flotter alors qu’il n’y a pas de vent… (Je dénonce moi-même ces âneries dans mon livre Aliens et exoplanètes paru en juillet 2025.). En outre, Internet est aussi, loin de l’image idyllique que lui prête Jean-Charles Moyen, une machine à désinformation et à fake news, et les contrevérités que l’on y trouve contre la réalité des alunissages en sont un bien triste exemple.
  • Jean-Charles Moyen a dit que l’on pouvait douter de la réalité des alunissages américains car les Allemands auraient déjà été sur la Lune en 1929 ou 1934 et auraient colonisé Mars dans les années 1940 ! (On trouve ce type d’allégation chez divers contactés de type PSS notamment.) Or, si les récits de certains contactés relatifs à l’existence, à cette époque, de programmes spatiaux secrets, étaient vrais (ce qui aurait été rendu possible grâce à certaines alliances extraterrestres), cela n’aurait aucune incidence sur la réalité du programme spatial officiel de la NASA (et donc sur la réalité des alunissages), cette dernière ayant ignoré ce type de programmes (contrairement à ce que peuvent s’imaginer certains).
  • Il y a en outre, sur la page Facebook de Mélanie Charest (l’épouse de Jean-Charles Moyen), en date du 11 avril 2026, les propos (sous forme de petite vidéo du 9 avril) de Stefan Cuvelier, qui rapporte l’interview d’un astronaute par Léa Salamé, cet astronaute ayant dit qu’il n’y avait pas d’atterrisseur pour alunir. Certes, si Salamé avait été « intelligente » sur ce coup, elle aurait dû poser la question : « Ils avaient pourtant un atterrisseur en 1969-1972 ? ». C’est lamentable, certes, mais pas autant que de faire passer pour des charlatans des gens comme Neil Armstrong, Edgar Mitchel, etc. Cette thèse débile de la « Moon Hoax » a décidément la vie dure.
  • – Il y a aussi la tendance (impulsée par l’astrophysicien d’Harvard Avi Loeb et reprise par des individus émargeant au mouvement de la « Divulgation ») à identifier certains objets interstellaires, comme Oumuamua (2017) et 3I/Atlas (2025) – il y a aussi eu la comète Borisov en 2019 -, à des vaisseaux de l’espace, une identification à laquelle je n’adhère pas. Le premier objet venu d’un autre système solaire jamais détecté, Oumuamua, a été découvert le 19 octobre 2017. L’astrophysicien Avi Loeb avait suggéré que cela pourrait être un objet d’origine artificielle, envoyé par une civilisation extraterrestre. Cette déclaration a « inspiré » la contactée Elena Danaan qui prétend que le 28 mars 2022, une transmission de Thor Han l’a informée que quatre vaisseaux des Gardiens se trouvaient alors sur l’orbite extérieure de la Terre et qu’Oumuamua était un vieux vaisseau spatial de ces Gardiens. (Elena Danaan, The Seeders Return of the Gods, Amazon, 2022, page 211.) Oumuamua (un documentaire daté de 2025 a été consacré à ce sujet et a été diffusé sur France 2) pourrait être un fragment d’exoplanète. Quant à 3I/ATLAS, qui est seulement une comète interstellaire (découverte par ATLAS Chile le 1ᵉʳ juillet 2025), elle a été aussi présentée comme un engin extraterrestre par diverses sources associées au mouvement de la « Divulgation ». Dans un message Facebook daté du 15 janvier 2026, Mélanie Charest a écrit que plusieurs divulgateurs affirment avoir établi une forme de communication avec 3I/ATLAS : « Pas une interaction avec un rocher mais une expérience vécue comme un échange, une présence, une conscience. Tous évoquent une interaction avec des intelligences stellaires, comme si quelque chose répondait, résonnait, interagissait. » Selon James Gilliland (dans une vidéo ECETI Stargate du 13 octobre 2025), il y a des grands êtres bleus dans 3I/ATLAS !
  • Mélanie Charest rapporte, dans un message Facebook daté du 9 octobre 2025, les propos d’un visionneur à distance nommé Sébastien Martin (un opérateur, nous dit-on, de missions de vision à distance pour un analyste de la CIA), lequel dit que 3I/ATLAS n’est pas une comète, mais plutôt un vaisseau-mère interstellaire, d’où pourraient émerger des milliers de petits vaisseaux, plusieurs visionneurs à distance, dont John Vivanco, ayant « confirmé » les mêmes perceptions. Il dit avoir été mis en relation avec une astrophysicienne du CERN qui lui aurait confié que le Grand Collisionneur de hadrons avait été utilisé pour ouvrir un portail de communication avec des êtres extraterrestres, dont certains seraient les occupants du 3I/ATLAS ! Elle a parlé de rencontres en « salle de réunion », où des êtres apparaissent sous forme holographique, communiquant télépathiquement avec les chercheurs. Le message de ces êtres serait celui-ci : « Nous venons en paix. Nous venons rassembler les starseeds (semences d’étoiles) de la planète. » Peu après cet échange, la scientifique aurait disparu… Lors de sa vision à distance, il dit avoir perçu, dans le 3I/ATLAS, moins de 5 millions de soldats reptiliens Draco (comment a-t-il fait pour les compter ?), tous en stase dans des capsules, le vaisseau utilisant une technologie de « fusion et d’antimatière ». Il a aussi évoqué 7 à 9 objets se dirigeant vers le système solaire… Impossible de savoir s’il y a là quelque chose de vrai, mais cela paraît fantaisiste. Sébastien Martin distingue deux structures : la Fédération galactique (une coalition mêlant humains issus du Programme Spatial Secret – militaires et scientifiques – et extraterrestres coopérants) et l’Alliance galactique (davantage centrée sur la protection et l’évolution des starseeds). Les Pléiadiens agiraient partiellement dans les deux camps selon les accords établis. Sébastien Martin a dit que l’humanité allait entrer, en 2027, dans une nouvelle phase d’évolution intégrant des capacités de télépathie et de télékinésie, « marquant le passage de la 3e à la 5e dimension de conscience », et il croyait que le contact ouvert avec des civilisations extraterrestres allait se produire « d’ici 2027 » (« peut-être dès 2025 », ce qui n’a pas eu lieu) !
  • Je déplore aussi la fâcheuse tendance, dans un certain milieu de ladite « Divulgation », à trouver systématiquement un arrière-plan extraterrestre à tout événement géopolitique majeur. Ainsi, Danaan (et sa source extraterrestre alléguée) et d’autres individus ont prétendu que Poutine avait déclenché son « opération spéciale » (il s’agissait en réalité de l’envahissement de l’Ukraine par un ancien du KGB qui rêve de récupérer les territoires perdus, en 1991, de l’ancienne URSS) pour s’emparer d’une Arche Spatiale dans le sud de l’Ukraine et pour démanteler des laboratoires biochimiques dudit « État Profond » !! Ainsi, l’autocrate responsable de la mort d’un nombre considérable d’Ukrainiens et de Russes est présenté comme un « White Hat », un gars sympa travaillant avec « l’Alliance terrestre » ! C’est simplement scandaleux. Où sont les valeurs éthiques et morales de ces gens-là ? De semblables allégations ont été faites pour d’autres événements géopolitiques, la dernière allégation/supputation du genre, au moment où j’écris, concernant le déclenchement, le 28 février 2026, de la guerre de l’administration Trump et d’Israël contre l’Iran. On trouve ainsi, sur le site Web (exopolitics.org) de Michael Salla, une vidéo d’Exopolitics Today de mai 2026 ayant pour titre : « Iran’s Hidden Stargates ? Dr. Michael Salla exposes the real reason behind the Iran conflict », avec comme question : « Et si le conflit en Iran n’avait rien à avoir avec le pétrole… ou même les armes nucléaires ? » On nous parle d’anciennes technologies souterraines, de portes des étoiles cachées en Iran, de géants… En d’autres termes, quand une guerre est déclenchée, il y a, à l’origine de ce déclenchement, un arrière-plan extraterrestre : s’emparer d’Arches, retrouver des géants endormis, que sais-je ? Il y a des moments où il faudrait arrêter de « délirer »…

 

Vrais et faux complots

Un livre intitulé « Je ne suis pas complotiste, mais… » a été publié en mars 2026 aux éditions 41 par Gilles Bellevaut et Pascal Wagner-Egger… On lit, dans le texte de présentation, que depuis quelques années « les théories du complot se sont installées dans l’espace public, des attentats du 11 septembre aux vaccins, du climat aux Illuminati, de la Terre plate à la 5G ». J’ai eu connaissance de ce livre en lisant un article de journal daté du 16 mai 2026. Notons d’abord que la « théorie » de la Terre plate ne relève pas d’un complot, mais de la stupidité des contemporains qui adhèrent, plusieurs siècles après Galilée, à cette monumentale ineptie (laquelle mérite la palme d’Or de la connerie intellectuelle exacerbée). Incidemment, je me doute que ces imbéciles voient bien, dans le ciel nocturne, la Lune, laquelle a « l’outrecuidance » d’être ronde et non plate ! Pensent-ils, dès lors, qu’il s’agit là d’une pièce mise dans le ciel pour faire décor ? Cette histoire est hallucinante. C’est Einstein qui disait à peu près qu’il y a deux choses qui donnent une idée de l’infini : l’Univers et la bêtise (ou la connerie) humaine. On a là, parmi bien d’autres cas, l’exemple le plus abouti de cette dernière.

Si, en tant que non complotiste, je suis d’accord avec l’essentiel de l’analyse (référence aux biais cognitifs, etc.) du sujet par les auteurs du livre, mon attention a cependant été attirée par ce passage de l’article : « Les croyances irrationnelles (paranormal, astrologie, fausses sciences, médecines alternatives, etc.) sont corrélées aux croyances complotistes. » Cette formule, bien caractéristique du milieu intellectuel et médiatique mainstream, contient hélas une bonne part de vérité. Néanmoins, des nuances sont à apporter. Je me suis moi-même aperçu, depuis l’avènement d’Internet (à l’origine de l’effet d’amplification drastique des « théories » du complot), que les personnes qui s’intéressent, à des degrés variés, à des sujets ou disciplines extérieurs au champ éducatif et scientifique reconnu, entérinent, pour beaucoup d’entre elles – mais pas toutes, contrairement à ce que semblent insinuer les auteurs, et j’en suis la preuve -, des thèses complotistes. (Je réfute par contre l’expression « croyances irrationnelles » pour deux raisons : d’abord, parce qu’il y a, contrairement à ce que pensent ces individus qui se croient plus intelligents que les autres, de réels phénomènes paranormaux, et d’autre part parce qu’il n’y a pas, dans ce domaine, que des croyances, mais aussi des expériences, y compris des preuves personnelles relatives à des vécus.) Mais attention, je parle des vraies thèses complotistes, pas des fausses mises dans la même catégorie par des scientifiques, des journalistes, etc. Il est en effet fondamental (ce que je suis donc le seul à faire en traitant ici ce sujet) de distinguer :

* Les VRAIS complots historiques (reconnus bien sûr par les auteurs du livre). (Tapez sur Google quelque chose comme : « Les complots dans l’Histoire. » Attention aux algorithmes qui peuvent vous faire « atterrir » vers des sites… complotistes !)

* Les VRAIES thèses complotistes, qui ne correspondent à aucune réalité (n’en déplaise aux individus qui y croient « dur comme fer », avec tous les biais cognitifs associés : recherche de sites Web et de vidéos allant dans le sens de ses convictions, etc.). Dans cette catégorie, je range notamment les âneries et contrevérités de la « Moon Hoax » (l’idée que les Américains ne sont pas allés sur la Lune), du projet Blue Beam (une autre thèse complotiste attribuée à la NASA !), les chemtrails (l’idée que des avions balancent des produits chimiques pour empoisonner la population !)…

* Les FAUX complots. Les milieux intellectuels (chercheurs et scientifiques) et journalistiques mettent fréquemment dans la catégorie précédente des informations ou allégations qui ne correspondent absolument pas à de vrais complots, ce qui est courant chez ces « intellectuels » qui, encore une fois, se croient plus intelligents que les autres et se posent en « donneurs de leçons ». On trouve des exemples de cela dans le milieu ufologique.

Le 29 mai 2026, une journaliste de LCI, faisant allusion à la formulation (sur un site de l’administration Trump) : « Les aliens sont parmi nous », laquelle faisait référence, en fait, aux immigrants (« aliens » : « étrangers »), a dit que cela était en lien (le Pentagone venait de déclassifier des documents sur les PANs) avec le « complot » de la présence d’extraterrestres prenant l’apparence humaine. Faisait-elle référence à l’affirmation « à la David Icke » (des reptiliens ayant pris l’apparence humaine) ? Quoi qu’il en soit, on trouve là un autre exemple de l’utilisation inappropriée et exagérée du terme complot mis à toutes les sauces.

 

Les voyageurs temporels

Parmi les hypothèses absurdes relatives aux OVNIs, il y a celle voulant rendre compte du phénomène par des incursions de voyageurs temporels. Pour la critique de cette thèse, je renvoie au chapitre II de mon livre Mémoires galactiques (le tome 6 de Civilisations extraterrestres, JMG éditions, 2021). Il s’avère que le responsable de la revue Ikaris à mis en exergue cette thèse des voyageurs temporels dans un article du numéro 27 (paru durant l’été 2022) de cette revue. Dans le chapitre de mon livre que je viens de mentionner (ainsi que dans un article publié dans une revue), j’ai évoqué, comme argument massue contre cette hypothèse, le fait que l’apparence physique des visiteurs associés aux rencontres rapprochées des troisième et quatrième types (RR3/RR4) est très diversifiée, ce qui rend absurde l’idée que ce soient nos lointains descendants (car il n’y a pas que les « petits Gris » évoqués par des défenseurs de l’origine temporelle des OVNIs : Michael Masters et Diane Tessman !). Eh bien, cela n’est pas un problème pour l’auteur de l’article d’Ikaris puisqu’il énonce (pages 33-34) les prétendus « avantages par rapport à l’hypothèse extraterrestre » (sic), le premier étant celui-ci : Si les occupants des OVNIs présentent de nombreux aspects physiques dissemblables, avec « plusieurs technologies différentes d’engins de transport », c’est « qu’ils proviennent tous d’un moment distinct du futur, de sorte que chaque type d’engin est le fruit d’un ‘‘moment technologique’’ spécifique » ! Et d’ajouter que les OVNIs en forme de soucoupe pourraient provenir du vingt-deuxième siècle, les cigares du vingt-troisième, les grands vaisseaux-mères géants du vingt-quatrième, etc. ! Je suppose aussi que les Gris viennent du trentième siècle, alors que les humanoïdes qui nous ressemblent viendraient du vingt-deuxième siècle… Sans oublier les « Reptiliens » et des tas d’autres êtres décrits par les témoins et évoqués par des contactés. (Voyez les nombreuses races galactiques évoquées dans mon livre Races stellaires, le tome 8 de ma série Civilisations extraterrestres paru en 2024 chez JMG éditions.) La diversité des races aux physiques complètement dissemblables constitue la preuve évidente qu’il ne peut en aucune façon s’agir de voyageurs terrestres temporels.

On trouve sur Futura (futura-sciences.com) l’interview de Luc Mary, l’auteur d’un livre diffusé par BTLV dans lequel cet auteur défend l’hypothèse que les OVNIs sont le fait de voyageurs temporels terrestres, une thèse que j’ai critiquée dans de précédents écrits. Le fait que les engins se contentent de faire de la surveillance et le fait que les visiteurs n’entrent pas en contact avec l’humanité sont tout aussi compatibles avec l’origine extraterrestre. L’argument des distances colossales, s’il est valable si on ne tient compte que du niveau technologique de notre époque, n’est pas pertinent pour des civilisations ayant développé, au fil du temps, des modes de déplacement autrement plus performants que ceux existant actuellement sur Terre. En outre, des récits de contactés font référence, notamment, au respect, par des civilisations avancées par rapport à des sociétés moins avancées, du principe de non-interférence ou de non-ingérence dans les affaires humaines… Néanmoins, certains sujets mis en état d’hypnose par Dolores Cannon ont fait état de l’existence de voyageurs temporels, lesquels ne constituent cependant qu’un petite partie des engins observés. Par ailleurs, la grande diversité des espèces observées lors des RR3 et par des contactés rend impossible l’idée que tous ces visiteurs viennent de notre futur ! Enfin, les contactés sont formels : les êtres rencontrés sont des visiteurs de l’espace.

 

Le processus dit de « Divulgation »

  • On parle beaucoup, dans le milieu ufologique et dans celui des contactés, de la « Divulgation ». Il y a deux types de « divulgation » :
  • – Il y a d’abord celle des personnes (lesquelles disent : « Nous sommes la Divulgation »), dont certains contactés, qui s’expriment dans le cadre de ce mouvement mais qui ne peuvent apporter aucune preuve de leurs dires, ce qui explique que leurs témoignages et sources sont volontairement ignorés et taxés (à tort) d’allégations complotistes par les médias mainstream.
  • – Il y a ensuite la vraie Divulgation, laquelle correspondrait à la révélation officielle, par des gouvernements, de contacts ayant eu lieu avec des espèces extraterrestres, ainsi que de la récupération de vaisseaux (et êtres) qui ont ensuite donné lieu à des études de rétro-ingénierie ayant abouti à la fabrication de vaisseaux dépassant les caractéristiques de vol habituelles. Ce type de « divulgation », on l’attend toujours, et il faut être quelque peu naïf pour croire que les responsables de la récupération d’engins extraterrestres crashés et d’éventuels programmes spatiaux secrets vont tout à coup « lâcher le morceau » et dire ingénument que tout cela est effectivement vrai. Par contre, nous avons à la place une pseudo (et fausse) « divulgation » consistant en la déclassification de documents par des organismes officiels, la dernière en date étant, au moment où j’écris, la déclassification, en mai 2026, par le Pentagone, d’environ 160 documents d’observations de PANs. Ce qui est bien peu, comparé aux attentes (légitimes mais ingénues) des supporteurs de la vraie Divulgation. Sarah Witeneim, Stéphane Royer et Fabrice Bonvin ont fait une analyse pertinente de cette déclassification sur NUREA TV le 12 mai 2026.
  • Pour ma part, je considère que la véritable « Divulgation » viendra lorsqu’une ou plusieurs civilisations galactiques décideront enfin, via un contact officiel, de mettre fin à notre « quarantaine cosmique », ce qui se fera, je pense, dans le courant de ce vingt-et-unième siècle…

 

Le niveau 3

  • Je distingue trois niveaux à propos de l’étude des OVNIs/PANs et de la présence extraterrestre. Le niveau 1 est celui des structures officielles (GEIPAN, Pentagone, etc.) et le niveau 2 est celui des ufologues. Le niveau 3 est celui des contactés (passés et présents). Ce sont ces récits, rejetés à tort par les ufologues (à quelques exceptions près), qui permettent de comprendre réellement la nature (ou l’origine) de nombreuses manifestations du phénomène OVNIs.
  • La question se pose bien sûr de l’attitude à adopter par rapport aux extraordinaires récits évoqués dans certains de mes livres et articles. Pour ma part, l’étude comparative des diverses sources consultées et mon propre « ressenti » suffisent à « valider » une grande partie des informations ainsi transmises. Peu de gens peuvent, évidemment, intégrer le contenu de ces récits, y compris la grande majorité des ufologues et des personnes intéressées par le phénomène OVNIs. Les intervenants de niveau 1, la grande majorité des ufologues et le public en général (qui ignore l’existence de ces récits et qui y serait totalement réfractaire s’il venait à en prendre connaissance) peuvent d’autant moins s’ouvrir au contenu de ces récits qu’il faut au préalable, pour pouvoir le faire, avoir intégré des tas de notions et de réalités qui ne font pas partie de l’actuel milieu académique et scientifique, et qui ne s’intègrent pas non plus aux croyances religieuses qui impactent encore trop nos sociétés. Le lecteur ou la lectrice avisé (e) qui prend connaissance des récits de contactés évoqués dans certains de mes livres – y compris les nombreuses informations reçues par voie médiumnique (channeling) et lors de sorties hors du corps -, comprendra qu’il faut avoir au préalable assimilé tout un tas de réalités « extraordinaires » qui ne seront malheureusement couramment admises que dans un futur indéterminé : l’existence de civilisations extraterrestres (physiques mais aussi « éthériques ») ; une version différente de l’origine de l’humanité, avec l’intervention d’espèces extraterrestres sur le génome et le développement de cette dernière ; l’existence de continents disparus (Mu, Atlantide) ; une plus grande ancienneté de la Grande Pyramide et du Sphinx que celle admise par les égyptologues et archéologues ; l’existence d’une civilisation intraterrestre ; l’existence de facultés psychiques ou psi (dites « paranormales ») ; sans oublier l’existence de Dieu ou de la Source, la survie de la conscience après la mort et donc l’existence de l’âme, la réalité de la réincarnation, etc. Pour ma part, j’ai commencé à intégrer tout cela, grâce à mes lectures et à ma soif de connaissance, dès mon jeune âge (alors que je n’étais encore qu’un adolescent), toutes ces notions faisant donc partie, de longue date, de mon univers mental.

Les sources de niveau 3 (récits de contactés, sources médiumniques et sorties hors du corps), qui vont bien au-delà de l’ufologie stricto sensu, intègrent aussi des informations relatives à diverses interventions extraterrestres dans l’histoire de l’humanité, ce qui fait écho à certaines spéculations inhérentes à ladite « théorie des anciens astronautes ».

Alain Moreau

* TEXTE COMPLEMENTAIRE :

« OVNIs : MEDIAS MAINSTREAM ET INTERPRETATIONS REDUCTIONNISTES »

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