Un texte d’Alain Moreau

Uri Geller

Dans les années 1970 est apparue une nouvelle modalité de la psychokinèse (action de « l’esprit » sur la matière) incarnée par Uri Geller, un jeune Israélien qui disait avoir des capacités psi telles que le pliage sans effort mécanique d’ustensiles métalliques, la remise en marche de montres et la captation télépathique de dessins. Comme cela se produit toujours (depuis le dix-neuvième siècle en Occident) dès qu’un « psychic » ou sujet psi acquiert une certaine notoriété, il a été au centre d’une vaste polémique, ses nombreux opposants (illusionnistes, journalistes et scientifiques) criant au charlatanisme et à de simples tours d’illusionniste. Le fait qu’Úri Geller ait participé à quelques tests scientifiques, au début des années 1970, et que quelques illusionnistes ont reconnu que ce qu’ils avaient observé ne relevait pas de leur discipline, n’a rien changé à la donne. Ses virulents opposants illusionnistes (dits « magiciens ») l’ont médiatiquement « crucifié » à coup de pseudo démonstrations de démystification, en travaillant dans les conditions dans lesquelles opère un illusionniste (c’est-à-dire sans conditions de contrôle) et/ou avec leur propre matériel, et ils ont été imités en cela par certains scientistes opposés à l’existence du psi ou « paranormal ». Le résultat est qu’Internet est rempli de sites, de vidéos YouTube, dénonçant les prétendus « trucs » de l’Israélien. Tout cela ne peut que paraître démonstratif aux spectateurs et lecteurs de ces prétendues démystifications : des spécialistes des truquages « prouvant » qu’il n’y a là que des truquages ; que demander de plus ?

Tout le parcours d’Uri Geller est détaillé dans mon livre paru en juillet 2022 : « L’effet Geller » (JMG éditions), le tome II de ma trilogie sur la psychokinèse. J’y détaille notamment, outre les polémiques inévitables, les quelques expériences sous contrôle scientifique auxquelles Geller s’est prêté durant les années 1970, ainsi que les quelques témoignages positifs d’illusionnistes (dont Leo Leslie et William Cox) ayant « cautionné » ses capacités psi, contrairement aux affirmations contraires de ses virulents détracteurs (Randi et Majax surtout). J’attire en outre l’attention sur le fait que des capacités analogues d’action PK sur du métal ont été observées chez de nombreuses personnes (dont des enfants, certains ayant notamment été étudiés par le physicien John B. Hasted du Birbeck College de Londres), les plus connues ayant été, en France, Jean-Pierre Girard et Jean-Marie Le Gall, et j’attire donc sur le fait que le débat sur la véracité de l’existence de ces effets PK sur la matière doit aussi tenir compte de cela et ne pas se focaliser sur le seul personnage de Geller, ce dernier n’ayant été que le premier à avoir impulsé cette variante particulière de la psychokinèse.

Andrija Puharich et le Conseil des Neuf

Ce qui nous intéresse ici, dans le cadre de cet article, c’est la rencontre d’Andrija Puharich et d’Uri Geller, le premier ayant joué un rôle central dans l’exposition médiatique du second, au début de la « carrière » de Geller.

En 1948, Andrija Puharich (docteur en médecine de l’Université Northwestern en 1947) a fondé un laboratoire de recherche privé appelé Round Table Foundation, à Glen Cove dans le Maine, où il commença à travailler avec divers médiums. Il découvrit qu’une cage de Faraday augmentait de façon importante la performance d’un médium. Il présenta sa recherche en 1952 dans un article, et en décembre 1952 il invita à son laboratoire un mystique indien nommé D. G. Vinod, qui disait canaliser des entités extraterrestres. H. G. M. Hermans, le biographe d’Andrija Puharich, a précisé que Vinod est immédiatement entré en transe, une voix grave et sonore s’étant exprimée par sa bouche. Cette voix, qui était complètement différente de la voix douce et aiguë de Vinod, s’identifia aux « Neuf principes et forces » correspondant aux anciens dieux de la mythologie égyptienne.

« Nous sommes neuf principes de l’univers, mais ensemble, nous sommes un. »

Le premier moment de la présence sur Terre de « l’émissaire » des Neuf qui s’exprimait alors, remonte à 34.000 ans.

Fin janvier 1953, Vinod retourna en Inde. Andrija Puharich fut rappelé au service militaire en février 1953, en tant que capitaine du corps médical de l’Army Chemical Center, dans le Maryland. En 1955, il put réactiver son organisation de la table ronde, et il continua de trouver divers médiums, mais il ne put rétablir de lien fiable avec les Neuf, les médiums souffrant de nombreux problèmes émotionnels et psychologiques.

Une guérisseuse et channel, Phyllis Schlemmer, commença à canaliser les Neuf en aidant Puharich à s’occuper d’un autre guérisseur, « Bobby », qui avait des problèmes émotionnels. « Tom », le porte-parole du Conseil des Neuf, s’exprima.

Le matin du 20 juillet 1974, après une séance de canalisation, Sir John Whitmore (un aristocrate millionnaire) décida de s’engager envers « l’Administration », comme les Neuf s’appelaient eux-mêmes. Il y avait notamment, dans les communications, de l’information concernant 5 civilisations extraterrestres. Ainsi débuta une association de plus de 20 ans entre Schlemmer, Puharich et Whitmore, à propos du Conseil des Neuf.

Les séances avaient commencé autour d’Andrija Puharich, mais cela a ensuite changé, surtout après que le laboratoire d’Ossining (le Lab 9) de ce dernier fut incendié par deux pyromanes le 7 août 1978. De peur d’être assassiné (par la CIA) avant de terminer un livre sur lequel il travaillait (à propos de l’effet de fréquences extrêmement basses – de 3 à 30 hertz – secrètement transmises sur toute la Terre au moyen de radio-transmetteurs géants), Puharich se réfugia au Mexique. Entre-temps, Schlemmer et Whitmore poursuivirent les séances de canalisation avec le Conseil des Neuf.

Dans The Stargate Conspiracy, Clive Prince et Lynn Picknett ont affirmé que Puharich faisait partie du programme de contrôle de l’esprit MK-Ultra, impliquant que les canalisations du Conseil des Neuf étaient un sous-produit d’une opération psychologique de la CIA et du Pentagone. Une analyse objective de ces affirmations démontre, écrit Michael Salla, qu’elles sont fausses :

« Il est essentiel de souligner ceci : les expériences avec Vinod qui motivèrent l’intérêt permanent de Puharich envers le Conseil des Neuf étaient imprévues, spontanées, et signalaient une communication authentique avec des extraterrestres hautement évolués (‘‘densité supérieure’’) plutôt qu’un produit de la guerre psychologique. (…) » (M. Salla)

De février 1953 à 1955, Puharich produisit (pendant sa deuxième période dans l’armée américaine) plusieurs rapports de recherche. Il publia ainsi deux articles sur la télépathie : le 16 mars 1953 pour l’Aviation School of Medicine des forces aériennes américaines (Randolph Field, Texas), et le 4 décembre 1953 pour l’Armour Research Foundation (Institut de technologie de l’Illinois). Le 20 avril 1954, il publia un article sur les fondements biochimiques de la perception extrasensorielle, pour l’Army Chemical Center (Edgewood, Maryland). A l’hiver 1957, un article fut publié dans la revue Tomorrow : « La télépathie peut-elle pénétrer le rideau de fer ? »

C’est le 16 février 1952 que le docteur D. G. Vinod, un sage hindou de Poona (Inde), fit à Andrija Puharich (1918-1995) une démonstration de clairvoyance : il lui rapporta l’histoire de sa vie avec une précision absolue… Le 31 décembre 1952, dans le Maine, le docteur entra en transe et s’exprima, en présence de Puharich, avec une voix n’ayant pas de rapport avec son timbre habituel. La source s’identifia à « Neuf Principes et Forces » (sic)… Le 27 juin 1953, il se produisit, alors que le docteur Vinod était en transe, un curieux phénomène : les 9 observateurs présents virent l’apparition brutale de ce qui semblait être « un amoncellement de fils de coton »

En juillet 1956, Andrija Puharich et le voyant Peter Hurkos rencontrèrent, dans le village d’Acambaro (Mexique), le docteur Charles Laughead et son épouse. Le docteur Laughead déclara qu’il avait pu obtenir, grâce à un jeune médium, des messages en provenance d’êtres de l’espace. Au cours de l’une des séances, il fut fait allusion à la venue, dans le passé, de visiteurs de l’espace ayant débarqué sur une petite île proche de l’île de Pâques. Il fut aussi expliqué que les figurines d’argile d’Acambaro, au Mexique, corroboreraient ces visites.

Un jour de 1963, Andrija Puharich perçut, le soir, une lumière vive stationnaire au-dessus de la plus proche colline, à environ 300 mètres de l’endroit où il se tenait. Cette lumière était ovoïde, aplatie en son sommet, d’une teinte bleu-vert. Tout à coup, elle disparut.

La rencontre d’Andrija Puharich et d’Uri Geller

C’est au cours des derniers mois de 1970 qu’Andrija Puharich a lu un rapport rédigé par un officier de l’armée israélienne concernant un jeune homme nommé Uri Geller. Sa lettre décrivait les capacités télépathiques de ce dernier et sa capacité à faire avancer à distance les aiguilles d’une pendule. L’officier adressa à Puharich des échantillons de métaux rompus par Geller. Lors d’une conférence à New York, Itzhaak Bentov, un chercheur israélien résidant à Boston, lut une lettre qui lui avait été adressée par un ami dont le fils venait de passer ses examens au Technion et qui avait assisté à une représentation donnée par Uri Geller. Le jeune lauréat avait tenu un anneau serré dans son poing alors que Geller imposait la main gauche à distance pendant une trentaine de secondes. Lorsque l’étudiant avait ouvert les doigts, l’anneau était brisé. Geller avait aussi fait avancer les aiguilles d’une montre de deux heures rien qu’en approchant la main du cadran…

Le 17 août 1971, Puharich se rendit à Tel-Aviv pour y rencontrer Geller. Il assista à une représentation au Zorba où Geller fit des démonstrations de télépathie (avec des nombres, des noms de villes et de couleurs), les yeux bandés, un numéro qui n’impressionna guère Puharich car un illusionniste peut parvenir au même résultat par divers moyens (comparses dans le public…). Puis une dame proposa à Geller une bague. Uri ayant dit à la dame de serrer l’anneau dans son poing, il approcha sa paume gauche du poing serré de celle-ci et resta ainsi pendant une trentaine de secondes. Lorsqu’elle ouvrit les doigts, l’anneau était cassé. Il était brisé en deux morceaux. La femme assura ne pas servir de comparse à Geller.

Uri Geller accepta de venir le lendemain chez Andrija Puharich, dans l’appartement que ce dernier occupait à Tel-Aviv. Geller ayant demandé à Puharich de penser à trois chiffres entre 1 et 9, ce dernier pensa au 4, au 3 et au 2. Sur le bloc auquel Geller n’avait pas touché depuis le choix du premier chiffre par Puharich, un bloc sur lequel Geller avait pris des notes en présence de ce dernier, il y avait inscrit : 4 3 2. En fait, Uri avait envoyé ces chiffres à Andrija par télépathie. Sur la suggestion de ce dernier, Uri se livra à quelques autres expériences de télépathie avec les amis israéliens d’Andrija, « tous deux chercheurs avertis ». Après une heure de démonstrations de télépathie concernant des chiffres, des lettres, des couleurs ou un mot unique, Andrija Puharich fut convaincu qu’on était en présence d’un authentique don de télépathie.

On donna ensuite à Geller une montre qui ne marchait pas, celle-ci n’ayant pas été remontée depuis quelques jours. Puharich la porta à son oreille et la secoua ; elle émit quelques tic-tac et s’arrêta. Il déposa la montre dans la paume ouverte de Shifra, laquelle ferma le poing. Uri posa sa main gauche au-dessus de celle de la jeune femme sans la toucher. Après trente secondes, Uri demanda de vérifier, et Andrija vit que le mécanisme émettait un tic-tac régulier. Plusieurs minutes durant, les aiguilles avancèrent normalement, et la montre fonctionna une demi-heure avant de s’arrêter. Uri ayant ensuite demandé à Andrija d’ôter sa propre montre et de la tenir dans la main – elle indiquait 2 heures 32 -, ce dernier referma le poing droit sur la montre. Uri plaça sa main sur celle d’Andrija, se concentra une dizaine de secondes puis demanda à ce dernier de regarder. Les aiguilles indiquaient alors 3 heures 04, deux cadrans annexes (prévus pour les chronométrages) indiquant aussi une avance de 32 minutes. Il n’existait aucun moyen de faire avancer le mécanisme de 32 minutes sur deux cadrans sans déclencher le chronographe actionnant la trotteuse centrale.

« Cette prouesse en matière de psychokinésie n’a jamais été égalée, pour autant que je sache. » (A. Puharich)

Le lendemain, les mêmes tests de télépathie furent renouvelés avec les mêmes résultats positifs.

« Puis je demandai à Uri de se concentrer sur deux thermomètres identiques de type bilame. Il se révéla capable d’élever la température de l’un des instruments de treize à quatorze degrés centigrades pendant que l’autre restait à la température de la pièce. Il parvenait à ce résultat aussi bien éloigné des thermomètres de plusieurs mètres qu’en s’en tenant à proximité immédiate. » (A. Puharich)

Uri Geller a précisé à Andrija Puharich que c’est à la fin de 1969 qu’il a commencé à faire la démonstration de ses dons en public, lorsqu’il a fait quelques expériences au bénéfice d’un ami, Shipi Strang. Sa première entrée en scène avec publicité et tout ce qui s‘ensuit remonte à mars 1970, un imprésario lui ayant assuré qu’il pourrait gagner beaucoup d’argent. Il a donné sa première représentation dans un cinéma à Bat Yam. Il a découvert qu’il avait réellement besoin de la stimulation qu’offre un public pour mener à bien ces expériences.

Il déclara à Puharich qu’il croyait qu’il y a de la vie partout dans l’univers, qu’il existe des êtres évolués capables de dépasser l’obstacle de la lumière, qui peuvent évoluer d’une dimension à l’autre, se matérialiser sous la forme qu’ils souhaitent… Il parlait de ces choses parce qu’il les voyait « en esprit ». Il évoqua plusieurs théories, dont celle d’une civilisation très avancée sur Terre avant l’ère glaciaire, ou celle selon laquelle ses ancêtres n’étaient pas des êtres terrestres…

Andrija Puharich rencontra des personnalités aux États-Unis et au Canada pour essayer d’obtenir leur appui pour les recherches qu’il comptait mener en Israël sur Uri Geller. La majorité de ses collègues refusèrent d’admettre le bien-fondé de ses travaux sur Uri, même après avoir vu les films prouvant l’influence de ce dernier sur les montres, montrant sa façon de rompre le métal, etc. L’un des esprits les plus ouverts fut le capitaine Edgar D. Mitchell, rentré de mission sur la Lune à bord d’Apollo 14.

Edgar Mitchell se montra très enthousiaste sur le projet de recherches d’Andrija Puharich concernant Uri Geller. C’est le 19 novembre 1971 que Puharich s’installa à Tel-Aviv, et il retrouva le lendemain Geller. Andrija Puharich disposait de deux compas de marine dont les roses des vents baignaient dans un liquide. Après avoir été fouillé, Uri Geller parvint, après quelque 7 minutes de concentration, à déplacer l’aiguille aimantée de 16 degrés. Après avoir passé un élastique autour de sa main gauche pour interrompre la circulation veineuse, il fut capable, après un grand effort mental, de déplacer l’aiguille aimantée de 90 degrés.

Le 24 novembre 1971, Puharich disposa bout à bout sur une plaque de verre 5 allumettes de longueur et de poids égal, la tâche de Geller consistant à essayer de déplacer celles que Puharich avait choisies. Dès le premier essai, Uri parvint à déplacer, sur 32 millimètres, l’allumette choisie par Andrija, et lors des tentatives ultérieures il a réussi à faire bouger les allumettes choisies, les autres demeurant à leur place. Celles qui remuaient se déplaçaient par bonds en avant comme des sauts de grenouille.

Puharich assista à une représentation de Geller devant des militaires. Ce dernier se livra à quelques démonstrations de télépathie en « devinant » des chiffres, des couleurs et des noms de villes, et il acheva sa représentation en « réparant » une dizaine de montres, simplement en agitant les doigts à faible distance.

Divers phénomènes de téléportation (apparition et disparition) d’objets ont été constatés au début de la carrière d’Uri Geller, en relation avec Andrija Puharich. Ceux-ci ont été provoqués, à mon sens, par l’Intelligence Supérieure (IS) qui, dans le cas Geller, était manifestement de nature extraterrestre. Uri a dit qu’il détenait « quelques petits dons » qui lui sont personnels, mais que « les grands pouvoirs » lui venaient d’en haut.

Lors d’un séjour à Chicago, Andrija Puharich apprit que le capitaine Edgar Mitchell devait prendre la parole lors de l’assemblée annuelle de l’Amicale des Frontières Spirituelles. Le capitaine Mitchell entreprit de rassembler des fonds afin d’alimenter les recherches en vue d’authentifier les pouvoirs d’Uri Geller dans les domaines de la télépathie, de la clairvoyance et de la psychokinésie. Andrija Puharich s’efforça d’informer des scientifiques qui avaient assisté aux conférences de 1970 sur les énergies vitales, mais un confrère israélien évoqua les « pouvoirs malfaisants » d’Uri Geller, et environ 50% des gens auxquels Andrija Puharich avait adressé un rapport écrit ont cru les rumeurs concernant ces prétendus « pouvoirs malfaisants », au point qu’ils se refusaient à le connaître personnellement.

Andrija Puharich a réuni un groupe dont la direction fut confiée au docteur Ted Bastin de l’Université de Cambridge en Angleterre. Une proposition de recherches sur Uri Geller fut faite aux États-Unis à la National Science Foundation (N. S. F.), une proposition qu’Edgar Mitchell se chargea de remettre au docteur Guyford Stever, directeur de la N. S. F. Mais aucune des personnalités pressenties n’accepta d’envisager sérieusement le projet.

Puharich prit la parole, à la fin de septembre 1972, à deux conférences, l’une à la Stanford University et l’autre à l’Université de Californie à Los Angeles, ces réunions s’étant tenues sous l’égide de l’Académie de parapsychologie et de médecine. En accord avec le capitaine Mitchell, Puharich engagea des discussions avec deux hommes de science, le docteur Harold Puthoff et Russel Targ, afin de procéder à des expériences susceptibles de conduire à la reconnaissance des facultés de Geller. Il fut convenu que les expériences débuteraient dans la première semaine de novembre 1972. Puharich fit venir Geller (depuis l’Allemagne, où ce dernier avait donné de nombreuses représentations publiques) aux États-Unis, fin août 1972, afin qu’il fît la connaissance du capitaine Mitchell et de quelques-uns des hommes de science avec lesquels il serait appelé à travailler.

Gerald Feinberg, professeur de physique à la Columbia University, assista à une démonstration d’Uri Geller qu’il souhaitait connaître depuis novembre 1970, époque à laquelle il avait reçu une lettre lui rapportant les pouvoirs exceptionnels du jeune Israélien. En présence du physicien, Geller déplaça les aiguilles d’une montre, brisa un anneau et un fil d’acier par le seul influx de sa volonté. Le professeur Feinberg convint que les dons de Geller devaient être soumis à une attentive étude scientifique, une opinion qui fut partagée par le docteur Wilbur Franklin, lequel avait aussi assisté à la séance.

Uri Geller commençait à souffrir de l’attention inhabituelle dont il était l’objet de la part de ces hommes de science. C’est le capitaine Mitchell qui fut le premier à percevoir la répugnance d’Uri Geller à se voir attribuer le rôle de cobaye. A l’aéroport de San Francisco, Puharich et Geller rencontrèrent Edgar Mitchell, le docteur Wilbur Franklin, Hal Puthoff et Russel Targ. Puharich les avait prévenus par téléphone que Geller ne souhaitait pas collaborer à des recherches scientifiques, mais que ce dernier tenait à le leur expliquer lui-même.

« Il assura tout d’abord qu’il n’avait jamais souhaité soumettre son cas à la science, que je l’y avais poussé. Il ne tenait nullement à faire savoir que ses dons étaient bien réels. Il préférait garder son public dans le doute afin qu’on ne le prît pas trop au sérieux. Cela lui avait parfaitement réussi en Israël à cause des controverses qui s’étaient élevées à son sujet. Il tenait essentiellement à ne pas se compliquer la vie.

J’éprouvai soudain un choc lorsqu’Uri parla d’I. S. et des intelligences extra-terrestres comme étant à la source de ses pouvoirs. » (A. Puharich)

Aux questions posées, Uri répondit notamment qu’il y avait déjà plus d’un an qu’il travaillait pour ces êtres et que son libre arbitre était très limité. Ils le « dirigeaient ».

Michael Salla, quant à lui, écrit, dans son livre Fédérations galactiques (éditions Ariane, 2022), qu’en 1971 Andrija Puharich rencontra le jeune médium israélien Uri Geller, ce dernier ayant commencé à recevoir des messages d’une entité appelée « Spectra », qui serait un superordinateur conscient sur un vaisseau spatial. Ce superordinateur accepta la suggestion de Puharich voulant qu’il était relié aux « Neuf principes ». Geller canalisa des messages de « Spectra » ou des Neuf, « alertant Puharich à la mission de sa vie, qui était d’utiliser les talents de Geller pour alerter le monde à un imminent atterrissage massif de vaisseaux spatiaux qui allaient amener des représentants des Neuf ».

En août 1972, Puharich invita Geller aux États-Unis pour le soumettre à des tests de chercheurs en paranormal au Stanford Research Institute. Il écrivit un livre sur Geller : « Uri » (1974).

« Cependant, Geller devint contrarié par les efforts incessants de Puharich afin de convaincre la communauté scientifique de la réalité des phénomènes paranormaux au moyen d’expériences rigoureuses qu’il trouvait ennuyeuses et épuisantes.

Dès juillet 1974, Geller cessa de collaborer avec Puharich et le Conseil des Neuf, au grand regret de Puharich (…) » (M. Salla)

Uri Geller et les OVNIs

Le 26 juillet 2020, Uri Geller a mentionné, sur sa page Facebook, le livre d’Andrija Puharich, tout en précisant que son contenu était disponible sur son site Web (www.urigeller.com). Le 27 juillet 2020, il a évoqué sur la même page Facebook son observation d’OVNI lorsqu’il était un enfant, le message étant illustré par la peinture qu’un « fan » lui avait envoyée en 1976 et qui illustrait cette observation. (Il a donné une citation extraite du New York Times du 13 décembre 1975.) Un jour de décembre 1949, Uri Geller, qui était alors âgé de 3 ans, vit dans le ciel clair un immense objet en forme de bol qui descendait en silence. Soudain, l’ombre d’une immense silhouette se dressa entre l’enfant et l’objet, qui ressemblait à celle d’un homme enveloppé dans une longue cape, les bras et jambes n’étant pas perceptibles. Puis un aveuglant rai de lumière frappa Uri  avec une telle force que ce dernier tomba à la renverse puis dans un profond sommeil. Il dormit pendant plusieurs heures. Quand il se réveilla, le grand bol métallique avait disparu…

Un jour, la mère d’Uri l’envoya vivre dans un kibboutz, non loin de Tel-Aviv. En automne 1957, il quitta le kibboutz pour regagner l’appartement de sa mère, laquelle l’informa qu’ils allaient vivre à Chypre, le compagnon (Ladislas) de Margarete, qui était propriétaire d’un petit hôtel à Chypre, voulant l’épouser. Ils s’installèrent à Chypre au début de 1958 et Uri alla au collège de Terra Santa, dirigé par un prêtre catholique.

« En classe, le professeur, en l’occurrence le frère Bernard, évoquait souvent devant ses jeunes élèves la vie d’un Juif, Jésus, qui avait vécu à Nazareth, en Israël. A sa naissance, une étoile, telle qu’on n’en avait jamais vue auparavant, était apparue dans le ciel. Arrivé à ce point de son récit, le frère Bernard sourit et expliqua aux enfants que l’étoile ressemblait beaucoup aux vaisseaux spatiaux lumineux que les gens apercevaient un peu partout dans le monde. » (A. Puharich)

J’ai été étonné de lire cela car il s’avère que cela correspond parfaitement à ce que je soutiens moi-même dans mes écrits : la prétendue étoile associée à la naissance de Jésus était en réalité un vaisseau de l’espace (et non, par exemple, une simple conjonction Jupiter-Saturne)… Voyez à ce sujet, notamment, mon livre : Porteurs de Vie et Elohim (JMG éditions, 2019), le tome 5 de Civilisations extraterrestres.    

Ainsi que je l’ai mentionné plus haut, Uri Geller a vu, lorsqu’il était enfant, « un immense objet en forme de bol qui descendait en silence », un « aveuglant rai de lumière » ayant frappé Uri C’est le premier décembre 1971 qu’eut lieu la première séance d’hypnose avec Uri Geller. Alors que ce dernier était, lors de la régression sous hypnose, dans une profonde transe hypnotique, il se vit dans une grotte à Chypre, surplombant Nicosie, en compagnie de son chien Joker. Il précisa qu’il était venu là pour apprendre et qu’il restait simplement assis là, dans l’obscurité. « Je m’instruis sans cesse, mais j’ignore qui me dispense l’enseignement. » Il s’agit, a-t-il dit, d’êtres qui viennent de l’espace. Lorsqu’il fut amené à l’époque antérieure à son installation à Chypre, il s’exprima en hébreu (il n’avait appris l’anglais que lors de son séjour à Chypre). Il rapporta des épisodes de son enfance, puis il expliqua qu’un jour, un peu après son troisième anniversaire, il aperçut dans le ciel, alors qu’il jouait dans un jardin en face de chez lui, à Tel-Aviv, une grande lueur scintillante en forme de bol. Cela s’était passé le 25 décembre 1949. Puis une immense silhouette très brillante, qui ne semblait pas avoir de visage, se matérialisa devant lui dans le jardin. Il eut conscience de bras qui se déplaçaient lentement de chaque côté de la clarté, les membres s’élevant au-dessus de la tête de l’apparition. Uri vit que le Soleil reposait entre les mains de cette présence inconnue. Le scintillement de celle-ci était tellement insoutenable qu’il perdit connaissance. Une fois l’hypnose terminée, Uri ne gardait aucun souvenir de ce qui s‘était produit, et Andrija dut lui faire écouter quelques fragments de l’enregistrement. Quand Uri entendit le récit de son expérience dans le jardin, il déclara ne se rappeler de rien de tout ça. Il se rua hors de l’appartement, et lorsqu’on le retrouva il n’avait aucun souvenir de l’endroit où il s’était trouvé au cours de la dernière demi-heure. La cassette d’enregistrement de la séance ayant disparu, il fallut se fier à la mémoire pour restituer ce que la « voix » avait dit ; voici le début : « C’est nous qui avons trouvé Uri dans le jardin quand il avait trois ans. Il est notre auxiliaire dépêché sur Terre » pour aider les humains.

« Nous l’avons programmé dans le jardin pour de nombreuses années à venir, mais il a aussi été programmé pour ne pas se souvenir. Ce jour, son œuvre commence. Andrija, vous devez prendre soin de lui. (…) »

Le 2 décembre 1971, Uri et Andrija se rendirent au Sinaï. Andrija vit une lueur rouge dans le ciel. Uri demanda au chauffeur de stopper la jeep, et tous les quatre (avec le chauffeur et un soldat) descendirent. La lueur cramoisie était immobile dans le ciel au-dessus de la cime du mont Ugrat El Ayadi. Le chauffeur et le soldat ne virent rien. La lueur rouge a disparu lors du retour vers le camp.

« Je me remémorai une vision ‘‘d’étoile’’ du prophète Mahomet dans ce même désert. Avant que Dieu se révélât à lui, Mahomet avait coutume de faire une retraite d’un mois chaque année afin de méditer sur le mont Hira. Là, il vit une ‘‘étoile’’ descendre vers lui. De cette expérience, le Coran dit : ‘‘Par l’étoile, quand elle descend, ton frère n’est pas effrayé. Elle était la plus haute à l’horizon ; alors, elle descendit et demeura suspendue. Elle se trouvait à environ deux jets de flèche.’’ » (A. Puharich)

Après cette première apparition de « l’étoile », le prophète dut attendre trois ans avant qu’elle ne revînt.

Le 3 décembre 1971, Andrija eut une brusque vision annonçant la déclaration de la guerre (avec les Égyptiens) pour le 26 décembre 1971 à Dakashem. Uri déclara, quant à lui, qu’il croyait qu’il y avait des vaisseaux spatiaux au-dessus d’eux, la lueur rouge provenant sans doute de l’un d’eux. Uri déclara avoir reçu un appel téléphonique émanant d’une voix qui ressemblait à une voix de robot, qui était très mécanique. Elle lui ordonnait de prendre l’appareil photo qu’Andrija lui avait donné et d’utiliser du film couleurs, de se rendre rue Arlosoroff, d’emmener Shipi avec lui et d’observer le ciel, ce qui lui permettrait de voir un autre vaisseau… Alors qu’Uri et Shipi étaient arrivés sur les lieux, quelqu’un a tout à coup crié qu’il y avait un OVNI au-dessus du quartier général de l’armée israélienne. Uri prit une photo d’un objet ovoïde sombre dans le ciel. Andrija se déplaça pour voir cette photo qui représentait une forme ovoïde, brun sombre, aplatie, sans le moindre reflet. Un journaliste ayant téléphoné à Uri déclara à ce dernier que plusieurs témoins prétendaient avoir vu un OVNI dans l’après-midi et que l’un d’eux avait reconnu Uri sur les lieux…

Le 6 décembre 1971, à 2 heures du matin, Uri a dessiné une vaste salle dans laquelle il avait eu l’impression de s’être trouvé. Il déclara que cela représentait un vaisseau spatial de « Spectra ». Le soir, alors qu’Uri et Andrija traversaient le quartier où Uri avait habité quand il était enfant, ce dernier arrêta sa voiture à hauteur du jardin arabe et attendit.

« Soudain, un vaisseau spatial sphérique, blanc et lumineux, muni d’ailerons, troua le ciel d’est en ouest. Chacun de nous le vit parfaitement. Il se déplaçait très lentement et sans le moindre bruit. Je consultai ma montre. Elle indiquait exactement 21 heures. L’apparition dura environ deux secondes. Un silence pesant nous enveloppa durant le reste du trajet. » (A. Puharich)

Le 7 décembre 1971, Uri demanda à Andrija sa montre-bracelet et d’appliquer son index droit sur le dos du boîtier, en choisissant l’un des trois chiffres qu’il lui avait donnés. Andrija donna le chiffre 9. En retournant la montre, on vit que le chronomètre indiquait exactement 9 heures. Uri avait l’impression qu’il s‘agissait de l’heure d’un rendez-vous avec un vaisseau spatial. Lorsqu’Andrija téléphona à Uri, ce dernier précisa que les aiguilles de sa montre et de celle d’Iris (une jeune femme) avaient avancé exactement d’une heure. Uri pensa que cela signifiait que la rencontre avec le vaisseau spatial allait avoir lieu à 22 heures le soir même… Un peu avant 22 heures, Andrija ayant ordonné à Uri d’arrêter la voiture, on entendit un son rappelant le chant continu d’un grillon. Au sommet du talus, apparut une lumière stroboscopique bleutée, celle-ci émettant environ trois éclairs à la seconde. Uri déclara qu’il était le seul à être autorisé à approcher la source lumineuse. Andrija et Iris virent Uri revenir de l’excavation, en tenant en mains quelque chose : il s’agissait de la cartouche de cuivre qui avait disparu, trois jours auparavant, de l’intérieur du stylo à bille Parker d’Andrija, avec le numéro de code qu’il y avait inscrit : + 367299. Uri, quant à lui, se déplaçait comme un somnambule. Il déclara avoir vu une lumière d’un bleu pur. Il a tendu les mains et la cartouche de stylo à bille s’est matérialisée dans ses paumes. Il avait été absent pendant environ quatre minutes, mais cela lui avait fait l’effet de plusieurs heures. Iris ayant été ramenée chez elle après avoir pris un repas dans un restaurant, Uri révéla à Andrija que pour la première fois de sa vie il avait compris, dans le terrain vague, d’où lui venaient ses pouvoirs.

« Maintenant, j’ai la certitude qu’ils ne m’appartiennent pas en propre. Oh ! bien sûr, j’ai des dons de télépathie et je suis capable de me livrer à des expériences de psychokinésie… tout le monde est plus ou moins doué dans ce domaine. Mais la disparition et la réapparition d’objets, la lumière rouge dans le ciel du Sinaï, la lueur bleue de ce soir… tout cela ne peut être que du ressort d’un être supérieur. Peut-être s’agit-il de ce que l’homme a toujours cru être Dieu. » (U. Geller)

Uri posa, dans le coffre, la caméra qui contenait le film dont Andrija s’était servi pour enregistrer les événements qui s‘étaient déroulés dans le terrain vague. Il ferma à clef ce coffre et demanda à Andrija de ne pas l’ouvrir pendant une quinzaine de secondes. Ce dernier constata, en saisissant la caméra, que le magasin de film n’y était plus.

« Pour un chercheur, il est désespérant de voir disparaître le résultat de ses études. Au moment où j’écris ces lignes, je n’ai en ma possession que bien peu de preuves : les photographies prises au Brésil représentant des lueurs dans le ciel nocturne. Celles de l’OVNI prises en plein jour par Uri au-dessus du quartier général de l’armée israélienne. Et un cliché pris en Allemagne occidentale, à bord d’un avion, représentant trois vaisseaux spatiaux. (…)

Mais tous les rubans magnétiques sur lesquels j’avais enregistré ‘‘la voix de Spectra’’ (et les voix d’autres êtres enregistrées ultérieurement) ont disparu. Avec des preuves aussi minces, je comprenais que je ne pouvais même pas tenter de convaincre quiconque des événements auxquels j’avais été mêlé. Le secret de ‘‘Spectra’’ était bien gardé ; en effet, on avait laissé filtrer suffisamment de renseignements pour me convaincre, mais pas assez pour me permettre d’ébranler l’incrédulité des autres humains. » (A. Puharich)

Andrija Puharich a fait ce commentaire qui correspond parfaitement à ma pensée (voir ma série Civilisations extraterrestres, dont le tome 5 intitulé : Porteurs de Vie et Elohim) :

« J’avais toujours été intrigué par la façon dont l’homme use du mot ‘‘Dieu’’. Quand la Bible dit : ‘‘Dieu parla à…’’ ou ‘‘Il parla à Dieu’’, j’avais toujours cru qu’il s‘agissait d’une figure de rhétorique. Je n’avais jamais envisagé que les humains puissent parler à Dieu et je parvenais difficilement à accepter cette idée. Mais si les hommes étaient contactés par des êtres de l’espace d’une telle supériorité que le simple mortel dans son ignorance les identifiait aux dieux (l’Elohim de la Bible), ou à Dieu, alors les allusions littéraires devenaient claires. Si j’avais vécu mes expériences auprès d’Uri du temps de Moïse, j’aurais immédiatement conclu que j’avais affaire à Dieu. » (A. Puharich)

Le 20 décembre 1971, une sortie avait été prévue pour fêter les 25 ans d’Uri Geller. Il y avait dans la voiture Uri et Andrija, Shipi et Hannah. Alors qu’ils approchaient de la ville de Ramla et que le Soleil se couchait, les contours nets d’un vaisseau spatial en forme de disque, surmonté d’une lumière rouge, se découpèrent dans le ciel. Il demeura immobile et resta visible pendant environ 5 minutes. Au moment où il disparut, les phares de la voiture s’éteignirent. Andrija se rangea sur le bas-côté de la route et, une minute après, les phares se rallumèrent d’eux-mêmes.

A une autre occasion, Puharich vit une « étoile brillante » juste au-dessous des nuages, au-dessus de Tel-Aviv. Elle brilla pendant environ une minute avant de disparaître. Puis elle réapparut, mais il ne put la filmer. La lumière revint à 7 reprises, brillant pendant environ une minute. Il eut le sentiment qu’elle lui annonçait que la guerre n’aurait pas lieu. Le 29 décembre 1971, il lut dans le Jérusalem Post le compte rendu d’une déclaration du président Sadat qui annonçait publiquement que « la guerre n’aurait pas lieu ». Cependant, le conflit éclata, le 6 octobre 1973, entre Israël, l’Égypte et la Syrie…

Le 31 décembre 1971, un faucon blanc passa à quelques centimètres du pare-brise de Puharich. Un éclair rouge zébra le ciel, et il entendit un chant de grillon. Ila, qui était présente dans la voiture, entendit aussi ce bruit étrange. A ce moment, un faucon blanc traversa brusquement le faisceau des phares.

Le 2 janvier 1972, alors que Puharich se trouvait sur le balcon de sa chambre d’hôtel, il vit, à 19 heures 30, une étoile rouge stationnaire qui lançait des éclairs au rythme d’environ un par seconde. Les éclats brillèrent une trentaine de fois, puis l’étoile disparut. Il aperçut les tout derniers éclairs. Puis un immense flamboiement orangé apparut là où l’étoile rouge s’était trouvée. Il y eut, suspendu dans l’atmosphère, un sillon tourbillonnant de fumée. A l’instant où la brillance orange parvenait à environ 300 mètres du sol, une autre flamme éclata à une certaine distance de la première et fut suivie des mêmes effets. Ceci continua jusqu’à l’apparition dans le ciel de 7 colonnes de fumée. Puharich supposa qu’il s’agissait de fusées lancées pour mesurer la vitesse et la direction du vent, mais Geller lui précisa qu’on n’envoyait pas en Israël de fusées fumigènes pour étudier la direction et la force des vents. Geller téléphona au service météorologique, à l’armée et à l’aviation, et il s’avéra qu’on n’avait procédé à aucun essai de cette sorte au-dessus de Tel-Aviv aux environs de 19 heures 30.

Le 3 janvier 1972, Andrija, Ila et Iris virent en plein jour, alors qu’ils se reposaient sur la terrasse de la chambre d’Andrija à l’hôtel Sharon, le même genre de faucon aperçu précédemment (voir plus haut). Deux oiseaux planèrent devant le balcon, ceux-ci étant d’une envergure évaluée à une soixantaine de centimètres… Uri pensa que les faucons avaient été envoyés à Andrija par l’IS (l’Intelligence Supérieure) pour le protéger. Ce dernier baptisa ce type de faucon « Horus ». Le 13 janvier 1972, à 14 heures 30, Horus apparut, immobile dans l’air, juste devant la voiture d’Andrija. Ce dernier ayant arrêté le véhicule, un autre faucon apparut et vola de conserve avec le premier. Tous deux allèrent dans un champ pour s’accoupler.

Le 14 janvier 1972, Uri vit, depuis son appartement à Tel-Aviv, un immense vaisseau spatial qui planait silencieusement au nord de la ville. Puis il s’aperçut que les lumières de la ville vacillaient et s’éteignaient. Tout Israël fut plongé dans l’obscurité.

Le 1er février 1972, à midi, Uri et Andrija virent un vif flamboiement tombant d’une altitude d’environ 1500 mètres à une distance d’à peu près 15 kilomètres. Quand la lueur s’abîma dans les flots, une colonne de fumée demeura suspendue dans l’atmosphère. Dès que la première flamme eut disparu à l’horizon, une deuxième se manifesta à 500 mètres sur la droite de la précédente. Chaque flamboiement durait 2 minutes et 20 secondes. Il y eut, en tout, 7 flammes, lesquelles laissèrent 7 colonnes de fumée blanche qui demeurèrent dans le ciel une trentaine de minutes.

Le 18 novembre 1972, Uri se rappela que son appareil photo contenait encore le négatif du film pris en survolant l’Allemagne le 4 novembre précédent. Il fit développer la pellicule et quand celle-ci lui fut retournée, 5 des épreuves en Kodacolor représentaient des OVNIs. Il apprit à Andrija qu’Hal Puthoff était en train de les examiner. Ce dernier annonça à Uri que le tout était en lieu sûr chez lui, mais il s’aperçut qu’épreuves et négatifs avaient disparu, à l’exception d’une photo représentant 3 OVNIs, photo que Puharich possédait encore. Cette disparition demeura inexpliquée.

Séances d’hypnose et magnétophone

Une première séance d’hypnose avec Geller eut lieu le 1er décembre 1971. Au cours de la deuxième séance, qui dura environ 60 minutes, une « voix » se manifesta, Uri étant alors plongé dans un profond état de transe. Andrija constata la disparition de la cassette du magnétophone où la séance avait été enregistrée. Sous hypnose, on avait d’abord entendu la voix d’Uri, puis une autre voix s’était manifestée…

Lors d’une autre séance d’hypnose (5 décembre 1971), le magnétophone fut détraqué. La voix qui s’exprima mentionna le nom de « Spectra » pour désigner un vaisseau spatial...

Lors d’une autre séance hypnotique, à la question de savoir si ceux qui s’exprimaient via Geller faisaient partie des « Neuf Principes » qui se sont révélés à Puharich par l’intermédiaire du docteur Vinod, il fut répondu par l’affirmative. Il fut aussi répondu positivement à la question : Est-ce à vous que l’on doit les apparitions d’OVNIs qui ont commencé aux États-Unis quand Kenneth Arnold a vu 9 soucoupes volantes le 24 juin 1947 ? La « voix » déclara aussi que Puharich avait été « remarqué » pour la première fois en 1946, celui-ci ayant été jugé être l’homme idéal pour remplir cette mission. La « voix » déclara à Geller qu’une très lourde tache l’attendait au cours « des cinquante prochaines années ».

Le 14 avril 1972, la « voix » conseilla à Puharich de faire un film sur Geller.

Le 27 août 1972, la voix de l’Intelligence Supérieure se fit entendre sous hypnose et déclara qu’« ils » voulaient préparer la Terre à leur venue, une venue en masse sur notre planète. Ils ont atterri en Amérique du Sud il y a 3000 ans.

Lors d’une autre séance, la « voix » confirma à Puharich que c’était bien « eux » qui s’étaient manifestés lorsqu’il avait aperçu, en mars 1963, une lueur ovoïde au-dessus de chez lui à Ossining, et il en était de même fin mai 1968 lorsque de nombreuses lumières furent aperçues dans le ciel du Brésil, non loin de l’endroit où habitait le guérisseur Arigo. Il s’agissait cependant « d’une unité différente ». A une question posée par Puharich, la voix déclara que de nombreux membres du gouvernement américain et de celui de l’Union soviétique étaient au courant de « leur » existence, qu’ils savaient que les OVNIs sont bien réels…

Lors de la séance d’hypnose du 15 octobre 1972, une voix inconnue déclara à Andrija qu’il ne devait pas plonger Uri dans des recherches scientifiques trop étendues. La voix, qui devint de plus en plus mécanique ou synthétique (avant de s’estomper peu à peu), déclara qu’« ils » sont totalement conditionnés par des ordinateurs, des instruments mécaniques. « Ainsi que notre voix le prouve, nous sommes programmés par ordinateur. »

« Nous avons transféré nos âmes, nos corps et nos esprits dans des ordinateurs (…) »

Je note que cette source extraterrestre serait donc de type IA (Intelligence Artificielle). Dans le tome 2 de « Civilisations extraterrestres » : « Révélations extraterrestres » (JMG éditions, 2017), je mentionne, au chapitre 9 (La communauté galactique), l’information canalisée par Wendy Kennedy à propos d’un Collectif IA extraterrestre. En outre, Dolores Cannon a obtenu, sous hypnose, des informations relatives à des « êtres machines », des « robots animés » qui peuvent parler, mais dont la sonorité « n’est pas très belle ». Il s’agit de voix mécaniques. Ce sont des machines ayant également une âme, avec des sentiments. Les créateurs subdivisent leur âme ou leur esprit, en donnant à la machine un peu de celle-ci ou de celui-ci. (Voir le livre de Dolores Cannon : « Les arcanes de l’Univers », tome 1, Be Light Éditions, 2019, pages 687-713.)

Le 8 novembre 1972, une voix s’exprima, laquelle s’identifia à Rhombus 4 D. Elle déclara à Puharich qu’Uri ne devait pas participer à des recherches scientifiques.

« Nous l’avons toujours empêché de collaborer avec des hommes de science ou des institutions officielles telles que Technion, l’Institut Max Planck et le Weizman Institute. Vous êtes le seul chercheur qui soit autorisé à procéder à des expériences en laboratoire avec lui, comme vous l’avez fait en Israël. (…) »

L’interdiction, faite à Uri, de tout travail scientifique, troubla Andrija. Il avait l’impression que si Uri continuait simplement à se produire sur scène, il serait toujours considéré comme un illusionniste. Il fallait que ses dons fussent authentifiés par la science.

Hoova

Un jour, alors qu’Andrija Puharich était allé chercher son magnétophone, ce dernier se mit en marche tout seul, alors qu’il venait d’être mis sur la table. Une voix s’exprima, qui commença par : Ici Hoova. On apprit qu’« ils » sont intervenus pour la première fois, dans les affaires de la race humaine, il y a 20.000 ans.

« Nous sommes venus en mission de notre propre galaxie solaire et avons atterri en un lieu que vous connaissez en Israël, près des chênes de Mambré, à Hébron, où Abraham nous a accueillis. Notre débarquement est à l’origine de la légende de l’échelle de Jacob car on nous a vus descendre de notre vaisseau grâce à une sorte d’échelle. Pourtant, nous avons trouvé trace d’autres visiteurs venus d’autres espaces qui s’étaient manifestés sur la Terre plusieurs millions d’années auparavant. Mais l’Homme nous est apparu dans la même condition animale que nous lui connaissons aujourd’hui. »

Ils dispensent leurs conseils environ tous les 6000 ans. Leur dernière intervention remonte à 6 millénaires, et à l’époque ils se sont adressés aux Égyptiens. Leurs conseils n’ont généralement pas « un caractère péremptoire » et ils les donnent davantage pour servir leurs propres intérêts qu’au bénéfice de l’Homme. Leur intervention en Égypte s’est produite à l’époque d’Imhotep, ce dernier ayant apporté aux Égyptiens toute leur civilisation. C’était aussi à l’époque de Téhouti, celui-ci ayant été surtout connu pour ses capacités de guérisseur. Il y a 6000 ans, les visiteurs se sont efforcés d’apporter leur aide en d’autres lieux (Alaska, Inde). C’est à cette époque que les humains ont été autorisés à les voir physiquement, mais ces humains ont vénéré les visiteurs « d’une façon abjecte », ce que ces derniers ne pouvaient tolérer.

La voix déclara que l’âme existe :

« Elle habite des mondes différents à différentes époques de son existence. Quand le corps physique meurt, elle regagne son propre monde. Là, elle poursuit la phase suivante de son existence. Elle peut se rendre dans d’autres espaces ou même se réincarner sur Terre pour y mener une autre vie… ce que les humains appellent réincarnation peut se produire. Il existe des puissances supérieures qui sélectionnent les âmes et décident des lieux où elles doivent se rendre. Le but de toute existence est de se rapprocher de Dieu. Néanmoins, personne ne peut connaître Dieu. Nous ne pouvons l’appréhender qu’en le considérant sur le plan spirituel. »

Ceux de Hoova occupent à chaque fois leurs corps physiques pendant environ un million d’années.

« Cependant, nos ordinateurs n’ont pas d’âme et ils ne meurent pas. Nous aussi, comme les âmes, nous gravitons vers Dieu. Tout ce qui existe gravite. »

L’âme humaine « laisse son empreinte » sur au moins 100.000 vies dans son ascension vers Dieu.

La majeure partie des débarquements de vaisseaux de l’espace qui ont été rapportés sont dus à d’autres visiteurs de l’espace que ceux de Hoova. Certains de ces vaisseaux « nous sont invisibles alors que vous pouvez les voir ».

« Ils dépendent de vibrations différentes, d’espaces différents, de vélocité différente. Nous sommes les seuls à rester constamment en liaison avec la Terre. Les autres visiteurs vont et viennent ; nous demeurons. »

Wernher von Braun et Uri Geller

L’astronaute Edgar Mitchell, qui était très intéressé par les démonstrations de Geller, insista pour le présenter à son vieil ami le docteur von Braun, ce dernier ayant conçu les fusées pour le programme américain d’investigation spatiale. Le rendez-vous eut lieu le 29 août 1972, à Germantown, dans le Maryland.

« Le docteur von Braun nous reçut dans ses bureaux de vice-président des Fairchild Industries. Uri se livra devant lui à plusieurs démonstrations très impressionnantes de ses dons ; deux de celles-ci méritent tout spécialement d’être rapportées ici. Le docteur von Braun tint son alliance dans sa paume pendant qu’Uri se concentrait sur l’anneau. Celui-ci s’aplatit sous l’intensité du regard d’Uri. » (A. Puharich)

La secrétaire informa le docteur von Braun que le calculateur électronique ne fonctionnait plus, alors que la pile était à pleine charge. Le docteur von Braun constata par lui-même que le calculateur ne fonctionnait pas. Uri Geller lui offrit de le remettre en marche ; il tint le calculateur de poche entre ses deux mains pendant une trentaine de secondes avant de le rendre au scientifique. Ce dernier ayant enclenché le bouton de mise en marche, les voyants lumineux s’éclairèrent, mais les chiffres s’inscrivirent au hasard. La source électrique était rétablie, mais le circuit était déréglé. Uri Geller reprit le calculateur et le tint entre ses mains pendant encore 30 secondes. Le docteur von Braun s’aperçut ensuite, en examinant l’appareil, qu’il fonctionnait normalement.

« Cette réparation toute psychique eut le don d’impressionner très vivement le docteur von Braun, le capitaine Mitchell et moi-même. » (A. Puharich)

Bien plus tard, Uri Geller a révélé, notamment sur sa page Facebook (avec une ou deux photos le montrant avec Wernher von Braun), que le scientifique allemand (spécialiste des fusées) lui a montré, lors de son séjour à la NASA, des corps d’extraterrestres décédés ! On lit, dans un article de l’« Irish SUN », daté du premier juillet 2021, que Geller dit avoir eu des rencontres secrètes à la NASA avec von Braun et qu’on lui a montré, à cette occasion, un morceau d’un OVNI crashé. Von Braun a emmené Geller dans un lieu secret. Ceci s’est produit lors d’expériences secrètes réalisées au Goddard Space Flight Center. (Uri Geller a publié une photo le montrant en train de réaliser en ce lieu une tentative de pliage psychokinétique d’objet métallique.) Après avoir dévalé trois escaliers dans le bâtiment, on a donné aux visiteurs des manteaux orange comme ceux utilisés lors des expéditions en Antarctique, avec des écussons brodés bleus de la NASA.

De lourdes et épaisses portes de congélateur ont été ouvertes, et Geller n’en a alors pas cru ses yeux : il a vu, lit-on dans un autre article (sur le site : themirror.com) daté du 28 janvier 2024, 8 corps d’« aliens » mutilés et préservés dans des conteneurs en verre. Ils ressemblaient étrangement à des humains. Ils étaient gravement blessés ou étaient beaucoup décomposés.

Von Braun lui a montré un morceau d’engin crashé. Il lui a demandé ce qu’il ressentait à propos du matériau. Geller a ressenti que ce dernier n’était pas terrestre. C’était métallique, allongé, et il avait une teinte (ou une couleur) que Geller n’avait jamais vue auparavant. C’était comme « quelque chose de vivant », comme si cela « respirait ». Le lieu où a eu lieu cette rencontre se trouvait dans le Maryland.

Un implant

Uri Geller dit avoir découvert l’origine de ses capacités psi après avoir eu connaissance d’un scan de son cerveau. Il a mis, notamment sur sa page Facebook, une vidéo montrant un mystérieux «  implant » présent dans son cerveau. Il pense que cet implant a été placé là par les « aliens » alors qu’il était un enfant. Le scan de son cerveau a été réalisé dans un hôpital près de chez lui à Tel Aviv. Les médecins n’ont pas d’explication pour ce qui est visible sur le scan, mais l’objet, qui se trouve là depuis des années, n’est pas dangereux.

Conclusion

Le cas Geller témoigne de l’existence d’une connexion entre un sujet psi et une intelligence extraterrestre, mais il n’est pas le seul. Mon ami Jean-Marie Le Gall, qui a aussi produit, notamment, des psychokinèses sur des ustensiles métalliques, m’a relaté des anecdotes personnelles témoignant de ce type de lien…

 

Références

Andrija Puhatich, « Uri Geller », éditions Flammarion, 1974.

Alain Moreau, « L’effet Geller », tome II de la trilogie Psychokinèse, JMG éditions, 2022.

Michael Salla, « Fédérations galactiques », éditions Ariane, 2022.

* NOTE : Ce texte a été publié en 2025 dans le numéro 8 de la revue « OVNIs et Vie extraterrestre ».

 

Ovnis et Vie extraterrestre numéro 8

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