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Leslie Kean évoque, dans son livre : Survivre à la mort (Dervy, 2018), le médium britannique contemporain Stewart Alexander à plusieurs séances duquel elle a assisté.

C’est à l’automne 2014 que Leslie Kean a fait la connaissance de ce médium à effets physiques, par la lecture du livre de ce dernier publié en 2010 : An Extraordinary Journey. Il est un érudit sur l’histoire de la médiumnité à effets physiques et il a interviewé de nombreuses personnes ayant participé à des séances avec Alec Harris, Minnie Harrison, Helen Duncan, Hunter Selkirk, et d’autres grands médiums.

En 1968, alors qu’il était âgé de 22 ans, Stewart Alexander a eu connaissance du livre, publié en 1931, d’Arthur Findlay : On the Edge of the Etheric, à propos des recherches personnelles de l’auteur sur le médium à voix directes indépendantes John C. Sloan (1869-1951). Après avoir passé plusieurs années à lire tout ce qu’il pouvait sur la médiumnité à effets physiques, Stewart a constitué son propre  »cercle domestique » avec sa famille, ses amis et ses voisins.

« Ils se réunirent chaque semaine dans l’obscurité pendant des mois sans le moindre résultat. Stewart ne cherchait pas à devenir lui-même un médium. Il voulait simplement créer les bonnes conditions pour que des phénomènes puissent éventuellement survenir.

Cependant, un soir, sans signe avant-coureur, il se sentit ‘‘possédé’’ par une entité ou une présence appelée ‘‘Plume blanche’’ (White Feather), qui devait devenir son principal esprit-guide et qui allait développer, sur une période de nombreux mois, une aptitude à parler au travers de Stewart quand celui-ci entrait dans un état de transe. Cela prit plus de dix ans, mais, finalement, Plume Blanche fut en mesure de parler indépendamment au travers de ce que l’on appelle une ‘‘trompette’’ – c’est-à-dire un simple cône de 45 cm en matière très légère, avec une ouverture plus étroite que l’autre, ressemblant à un petit mégaphone – en lévitation. » (L. Kean)

Au cours du temps, d’autres phénomènes se produisirent, dont des « apports » (apparition d’objets dans un endroit clos).

Christopher, un autre guide, se manifesta. Il précisa qu’il était mort lorsqu’il était un jeune garçon. Il était gai, espiègle et amusant. Il se prêta à plusieurs « tests du livre » réussis, en donnant des informations spécifiques trouvables à la page d’un livre particulier se trouvant dans un lieu distant inhabituel, comme pour les tests semblables de Mme Leonard. Il a aussi donné des informations probantes sur des êtres chers.

C’est en 1988 que le cercle domestique actuel de Stewart a été constitué. A cette époque, les transes de Stewart étaient si profondes qu’il ne montrait aucune réaction lorsque des outils étaient enfoncés dans sa chair. Il a tenu une première séance publique en 1992, alors que sa médiumnité à effets physiques était encore dans un état embryonnaire.

Des participants furent invités à tester Stewart en pleine lumière pour vérifier qu’il était bien plongé dans une transe profonde. En une occasion, un participant « pinça, coupa et enfonça » un instrument dans la chair du médium, sans aucun résultat. Il n’y avait pas de marque sur le bras, Stewart n’ayant pas été conscient de ce qui lui avait été infligé avant qu’on le lui dise.

En 1992, Walter Stinson, un Canadien qui avait vécu à Boston et qui était mort âgé d’une vingtaine d’années dans un accident de train en 1911, arriva dans « l’équipe des esprits » de Stewart. Il fut chargé de développer les phénomènes physiques. Walter Stinson déclara être le frère de la célèbre médium de Boston Margery Crandon (1888-1941). Après sa mort, il avait œuvré avec sa sœur en se manifestant dans ses séances, et il avait l’intention de continuer à le faire avec Stewart.

En 1996, une dame nommée Freda Johnson compléta l’équipe. Quelques années plus tard, un autre esprit, le Dr Barnett – qui avait été le médecin de plusieurs participants – vint régulièrement parler indépendamment du médium et se matérialiser complètement au cours des séances.

Stewart n’a toujours exercé son activité de médium qu’à temps partiel. Il a dirigé une entreprise avec son épouse et a élevé deux enfants. Il a toujours veillé à séparer ses vies familiale et professionnelle de sa vie médiumnique. Ainsi, ses deux fils n’ont eu connaissance de son activité de médium que lorsqu’il leur a donné un exemplaire de son livre paru en 2010.

« Stewart se réunit avec le même petit groupe – son cercle domestique actuel – depuis plus de trente ans. En ce sens, il est un médium de la vieille école, ressemblant davantage à Alec Harris ou Minnie Harrison qu’à bon nombre des nouveaux médiums ou des plus jeunes, qui soit se retrouvent bien souvent au cœur de controverses, soit facturent très cher leur participation à des séances en se rendant d’un endroit à l’autre. Au sein de ces nouvelles générations, nombreux sont ceux qui n’ont pas développé leur médiumnité depuis très longtemps, mais sont néanmoins impatients d’intégrer le circuit professionnel et de se constituer un public. Par contraste, Stewart a tenu simplement séance avec le même petit groupe, semaine après semaine, année après année, décennie après décennie, avec pour seule priorité de se développer au sein de son cercle domestique, tout en partageant ses dons médiumniques avec des personnes sincères et intéressées qui venaient le voir et lui demandaient de participer à des séances avec lui. C’est en partie pour cette raison qu’il est unique et que j’ai été attirée vers lui. » (L. Kean)

Katie Halliwell a rédigé trois petits livres, les parties I, II (2008) et III (2011) de : Experiences of Transe, Physical Mediumship and Associated Phenomena with the Stewart Alexander Circle. Ils ont été écrits au cours de ses onze années d’observation au sein du cercle et on y trouve les transcriptions d’extraits de séances de 1999 à 2010. Il existe aussi des CD de ces extraits.

En novembre 2014, Stewart Alexander et Leslie Kean ont entamé une longue correspondance par courriels qui a duré pendant des mois. Stewart Alexander a invité Leslie Kean à assister à une retraite/séminaire, qu’il organise deux fois par an, et d’y présenter une intervention sur les OVNIs. Après cet événement, en avril 2015, il lui a suggéré de revenir le voir dans sa ville du nord de l’Angleterre et de participer à deux séances avec son cercle domestique.

Le problème de l’obscurité :

Leslie Kean était consciente que les séances de Stewart s’étaient généralement déroulées dans l’obscurité.

« C’était ce qu’il avait mis en place dès ses débuts, parce que l’Histoire avait montré qu’il était plus facile que des phénomènes physiques surviennent dans le noir. Si certains des médiums les plus connus ont pu œuvrer en pleine lumière, comme nous l’avons déjà vu, beaucoup d’autres ne le pouvaient pas. Stewart porte toujours des pastilles lumineuses sur les genoux, visibles en permanence. Chaque rideau de son cabinet arbore les mêmes marqueurs ostensibles ; quant aux trompettes, elles ont un semblable anneau lumineux autour de leur ouverture la plus large. Une lumière rouge est allumée quand l’esprit communicateur le permet, et beaucoup ont été témoins de tout cela pendant ses séances. Donc, ils ne sont pas totalement dans le noir. » (L. Kean)

Il est naturellement difficile d’admettre que l’obscurité soit réclamée, pour des motifs légitimes, par la plupart des médiums. Le chercheur David Fontana, qui a assisté à des séances avec beaucoup de médiums dont Stewart Alexander, expliquait que « de nombreux phénomènes naturels, comme la germination des graines, la gestation dans le ventre et le développement d’images sur des plaques photographiques, ne peuvent se produire qu’en absence de lumière ou en la seule présence d’une faible lumière rouge ».

D’après Hereward Carrington, la sensibilité d’Eusapia Palladino à la lumière augmentait à mesure que sa transe devenait plus profonde, et il ajouta que les phénomènes suscités par cette médium naissaient dans le cabinet clos, où il faisait noir. Il écrivait que les phénomènes interviennent rarement dans une bonne lumière, à l’extérieur des rideaux, et quand cela se produit quand même, ils sont invariablement de nature simple et télékinétique. Les rayons de lumière « sont extrêmement énergétiques et susceptibles de désintégrer et de perturber tout corps excessivement fin et subtil ».

Gustave Geley convenait que l’effet néfaste de la lumière sur les formes ectoplasmiques est simplement naturel et logique :

« Si la lumière empêche le processus biologique au cours des premiers stades de la croissance organique, considérant que ce processus est très lent, il est facile de concevoir qu’elle devrait réellement paralyser le même processus au cours de la matérialisation, quand la rapidité de l’action vitale est grandement accélérée. L’embryon humain, par exemple, a besoin de semaines pour se former dans le ventre, où il est protégé de la lumière. Au cours d’une séance, un être quasi humain ou un organe humain est complètement formé en quelques secondes. La rapidité du processus doit être prise en compte pour comprendre l’action nuisible de la lumière dans les séances de matérialisation. »

Stewart Alexander a fait des séances en Écosse et au Pays de Galles, en Suède, en Suisse, en Allemagne et en Espagne. Lors de ces réunions publiques, il était souvent fouillé au corps, et son siège ainsi que tous les recoins des différentes salles étaient minutieusement inspectés.

Les séances avec Leslie Kean :

41MJxrBQRhL._SX316_BO1,204,203,200_Leslie Kean a participé, en 2015, à quatre séances, deux en avril et deux en août. Ray Lister, le responsable du cercle, et son épouse June, ont aménagé spécialement une pièce chez eux pour les séances.

Lors de la première séance, il n’y eut que quatre autres participants, tous faisant partie du cercle depuis des années. Avant le début de la séance, Leslie Kean a fouillé la pièce de 2 mètres 83 sur 3 mètre 23 et inspecté tout ce qui s’y trouvait.

« Il n’y avait qu’une fenêtre qui était totalement obturée par des panneaux et un rideau pour empêcher toute lumière de pénétrer. Dans un coin, en hauteur, était installée une étagère avec l’enregistreur audio commandé à distance. Et dans un autre angle se trouvait le cabinet – une tringle avec les deux rideaux ouverts. Au centre de la pièce, sur une table basse, étaient posés des liens de serrage, des anneaux de bois, des baguettes de tambour, une clochette et les deux trompettes. Une lampe rouge était installée sous la table, qui pouvait être allumée afin d’éclairer au travers du tissu rouge recouvrant le plateau de verre. En outre, il y avait un lampadaire à LED rouge ainsi qu’une autre lumière au plafond. Les chaises se touchaient presque, car la pièce ne pouvait accueillir qu’environ douze participants. Toute personne se levant aurait été immédiatement remarquée. Je conclus que rien n’était caché dans la pièce et qu’aucun complice pouvait entrer ou sortir. La salle demeura vide entre mon inspection et le début de la séance.

Quand, à 20 heures, nous sommes entrés tous les six dans la pièce, Stewart a été attaché aux accoudoirs de bois de son fauteuil à l’aide des épais liens de serrage, passés et fixés dans une ouverture du bras, et qui ne pouvaient être enlevés qu’en les coupant avec un gros cutter bruyant. (Ray me montra le paquet de liens qui provenait du magasin local ; pour les séances d’août, j’ai apporté le mien.) Je me suis assurée que les liens étaient bien fixés et suffisamment serrés pour qu’aucune main ne puisse se faufiler pour s’extraire. Ses mains étaient à plat sur les bras du fauteuil quand elles furent attachées et le plastique des liens s’enfonça dans la peau juste au-dessus du poignet, ce à quoi il ne parut pas prêter attention. Des marqueurs lumineux furent fixés à ses genoux. Puis on ferma la porte et on éteignit les lumières.

De la musique – la même chaque semaine – fut jouée pour aider à déclencher la transe de Stewart. Cette transition se passe très vite ; en moins d’une minute ou deux. Ultérieurement, je lui ai demandé à quoi ça ressemble. Il m’a répondu qu’il peut ‘‘les’’ sentir arriver. Les muscles de son visage se tendent. Il perçoit de l’énergie au sommet de sa tête et une traction dans son plexus solaire. Il abdique tout contrôle et alors, en un instant, il n’est plus là. Il fait totalement confiance aux esprits et remet sa vie entre leurs mains. » (L. Kean)

Les communicateurs Walter et Freda ont dit qu’ils déconnectent l’esprit de Stewart de son cerveau afin d’avoir ainsi accès à son appareil vocal. Au cours d’une séance à laquelle Leslie Kean a assisté, Walter lui a dit qu’ils voulaient idéalement avoir 80% de contrôle du médium pour éviter d’être trop influencés par son esprit.

Une fois Stewart en transe, la musique fut éteinte et « Plume blanche » arriva, avec un petit mot de bienvenue exprimé par la bouche de Stewart. Puis c’est Christopher qui prit la relève « avec son adorable voix aiguë, ce qui provoqua des tressautements du corps de Stewart sous l’effet de son énergie », ce qui fit « tordre de rire » les participants. Puis Walter se manifesta, « avec une voix profonde et charmeuse, un sérieux certain, mais aussi un penchant particulier pour les femmes ». Leslie Kean a noté à quel point chaque voix et chaque personnalité étaient distinctement différentes. Entre chaque apparition des entités, Stewart s’affalait dans son fauteuil avec la tête baissée comme s’il dormait profondément. Et quand elles revenaient, il s’animait de nouveau.

« Walter me demanda de venir m’asseoir à côté de Stewart et je m’installai à sa droite. Sur ses instructions, je plaçai ma main gauche sur la main droite de Stewart, qui se trouvait à l’extrémité du bras du fauteuil, emprisonnée par un lien de serrage au niveau du poignet. A l’invitation de Walter, j’utilisai mon autre main pour aller sentir que le lien ligotait étroitement le médium à son siège. ‘‘Vous sentez le bracelet, m’dam ?’’, me demanda Walter, et je lui confirmai que oui. Lentement, j’enlevai ma main droite, mais la gauche demeurait sur la main droite de Stewart et la maintenait fermement. ‘‘Si je peux maintenant faire passer le bras de Stewart à travers le bracelet, je pense que ce serait assez impressionnant, non !’’, déclara Walter. Puis, soudain, son bras s’éleva, tandis que ma main restait accrochée à la sienne et accompagnait son mouvement, avec un rapide bruit de claquement.

Walter m’invita immédiatement à palper l’attache sur le bras du fauteuil avec mon autre main, tandis que la gauche, toujours accrochée à Stewart, demeurait en l’air. Le lien de serrage était toujours en place, fermé, intact, exactement tel que je l’avais senti une seconde avant, alors que le bras de Stewart se trouvait prisonnier de celui-ci. Je venais d’être témoin du passage de ‘‘la matière vivante au travers de la matière’’, comme le décrivait Walter – le poignet de Stewart était passé au travers du lien de serrage qui était resté fermé sur le bras du fauteuil. Cette performance a été exécutée de nombreuses fois et j’ai parlé à deux participants qui l’avaient déjà observée à la lumière rouge.

Puis Walter passa le lien de serrage intact et toujours bouclé au travers du bras solide du fauteuil, et il me le tendit en disant : ‘‘C’est pour vous ; prenez-le !’’. Cette fois, c’était de ‘‘la matière à travers la matière’’, mais pas de la matière vivante. ‘‘Y a-t-il un lien de serrage inutilisé sur la table ?’’, demanda Walter. Ceci fut pour moi la partie la plus surprenante de toutes : nous pûmes alors entendre le petit frottement sec d’un nouveau lien encliqueté pour ‘rebloquer’’ le bras de Stewart et du fauteuil, et remplacer celui que j’avais dans la main. Cette manœuvre nécessitait l’usage de deux mains ! Personne dans la pièce n’avait bougé. Aucun autre son n’était audible dans le silence. D’une manière ou d’une autre, un lien neuf avait été transporté de la table jusqu’au fauteuil de Stewart et refermé sur son bras. Je sentis alors que cette nouvelle attache était bien solidement fixée autour du poignet du médium jusqu’à s’enfoncer dans sa chair. » (L. Kean)

Leslie Kean s’identifia à la réaction de Thomas Mann entendant le cliquetis des touches de la machine à écrire activées par les deux mains « de personne ». Et cela lui rappela aussi la description faite par William Crookes, lors d’une séance avec Daniel Home lorsque l’esprit communicateur avait dit : « Il est impossible que la matière traverse la matière, mais nous allons vous montrer ce que nous pouvons accomplir. » Il y avait un bouquet au centre de la table. A la vue de tous, un rameau de roseau de Chine de 38 centimètres de long, qui constituait l’ornement central du bouquet, s’éleva lentement au-dessus des autres fleurs, puis redescendit vers la table. Il traversa celle-ci. Les mains de Home étaient visibles de tous, et le rameau ne présenta aucun signe d’écrasement ou d’éraflure.

Lors de la séance avec Stewart Alexander, les trompettes furent ensuite disposées sur le sol devant ce dernier.

« Après que les présents ont chanté un moment pour apporter encore davantage d’énergie dans la pièce, une trompette se mit à tapoter rapidement sur le sol. Puis elle s’éleva toute seule à la verticale, sans la moindre aide. Nous pouvions clairement voir sa bande illuminée autour de son ouverture la plus large. Elle est montée jusqu’au plafond. Là, elle alterna les déplacements lents et rapides, tapant bruyamment contre le plafond, puis se laissant dériver gracieusement avant de fondre en piqué vers les participants. Elle toucha mon front très doucement par petites tapes. S’orientant parfaitement dans le noir complet, jamais elle ne se cogna contre qui que ce soit ou ne toucha quelqu’un trop brutalement ou maladroitement. Stewart sortait par instants de sa transe, prenant la parole, groggy, depuis son fauteuil (‘‘Est-ce que tout va bien ?’’), les bras entravés et les patchs lumineux toujours visibles sur ses genoux dans l’obscurité. » (L. Kean)

La trompette pouvait aussi s’immobiliser dans l’air et rester en vol stationnaire. Alors qu’elle se trouvait en suspension à hauteur des yeux de Leslie Kean, une voix humaine parla au travers d’elle en essayant de former des mots.

« C’était très bizarre d’entendre une voix désincarnée sortant d’un cône en l’air. On pouvait entendre Stewart respirer pesamment, sa gorge gargouillant et toussant à cause de l’ectoplasme. Puis la seconde trompette s’éleva à son tour, et elle aussi se mit à danser entre le sol et le plafond, oscillant parfois de bas en haut comme si elle acquiesçait, ou tressautant comme prise d’un accès d’hilarité, en réponse à des questions ou des commentaires des participants ravis. Elle caressa mes cheveux et me tapota doucement la joue. » (L. Kean)

Finalement, une voix masculine, presque inintelligible, a rejailli de l’intérieur de la trompette en vol.

Lors d’une séance ultérieure, la trompette en lévitation caressa le nez et la joue de Leslie Kean, manœuvrant si bien autour de ses lunettes qu’elle ne les toucha jamais – une prouesse qu’aucun humain aurait pu accomplir dans le noir.

Les trompettes regagnèrent le sol et, soudainement, la clochette sur la table se mit à sonner vigoureusement, puis une voix s’éleva dans le dos de Stewart, celle du Dr Barnett qui se présentait. Celui-ci avait élaboré un « mécanisme artificiel » – une sorte de larynx ectoplasmique – par l’intermédiaire duquel il pouvait parler. Il ajouta qu’il avait l’intention de se matérialiser et de marcher parmi les personnes présentes.

Les baguettes de tambour frappèrent fort et vite sur la table, toutes seules, comme la clochette.

En mai 2000, Freda a dit que tous les phénomènes physiques dépendent de la « substance énergétique vitale » qu’est l’ectoplasme, qui peut se métamorphoser d’une substance vaporeuse en quelque chose de solide. Ce sont les bras ectoplasmiques qui se connectent aux trompettes, l’autre extrémité étant rattachée au médium. Freda déclara que ce qui prend neuf mois pour arriver à maturité dans un ventre est créé en quelques secondes dans la pièce des séances.

L’ectoplasme peut être utilisé pour déplacer des objets. Alors qu’Eusapia Palladino était en transe, son entité-maître John King parla, à propos du transport des ardoises présentes dans la pièce, de l’émanation de faisceaux de rayons portant les ardoises. Quand ces « fils » ou ces rayons sont assez forts, l’objet peut être soulevé au-dessus des têtes.

Qu’en est-il de la réplique du larynx humain ? Le Dr Barnett expliqua qu’il était possible de faire vibrer l’atmosphère et de convertir les pensées en sons audibles, mais que c’était très difficile et que la structure était instable. Les voix parlant par l’intermédiaire de la trompette utilisent aussi le larynx ectoplasmique, manifesté à proximité du médium. Ces voix sont transmises au travers d’un tube creux ectoplasmique vers la plus petite extrémité de la trompette, où elles sont amplifiées et entendues en sortant de l’orifice le plus large.

Walter déclara à Leslie Kean – en s’exprimant par l’intermédiaire de Stewart – qu’il voulait lui montrer la matérialisation de sa propre main.

« J’ai approché ma chaise de la table basse débarrassée de tout objet. La lumière rouge sous le plateau de verre fut allumée, ce qui éclaira la surface et sa périphérie immédiate.

Walter s’adressa à moi tout le temps. L’ectoplasme forma un nuage brumeux gris sombre qui se déplaça lentement vers moi depuis l’autre côté de la table où se trouvait Stewart. Progressivement, je le vis croître, s’arrondir. La masse vaporeuse commença à ressembler davantage à une main, puis des doigts et un pouce émergèrent et, soudain, elle se métamorphosa en une main humaine solide tridimensionnelle qui forma un poing et frappa trois fois bruyamment sur la table pour faire la démonstration de sa consistance. Ensuite, elle se retira vers le bord de la table et disparut. De l’énergie ectoplasmique gazeuse avait émergé une main vivante tangible. » (L. Kean)

Walter demanda alors à Leslie Kean si elle voulait sentir la main d’un homme mort pour notre monde depuis plus de cent ans. Elle répondit bien sûr : oui.

« Il me demanda de placer ma main droite sur la table, paume vers le bas. La même chose se reproduisit : l’ectoplasme se propagea depuis le bord de la table et je le vis donner forme à une main vivante qui se rapprocha de la mienne jusqu’à la toucher. Je tins cette main matérialisée dans la mienne. Elle avait l’air totalement normale, humaine, avec des articulations, des os, des ongles, mais plus chaude que ma main et plus grande, avec des doigts plus boudinés et une peau très douce. Une nouvelle fois, elle se retira et disparut.

Les bras toujours attachés à son fauteuil, Stewart était trop loin du centre de la table pour l’atteindre. Dans tous les cas, cette main matérialisée était plus grande et plus charnue que celle du médium. Je pouvais aisément faire la différence, surtout après avoir tenu la main plus délicate et plus fine de Stewart lors de l’épisode de ‘‘la matière traversant la matière’’. Et indépendamment de cela, j’avais vu la main se former sous mes yeux à partir d’un nuage se métamorphosant, ex nihilo, en une main complète. Et cette main n’aurait pu appartenir à aucun des présents dans la pièce. Au cours de mes trois séances suivantes, j’ai encore observé deux fois de près la matérialisation de la main de Walter, alors que d’autres étaient assis autour de la table. L’une des deux fois, l’amorce du bras était recouverte par une manche. Et je fus encore touché une fois de plus par elle. » (L. Kean)

En certaines occasions, lors de séances rapportées par Katie Halliwell, Stewart a, pendant l’expérience, placé ses mains au bord de la table. D’autres fois, ce sont tous les présents dans la pièce qui ont positionné leurs mains autour de la table pour qu’elles soient visibles.

Lors d’une séance de 2005, Walter a expliqué que quand l’énergie (l’ectoplasme) a été convertie en une forme visible, quand elle devient malléable, quand il sait qu’elle est dans un état moléculaire qui va lui permettre d’opérer, il plonge alors sa main éthérique dans l’énergie, dans l’ectoplasme qui s’accroche à cette main.

« La masse organisée à partir de laquelle je crée ma main éthérique a un périmètre et un poids. C’est le poids qui pose le problème. Il est difficile pour nous de manipuler un poids physique, une masse physique, parce que je viens d’un monde qui, comme vous le savez, existe à un niveau vibratoire plus subtil que le vôtre. Donc je dois ralentir mes vibrations. » (Walter)

Certains anciens comptes rendus ressemblent presque trait pour trait à ce dont Leslie Kean a fait l’expérience avec Stewart Alexander. Ainsi, Sir William Crookes a vu un nuage lumineux « se condenser, prendre une forme et se changer en une main parfaitement faite », la main étant alors visible de toutes les personnes présentes. Elle bougeait comme une main normale avant de se dissoudre de nouveau en vapeur. Charles Richet a observé une masse d’ectoplasme « grisâtre et gélatineux » émaner d’Eva C. :

« Peu à peu, elle semble se diviser en digitations à son extrémité. C’est comme un commencement de main, informe, mais assez nette pour que je puisse dire : c’est une main gauche qu’on voit par le dos. »

Puis le petit doigt se sépara presque complètement. Il y avait maintenant, vue par le dos, une main avec les doigts repliés, avec un petit doigt nettement séparé, un pouce mal formé, et au-dessus un renflement qui ressemblait aux os du carpe. Charles Richet crut voir les plis de la peau.

La matérialisation de Walter rappela aussi à Leslie Kean l’observation de Gustave Geley qui évoqua une sorte d’embryon se développant en une main parfaitement modelée. Il la toucha et elle lui donna l’impression d’une main normale. Il sentit les os et les ongles. Puis elle se retira, rapetissa et disparut. De nombreuses personnes, dont David Fontana, ont aussi touché la main matérialisée et totalement animée de Walter au cours des séances de Stewart Alexander.

Au cours de la quatrième séance, le 20 août 2015, avec neuf autres participants, il y eut, dans l’obscurité, la matérialisation complète du Dr Barnett. Au départ, Stewart lévitait dans son fauteuil.

« Il s’était réveillé alors que nous voyions les marqueurs lumineux de ses genoux s’élever d’une trentaine de centimètres et nous dit à quel point il n’aimait pas se retrouver en lévitation (en certaines occasions, il s’était élevé à plus d’un mètre cinquante et parfois même jusqu’au plafond, alors qu’il était toujours attaché à son fauteuil ; et souvent il se réveillait). En suivant les patchs lumineux de ses genoux, nous pouvions voir qu’il était déplacé vers l’intérieur du cabinet par la force – quelle que soit celle-ci – qui était capable d’accomplir une tâche aussi lourde et ardue. Walter nous demanda alors de nous prendre les mains et de chanter pour amplifier l’énergie. (…)

Peu après, les participants les plus proches du cabinet perçurent que des mains les touchaient : certains ont dit qu’il s’agissait de petites mains et nous en avons compté quatre. Il me fut indiqué que c’étaient les aides du Dr Barnett. L’un d’eux était un enfant. Quand le Dr Barnett s’avança et commença à toucher les personnes, je pus percevoir ses pas. J’ai aussi entendu sa voix alors qu’il se déplaçait – celle-là même que j’avais déjà perçue quand il s’était exprimé par l’intermédiaire du larynx ectoplasmique. Il dit à quel point c’était difficile pour lui, et au moment où Stewart parut sur le point de se réveiller, il ordonna : ‘‘Dors ! ». Les patchs des genoux du médium étaient visibles, sauf quand ils étaient cachés par les formes passant devant lui. C’était au demeurant pour nous une autre manière de constater que quelque chose de ‘‘solide’’ et dense était réellement là. Quand le Dr Barnett se planta devant moi, il me tapota doucement la tête des deux mains plusieurs fois. En réponse à une question, il confirma : ‘‘J’ai un aide avec moi.’’ Et sa voix était ostensiblement juste devant moi. Stewart se mit à tousser, puis j’entendis les rideaux du cabinet s’agiter, comme si quelqu’un les avait attrapés et les secouait fortement et bruyamment. » (L. Kean)

Pour se manifester,  »les esprits » doivent ralentir leur fréquence vibratoire et utiliser l’ectoplasme. Ils ont expliqué à quel point cela était difficile, déplaisant et même douloureux, de faire cela, en comparant ce processus au fait de marcher dans une vase épaisse ou de revêtir un lourd manteau mouillé.

Leslie Kean écrit qu’à la fin de la séance, on avait la sensation que la salle était emplie d’une énergie palpable…

Autres séances :

Dans des séances avec Stewart Alexander, des membres du cercle domestique ont pu voir l’ectoplasme dans la lumière rouge, juste après sa sortie de la bouche de Stewart. Katie Halliwell fut invitée à toucher l’ectoplasme à ses différents stades de manifestation (d’un courant d’air froid à des sortes de flocons de neige chauds, jusqu’à une boule solide). Le groupe a vu des formes matérialisées créer leur propre lumière dans leurs mains, ce qui permettait aux personnes présentes de voir ces mains tandis qu’elles se déplaçaient dans la pièce.

On a confié à Leslie Kean l’enregistrement d’une séance d’octobre 2015 :

« La pièce était éclairée et Freda s’est exprimée par l’intermédiaire de Stewart, alors que celui-ci était plongé dans une transe légère. Freda a dit qu’un monsieur était avec elle dans son monde et qu’il était très impatient de parler à une amie. L’homme était mort un peu plus de quatre ans plus tôt et son nom était Derek. Une femme appelée Violet Eccles, venant d’Australie, s’est avancée, et elle a dit que cela s’appliquait à elle. Freda l’invita à venir s’asseoir près du médium et elle poursuivit. » (L. Kean)

Frida a dit qu’il y avait eu une sorte de célébration aussi quatre ans plus tôt, et cela avait eu un rapport avec le « bon fils » de Derek. Elle demanda s’il avait un fils. Violet acquiesça. Freda continua d’écouter. Puis Violet s’exclama qu’il ne s’agissait pas de son fils. Elle parla de Goodison Park. « J’ai répandu ses cendres là. » (C’est un stade de foot à Liverpool ; Derek adorait le foot.)

« Il a l’impression d’être chez lui. » (Freda) (Derek habitait Liverpool avant de déménager en Australie. Pour lui, c’était sa maison.)

Puis Frida indiqua que Derek envoyait tout son amour à son épouse Joan. (Joan est bien le nom de l’épouse de Derek.) Et elle évoqua son ami Joe, en soulignant qu’il avait été malade. (Joe avait été le meilleur ami de Derek et il était malade.)

Elle dit que la sœur de Violet, Dolly, était aussi dans l’Au-delà. Ce qui était exact.

Freda demanda : « Mais quelle est cette histoire de jouer du piano ? ». Violet expliqua que son propre frère, également décédé, était pianiste de formation.

« Qui est Allie, Allison ? » (Freda). « Ma belle-fille », répondit Violet. « Ils sont tous ici ! », lui dit joyeusement Freda.

« Maintenant, il est question de Phil » (Freda). Violet finit par réaliser qu’il s’agissait de son ami Phil, lui aussi décédé.

Freda rapporta que les proches de Violet lui demandaient de dire un mot : « Duck » (Canard). Violet expliqua que lorsqu’elle était très jeune, elle avait essayé de sauver un canard de la noyade, parce qu’il avait la tête sous l’eau. C’était devenu une plaisanterie familiale.

Leslie Kean a contacté Violet (communication par courriel du 3 mars 2016) pour qu’elle lui confirme que Stewart ne connaissait absolument rien de tout cela (ce qu’il le lui avait déjà assuré) et valider l’exactitude de ce qui s’était passé :

« Violet me dit que l’épouse de Derek l’avait informée après la séance que son mari était bien mort exactement quatre ans et deux mois avant, comme l’avait dit Freda. Cette partie de la séance avait mentionné huit noms spécifiques (en comptant la référence au ‘‘canard’’), la période précise d’un décès, et une cérémonie spécifique (la dispersion des cendres au Goodison Park). Quatre fois, Freda cita la relation exacte d’une personne nommée par rapport à Violet. Il n’y avait pas eu d’erreur. Mais l’énoncé de ces simples faits ne peut restituer la puissance et l’émotion que cela représenta pour Violet, qui n’avait aucun doute que des êtres chers avaient survécu à la mort. » (L. Kean)

En 2014, Reville Mohr, qui ne croyait pas en la médiumnité ou en l’après-vie, prit l’avion en Australie avec sa sœur Leone Holdsworth pour assister à une séance avec Stewart Alexander. Reville Mohr était profondément déprimé par la perte de son épouse neuf mois plus tôt, mais sa sœur pensait que la séance prévue pourrait l’aider.

« A la surprise de tous, Freda, parlant comme d’habitude par l’intermédiaire de Stewart, invita Reville à venir s’asseoir près du médium. Elle lui demanda : ‘‘Pensez-vous à vous marier ?’’. ‘‘Non’’, fut la réponse immédiate. Puis Freda indiqua qu’elle pouvait ne pas entendre correctement, mais qu’elle avait une femme qui était là et qui disait ‘‘Marry Lynn’’ (Epouse Lynn). Mais elle corrigea d’elle-même en s’exclamant : ‘‘Oh, non… C’est Marilyn. Reville, seriez-vous surpris si je vous disais que j’ai votre épouse ici, avec moi ?’’ De nouveau, il répondit : ‘‘Non’’. ‘‘Est-ce que ça vous surprendrait aussi si je vous disais qu’elle a aussi avec elle votre fille Kimberley et votre fils Thomas que vous n’avez jamais vu ?’’ Entendant cela, Reville craqua et fondit en larmes. Lui et son épouse Marilyn avaient perdu leur petite Kimberley au berceau et c’était Reville qui avait découvert son corps sans vie. Quant à Thomas, Marilyn avait fait une fausse couche à cinq mois. Dans la salle de la séance, personne ne connaissait quoi que ce soit de ces drames en dehors de sa sœur.

Reville avait été sous le coup d’une telle émotion que, le lendemain matin, Stewart adressa un texto à son hôte, une membre du cercle, pour lui demander comment leur visiteur australien allait. » (L. Kean)

Stewart Alexander a dit à Leslie Kean que la réponse était restée dans son esprit depuis lors. La membre du cercle a dit que Reville Mohr était parti faire une promenade et qu’à son retour il était comme un homme qui avait gagné à la loterie. Il était métamorphosé pour toujours, avec un poids énorme enlevé de ses épaules.

Un autre élément important est le pouvoir de guérison dont est capable le Dr Barnett (quand il se matérialise ou par l’intermédiaire de Stewart Alexander) :

« En 2011, Robin Hodson et son épouse rendirent visite au cercle. Parlant par l’intermédiaire de Stewart, le Dr Barnett invita Robin à s’asseoir devant le cabinet. Les mains de Stewart se posèrent contre les paumes ouvertes du visiteur et, raconta celui-ci, ‘‘immédiatement, ce fut comme recevoir des chocs électriques’’, qui durèrent quelques minutes. Le Dr Barnett annonça que ‘‘l’organisme (de Robin) avait été transformé’’, ce qui suscita beaucoup de rires parmi les présents, et que Robin n’en aurait pas les résultats avant trois mois. Ce qu’ignoraient Stewart et les membres du cercle, c’était que Robin souffrait de cardiomyopathie, une maladie incurable du muscle cardiaque – le cœur ne pouvait pomper que difficilement le sang et nécessitait une surveillance médicale constante. Après cette expérience pendant la séance, il sentit ses jambes le trahir et il regagna avec peine sa chaise sur laquelle il s’effondra.

Lors de sa visite suivante chez le cardiologue de l’hôpital de Brighton, il lui fut fait son habituel échocardiogramme. D’après Robin, le médecin lui demanda ce qu’il avait fait depuis sa visite précédente. Il avait quelque inquiétude alors, car le résultat des tests d’effort cardiaque de Robin tournait autour d’un taux excessivement bas de 20% et son cœur avait grossi. Mais là, il indiqua à Robin que son efficacité cardiaque avait substantiellement augmenté pour retrouver un taux de 55% (dans la normale) et que son cœur avait dégonflé pour retrouver une taille ordinaire. Le médecin ajouta qu’il était rare que l’on assiste à une guérison aussi miraculeuse chez des patients souffrant de cardiomyopathie. Et cette visite se déroulait exactement trois mois après la visite au cercle de Stewart, comme le Dr Barnett l’avait annoncé (le rendez-vous avait été pris avant la séance). Robin affirme qu’il n’a plus de symptômes et que son état ne nécessite plus de surveillance médicale. » (L. Kean)

Le 15 novembre 2015, Robin a fourni (par courriel) à Leslie Kean un exposé écrit de ce qui s’était passé, et il a répondu le 25 novembre 2015 aux questions qu’elle lui avait posées après son récit initial.

Parfois, les informations émanant d’êtres chers n’ont pas de sens ou peuvent être inexactes, et les guérisons peuvent ne pas être couronnées de succès. Il arrive aussi que Stewart Alexander et son cercle s’assemblent et que rien ne se passe.

« Les résultats des séances ne sont pas prévisibles, et c’est une question qui préoccupe énormément Stewart quand des personnes ont parcouru de longues distances pour venir participer à ses séances. Ce qui se produit à chaque fois échappe totalement à son contrôle. » (L. Kean)

Psi ou survie ?

Leslie Kean a interrogé Stewart Alexander à propos de l’hypothèse du psi par agent vivant, qui postule que tous les phénomènes sont exclusivement le produit de son propre psi et de celui des participants, en utilisant la psychokinèse. Il répondit : « Est-ce que le Dr Barnett est créé par moi ? ».

« Quelqu’un qui peut non seulement parler aux gens indépendamment de moi, mais qui peut aussi marcher parmi eux, mettre ses mains sur eux et les guérir ? Est-ce moi ? Absurde ! » (S. Alexander)

Kevin Kussow, d’Otto en Caroline du Nord, patron d’une entreprise florissante, qui participait à un petit cercle animé par son père depuis plus de trente ans, envoya à Stewart Alexander un courriel au début de 2016 pour lui demander conseil. Le cercle ne s’était pas réuni depuis un moment du fait de la maladie du père de Kevin. Quelques mois plus tard, Freda a dit, au cours d’une séance avec Stewart Alexander, qu’elle voulait effectuer un test du livre pour Kevin, deux jours après la mort du père de celui-ci, le 2 mars 2016.

« Freda a commencé en fournissant des détails précis permettant d’identifier le père de Kevin qui venait juste d’arriver dans le monde des esprits. Elle dit alors que, face à son lit, il y avait une bibliothèque sur laquelle se trouvait aussi de nombreux petits bibelots, et qu’à sa gauche il y avait une porte. Elle mentionna une paire de chaussures dont, selon elle, parlait le père de Kevin. Il fut demandé à ce dernier de s’approcher de la deuxième étagère de la bibliothèque, d’y prendre le deuxième ou le troisième livre à partir de la gauche, et de l’ouvrir à la page quatre-vingt-quatre qui serait la page de gauche. Pratiquement en haut de la page, il y aurait une phrase mentionnant des animaux ou un animal. Plus bas, on trouverait les noms ‘‘George’’ et ‘‘Smith’’. Tout cela fut enregistré pendant la séance et envoyé à Kevin.

La description de l’emplacement de la bibliothèque par rapport au lit et à la porte, ainsi que le fait qu’elle soit pleine de petits bibelots, étaient parfaitement exacts. Avec sa mère et ses deux fils présents, Kevin s’est dirigé vers la deuxième étagère en question et a compté le deuxième ou troisième livre à partir de la gauche. Le deuxième n’était qu’un mince dépliant papier, mais le troisième était l’ouvrage ‘‘Bury my Heart at Wounded Knee’’, sur le massacre des Amérindiens. Kevin tourna les pages jusqu’à la quatre-vingt-quatre, qui était bien à gauche – comme quasiment toutes les pages paires toutefois. A la deuxième ligne à partir du haut, il était question du nom ‘‘Petit Corbeau’’, et à la ligne suivante de : ‘‘chasser le bison’’ – en somme, les animaux auxquels Freda avait fait allusion. Plus bas, le texte parlait du gérant d’un comptoir d’échanges (poste) appelé Smith et d’un fils métis (‘‘sang-mêlé’’) nommé George – exactement, là encore, ce qu’avait dit Freda. Les chaussures favorites du père de Kevin – des Crocs – étaient posées juste là à côté de la bibliothèque.

Freda avait désigné trois détails précis dans la page, comme, déjà, elle avait indiqué la page spécifique contenant ces informations, à un endroit spécifique d’une étagère tout autant spécifique se trouvant dans une maison outre-Atlantique. Stewart n’avait jamais rencontré Kevin et ne connaissait rien de sa maison. Freda avait-elle voyagé ou d’une manière ou d’une autre projeté sa conscience jusque là-bas pour voir le livre ? Ou Stewart était-il doué d’un tel don de clairvoyance qu’il avait pu ‘‘voir’’, tandis qu’il était inconscient, les cinq mots sur cette page de livre particulière, ainsi que l’emplacement de la bibliothèque ? Il juge cette dernière hypothèse absurde. » (L. Kean)

Le 3 juin 2016, Kevin Kussow a fourni à Leslie Kean un compte rendu écrit du test du livre, puis elle l’a interrogé par téléphone le 16 juin 2016.

Le témoignage de Stewart Alexander :

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Le dernier chapitre du livre de Leslie Kean est rédigé par Stewart Alexander. Ce dernier raconte qu’au début il avait organisé avec un petit groupe, durant des mois, des séances pendant lesquelles rien ne s’était produit. Une fois, alors qu’il était avec son frère et sa belle-sœur, il entendit une voix dans son oreille gauche : « Éteins la lumière ; continue la séance. » Cette phrase fut répétée de nombreuses fois. Au moment où la lumière fut coupée, quelque chose s’approcha de lui par derrière. Tout dans son corps commença à se contracter et à tressauter, et il se vit à l’extérieur. Il s’entendit dire : « Je viens, parlez, frère, sœur ». Puis il se retrouva dans son corps.

Si Plume Blanche (son premier guide) devait prendre le contrôle de son corps, cela arrivait toujours dans les toutes premières minutes – autrement, rien ne se produisait. Quand il venait, le premier phénomène qui se produisait était une sorte de déformation de la main gauche, laquelle s’enroulait quasiment sur elle-même. C’était comme s’il avait une forme d’arthrite sévère invalidante, mais pas douloureuse.

Après plusieurs années de séances au sein d’un cercle domestique, Stewart Alexander se posa des questions sur la nature de Plume Blanche : s’agissait-il d’une production de sa part, d’une personnalité secondaire inconsciemment créée pour répondre à ses attentes, ou ce guide résidait-il réellement dans l’autre monde ? Il lui fallut plusieurs années avant de pouvoir finalement admettre que les voix qui parlaient à travers lui étaient bien ce qu’elles prétendaient être.

Au début des années 1970, il assista à une séance avec le médium anglais Leslie Flint, un médium à « voix directes ». En sa présence, on pouvait entendre les voix des morts parler indépendamment de lui dans une autre pièce, comme si elles surgissaient ex nihilo dans l’air alors qu’il était tranquillement assis sur sa chaise. Lors de sa troisième ou quatrième séance avec Leslie Flint, Stewart Alexander entendit la voix de sa grand-mère provenant du centre de la pièce.

« Elle avait été comme une mère pour moi, mon frère et mes deux sœurs. Après le naufrage du mariage de mes parents quand j’avais dix ans, c’était elle qui avait endossé le rôle essentiel de notre éducation. Le jour de son décès, deux ou trois semaines à peine avant cette séance – un fait totalement inconnu de Flint -, j’étais assis tout seul à son chevet, dans sa chambre d’hôpital. Elle était inconsciente, mais je lui tenais la main et quelque chose était passé entre nous, ce que personne d’autre ne savait. Soudain, là, dans cette petite pièce où se déroulait la séance quelques semaines plus tard, elle y fit allusion à mon intention – une chose, je le répète, que moi seul sur Terre et elle de l’autre côté, savions. La voix que j’entendais était la sienne. Sa manière de s’exprimer et certains mots utilisés lui étaient propres. Dans mon esprit, il était indiscutable que c’était bien elle. » (S. Alexander)

Une autre voix jaillit, celle de Plume Blanche. Il lui demanda si durant sa vie sur Terre il avait eu une quelconque sorte de difformité physique. Plume Blanche répliqua : « Tu parles de ma main gauche ? » Après cette merveilleuse expérience, Stewart Alexander n’a jamais douté que le guide Plume Blanche était bien ce qu’il disait être.

Des centaines de séances ont été enregistrées dans le cercle domestique de Stewart Alexander. Les participants sont souvent profondément émus par les paroles des Esprits.

« Je ne peux honnêtement pas imaginer que tout cela ne représente que ma propre manifestation psychologique de personnalités multiples complexes capables – d’une manière ou d’une autre – de réaliser des miracles ostensibles, de guérir des maladies, et de lire dans la tête de tiers, tandis que je suis ‘‘endormi’’, en transe.

Par ailleurs, les manifestations physiques reposent sur l’utilisation d’une substance énergétique (que l’on appelle l’ectoplasme), dont les Esprits se servent pour manipuler des objets et pour se matérialiser totalement ou partiellement. Si cela se passe généralement dans des conditions d’obscurité, il est arrivé que la lumière rouge reste allumée suffisamment longtemps pour que des personnes présentes dans la pièce puissent observer l’ectoplasme en action, alors qu’il est attaché à mon corps. Quand Walter (notre Esprit responsable des phénomènes physiques) matérialise sa main, elle sort d’un nuage d’ectoplasme qui est toujours visible dans la lumière rouge. Si c’était purement psychologique et que les effets n’étaient dus qu’à un psi inconscient, il semble éminemment improbable qu’une telle substance mystérieuse ait pu être engendrée et vue par ceux qui se trouvaient dans la pièce.

Malheureusement, très peu de personnes auront l’occasion de faire un jour l’expérience des phénomènes merveilleux et incroyables de ces séances, dès lors que très rares sont les véritables médiums et les cercles fiables accessibles aujourd’hui ; beaucoup n’œuvrant qu’en privé. » (S. Alexander)

Stewart Alexander a produit un double CD : Physical Seance Room Recollections, à partir de ses archives audio. Ces dernières contiennent une série de témoignages de première main des séances à effets physiques.

Le problème de la preuve :

En 2015, Leslie Kean a demandé à Stewart Alexander si elle pouvait enregistrer en vidéo la matérialisation de la main de Walter en se servant d’une petite caméra permettant de filmer sous la lumière rouge de basse intensité qui est toujours allumée pour cette expérience. Il a envisagé d’accepter, mais après mûre réflexion il a compris que cela précipiterait sa vie, et celle du cercle, dans une tourmente qui serait destructrice pour l’objet du cercle et problématique pour sa famille. Et une telle investigation ne mènerait au bout du compte nulle part, ajoute-t-il.

« J’ai passé près de cinquante ans plongé dans une étude exhaustive de l’histoire de la médiumnité physique. Les faits historiques montrent que de nombreux médiums à effet physique bien connus ont coopéré à un moment donné avec des chercheurs. Mais finalement, cette exposition n’a jamais mené qu’à des suspicions ou à des accusations de fraude, même pour les médiums les plus authentiques. Parfois, les découvertes ont été qualifiées de ‘‘non concluantes’’, et les chercheurs ont réclamé encore plus de tests. Ou alors, convaincus que des failles avaient permis aux médiums de réaliser leur supercherie, ils faisaient tout pour les débusquer. Et encore et encore, de nouveaux tests étaient demandés.

Quant aux comptes rendus favorables émanant de chercheurs à la crédibilité et aux références les plus impeccables, ils étaient contestés, mis en doute et parfois même raillés. Quant aux véritables médiums, il n’a jamais pu être prouvé de manière irréfutable – comme l’auraient voulu les chercheurs – que les phénomènes étaient authentiques, pas plus qu’il ne put être démontré qu’ils étaient frauduleux. Donc rien ne fut prouvé de manière concluante et acceptable par l’ensemble de la communauté scientifique. Ce scénario s’est répété d’Eusapia Palladino à Eva C., de Margery Crandon à Helen Duncan… Elles ont collaboré et toutes ont connu le même sort.

Margery, l’une des médiums à effet physique les plus extraordinaires des années 1920 et 1930, fut l’objet de perfides controverses après s’être soumise pendant des années à des tests rigoureux. Les détracteurs sélectifs ont totalement ignoré les phénomènes remarquables qui se sont manifestés dans des conditions très étroitement contrôlées et qui ne pouvaient tout simplement pas s’expliquer. Ils ont été commodément oubliés depuis la mort de Margery et aujourd’hui elle est largement considérée comme une habile fraudeuse qui s’est servie de ses charmes féminins pour duper une grande partie des chercheurs mâles. Le monde de la recherche contemporain continue de fermer les yeux sur cette injustice cruelle et scandaleuse, qui a conduit à la mort de cette femme courageuse par intoxication éthylique.

Je me demande souvent comment Margery et d’autres auraient pu évoluer s’ils avaient choisi de se réunir seulement en petits cercles domestiques privés et harmonieux. Nous ne pouvons qu’imaginer quels phénomènes se seraient manifestés s’ils ne s’étaient pas exposés à l’atmosphère clinique froide des tests et à la pression de la réussite qu’ils induisaient. Parfois, dans le cadre des recherches qu’ils ont autorisées, ils ont laissé faire des photographies. Naturellement, il est bien connu que certains médiums fraudeurs ont essayé d’abuser des personnes crédules et que des photos d’ectoplasmes et d’autres phénomènes étaient en réalité truquées. Mais même les clichés légitimes pris dans des conditions contrôlées peuvent sembler étranges à ceux qui n’ont pas participé à des séances avec un médium à effet physique. Cela ne justifie pas pour autant les accusations que ces photos ont suscitées contre les vrais médiums qui avaient voulu prendre le risque de permettre les prises de vues pendant les séances.

Au mieux, un film de la main de Walter montrerait qu’un phénomène paranormal est une réalité, mais il pourrait être expliqué comme une fonction physiologique anormale possédée et inconsciemment dirigée par moi-même. Il ne serait pas vu comme une chose susceptible de prouver la survivance post-mortem – même s’il y aurait sans doute beaucoup de débats autour de cette question. A la suite des examens et de l’authentification scientifiques, les médias du monde entier débarqueraient rapidement. Tout ce tapage perturberait gravement la vie de ma famille bien-aimée ainsi que celle de mon cercle médiumnique domestique. Ce dernier serait incapable de tenir sous la pression du regard inquisiteur du monde entier. Il ne fait aucun doute qu’il serait réclamé encore d’autres études et d’autres films. Et ça n’aurait pas de fin.

Au pire, les prises de vues seraient mises en doute et qualifiées de frauduleuses. Alors, je viendrais prendre ma place parmi tous ces médiums avant moi qui ont choisi d’emprunter une telle voie. La stigmatisation qui est depuis longtemps attachée à leur nom le serait désormais et pour toujours au mien. Dans ce cas, mes enfants et mes petits-enfants se demanderaient toujours si leur père/grand-père avait été capable de se prêter à une supercherie, parce qu’ils s’interrogeraient éternellement sur l’authenticité ou la fausseté du film. Et cette pensée est franchement insupportable.

Ma médiumnité fonctionne comme le résultat direct d’une extrême sensibilité innée avec laquelle j’ai vécu depuis le commencement et qui n’a cessé de s’intensifier au fil du temps. Elle pourrait s’étioler et disparaître sous l’effet d’une telle pression. La poursuite de mon développement en tant que médium à effet physique serait menacée. Je ne vois absolument aucun intérêt à m’engager dans une entreprise aussi ambitieuse en sachant que tant son succès que son échec seraient littéralement une calamité – pour moi, pour ma famille, pour mon cercle – et qu’au surplus, elle ne prouverait absolument rien. J’espère que c’est compréhensible par tous ceux qui aimeraient voir le film d’une séance pour des raisons que je conçois assurément. » (S. Alexander)

Stewart Alexander n’aimerait-il pas disposer aussi de cette vidéo afin de voir, de ses yeux, cette main se matérialiser alors qu’il est en transe quand cela survient ? Pendant des années, il a été invariablement inconscient quand les phénomènes physiques se produisaient. Avec le temps, il a pu reprendre brièvement conscience dans ces moments-là et il a alors eu le plaisir de voir ce qui, jusque-là, lui avait été simplement raconté, comme les trompettes en lévitation se déplaçant autour de la pièce. Parfois, dit-il, il s’élève avec son siège au-dessus de la tête des personnes présentes – ce qu’il n’aime guère -, et alors il se réveille. En entendant sa voix, les participants ont la confirmation qu’il est bien là où il est censé être : dans son siège et non à plusieurs mètres en train de manipuler frauduleusement les trompettes ou de se livrer à quelque activité clandestine. Il évoque ce qu’il a vu lors d’une séance, avec soixante participants, avec un autre médium à effets physiques à laquelle il assistait, certaines manifestations observées ayant été absolument identiques à celles qu’il produisait depuis des années dans son cercle. Lors de l’une de ses propres séances, il vit la main alors qu’il avait repris conscience.

Alors que les présents bavardaient, avant une séance au cours de laquelle Stewart Alexander opérait comme médium au sein d’un cercle au domicile de son ami, mentor et collègue Alan Crossley, un store battant dans la brise s’engouffra par la fenêtre ouverte, ce store venant heurter bruyamment l’arrière d’un vase de fleurs sur le rebord intérieur de la fenêtre. Le vase bascula sur le sol, l’eau éclaboussant tout le tapis. Alan Crossley, qui voulut essuyer le tapis, eut la surprise de constater que le tapis était complètement sec… Six heures plus tard, Stewart Alexander se réveilla au cours de la séance, et l’entité Christopher demanda s’ils voulaient un cadeau.

« Quand tout le monde répondit par l’affirmative, nous avons entendu un grand ‘‘whoosh’’ et toute cette eau nous est tombée dessus. Nous étions tous trempés ! Mais voilà bien une occasion où nous étions tous enchantés d’être mouillés. Ils devaient avoir recueilli toute l’eau du vase renversé et l’avoir ‘‘suspendue’’ quelque part. » (S. Alexander)

Une autre fois, alors qu’il était avec un groupe accueilli par la médium Kath Matthews (qui allait devenir sa première mentor), il ne s’est rien passé lors de la séance.

« Quand nous avons rallumé la lumière, sur le sol devant chaque membre du cercle il y avait un petit animal en plastique – des chiens, des chats, des vaches, des chevaux, etc. ! Mais à notre grand étonnement, il n’y avait rien pour Kath. Nous étions un peu troublés, parce que ça donnait l’impression que le monde des Esprits l’avait ignorée. Cependant, le lendemain matin, Kath me téléphona avec une voix très excitée. Elle vit seule et sa maison avait été fermée à clé après le départ des participants à la séance. Elle me dit que quand elle s’était réveillée, il y avait un petit cochon rose en plastique sur le livre qu’elle avait posé sur sa table de nuit avant de dormir. Donc vous voyez, c’est là le pouvoir du monde des Esprits. » (S. Alexander)

Stewart Alexander a longtemps soutenu que les phénomènes physiques ne permettaient pas seuls de prouver la réalité de la communication avec les défunts. Ce sont les informations probantes transmises lors d’une séance à effets physiques qui sont, selon lui, les plus démonstratives en ce sens. Lorsqu’elles sont hors de la connaissance du médium (lui-même inconscient lors des séances), elles suggèrent alors avec force l’implication réelle d’une intelligence extérieure.

Lors d’une séance, une dame s’est retrouvée en communication avec son compagnon qu’elle avait perdu tragiquement douze mois plus tôt. Elle avait envisagé le suicide. Après la séance, elle remercia Stewart Alexander de lui avoir sauvé la vie.

Il encourage d’autres personnes à former leurs propres cercles et à se réunir pour développer la médiumnité. Il donne un petit conseil crucial :

« Je me suis réuni avec le même groupe, semaine après semaine, depuis plus de trente ans. Dans le monde technologique frénétique d’aujourd’hui, la chose la plus difficile c’est de parvenir à réunir ainsi dans l’harmonie un groupe de personnes impliquées. Il faut bien percevoir qu’il s’agit d’un engagement vis-à-vis du monde des Esprits. Le développement d’un cercle peut être horriblement lent et même très frustrant à l’occasion, ce qui requiert beaucoup de patience. Mais la seule chose que nous puissions faire, c’est d’être là et d’avoir confiance dans le monde des Esprits, parce que c’est une collaboration entre deux mondes. C’est aussi simple que ça. » (S. Alexander)

L’entité-guide Freda a déclaré que notre monde est un monde d’illusion, alors que le sien est celui de la réalité ultime.

« Et elle nous a assuré que nous ne perdrions pas notre individualité, notre personnalité, notre caractère et nos souvenirs, quand nous accomplirons cette transition vers ce ‘‘monde de la réalité ultime’’. Donc je continue à m’accrocher résolument à une conviction : à savoir que ma médiumnité peut apporter le réconfort et l’assurance que la mort n’est pas la fin, mais simplement un passage vers cet autre monde dans lequel, un jour, nous irons tous. » (S. Alexander) (1)

Alain Moreau

 

Référence

1. Leslie Kean, Survivre à la mort, Dervy, 2018, p. 436-452, 454-466, 469-484.

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