Un livre évoquant les lumières de Phoenix paru en 2017

Note : Ce texte regroupe trois articles qui avaient été mis en ligne, sur mon précédent site (www.mondenouveau.fr), sur trois pages distinctes :

* OVNIs : LES LUMIERES DE PHOENIX

* LES OBSERVATIONS d’OVNIs A STEPHENVILLE, TEXAS

* NOUVEAU-MEXIQUE, 1974 : LA RECUPERATION D’UN OVNI ?

LES LUMIERES DE PHOENIX :

1. Les lumières de Phoenix selon Leslie Kean :

Le 13 mars 1997, des OVNIs en forme de triangle et de V ont été aperçus en Arizona. A partir de 20 heures, des résidents virent des appareils énormes, étrangement silencieux, planant au-dessus d’eux. Un objet se déplaça du nord vers le sud-est en traversant l’État, voyageant sur environ trois cents kilomètres de Paulden à Tucson et passant au-dessus de Phoenix et des communes voisines. Il fut visible de 20 heures 15 à 21 heures 30, et des centaines de personnes, voire des milliers, purent le voir. Les lignes téléphoniques du département de police furent saturées, et Luke Air Force Base, la base aérienne locale, a été débordée par les appels. Des rapports d’observation, en provenance de tout l’État, ont inondé les lignes du National UFO Reporting Center (NUFORC) basé à Seatle (État de Washington). En dépit de tout cela, il semble que les contrôleurs aériens n’ont pas enregistré ces objets sur le radar.

L’appareil était énorme et semblait être souvent très bas dans le ciel, cachant les étoiles au-dessus de lui. Un jeune témoin a dit qu’il avait pu voir clairement le dessous de l’appareil et qu’il aurait pu l’atteindre s’il lui avait lancé une pierre. Le NUFORC a reçu le premier rapport à 18 heures 55 depuis Henderson au Nevada. Un groupe de trois témoins a dit que l’objet occupait la majeure partie du ciel. Une famille de cinq personnes circulant en voiture a observé un énorme appareil passer au-dessus du véhicule. Selon de nombreux témoins, l’appareil avait la taille de plusieurs terrains de football et mesurait plus d’un kilomètre et demi de long. Un match local fut interrompu alors que l’objet massif passait au-dessus des parents, enfants et entraîneurs qui, incrédules, regardaient.

Certains témoins ont décrit la couleur comme le gris sombre d’un canon de fusil et beaucoup de personnes furent stupéfaites par le silence de l’objet, compte tenu de sa taille, d’autant plus qu’elles l’ont vu partir « en un clin d’oeil ».

Il était difficile de déterminer le nombre d’objets présents, et la vitesse était variable, depuis l’immobilité jusqu’à l’éloignement à toute vitesse et en un instant.
Il a fallu plusieurs mois aux enquêteurs civils qui se sont attelés au cas pour compiler tous les rapports, établir la carte des trajectoires et déterminer que plusieurs objets avaient en effet été observés.

Une fois de plus, comme pour la vallée de l’Hudson, aucun officiel gouvernemental n’a été dépêché pour enquêter ou répondre aux questions de citoyens stupéfaits et alarmés.

Frances Emma Barwood, conseillère municipale de la ville de Phoenix, pressée de questions par les journalistes et les administrés, a été la seule officielle élue à lancer une recherche publique, mais elle n’a pas reçu la moindre information de quelque niveau gouvernemental que ce soit. Elle a parlé avec plus de sept cents témoins, ceux-ci ayant appelé son bureau, et, parmi ceux-ci, il y avait des officiers de police, des pilotes et d’anciens personnels militaires, tous ayant fourni des descriptions très semblables des objets perçus. Pourtant, les officiels gouvernementaux ne semblaient pas intéressés, puisque Frances Emma Barwood a précisé à Leslie Kean que ceux-ci n’ont jamais interrogé ne serait-ce qu’un seul témoin.

« Comment pouvaient-ils ne pas être au courant de ces énormes appareils volant à basse altitude au-dessus d’importants centres de population ? C’est inconcevable, mais c’est aussi effrayant. » (F. E. Barwood)

Du fait qu’elle était disposée à répondre aux inquiétudes du public, elle a été ridiculisée par une grande partie des médias de Phoenix, notamment par un dessinateur humoristique bien connu du principal journal d’Arizona, et elle a aussi dû subir les commentaires désobligeants de certains hommes politiques.

Une couverture minimale a été faite par quelques journaux et radios locales, mais ils n’ont pas donné suite. Trois mois plus tard, le 18 juin, un article en première page a été publié dans « USA Today », et l’affaire a été propulsée dans les journaux télévisés du soir sur les grandes chaînes ABC et NBC, bien que de façon limitée. Elle est devenue connue avec l’appellation de : « les lumières de Phoenix ». Des citoyens ayant exigé des réponses, le gouverneur républicain Fife Symington a annoncé à la télévision, le matin du 19 juin, qu’il ordonnait une enquête complète et ferait « toutes les investigations nécessaires ». Dans l’après-midi, il convoqua une conférence de presse en disant qu’il allait révéler la source derrière les lumières de Phoenix. Son chef d’état-major Jay Heiler est apparu menotté et affublé d’une tenue d’extraterrestre comprenant un masque de caoutchouc avec de grands yeux noirs lui couvrant entièrement la tête, et il fut escorté sur le podium par des officiers de sécurité. Le gouverneur a présenté le personnage comme « le coupable », et, pendant que les rires fusaient dans la salle, il a plaisanté sur le thème : « Ceci est pour vous montrer que, vous autres, êtes beaucoup trop sérieux », puis le masque fut ôté devant les caméras. Fife Symington a aussi annoncé qu’il avait questionné le commandant de Luke Air Force Base, le général en charge de la Garde Nationale et le chef du Département de la Sécurité publique, mais qu’il n’avait, à ce stade, rien appris. Leslie Kean note que cette importante déclaration fut occultée par les réactions à ce que l’on appelle aujourd’hui la « parodie », par le gouverneur, de la conférence de presse. Le bureau de la conseillère Frances Emma Barwood a été l’objet d’appels de gens furieux, et le gouverneur a aussi reçu sa part de plaintes. La conseillère a contacté John Mc Cain, sénateur de l’Arizona, et lui a demandé de conduire une investigation. Celui-ci a demandé au Département de l’Air Force d’enquêter, et, comme il l’a expliqué à un administré dans une lettre datée d’octobre 1997, il a précisé que l’Air Force avait informé son bureau, en juillet, que le Département ne conduisait plus d’investigations sur les OVNIs. John McCain a aussi précisé que les installations militaires locales ont fait un effort pour résoudre le cas et qu’il avait été informé que la Garde Nationale avait lâché, au sud-ouest de Phoenix, entre 21 heures 30 et 22 heures, des fusées éclairantes au magnésium de haute intensité, ces fusées pouvant être vues jusqu’à 250 kilomètres. Une vidéo prise vers 22 heures par un photographe amateur montre ce que deux professionnels qualifiés ont identifié à des fusées éclairantes. Il s’agit de lumières brillantes alignées au-dessus de la montagne et disparaissant une à une. Cette vidéo a été prise au moment même où la Garde Nationale avait lâché des fusées LUU2 dans le cadre d’un exercice d’entraînement appelé « Opération Snow-bird ». Or, les observations les plus nombreuses d’objets non identifiés à travers l’Arizona avaient commencé à environ 20 heures 15, bien que certains objets eussent été vus plus tôt, à la lumière du jour. Il est clair, note Leslie Kean, que les survols d‘OVNIs étaient un événement séparé, indépendant des fusées tirées ensuite. Dans sa lettre, le sénateur McCain, un vieil ami du gouverneur Symington, avait informé son administré qui l’interrogeait qu’il explorait encore d’autres explications possibles. Dans une conférence de presse en 2000, John McCain a reconnu qu’un incident avait bien eu lieu au cours duquel des lumières mystérieuses avaient été vues au-dessus de l’Arizona, et il avait ajouté que cela n’avait jamais été complètement expliqué, tout en précisant qu’il n’avait aucune preuve qu’il s’agisse d’Aliens ou d’OVNIs.

En 2000, une plainte collective fut déposée auprès de la Cour fédérale de Phoenix par des témoins demandant des explications au gouvernement fédéral, et en réponse à une requête ordonnée par la Cour pour rechercher cette information, le Département de la Défense a maintenu qu’il ne pouvait trouver aucune information sur les objets triangulaires. Il a donné des détails de sa procédure de recherche au juge fédéral Stephen M. McNamee, lequel a conclu, le 30 mars 2000, qu’une « recherche raisonnable avait été conduite » mais qu’aucune information n’avait été obtenue, le juge ayant ensuite refermé le dossier.

Fife Symington, diplômé de Harvard et un vétéran décoré de l’Air Force au Vietnam, est le petit-fils d’Henry Clay Frick, le magnat du charbon et de l’acier, et un cousin de Stuart Symington, sénateur démocrate du Missouri. Il a servi comme gouverneur républicain de l’Arizona à partir de 1991 et a été réélu en 1994. Étant lui-même pilote, il volait souvent sur son bimoteur Beechcraft Baron entre ses deux maisons de Phoenix et Santa Barbara (Californie). En 2007, lors du dixième anniversaire des Lumières de Phoenix, Fife Symington a déclaré avoir vu lui-même, en même temps que d’autres habitants, ce qu’il a appelé « un appareil d’origine inconnue », mais qu’il avait décidé de ne pas rendre cela public.

Fife Symington (né en 1945)

Il a ajouté que le cas demeurait non résolu, qu’il devrait faire l’objet d’une investigation officielle et que les incidents OVNIs en général devaient être pris au sérieux par le gouvernement américain. Lors de la soirée d’observation de mars 1997, Fife Symington, qui regardait les informations, a reçu quelques appels à propos de l’observation. Il est parti en voiture et s’est rendu dans un parc public situé près de Squaw Peak, hors de Phoenix. A sa grande surprise, il a vu quelque chose de hautement insolite, qui, au-dessus de lui, était brillamment éclairé. Il a déclaré à Leslie Kean que c’était spectaculaire et que cela ne pouvait pas être des fusées éclairantes car c’était trop symétrique. Cela avait des contours géométriques et une forme constante.

A la fin de 2006, le réalisateur de documentaires James Fox avait envoyé à Fife Symington une copie de son documentaire sur les OVNIs : « Out of the Blue », qui incluait une partie sur les Lumières de Phoenix. James Fox était en train d’ajouter de nouveaux éléments pour une seconde version de son film qui avait eu beaucoup de succès et il avait décidé de contacter l’ancien gouverneur pour essayer de comprendre pourquoi Fife Symington avait fait sa conférence de presse parodique. James Fox avait interrogé de nombreux témoins qui ne trouvaient pas drôle le canular du gouverneur et étaient assez choqués par ce qui était à leurs yeux de la moquerie et du mépris de la part de Fife Symington. Supposant que le gouverneur ne prenait pas les OVNIs au sérieux, James Fox ne s’attendait pas à ce qu’il acceptât une interview. Fife Symington a trouvé semble-t-il le documentaire fascinant, mais il a d’abord hésité à répondre, puis il a changé d’avis. Il a décidé de raconter toute l’histoire au cinéaste car il était assez dégoûté de voir les gens ridiculisés pour avoir rapporté des observations légitimes.

A un moment donné de l’interview filmée, James Fox a sorti son magnétophone et a fait écouter à Fife Symington un message personnel, qu’il avait enregistré, de Stacey Roads, une administrée de l’ancien gouverneur. Stacey Roads et sa fille (adolescente) avaient été témoins de l’OVNI de l’Arizona. La mère commença par décrire l’endroit où elles se trouvaient lorsqu’elle et sa fille avaient vu l’appareil. Stacey Roads a dit qu’un triangle massif est arrivé au-dessus de l’autoroute et est passé au-dessus de la voiture. Il était si grand, a-t-elle dit, que si elle avait ouvert un journal et l’avait étendu au-dessus de sa tête, elle n’aurait pas pu cacher entièrement l’objet. Ce dernier se déplaçait très lentement et sans aucun bruit. James Fox ayant demandé à Stacey Roads si elle avait une question qu’elle aimerait poser au gouverneur, elle a répondu en demandant si c’était encore pour lui une histoire ridicule, « depuis qu’il est passé à la télévision avec son alien, nous faisant tous passer pour des idiots ». Elle ajouta : « Nous ne sommes pas revenus sur nos descriptions et beaucoup se sont rajoutées depuis. Pense-t-il toujours que c’est une affaire ridicule ou a-t-il une nouvelle position ? » Fife Symington a alors dit qu’il n’avait jamais pensé que cette affaire était une histoire ridicule. C’était un appareil d’origine inconnue, venant d’on ne sait où, inexplicable, et probablement l’une des observations majeures, étant donné que tant de gens ont vu l’engin dans le comté de Maricopa et qu’il l’a aussi vu.

Au début de 2007, James Fox a appelé Leslie Kean pour parler du témoignage de Fife Symington. Elle a été présentée par téléphone à ce dernier et elle a fait une longue interview au cours de laquelle elle est revenue en détail sur ce qu’il avait dit à James Fox. Le 18 mars 2007, Leslie Kean a publié l’article avec l’interview de Fife Symington en première page d’un journal relativement petit en Arizona, « The Daily Courier », avec pour titre : « Symington confirme qu’il avait vu l’ovni il y a dix ans ». Elle avait choisi le « Courier » car il avait équitablement couvert l’affaire des Lumières de Phoenix. Comme prévu, l’article a eu un impact spectaculaire et Fife Symington, très demandé, est apparu sur CNN et Fox News, en déclinant cependant toutes les autres demandes.

Pour expliquer la parodie de conférence de presse qu’il avait faite, Fife Symington a mis en avant le fait que l’État d’Arizona était « au bord de l’hystérie » à propos de ce survol d’OVNI. Il voulait faire rire et calmer les gens, et c’est pourquoi il a monté cette petite plaisanterie. Mais il n’a jamais pensé que toute cette histoire était ridicule. Dix ans après, alors qu’il était libéré de toute contrainte politique, il a voulu clarifier les choses et présenter ses excuses aux administrés tels que Stacey Roads. Il a précisé que quand on est gouverneur on doit être extrêmement prudent dans ses déclarations publiques et dans son comportement, un personnage public étant une bonne cible à attaquer. Tout est repris par les médias et par l’opposition politique, et on essaie d’éviter d’être tourné en ridicule car on a une sérieuse responsabilité dans son rôle, sa propre image publique étant directement liée à sa capacité à diriger les choses. Si tout d’un coup on fait figure de bouffon ou de cinglé, on n’est plus efficace. Fife Symington a dû faire un choix, sa première priorité ayant été d’assurer les responsabilités pour lesquelles il avait été élu comme gouverneur. Dans les mois qui avaient suivi l’événement, Fife Symington avait vu comment la presse s’était moquée de son amie Frances Barwood pour avoir simplement pris au sérieux les observations en réponse à la pression publique – et elle n’était même pas témoin elle-même. Il avait aussi « ses propres batailles politiques à mener dans le monde vicieux de la politique en Arizona ».

Avant son observation, Fife Symington avait entretenu longtemps une relation amicale avec Barry Goldwater, élu cinq fois sénateur de l’Arizona et candidat républicain à l’élection présidentielle en 1964. Barry Goldwater a servi comme directeur des deux campagnes électorales victorieuses de Fife Symington au poste de gouverneur. Ce dernier se souvient qu’en plusieurs occasions, alors qu’il volait en compagnie de Barry Goldwater pour des événements de campagne, l’ancien sénateur lui avait parlé de ses efforts pour obtenir de l’information secrète sur les OVNIs à la base de Wright-Patterson, comme il l’a écrit dans ses lettres. Fife Symington n’ayant pas su que Barry Goldwater (décédé en 1998) avait écrit quoi que ce soit sur ses tentatives, Leslie Kean lui a fait parvenir, à sa grande surprise et son grand plaisir, des copies de ces lettres. Fife Symington a dit que Barry Goldwater était convaincu que les OVNIs existaient et qu’il soupçonnait au plus haut point que le gouvernement gardait, pour des raisons technologiques, du matériel top-secret. Aujourd’hui, Fife Symington tend à être d’accord avec Barry Goldwater sur le fait que le gouvernement américain retient des informations secrètes sur les OVNIs.

Leslie Kean note que jamais auparavant un officiel de la stature de Fyfe Symington, deux fois élu, n’avait non seulement reconnu avoir observé un OVNI sans aucune méprise possible, mais s’était aussi prononcé publiquement pour un changement de politique, en Amérique, sur la question des OVNIs. Dans le livre de Leslie Kean, Fife Symington a fait le récit de son observation :

C’est durant son second mandat de gouverneur de l’Arizona que, le soir du 13 mars 1997, entre 20 heures et 20 heures 30, il a été témoin de quelque chose qui a remis en question sa perception de la réalité : un vaisseau massif, en forme de delta, se déplaçant silencieusement au-dessus de Squaw Peak, dans le parc montagneux proche de Phoenix. C’était une structure solide qui avait des « dimensions spectaculaires » et dont on distinguait bien les bords avec des lumières encastrées, et qui traversait le ciel de l’Arizona. En tant que pilote et ancien officier de l’Air Force, Fife Symington peut dire avec certitude que cet appareil ne ressemblait à aucun objet de fabrication humaine qu’il ait jamais vu. Dès qu’il est rentré chez lui, il a parlé à son épouse de ce qu’il avait vu, et ils ont tous deux réfléchi longuement pour décider s’il devait annoncer publiquement ce qu’il avait vu. Ils ont finalement conclu qu’au moins pour le moment il ne devait rien dire, car autrement cela aurait presque certainement provoqué, dans la presse, le ridicule, ce qui l’aurait détourné, ainsi que toute son administration, du travail qu’il devait accomplir en tant qu’élu.

Le même incident fut observé, en Arizona, par des centaines ou des milliers de personnes, et le bureau du gouverneur a été assiégé d’appels téléphoniques de citoyens inquiets. Le gouverneur s’est arrangé pour « garder un profil bas », jusqu’à la publication, deux mois plus tard, d’un article dans « USA Today » à propos des observations. L’hystérie s’est alors intensifiée au point que le gouverneur a décidé « de détendre l’atmosphère et d’ajouter une note légère » en organisant une conférence de presse au cours de laquelle son chef de cabinet a fait une apparition, costumé en Alien. C’était au départ l’idée du gouverneur, mais l’équipe de ce dernier y avait « aussitôt adhéré avec enthousiasme ». Avec cette initiative, il a été possible de calmer l’anxiété croissante du public, et, bien que quelques administrés aient été choqués, le gouverneur a pensé que cette démarche avait finalement fait du bien. Comme il l’a assuré à James Fox lors de l’interview pour le film documentaire « Out of the Blue », il n’a jamais eu l’intention de ridiculiser qui que ce soit. Son bureau a vraiment fait des demandes d’information, auprès du Département of Public Safety, de l’Air National Guard et des officiers dirigeant la Luke Air Force Base, sur l’origine de cet appareil, mais les questions sont restées sans réponse. Finalement, la Garde Nationale a évoqué un lâcher de fusées éclairantes, mais Fife Symington n’a jamais été satisfait par cette explication ridicule car, bien que selon l’analyse d’une vidéo (notamment par le docteur Bruce Maccabee), il est en effet possible qu’il y ait eu des fusées éclairantes militaires dans le ciel plus tard ce soir-là (vers 22 heures), ce que Fife Symington et tant d’autres ont observé entre 20 heures et 20 heures 30 était, après évaluation, quelque chose de complètement différent : un appareil énorme et mystérieux. (1)

2. A propos des lumières de Phoenix :

En 2010, les articles commémoratifs se sont multipliés dans la presse américaine à propos de l’observation, datée de 1997, des « Lumières de Phoenix ». L’un d’eux est signé de Grant Lawrence pour « AlterNet », avec des passages empruntés à un article de Bill Knell, daté de décembre 2009 :

« C’était énorme, inexplicable. Qui peut dire d’où cela provenait ? Beaucoup de gens ont vu ces lumières. Et je fais partie de ceux-là. » (Fife Symington, ancien Gouverneur de l’Arizona).

« Depuis l’incident du 13 mars 1997, d’autres lueurs étranges ont été rapportées au-dessus de Phoenix. Mais rien qu’on puisse comparer aux formations qui ont occupé le ciel d’Arizona pendant des heures il y a 13 ans.

Parmi les milliers de témoins, certains ont pensé qu’ils allaient assister à une invasion, à un débarquement ‘alien ».

Après l’incident, Fife Symington avait cru bon de plaisanter, lors d’une conférence de presse, en faisant apparaître à côté de lui un employé de la ville portant un masque d’alien. Il fallut attendre 2007 pour qu’il s’exprime de nouveau sur le sujet et reconnaisse qu’il ‘avait craint des réactions de panique dans la population ».

Sa tournure de phrase était même éloquente à plus d’un titre : ‘A l’époque, j’étais un homme politique, je devais surveiller mes propos. Aujourd’hui, je suis redevenu un citoyen, je dois être honnête envers le public. »

Pour Fife Symington, l’objet était  »un vaisseau d’origine inconnue »…Ce fut une soirée épique. Cela ne pouvait pas être des fusées éclairantes [lancées par des avions de l’armée], parce que la forme était symétrique. »

Mais Symington est bien le seul homme politique d’Arizona qui se soit aventuré à commenter les Lumières de Phoenix, en affirmant qu’il ne s’agissait pas de fusées éclairantes. Pressé de donner son avis sur la question, en 2000, le Sénateur John McCain s’était contenté de répondre : ‘Personne n’a jamais fourni d’explication convaincante à ce sujet. » Il avait aussitôt ajouté : ‘Mais je dois vous dire que je n’ai aucune sorte de preuve qu’il s’agisse d’aliens ou d’Ovnis… »

Fife Symington s’est donc excusé d’avoir plaisanté au sujet de cet incident, parce qu’il avait pensé nécessaire à l’époque de faire quelque chose pour calmer l’hystérie qu’il voyait s’installer. Mais, pour moi, Symington n’a pas complètement expliqué pourquoi il s’était comporté de cette manière. » (G. Lawrence)

Frances Emma Barwood était Conseillère municipale de Phoenix en 1997. Elle avait multiplié les démarches pour obtenir qu’une enquête soit lancée, et elle a raconté que diverses agences gouvernementales avaient essayé de la déstabiliser.

Bill Knell a fait cette remarque :

« Barwood a encore rappelé récemment qu’elle n’était jamais parvenue à convaincre les autorités fédérales d’interroger ne serait-ce qu’un seul des 700 témoins avec lesquels elle avait communiqué. Étonnant ! Il ne suffit pas d’être un représentant élu du peuple quand il s’agit d’obtenir des réponses des militaires au sujet des Ovnis. » (« Ovnis – Quand l’armée enquête » – Canal+).

Grant Lawrence a fait le commentaire suivant :

« Il est bien possible que Symington n’avait pas décidé seul de ridiculiser l’incident, mais que de hauts responsables lui aient suggéré d’employer les bonnes vieilles méthodes de propagande qui ont fait leurs preuves depuis des décennies. Je pense qu’il lui avait été conseillé de plaisanter ce jour-là, parce que le ridicule a toujours montré son efficacité pour empêcher qu’une enquête sérieuse soit conduite.

Peu importe combien de responsables gouvernementaux, d’astronautes, de pilotes, d’officiers de police et autres témoins crédibles sont venus témoigner de leurs observations d’Ovnis, peu importe la quantité de documents sur le phénomène qui se trouve entre les mains des autorités, il y aura toujours des gens pour nier que nos espaces aériens sont parcourus par des engins volants qui échappent à notre contrôle.

Le gouvernement américain peut continuer de mentir à propos de Roswell, des ‘Lumières de Phoenix », des événements de Stephenville, et de l’énorme quantité des observations rapportées chaque année par le public.

Les entités ‘aliènes’ n’en ont probablement rien à faire. De toutes manières, les ETs continueront d’évoluer sous nos yeux. » (G. Lawrence) (2)

En 2008, un astrophysicien avait annoncé qu’il allait révéler l’origine des lumières de Phoenix, observées le 13 mars 1997 par des centaines de personnes. C’est un article de Chris Kline pour ABC15 qui a révélé cela.

Le docteur James R. Bartzen a déclaré qu’il possédait la preuve indiscutable que les “lumières de Phoenix” avaient une cause humaine et qu’il s’agissait d’une technologie secrète. Le fondateur de l’Institut Russo-Américain des Sciences Spatiales aurait consacré 35 ans à l’étude des OVNIs et de leur impact sur la population mondiale. James Bartzen a fait cette déclaration au reporter de la chaîne ABC15 :

« Il ne s’agit plus d’exposer des théories, nous allons fournir des preuves. Le gouvernement souhaite que les gens croient aux visiteurs aliens, ce qui leur évite de révéler qu’ils maîtrisent, tout comme les Russes, des technologies avancées. »

James Bartzen affirme qu’il a travaillé pour les agences de l’espace américaine et russe pendant des décennies. Il aurait par exemple conçu le dispositif qui sera utilisé pour poser l’habitacle de la prochaine Mission Martienne habitée. Il est persuadé que les « OVNIs » sont des vaisseaux terrestres. Cependant, il pensait que les faits allaient être bientôt révélés parce que les agences spatiales du monde entier se sont mises à collaborer.

L’astrophysicien devait fournir tous les détails et les preuves nécessaires le 19 juillet 2008, lors d’une conférence avec projection organisée à Sedona, en Arizona, à trente dollars l’entrée. L’annonce de sa soirée/conférence à Sedona n’avait généré que 4.200 visites sur son site Web. Lancée par la chaîne ABC15, la nouvelle avait pourtant été répercutée sur de nombreux « blogs » et forums anglo-américains. On sait qu’il a fait projeter un documentaire vidéo de vingt minutes.

James Bartzen avait déclaré qu’il possédait la preuve indiscutable que les lumières de Phoenix avaient une cause humaine et qu’il s’agissait d’une technologie secrète. On a finalement appris que sa soirée/conférence à Sedona, en Arizona, le 19 juillet 2008, a attiré une quinzaine de personnes. Un correspondant du « Daily Grail » a publié ce récit consternant :

« Une bière à la main, il a commencé par porter un toast à la russe, puis il a inscrit une interminable équation sur un tableau, se terminant par le mot ‘Pet’.

Monté sur un podium drapé d’un drapeau russe, il a prétendu que l’incident de Roswell en 1947 était dû à un véhicule russe doté d’une fusée RD-100, entrée en collision avec un Boeing 707. Or, les 707 datent en fait de 1954. Le RD-100 est une copie du V2 allemand, et les Russes ne l’ont testé qu’à partie de 1948.

Il a affirmé que les ‘‘Lumières de Phoenix’’ en 1997 étaient dues à six modules télécommandés lancés par une fusée russe Cyclone, qui avaient servi à évaluer l’ionosphère au-dessus de l’Utah pendant une période d’incendies.

Selon lui, les scientifiques ont démontré mathématiquement que la vie ne pouvait exister hors de la Terre. Il n’avait aucun document à l’appui de ses histoires, pas même une nomenclature de ses propres travaux.

Les habitants de Sedona considèrent depuis longtemps toute la famille comme une bande de cinglés. Sa mère, qui assurait la billetterie, aurait eu des choses plus intéressantes à raconter. » (3)

Faut-il s’étonner des inepties de ce curieux « astrophysicien » ? En France, nous avons notamment eu, après Jean Heidmann (décédé en 2000), l’astrophysicien André Brahic. « Les OVNIs n’existent pas », a-t-il pontifié dans une émission télévisée. Quant à ses quelques pages écrites sur le sujet, dans deux de ses livres, elles ne constituent qu’une démonstration d’ignorance, d’incompétence et d’intolérance… (Voyez, dans la même rubrique « Présence extraterrestre », mon texte : « Astronautes et OVNIs, André Brahic et les OVNIs ».)

3. Un texte de Gildas Bourdais :

Le texte suivant, dont l’auteur est Gildas Bourdais, est extrait du blog de ce dernier :

« Le blog Ufologique de Gildas Bourdais (http://bourdais.blogspot.com) »

* Un événement majeur : Les « lumières de Phoenix », 13 mars 1997 :

Gildas Bourdais, juin 2012 :

« Résumé de l’histoire :

L’affaire des ‘‘lumières de Phoenix’’ est l’une des plus célèbres en ufologie, mais elle reste controversée et, à vrai dire, mal connue. Elle comprend en fait deux événements distincts qui se sont produits, dans la soirée du 13 mars 1997, au-dessus de la ville de Phoenix – une grande ville de près d’un million et demi d’habitants – et dans ses environs, en Arizona. Le premier vers 20 h à 20 h 30, et le second vers 22 h à 22 h 30. Résumons-les.

Premier ‘‘acte’’, vers 20 h à 20 h 30. De nombreux témoins ont vu passer un groupe de lumières assemblées en forme de ‘‘V’’ ou de boomerang, de chevron ou de triangle, qui semblait être de grandes dimensions. Cette formation, que beaucoup de témoins – mais pas tous – ont décrite comme un objet solide, semble avoir survolé lentement toute la ville, à faible altitude, du nord au sud. Elle est d’abord apparue dans la région de Prescott et de Dewey, deux petites villes à environ cent km au nord, puis, après avoir survolé la ville de Phoenix, s’est dirigée vers la ville de Tucson, au sud de l’État. Il y a eu très peu de documents photo ou vidéos sur cette première observation qui était totalement inattendue.

Le second acte se déroule vers 22 h à 22 h 30. Deux heures plus tard, de nombreux témoins ont vu apparaître une série de lumières au-dessus de la chaîne des Monts Estrella, vers le sud-ouest de Phoenix. Ces lumières, bien plus intenses que les précédentes, alignées et stationnaires, visibles pendant plusieurs minutes, ont cette fois été filmées, et ce sont ces vidéos qui ont été largement diffusées, créant une confusion entre les deux séries d’observations. Certains étaient justement en train d’observer le ciel, à la nuit tombée, pour voir passer la comète Hale-Bopp. Or, il s’agissait peut-être d’un ‘‘exercice’’ de lâcher de fusées éclairantes (des flares) par des avions militaires, encore que certains ne soient pas totalement convaincus, on va le voir, par cette explication. Mais laissons de côté cet épisode pour le moment, et intéressons-nous d’abord aux premières observations, celles d’un grand ‘‘ ovni’’ mystérieux, vers 20 h – 20 h 30.

1. Témoignages sur le grand ovni en forme de ‘‘V’’ ou de ‘‘triangle’’, vers 20 h à 20 h 30, vu dans le ciel de Phoenix et dans la région :

Beaucoup d’habitants de Phoenix et des environs ont été fortement impressionnés en voyant ce qu’ils ont presque tous décrit comme un vaste triangle ou un boomerang, avec de nombreux points lumineux, qui avait survolé la ville à basse altitude, lentement et silencieusement. Certains l’ont vu passer à si basse altitude qu’ils n’en voyaient plus qu’une partie (…).

Parmi les témoins retrouvés et interviewés dans la grande émission de la chaîne ABC diffusée en 2005, figurent notamment le shérif adjoint Thomas Chavez et l’agent de sécurité Bob Nelson, qui affirment avoir vu passer cet énorme ovni.

Frances Emma Barwood, membre du conseil municipal et adjointe au maire de Phoenix, a révélé plus tard que la mairie avait reçu des appels de plus de 700 témoins, incluant des policiers, des pilotes, d’anciens militaires. Elle avait essayé de déclencher une enquête officielle, mais sans succès. Le gouvernement n’a jamais interviewé aucun de ces témoins, dit-elle. Bien au contraire, elle avait alors été tournée en ridicule dans la presse, au point qu’elle a décidé de se retirer de la vie publique.

Le gouverneur de l’Arizona, Fife Symington, résidant de Phoenix, avait tourné en ridicule le grand ‘‘ovni’’ lors d’une conférence de presse où il avait obligé un assistant à se déguiser en ‘‘ alien’’.

Mais Symington a fini par révéler dix ans plus tard qu’il l’avait vu lui aussi. D’abord au journaliste James Fox en mars 2007, puis lors d’une grande conférence de presse sur les ovnis, qu’il a d’ailleurs présidée, à Washington le 12 novembre 2007. Il avait fait cela, a-t-il expliqué, pour calmer la population qui, inquiète, avait inondé les services de la ville d’appels téléphoniques pour savoir ce qui s’était passé. ‘‘Calmez-vous, bonnes gens, ce n’était rien !’’. On peut visionner sur Internet plusieurs entretiens avec Symington, où il dit avoir vu passer autour de 20 h 15 un objet volant de très grande taille, en forme de delta, lentement au-dessus de la ville. Par exemple sur la chaîne CNN en mars 2007 : http://www.youtube.com/watch?v=r01RXiIZZzY

La journaliste Leslie Kean, organisatrice de cette conférence avec James Fox, a relaté tout cela dans son livre : « UFOs. Generals, Pilots, and Government Officials Go on the Record », publié avec succès en 2010. Symington, lui-même ancien pilote militaire, a souligné qu’il n’avait jamais rien vu de semblable, et il pense que c’était sans doute un engin d’origine extraterrestre. Il a précisé qu’il avait essayé de se renseigner auprès des autorités militaires. Il avait appelé le commandant de Luke Air Force Base, proche de Phoenix, le général responsable de la National Guard, et le chef du Département de la Sécurité publique, mais ils étaient tous perplexes et n’avaient aucune explication. En 2000, le Ministère de la Défense a encore dit qu’il n’avait aucune information sur un tel engin volant, en réponse à une requête légale du tribunal (US District court) de Phoenix.

Après cette soirée mémorable du 13 mars, beaucoup de critiques sceptiques ont fusé contre l’hypothèse d’un ovni, et un certain nombre d’explications ont été proposées, qui seront citées plus loin. Cependant, dans le monde de l’ufologie, beaucoup ont soutenu l’hypothèse d’un ovni, dont presque tous les enquêteurs sur le terrain, mais la controverse n’est pas encore close aujourd’hui, en 2012. Citons tout de suite une critique récente, celle de Thomas ‘‘Eddie’’ Bullard, auteur connu et respecté dans le domaine des enlèvements, qui croit plutôt à une confusion avec une escadrille d’avions militaires à haute altitude, dans un article de la revue « International UFO Reporter » de mars 2012. Signalons que c’était le dernier numéro de cette revue qui a cessé de paraître pour cause de nombre de lecteurs insuffisants, sans doute à cause de la concurrence d’Internet. On peut regretter que la longue carrière de cette remarquable revue, lancée en 1976 par le CUFOs (Center for UFO Studies), le groupe créé par Allan Hynek, se termine ainsi sur une opinion que l’on peut juger mal inspirée, comme vont le montrer, je crois, les quelques témoignages qui suivent.

Alors, ovni ou pas ovni ? Quelle que soit la nature véritable du phénomène vu vers 20 h/20 h 30, qui reste très étrange, avouons-le, il y a en tout cas un faisceau de témoignages crédibles qui se sont renforcés au fil des enquêtes. Les témoignages sont dans l’ensemble très concordants et décrivent le passage d’un très grand ‘‘ovni’’ à basse altitude, lentement et silencieusement, du nord au sud de la ville en une demi-heure environ. Ils sont corroborés par de nombreuses sources – articles et reportages vidéo – qui sont citées à la fin de l’article. Ce sont notamment le « Mufon UFO Journal » de mai et juillet 1997 et le « UFO Magazine » américain de mars et juin 2000, mais aussi de grandes chaînes de télévision qui ont également enquêté, comme ABC avec une émission présentée en 2005 (‘‘Seeing is Believing’’) par un journaliste très connu, Peter Jennings, et aussi des chaînes câblées réputées pour leur ‘‘sérieux’’, comme National Geographic, également en 2005, et History Channel, sans oublier CNN en 2007. Citons quelques témoins typiques de cette première observation.

* Vers 20 h : près de Prescott et Dewey, au nord de Phoenix :

A partir de 20 h, Peter Davenport, du « UFO Reporting Center » à Seattle, commence à recevoir des appels signalant une formation de lumières, vues vers 20 h près de Prescott et Dewey, deux localités à environ 100 km au nord de Phoenix, et se dirigeant vers Phoenix. Dans la vallée de Prescott, John Kaiser, son épouse et ses enfants voient apparaître un groupe de lumières qui forment une sorte de triangle, avec six à sept lumières de chaque côté et deux lumières rouges à l’arrière. Leur observation a duré deux à trois minutes, et ils les ont vues faire un virage vers la droite (Wikipedia : Phoenix lights).

Davenport note que, lors d’appels suivants, les descriptions changent un peu sur le nombre de lumières. Certains n’en ont pas vu du tout, mais ont vu en revanche ‘‘une masse sombre qui cache les étoiles’’ en passant au-dessus d’eux. Ils décrivent en général un V, mais aussi‘‘une couronne avec des lumières qui forment un triangle pointé vers l’avant’’. Ces lumières sont faibles, ressemblant plus à des étoiles qu’à des phares d’avion. Les descriptions changent encore alors que les lumières s’approchent de Phoenix. Deux points communs cependant : pas de son et mouvement lent.

Les heures précises d’observations, quand elles sont connues, sont très proches. Une question se pose alors : comment un objet lent a-t-il pu parcourir cette distance de plus de 100 km en aussi peu de temps ? Dans le « Mufon UFO Journal » de juillet 1997, Richard Motzer se demande s’il n’y avait pas plusieurs triangles : peut-être trois ou plus ? Quoi qu’il en soit, il a enregistré plus de 70 témoins, dont plus de 50 crédibles selon lui, notamment lors d’une émission radio (KTAR) avec Bill Strauss.

L’un des témoins importants est Ann Baker, au sud de Prescott, interviewée notamment pour la chaîne National Geographic. Elle dit avoir vu le triangle changer de forme. Les cinq lumières blanches sont devenues rouges. Elles ont formé un cercle et sont parties à toute vitesse vers le sud, en direction de Phoenix ! Or, un autre témoin près de Phoenix a vu, lui, arriver des lumières rouges à très grande vitesse. D’après les heures précises et la distance entre les deux témoins, si c’était le même ‘‘objet’’, il se serait déplacé à la vitesse de Mach 3 !

* Peu après 20 h – Banlieue nord de Phoenix :

Tim Ley et sa famille sont parmi les témoins les plus crédibles, par la qualité de leurs observations (nombreuses sources, notamment National Geographic, Hamilton, « Mufon UFO Journal » de mai 1997, et « USA Today » du 18 juin).

Tim Ley, ancien ingénieur à IBM, son épouse Bobbi et leurs enfants Hal et Damien, habitent dans une vallée au nord de Phoenix (Sunny Slope et Hatcher Pass), ouverte vers l’ouest. Ils sont d’accord sur la même description. Peu après 20 h, ils voient arriver du nord-ouest une série de cinq lumières disposées en arc ou en ‘‘Omega grec’’. La formation s’approche et a maintenant l’allure d’un A. La formation semble rigide, faisant partie d’une même structure, énorme. Elle passe directement au-dessus d’eux à faible altitude, en ne faisant aucun bruit, et elle cache les étoiles (mais selon d’autres témoins, l’objet semblait transparent !). Les lumières, en passant au-dessus des témoins, sont très brillantes mais pas éblouissantes. Leur observation dure longuement, de 12 à 15 minutes. Ils voient l’ovni s’éloigner en passant juste entre les pentes de la Hatcher Pass qui s’ouvre vers la plaine de Phoenix.

Tim Ley en a créé une image sur ordinateur. Et c’est elle qui va être reproduite largement dans la presse, d’abord par « USA Today » le 18 juin 1997, qui va populariser l’‘‘ovni’’ de Phoenix.

* Vers 20 h 15, Cave Creek, Phoenix-nord :

Terry Proctor (« UFO Magazine », mars 2000) enregistre sur vidéo, vers la même heure, une formation en V avec des lumières de couleur ambre. C’est la seule vidéo que l’on connaisse sur l’événement de 20 h à 20 h 30, et elle est de mauvaise qualité.

Selon un autre témoin du même lieu, Terry Mansfield, ancien de l’Armée de l’Air, vers 20 h 13 (« UFO Hunters »), quand l’ovni est passé au-dessus de lui, il ne pouvait plus voir les étoiles. Le dessous de l’ovni semblait ‘‘iridescent’’, avec des ‘‘ondulations fluides’’.

* Vers 20 h 15, près de Glendale, banlieue nord-ouest de Phoenix :

(Hamilton, « Mufon UFO Journal » de mai 1997, « UFO Magazine » de mars 2000, « UFO Hunters »).

Vers 20 h 15, Kelly et son épouse observent pendant plusieurs minutes, vers le nord, une formation de sept lumières blanches en V. Une lumière à l’avant et trois de chaque côté. Tous deux, anciens de l’Air Force, notent qu’il n’y a pas de feux de position, aucun bruit de moteur. L’objet se déplace lentement à la vitesse d’un dirigeable (blimp), et ils estiment son altitude entre 2000 et 5000 pieds (700 à 1 600 m). A un moment, la troisième lumière à l’arrière-droit quitte la formation et se déplace brièvement vers la lumière située à l’avant. Ils en concluent que ce n’est pas un objet unique. Puis la formation tourne vers l’est en montant et disparaît dans la couverture nuageuse.

* Vers 20 h/20 h 30, près de Camel Back Mountain (Phoenix-est) :

Sue Watson et sa famille, notamment son fils Eric (ABC, History Channel), étaient dans leur jardin lorsqu’ils ont vu arriver lentement un grand engin en forme de boomerang, avec cinq lumières à l’avant, pendant cinq à six minutes. Il s’est même arrêté, puis est reparti soudain à grande vitesse.

A Scottsdale (banlieue est), Ozma Linderman et son ami décrivent un objet ‘‘grand comme trois Boeing 747’’. Ils voient le triangle changer de forme : les lumières forment alors un cercle et partent vers le haut à très grande vitesse.

* A Phoenix même (42 ème rue et Ray Road, au sud de la ville), vers 20 h 35 :

(Hamilton, « Mufon UFO Journal », mai 97). Un résident de Phoenix voit le triangle passer au-dessus de lui. Les lumières semblent bouger un peu les unes par rapport aux autres et deviennent de moins en moins visibles lorsqu’il passe au-dessus de lui.

* Au sud de Phoenix, vers 20 h 30 :

Un témoin important : Mike Forston, près de Chandler Blvd, à environ 12 km au sud de l’aéroport de Sky Harbor (ABC, National Geographic, Mufon UFO Journal). Son témoignage personnel est sur le site de Frank Warren : theufochronicles.com

Mike Forston voit d’abord trois lumières brillantes et croit qu’un avion va s’écraser. Mais il voit alors, avec son épouse, s’approcher, venant du nord, ‘‘une structure unique qui avait l’allure d’un énorme boomerang’’. À un moment, il voit un Boeing 737, en approche d’atterrissage à Sky Harbor, passer au-dessus de lui. Étant donné l’altitude d’approche des avions, l’objet devait être à moins de 1200 pieds (400 m) ! Forston a parlé ensuite avec des pilotes et opérateurs, de la tour de contrôle de Sky Harbor et de Luke AFB (à l’ouest de Phoenix), qui n’ont rien détecté. Lorsque l’objet est passé tout près de sa maison, à moins d’un demi mile, il ne pouvait voir que son ‘‘aile gauche’’ ! Forston se souvient d’avoir dit à son épouse : ‘‘Ce salopard a au moins un mile de long !’’ Sa vitesse était d’environ 30 à 40 mph (45 à 60 km/h). Il n’y avait aucun moteur visible et aucun bruit. Encore plus étrange, lorsque cet énorme objet est passé sous la lumière de la Lune, il a semblé devenir transparent (‘‘this black chevron shaped object became translucent in bright light !’’). Leur observation a duré un peu moins de deux minutes.

* Le seul témoin qui a identifié des avions :

Mitch Stanley (Wikipedia), jeune astronome amateur, muni d’un télescope Dobsonien (agrandissement de 43), a cru voir passer une escadrille d’avions en formation, à haute altitude. Mais il n’y a eu aucun vol d’avions en formation au-dessus de Phoenix à ce moment-là.

* Près de la ville de Tucson, vers 20 h 45 (Hamilton, mai 97) :

On a relevé des témoignages jusqu’à la ville de Tucson au sud de l’État, puis l’ovni semble avoir disparu. De nouveau, un grand triangle avec des lumières. Un témoin voit une des lumières à l’avant se détacher puis reprendre sa position.

* Quelques ‘‘explications’’ sceptiques :

Un certain nombre d’explications ont été avancées pour la formation en ‘‘V’’ vue par de nombreux témoins autour de 20 h. Selon Richard Motzer, dans son article du « Mufon UFO Journal », la base aérienne de Luke en a proposé pas moins de quatre, dont l’une a provoqué tout de même sa perplexité :

1. C’était un vol des Blue Angels, venant de la base de Nellis au Nevada.

2. C’était un escadron d’avions A-10 en vol d’entraînement de nuit, revenant à Tucson.

3. Ce n’étaient pas des avions à nous ! (None of ours !).

4. C’était un avion privé avec un pilote adroit, volant entre des couloirs aériens à accès restreint, tirant derrière lui une ligne avec des lumières, longue d’un mile (Ah, j’aime bien celle-là !, plaisante Motzer).

De son côté, la chaîne ABC a interviewé James McGaha, ancien pilote de l’Air Force. C’est un sceptique bien connu aux États-Unis, régulièrement invité sur les plateaux de télévision. Pour lui, c’est simple : il s’agissait de cinq avions en formation qui ont survolé la ville à haute altitude ! C’est à peu près, on l’a vu, l’explication retenue par Eddie Bullard dans le dernier numéro de la revue IUR. Or, à écouter seulement quelques témoins, on voit bien, pourtant, à quel point cette explication est insuffisante : vol à basse altitude, sans bruit, durée totale des observations de l’ordre de trois quarts d’heure, etc. Quatre scientifiques, interviewés par National Geographic, ont avoué leur perplexité.

Il est temps de passer maintenant au second volet des observations pour lesquelles ont tient une explication plausible, semble-t-il. Mais en est-on si sûr ? Tout le monde n’en est pas convaincu.

2. Témoignages sur les lumières vues au-dessus des Estrella Montains, au sud-ouest, vers 22 h – 22 h 30 :

De très nombreux témoins ont vu apparaître une série de lumières vers 22 h, au-dessus des Estrella Mountains, au sud-ouest de la ville (témoins dans tous les journaux et médias). Elles sont apparues les unes après les autres, bien alignées et régulièrement espacées. Puis elles sont descendues lentement et ont disparu au bout de quelques minutes.

Mike Krzyston a réalisé, depuis sa maison au nord de la ville, la vidéo la plus souvent reproduite dans les médias (CNN, ABC, National Geographic, etc.).

D’autres vidéos ont donné les mêmes images, notamment de Terry Proctor (le seul qui a filmé les deux événements) ; Tom King ; Lynn Kitei (à l’époque pseudo de ‘‘Dr X’’, et assez connue comme auteure du livre : « The Phoenix Lights »). Ces images ont été si souvent reproduites dans les médias que cela a provoqué une certaine confusion par rapport au premier événement, qui était très différent on l’a vu, mais dont on a malheureusement très peu de photos ou vidéos.

La description du phénomène par de nombreux témoins donne à penser qu’il s’agissait de fusées éclairantes (flares) lancées lors d’un exercice militaire. Citons par exemple une famille à l’ouest de Phoenix qui a observé des hélicoptères et avions en même temps que les lumières. Celles-ci étaient toujours au même endroit mais se déplaçaient lentement, latéralement, comme l’auraient fait des fusées éclairantes, semble-t-il. Un témoin a filmé les deux types de lumières, mais sur la vidéo des lumières en V, celles-ci étaient peu visibles, contrairement aux lumières de 10 h du soir, bien vues et filmées par de nombreux témoins. Les vidéos des lumières au-dessus des monts Estrella montrent un nombre variable de lumières. Certains témoins avaient vu de telles lumières depuis des mois.

Ces fusées se voient jusqu’à une cinquantaine de miles et descendent lentement avec un parachute. Elles sont de couleur ambre, dégagent un peu de fumée (observée par des témoins à l’aéroport de Sky Harbor au sud de la ville). Le physicien Bruce Maccabee, très respecté dans l’ufologie américaine, est venu rencontrer des témoins sur place, s’est concentré sur ces observations, et il a pu établir qu’elles convergeaient au-dessus des monts Estrella. Ainsi, on a une explication plausible de cette seconde vague d’observations, semble-t-il, et c’est l’opinion de Bruce Maccabee.

Cette explication des fusées éclairantes est cependant contestée par certains. Il y a déjà une incertitude sur le lieu exact où se serait déroulé l’exercice. La Garde Nationale (Air National Guard) a révélé qu’elle avait bien fait un exercice de lâcher de fusées-cibles (target flares) un peu avant 22 h au-dessus de la Gila Bend Gunnery Range, qui s’étend le long de la rivière Gila, à l’est de la montagne, c’est-à-dire du côté de la ville. Le lieutenant-colonel Ed Jones, pilote de la Garde Nationale du Maryland, a dit qu’il avait participé à cet exercice. Mais l’Armée de l’Air a parlé d’un exercice sur la Barry Goldwater Range qui se trouve à l’ouest de la montagne, près de la base aérienne de Luke. Où est la vérité ? Les enregistrements vidéo ne permettent pas de trancher. Sur certains, les lumières semblent être devant la montagne, mais sur un autre, elles disparaissent derrière la crête, ce qui correspond au site de l’Armée de l’Air. On peut se demander s’il n’y pas des gens qui racontent des histoires…

D’autre part, il y a des témoignages qui ne collent pas très bien. Des témoins se trouvant près de la zone d’exercice supposée n’ont pas entendu les avions, lesquels auraient dû être assez bruyants s’il s’agissait, comme on le suppose, d’avions d’assaut A-10 à réaction, très puissants. Et l’aéroport de Phoenix ne les aurait pas repérés sur radar – pas plus que l’ovni de 20 h d’ailleurs. C’est ce que dit un contrôleur aérien de l’aéroport.

* Aéroport de Phoenix (Sky Harbor International Airport), au sud de la ville (National Geographic) :

Michael Pearson, contrôleur aérien à l’aéroport Sky Harbor de Phoenix, affirme avoir vu des lumières qu’il n’a pu identifier. Elles n’étaient pas visibles sur les écrans radar, et il pense qu’elles n’étaient pas des fusées éclairantes.

L’expert en analyse photographique Jim Dilettoso, bien connu des ufologues, met en doute lui aussi l’explication des fusées. Il a comparé ces lumières avec des lumières connues. Selon lui, leur analyse spectroscopique montre une lumière très pure, contrairement à des lumières ordinaires (avions, lampadaires).

Cela dit, remarquons que, s’il s’agissait bien de fusées militaires, cet exercice tombait bien pour semer la confusion sur les lumières de Phoenix, et c’est ce qui n’a pas manqué de se produire. Peut-on conclure sur le second épisode ? Une incertitude subsiste, semble-t-il, sur la nature de ces lumières de 22 h. Cela amène à envisager, peut-être, des explications plus complexes, et plus étranges encore, pour cette soirée mémorable du 13 mars 1997. Se pourrait-il, par exemple, que des ‘‘aliens’’, connaissant nos allées et venues beaucoup mieux que nous le croyons, aient fait exprès de mettre en scène leur ‘‘démonstration’’ aérienne, d’ailleurs très étrange et sophistiquée, deux heures avant cet exercice militaire, pour laisser la porte ouverte au doute ? Ou qu’ils se soient ‘‘amusés’’ à mettre en scène, après leur ovni géant, un faux lâcher de flares ? En ufologie, l’expérience nous a montré depuis longtemps qu’il faut s’attendre à tout ! Cela dit, l’événement de Phoenix s’inscrit très bien dans une longue histoire d’observations de grands triangles et boomerangs, qu’il convient de rappeler en quelques mots pour finir.

3. Dans le monde entier, depuis longtemps, le phénomène des grands ovnis en forme de triangles ou boomerangs :

Un cas célèbre est apparu dès 1951, surnommé les ‘‘lumières de Lubbock’’. Une formation en boomerang avec de nombreuses lumières, semblable à celle de Phoenix, avait traversé le ciel de la petite ville de Lubbock en Arizona. Elle avait été prise en photo le 31 août 1951, et ce n’était pas la seule observation dans la région. Personne n’a pu l’expliquer, et la photo a figuré en couverture du livre du capitaine Edward Ruppelt, « The Report on Unidentified Flying Objects », paru en 1956. (Voir l’article de Jean Sider sur ce cas ‘‘historique’’ dans LDLN N° 353.)

Dans les années 80 : La vague de la vallée de l’Hudson, dans l’État de New York, a été très importante, mais est passée largement sous silence dans la grande presse. Par contre, elle a été bien enquêtée par Philip Imbrogno et Bob Pratt qui ont été soutenus par l’astronome Allen Hynek, peu de temps avant sa mort. Ils ont recensé plus de 5000 témoignages, de 1982 à 1986. Leur livre : « Night Siege » (1987) est maintenant traduit en français sous le titre : « OVNIS sur l’Hudson River » (Éditions Trajectoire, 2011). Ce qui frappe notamment dans les nombreux témoignages cités, c’est leur similarité avec ceux de Phoenix : passage d’un très grand ovni à faible altitude, à la nuit tombée, sombre mais avec des lumières autour et en dessous, silencieux ou avec un faible bourdonnement. Les sceptiques ont proposé des explications telles que des canulars avec de petits avions ou des ULM, mais leur ridicule éclate lorsqu’on lit les témoignages. (Note personnelle : On trouve, dans l’article original de Gildas Bourdais, un dessin fait à partir de plusieurs témoignages dans la soirée du 26 février 1983, près de Kent et de Lake Carmel, dans l’État de New-York.)

Dans les années 90, il suffit de rappeler la vague des triangles en Belgique, de 1989 à 1991, suivie de celle de Grande-Bretagne en 1992-1993, et sans oublier, bien sûr, la soirée mémorable du 5 novembre 1990, à travers tout le territoire français, que ne suffisait pas à expliquer la rentrée atmosphérique d’un étage de fusée soviétique. Et, cerise sur le gâteau pour terminer, rappelons encore l’observation de lumières inexpliquées pendant trois heures au-dessus de Montréal, deux jours plus tard, le 7 novembre 1990 ! Peu de temps après, les rapports des gendarmes et des policiers, qui comptaient parmi eux des témoins directs, furent confisqués par deux agents du NORAD… Par contre, la vague belge a bien été confirmée par les militaires, en particulier par le général de Brouwer. Mais, on l’a vu, cela n’a pas suffi pour abattre l’épais mur de Jéricho du secret. Et puis, sait-on jamais, peut-être vaut-il mieux ne pas être trop pressé ?

* Sources utilisées :

– Un premier article de William (Bill) Hamilton dans le « Mufon UFO Journal » de mai 1997. Hamilton a été l’un des premiers ufologues à enquêter sur place et à rencontrer des témoins.

– Un article de Richard Motzer, enquêteur du MUFON (Mutual UFO Network) en Arizona, dans le « Mufon UFO Journal » de juillet 1997. Enquête approuvée par Thomas Taylor, directeur du MUFON pour l’Arizona. Signalons que Motzer critique l’article de Hamilton, auquel il reproche d’avoir mélangé les deux épisodes, mais leurs articles se recoupent bien sur plusieurs témoignages.

– Deux nouveaux articles de Bill Hamilton dans le « UFO Magazine » américain de mars et juin 2000.

– Site web ‘‘The UFO Chronicles’’ de Frank Warren ; site web du Dr Bruce Maccabee ; site web Wikipedia ‘‘Phoenix lights’’ ; messages sur la liste UFO Updates.

– Dans les grands médias :

Émission de Peter Jennings sur la Chaîne ABC (« Seing is Believing ») en 2005, avec interview d’une série de témoins. Diffusée en France en 2009 sous le titre : « Rencontre avec un ovni », sur Planète No Limit. Documentaire sur Canal Plus : « Ovnis. Quand l’armée enquête », 2009. Documentaire de James Fox : « I saw what I saw ». Livre de Leslie Kean, avec le témoignage de Fife Symington : « UFOs. Generals, Pilots and Government Officials Go on the Record » (2010).

– Conférence de presse de James Fox et Leslie Kean à Washington le 12 novembre 2007. Reportages sur les chaînes CNN, National Geographic, History Channel

Gildas Bourdais

  • OVNIs A STEPHENVILLE, TEXAS :

Ce texte détaille un cas qui a eu un retentissement médiatique important aux États-Unis : celui de Stephenville au Texas. Les événements ont débuté en janvier 2008, de nouvelles observations ayant eu lieu en octobre de la même année et début 2009.

Les données ci-dessous sont extraites du site (maintenant disparu) : www.ovnis-usa.com

1. Les témoignages :

Le 8 janvier 2008, alors qu’ils étaient en train d’admirer un magnifique coucher de soleil, Steve Allen (qui a été pilote privé pendant plus de trente ans), Mike Odom et Lance Jones ont vu quelque chose qu’ils ne sont pas parvenus à s’expliquer. Pour Steve Allen, c’est un OVNI.

Steve Allen était venu rendre visite à Mike Odom, à Selden (Texas). Alors qu’il était environ 18 heures 15, les témoins ont remarqué des lumières « flashantes » à un peu plus de 1000 mètres d’altitude.

L’engin, totalement silencieux, n’était pas vraiment discernable, mais les lumières s’étendaient sur un mile de long (1.650 mètres) et 800 mètres de large. L’ensemble se déplaçait juste au-dessus de l’Autoroute 67, en direction de Stephenville, à grande vitesse (près de 5000 kilomètres/heure, selon l’estimation de Steve Allen).

Steve Allen a déclaré que les lumières n’étaient pas comme celles d’un avion classique. Il s’agissait plutôt de flashs stroboscopiques. Les témoins les ont vus se reconfigurer, à partir d’un alignement horizontal, pour former deux séries de lumières verticales. Les deux ensembles, distants d’environ 400 mètres, se sont changés en des sortes de flammes sauvages de couleur blanche. Environ deux secondes plus tard, le phénomène a complètement disparu.

A peu près dix minutes après, l’objet est réapparu. Venant de l’ouest et se dirigeant vers l’est (en direction de Glen Rose), il se trouvait à deux ou trois miles au sud de la 67. Deux jets militaires, peut-être des F16, le poursuivaient.

Mike Odom déclara que c’était inexplicable et que ce n’était pas un phénomène naturel car cela se déplaçait bien trop rapidement. Il s’est souvenu qu’il avait vu un autre objet inexplicable dans le ciel, en 1978, lorsqu’il vivait en Arizona : à l’époque, c’était un objet avec de multiples lumières.

Lance Jones n’a pas été effrayé et a pensé que cela devait être un engin militaire.

L’épouse d’Odom, Claudette, qui a travaillé pour une compagnie aérienne, a précisé que ce n’était pas un avion et pensait que c’était un OVNI.

La taille de l’objet décrit par Steve Allen est impressionnante puisqu’elle représente au moins deux gros porteurs volant côte à côte. Le pilote et entrepreneur Steve Allen a signalé que les témoins ont évoqué entre eux la possibilité d’un vol de plusieurs objets en formation, mais qu’ils ont conclu (dont lui-même) qu’il s’agissait d’un seul engin.

Erath County est situé entre deux principaux terrains d’aviation militaires. A 65 miles à l’est se trouve « Carswell JRB » (Joint Reserve Base) à Fort Worth, et 90 miles à l’ouest c’est la base Air Force de Dyess, à Abilene. A seulement 10-15 miles de l’endroit de cette manifestation, il y a une installation secrète du gouvernement américain, pas très loin de l’autoroute 144. C’est assurément une zone interdite de survol. Il y a une centrale nucléaire à 10-12 miles de l’endroit où Steve Allen a vu cet OVNI. La centrale « Comanche Peak » est proche de Glen Rose.

Le site Web de « Axcess News » a publié l’info selon laquelle la station de radio WOAI, basée à San Antonio (Texas), a annoncé que des manifestations OVNIs avaient eu lieu la même nuit du 8 janvier 2008 au-dessus de la ville, celles-ci ayant été aperçues là encore par des dizaines de témoins. Le MUFON a fait savoir que des rapports lui étaient même transmis depuis la ville de Corpus Christi, avec les mêmes caractéristiques que les lumières observées un peu plus tôt dans la soirée à Stephenville.

Le site de la branche texane du MUFON a également recueilli des témoignages qui datent du 10 janvier.

Linda Moulton Howe a signalé que trois témoins, basés à Selden, ont vu deux rectangles de ‘‘flammes blanches’’ dans le ciel, et qu’un huissier de Stephenville a observé un énorme engin volant avec des trous en dessous. Linda Moulton Howe est intervenue sur « Dreamland » avec Withley Strieber, depuis Glen Rose, en compagnie du témoin et pilote Steve Allen. Celui-ci a noté que les flammes blanches, qui n’ont duré que quelques secondes, faisaient environ quinze mètres de large. Des jets de l’Air Force suivaient précisément le parcours de l’objet, les témoins étant convaincus qu’ils le poursuivaient. Linda Moulton Howe a rencontré un autre témoin de l’observation du 8 janvier 2008. Celui-ci a précisé que les jets volaient si bas qu’il avait pensé que les vitres de sa maison allaient se briser.

Les principaux témoins comprenaient :

– Steve Allen : pilote pendant plus de trente ans et patron d’une société de transports.

– David Jaquess : patron d’une entreprise de construction.

– James Hughes : ancien spécialiste de la Navigation dans l’Air Force.

– Anne Frazor.

– Glenda Jackson.

– Lee Roy Gaitan : shérif du Comté d’Erath.

– Ricky Sorrells : conducteur d’engins.

Deux autres manifestations ont été observées dans la région : le 14 janvier 2008 à Cleburne, par Sabre Bowman, et le 18 janvier par David Caron à Stephenville. Ces deux événements ont été filmés.

a) Ricky Sorrells :

Parmi les principaux témoins, il y a Ricky Sorrells. Linda Moulton Howe a rassemblé plusieurs témoignages sur « EarthFiles.com », dont celui de Ricky Sorrells.

Ricky Sorrells, soudeur et conducteur d’engins, vivait à Dublin (Texas), où il avait vu des engins volants à trois reprises depuis le 1er janvier 2008 :

« Je ne sais pour quelle raison, j’ai regardé en l’air, puis à nouveau devant moi. J’ai alors réalisé que je venais de voir quelque chose en l’air, et j’ai relevé la tête. Cet objet était là. Cela couvrait tout l’espace libre à travers les arbres, je ne pouvais en voir les extrémités ni l’avant. Je n’ai pas pensé à regarder en arrière pour voir si je pouvais discerner ses contours de ce côté. »

Le ciel était totalement obscurci au-dessus de sa tête par cette chose qu’il n’avait jamais vue. Il s’est demandé ce qu’était cette « chose ». Il a épaulé son fusil, mais il s’était préparé pour aller à la chasse au cerf dans les bois et la lunette de visée était calée sur 9X. L’image était floue. Il a donc immédiatement réglé la lunette sur 3X, et c’est comme cela qu’il a commencé à voir une sorte de ‘‘mirage’’ émaner de l’objet. Ce n’était pas une vapeur. On voit, a dit le témoin, ce genre de vagues de chaleur sur les autoroutes. Et là, cela descendait de l’objet. N’étant pas effrayé, Ricky Sorrells a abaissé son fusil. C’est alors qu’il a commencé à réaliser la taille gigantesque de l’engin. Il a également remarqué qu’il présentait des dentelures circulaires, ces dernières étant disposées régulièrement de gauche à droite et de devant vers l’arrière. Elles étaient espacées de quarante pieds environ. Elles étaient profondes, marquant des creux de quatre à six pieds dans l’engin. Cela faisait penser à une feuille de métal qui aurait été compressée. Le témoin n’a pu discerner aucun écrou, pas de boulons, ni de rivets, pas de soudures ni de joints. Il a vraiment cherché à étudier la structure de cette chose pour comprendre comment cela avait été construit.

A propos de la reconstitution sur ordinateur de ce que Ricky Sorrells a observé à une centaine de mètres au-dessus de lui, un lecteur du site Web de Linda Moulton Howe a évoqué l’idée que chaque relief « en forme de cône est un dispositif qui crée un vortex électrique (autrement appelé un plasma ou un vortex ionique) », et qu’à la manière « d’une tornade comportant de multiples vortex, ils s’additionnent pour former un vortex géant autour de l’engin ».

Un groupe d’observateurs s’est rendu chez Ricky Sorrells. Les témoins ont en effet constitué un groupe dans le but d’échanger leurs informations et leurs ressources afin d’établir la vérité.

Un témoin qui s’était rendu sur la propriété de Sorrells a ainsi pu voir quelque chose. Ce n’était, a-t-il dit, ni un jet, ni un hélicoptère, ni une étoile. L’objet changeait à plusieurs reprises de couleurs (du moins certaines parties), sa luminosité étant aussi changeante. Il était constitué de deux parties, le côté gauche étant « toujours plus grand et plus lumineux ». Ricky Sorrells ayant téléphoné à la journaliste Angelia Joiner, celle-ci est venue les rejoindre en voiture et elle a vu l’OVNI qui se trouvait au sud de Dublin. Un membre du MUFON était aussi témoin…

Il est arrivé à Ricky Sorrells, alors qu’il franchissait le portail de son enclos, de voir un objet au-dessus de sa propriété. Ayant descendu la vitre de sa camionnette, il a crié dans sa direction : « Rentrez chez vous ! »

Le fermier Ricky Sorrells a reçu des menaces téléphoniques visant à lui interdire de donner des interviews. Les gens qui lui téléphonaient ayant tous la même façon de s’exprimer, il laissa filtrer, pour les quatre appels suivants, quelques petites informations très personnelles. Pendant les cinq ou sept appels suivants, ses interlocuteurs lui posèrent des questions, et il vit qu’ils reprenaient des éléments de ce qu’il avait dit lors des quatre appels précédents. L’une de ces informations s’est même retrouvée publiée sur le forum « Open Minds ». Alors, dit-il, « celui qui a publié cette info sait maintenant que je sais qui il est ».

Ricky Sorrells a encore vu trois objets. L’un d’eux était totalement différent de ce qu’il avait observé jusqu’alors, parce que cet objet s’était mis à grossir pendant qu’il le regardait.

Ricky Sorrells a précisé qu’on continuait à voir des choses dans les environs. Il lui arrivait d’aller travailler dans les champs à 3 heures du matin, pour s’occuper du bétail, et il voyait parfois « cette chose » au-dessus de sa propriété. Cela se passait généralement dans la direction du nord-ouest.

Ricky Sorrells a dit que ce qu’il avait vu ne collait pas avec sa foi chrétienne, et ça le perturbait énormément. Dans cette région qu’on surnomme « la Ceinture de la Bible », cette réaction n’a pas surpris « OnLookerDelay » qui est un ancien enquêteur du MUFON :

« Je suis moi-même chrétien et je peux comprendre Ricky Sorrels. Il y a plusieurs années que j’ai réalisé que nous ne sommes pas les seuls êtres intelligents incarnés dans l’univers. Je ne vois pas en quoi ça ferait de moi un moins bon Chrétien, même si un bon nombre de mes amis pensent le contraire. Pour eux, la Bible enseigne que nous sommes des créatures uniques’. Okay, ça me va aussi, mais je ne pense pas que ‘uniques’’ signifie ‘seuls’.

Alors, beaucoup de ceux avec lesquels je prie sont tellement ancrés dans l’idée qu’il s’agit d’une ‘tromperie démoniaque’ qu’ils sont incapables d’un regard objectif sur le sujet… Ils ne cessent de me dire : ‘Cela doit être l’œuvre de Satan’. »

« Quand j’enquêtais pour le MUFON (de 1991 à 1994), plusieurs chrétiens convaincus étaient venus se confier à moi (ils savaient que j’étais aussi chrétien) pour me raconter des manifestations d’Ovnis – et même en deux occasions, des rencontres rapprochées. Ils ne souhaitaient pas faire un rapport officiel parce qu’ils avaient peur du ridicule, mais ils voulaient seulement se rassurer quant à leur santé mentale et ils se demandaient s’il était possible qu’ils aient été victimes d’une agression spirituelle.

Je pense également qu’il existe des forces nuisibles et destructives dans certaines régions obscures du royaume de l’esprit, mais c’est pour moi une échappatoire de caractériser l’ensemble du phénomène paranormal de cette manière. Il est évident que Ricky a vu quelque chose qui, d’une certaine manière, n’entrait pas dans son paradigme. Mais pour moi ça n’affecte en rien le message du Nouveau Testament. Cela démontre seulement le pouvoir du Créateur dans une dimension que les Chrétiens géocentriques n’avaient pas encore considérée. »

Le modérateur « JakeReason », qui a poursuivi des études de théologie, ajoute ce commentaire :

« Lorsque des Chrétiens sont confrontés pour la première fois à des manifestations Ovnis/E. T., comme Angelia & Ricky en ce moment, ils ressentent tout d’abord une certaine appréhension, et vers qui peuvent-ils se tourner ? Les pasteurs, les anciens, etc., n’ont pas la moindre idée de ce qui se passe, et la réponse la plus facile est d’évoquer Satan. C’est vraiment risible. Mais on ne peut leur en vouloir, ils ne savent pas de quoi ils parlent. »

« OnLookerDelay » donne un exemple de la mentalité des dévots dans la « Ceinture de la Bible », dont le Texas fait partie :

« Tout le monde ne parvient pas à s’imaginer comment ces gens fonctionnent. J’ai récemment discuté pendant une pause avec un collègue de travail et j’ai été amené à lui montrer des récits de témoins sur le site EarthFiles. Après avoir regardé la reproduction de l’engin vu par Ricky Sorrels, ce type m’a dit : ‘Bon, j’avais à te dire un truc : ils vont sûrement pas aimer ce qu’il y a derrière ces machins si jamais ils arrivent à en attraper un !’

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas très au courant de ce que représente la Ceinture de la Bible, cette anecdote montre leur conviction que ces engins non identifiés sont des créations du Diable. Ils pensent que ce sont des manifestations destinées à nous tromper, afin que nous baissions la garde et soyons prêts à accueillir le Diable dissimulé sous la forme d’un extra-terrestre. Ce n’est pas tant ce qu’il a dit qui m’a surpris (parce que j’avais déjà constaté ce genre de réaction au phénomène Ovni), mais c’est plutôt l’impudence – la certitude de détenir la vérité absolue -, cette conviction totale avec laquelle il s’exprimait à ce sujet. Je n’ai pas eu envie d’en discuter davantage avec lui, parce que je sais par expérience que face à un système de croyances aussi rigide il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. »

b) Mike Zimmerman :

La journaliste Angelia Joiner a trouvé un autre témoin. Il s’agit de Mike Zimmerman, âgé de 62 ans, qui a occupé les fonctions de secrétaire privé du Gouverneur pendant dix-neuf ans. Le dernier Gouverneur auquel il a été attaché était Bush. Il a raconté que le 31 janvier 2008, à 6 heures 05, il s’est levé pour satisfaire un besoin pressant. Quelque chose a attiré son attention vers la fenêtre de sa chambre. Sa maison se trouvait juste en limite urbaine, au bord de l’autoroute 281, au sud de Stephenville.

« J’ai vu trois lumières intenses. Un groupe de deux en altitude, et la troisième était davantage sur l’horizon. Cette dernière était de couleur rouge orangé. Les deux lumières blanches émettaient des rayons de lumière à la manière d’un stroboscope, mais pas celle qui était sur l’horizon. Au début, j’ai pensé à trois hélicoptères équipés de projecteurs de recherche, mais je me suis rendu compte que les lumières se diffusaient sur les côtés également. J’ai alors réveillé ma compagne et nous avons observé le phénomène pendant environ trois minutes. Mais ce n’est pas la même chose qu’a rapportée Lee Roy Gaitan. Ensuite, avec le lever du Soleil, je ne peux pas vraiment dire comment ça s’est passé, mais en un instant ces lumières avaient disparu. » (M. Zimmerman)

Les sceptiques ont pensé qu’il avait été abusé en observant une rare conjonction de Jupiter et Vénus.

c) Le témoignage de policiers :

Didier de Plaige a évoqué par téléphone la situation au Texas avec un contact aux États-Unis qui a conservé de bonnes relations dans la police, et il raconte :

« Un de mes anciens collègues est actuellement affecté dans la région des récents événements. Il m’a dit que tout ce qui est en rapport avec les Ovnis là-bas est devenu ‘top secret’

Il ne veut absolument pas que son nom soit cité. Avec toutes ces manifestations, la réaction des populations, les journalistes, et tous ces types qui courent dans tous les sens sans qu’on sache pour quelle agence ils travaillent, ils sont tous surmenés en ce moment et son unité en devient dingue. Il m’a dit qu’il ne voulait pas en parler au téléphone ni même par e-mails. Ils ont des ordres très stricts à ce sujet. Rien ne doit sortir… Je lui ai dit qu’une journaliste a rapporté qu’un officier de police a fait un dessin de l’Ovni, et je lui ai demandé s’ils auraient aussi des photos. Mais à ce point de la conversation il a refusé d’en dire plus au téléphone.

Finalement, il m’a dit que si j’étais prêt à lui faire une petite visite il pourrait me raconter des choses stupéfiantes sur ce qui se passe en ce moment ! »

Le dessin d’OVNI ‘‘réalisé par un officier de police’’, c’est celui que le shérif Lee Roy Gaitan a remis à Linda Moulton Howe avec ces précisions :

« Cette chose immense et rougeoyante se trouvait stationnaire à une altitude d’environ 100 à 150 mètres et s’est dirigée vers l’est en quittant le plan horizontal. L’objet était alors vertical. Il se déplaçait si lentement qu’on ne pouvait comprendre comment, dans cette position, il pouvait encore se maintenir en l’air. Il s’est ensuite estompé comme si on tournait le bouton d’un variateur. »

Linda Moulton Howe a publié une interview de Lee Roy Gaitan, le shérif du Comté d’Erath :

« C’était un objet en forme de disque qui émettait des couleurs, et on aurait dit un soleil tourbillonnant ou bien la planète Jupiter émettant des lumières stroboscopiques colorées.

Ce qui est particulièrement étrange, c’est qu’en zoomant dessus on pouvait apercevoir une sorte de triangle ou de pyramide à l’intérieur du disque tournoyant. » (Lee Roy Gaitan)

Lee Roy Gaitan raconte :

« Je suis à Stephenville ce jour-là et je vois de nouveau cette chose ! C’est vers le sud, en direction de Dublin. On dirait un objet tournoyant sur place. Au soir du 9 février, je reçois un appel téléphonique vers 22 : 30, et le type me dit : ‘Lee Roy, cette lumière se manifeste à nouveau dans le ciel. C’est au sud-ouest par rapport à ta maison. Je suis en train de l’observer au télescope.’

Nous avons vu cette lumière qui se déplaçait vers la petite ville de Gustine, Texas. Nous sommes montés en voiture et nous avons parcouru une vingtaine de kilomètres. Mon épouse a pris quelques photos. Avez-vous vu la vidéo de David Coran qui montre des symboles ? C’était la même chose, avec des couleurs changeantes. Il y avait du vert, du jaune, du blanc, du rouge et du bleu. »

Les photos ont donc été prises par l’épouse du shérif. Ce que l’on voit fait penser à « des hiéroglyphes en couleurs ». Il était environ 22 heures 30. Une demi-heure plus tard, les témoins étaient arrivés chez la sœur du shérif, à Dublin, où on pouvait voir ces lumières. Le shérif et son épouse ont perdu de vue le phénomène vers 23 heures 30, mais la sœur du shérif a continué de le voir en ville.

Alors que le shérif et son épouse rentraient de nouveau en ville, le même homme qui avait téléphoné au shérif rappela celui-ci pour lui dire qu’il y avait un second objet, dans les environs de Selden (Texas), qui se déplaçait vers Dublin. Cet objet émettait aussi des symboles. A un moment donné, on put voir en même temps les deux objets dans le ciel, l’un vers le sud-ouest, l’autre au nord-est. Des photos ont également été prises. Il y avait plusieurs témoins : la nièce du shérif, la sœur du shérif et le mari de celle-ci, et leur voisin.

Un jour, Lee Roy Gaitan prit connaissance d’un message sur son téléphone portable qui l’informait de la présence de cinq lumières dans le ciel autour de Dublin. Son informateur, qui les avait observées au télescope, avait vu une capsule au sommet et en bas de cet objet sphérique, lequel tournait sur lui-même dans le ciel. Le témoin habitait entre Dublin et Stephenville. Le shérif précisa que le phénomène ressemblait à la boîte de jeu « Lite Bright », où on place des picots dans des trous et où on les voit changer de couleurs.

La liste « UfoUpdates » a rapporté que l’analyste réputé Bruce Maccabee, ancien expert de la Navy, a examiné le document réalisé par l’épouse du shérif Lee Roy Gaitan près de Stephenville :

« Cela ressemble à une exposition prolongée sur un objet qui change de couleurs très rapidement. Il n’est pas facile de déterminer s’il était en mouvement ou pas. Il pourrait y avoir jusqu’à 50 changements de couleurs en seulement deux secondes. »

Un membre du forum « Open Minds » s’est demandé ce qui pourrait causer des changements de couleurs aussi rapides, soit vingt-cinq fois par seconde. Serait-ce un mode de communication ? Se pourrait-il que la communication soit ici basée sur un changement de fréquences des différentes couleurs ?

La journaliste Angelia Joiner a signalé qu’un autre officier de police du Comté d’Erath est venu témoigner. Il s’agit du sergent Jim Clifton, attaché au Bureau du shérif du Comté d’Erath. Il se trouvait le 2 février 2008 sur l’autoroute 377, peu après minuit, en compagnie du shérif Lee Roy Gaitan. Tous deux ont vu quelque chose d’extraordinaire se détacher sur le ciel nocturne (la nuit étant claire, sans nuages, ni Lune, très sombre). Il n’avait jamais vu un engin volant qui pouvait ressembler à cela. Les lumières n’étaient pas de type militaire. Jim Clifton avait reçu un appel pour aller vérifier une alarme au restaurant « Chez Woody », et il y a retrouvé Lee Roy Gaitan qui avait également capté le message. Ils se sont occupés de régler le problème, puis Lee Roy Gaitan a attiré l’attention de Jim Clifton sur ce qui se passait en l’air. Jim Clifton précisa que l’objet massif perçu devait être au-dessus de la zone d’Highland, vers l’ouest.

Le sergent ajouta qu’ils avaient observé l’OVNI en utilisant la caméra embarquée de la voiture de police et qu’ils pouvaient distinctement le voir en utilisant la fonction zoom. Il a expliqué que la caméra était montée sur une fixation et donc qu’elle ne pouvait bouger. C’est pourquoi, selon lui, la vidéo qui avait été tournée était parfaitement crédible parce que le phénomène constaté ne pouvait pas se réduire à des mouvements (comme des tremblements de l’opérateur).

Jim Clifton a précisé qu’à l’œil nu cela ressemblait à une lumière intense. Il évoqua, à propos de l’objet, un aspect transparent ou translucide, avec, autour de lui, comme un brouillard ou une vapeur. Les couleurs étaient principalement le blanc, le bleu et le rouge. Le sergent, impressionné par la taille énorme de la chose, ne voyait aucune explication à ce qu’il avait vu.

Jim Clifton a précisé qu’il avait vu une vidéo tournée au Canada, qui devait dater de 2007, et qui était assez semblable à ce que Lee Roy Gaitan et lui ont vu cette nuit-là. Les deux hommes ont rédigé une main courante au Bureau du shérif.

Le journaliste indépendant Steve Hammons a rédigé une synthèse des événements de Stephenville pour « The American Chronicle », d’où il ressort un élément nouveau :

« Au Texas, un Officier de police détecte la vitesse d’un Ovni avec son radar portable. »

Le 8 janvier 2008, un officier de police de Stephenville, qui était en patrouille, a utilisé son système de radar portable – qui sert habituellement à qualifier les excès de vitesse – pour évaluer le déplacement d’un objet inconnu dans le ciel.

« Je l’ai dirigé en l’air et j’ai constaté que j’étais parvenu à accrocher cette chose. J’ai établi qu’elle se déplaçait à 27 miles/heure (45 km/h) et qu’elle accélérait très progressivement. »

2. Les avions F-16 et le rôle de l’Armée :

« KSLA NEWS » a diffusé une information de 2 minutes 35 sur Stephenville. Tout d’abord, le shérif décrit le mouvement de l’OVNI. Ensuite, le témoin – qui ne souhaitait pas être identifié – déclara avoir été frappé par les lumières stroboscopiques sous le « ventre » de l’objet. A cette époque, l’Air Force cherchait encore une explication plausible. La journaliste précisa que l’Armée de l’Air s’est refusée à tout commentaire et qu’elle n’a pas souhaité dépêcher quelqu’un dans les studios pour regarder cette vidéo exclusive.

On peut comprendre ce repli parce que si les objets filmés restent très imprécis, le film est loin de représenter le passage d’avions de combat. La piste d’aviation fait 2 kilomètres 5. Ce n’est pas ce qu’on attendrait d’un terrain utilisé pour faire manœuvrer de grands prototypes.

Linda Moulton Howe a publié l’identité du porte-parole du 301ème Fighter Wing de la Base de Fort Worth. C’est le Major Karl Lewis qui a déclaré :

« Il n’y avait aucun F-16 en vol, ni autre avion relevant de cette base, la nuit du 8 janvier, au moment où des témoins ont rapporté avoir vu des lumières dans le ciel. »

Linda Moulton Howe a reçu un message qui l’a invité à chercher ailleurs l’origine de ces avions :

« Si les F-16 de l’Air Force ne venaient pas de Fort Worth, ça veut dire que le gouvernement a lancé la chasse depuis une autre base plus éloignée. Sachant que les avions de combat de la Navy sont des F-18 et des F-14, on pourrait peut-être déterminer à partir de quelle base ils avaient décollé. Mais je pense qu’une escadrille top secret est affectée à la traque des Ovnis, qui ne relève pas de l’Air Force ou de la Navy puisqu’ils affirment n’avoir eu aucun avion en vol à ce moment-là. »

Le revirement de l’Air Force concernant l’incident du Texas est assez spectaculaire, puisque la chaîne NBC5I a annoncé que les militaires ont finalement reconnu qu’ils avaient commis une erreur. Le Major Karl Lewis a déclaré que « 10 F-16 du 457ème Escadron de Combat étaient en exercice d’entraînement dans la Zone des Opérations Militaires de Brownwood qui inclut le Comté d’Erath ». Il avait précédemment affirmé qu’il n’y avait aucun appareil en vol au moment de la manifestation OVNI. (http://www.nbc5i.com/index.html). Les officiels déclaraient maintenant que l’exercice avait eu lieu entre 18 et 20 heures le 8 janvier 2008. C’est donc un moyen pour l’armée de tenter de justifier les lumières aperçues par de (trop) nombreux témoins au-dessus de Stephenville. On peut également penser que l’Air Force avait besoin de gagner du temps pour s’assurer que les principaux témoignages avaient été recueillis.

Le « Dallas Morning News » du 24 janvier 2008 a précisé que le rapport des militaires annonçant que des avions se trouvaient dans la zone de la manifestation d’OVNIs a relancé le débat, puisque l’armée américaine a finalement déclaré que des chasseurs F-16 étaient en vol au-dessus de Stephenville. Cette rectification, cependant, « n’explique pas vraiment la nature des objets qui ont été vus cette nuit-là ». L’erreur alléguée par l’État Major passa très mal dans l’opinion, à en juger par l’abondant courrier des lecteurs du quotidien. En outre, les témoins ont clairement su distinguer « un objet immense » des avions qui le poursuivaient. Le revirement de l’armée américaine, aussi grossier qu’il paraisse aujourd’hui, allait permettre à long terme de mettre en doute près d’une quarantaine de témoignages. Autrement dit, seuls les observateurs attentifs se souviendront que la version militaire était venue en deux temps et qu’elle avait été aussitôt contredite par les témoins.

La chaîne « CBS11TV » a diffusé, peu après, deux nouvelles vidéos dont celle de Sabre Bowman où l’on aperçoit l’objet changer de forme.

(http://cbs11tv.com/local/stephenville.ufo.photos.2.636658.html).

Le Major Lewis avait suggéré le 15 janvier 2008 que « l’incident pourrait n’être qu’une illusion due à l’éventuelle présence de deux avions commerciaux apparaissant dans le Soleil couchant ».

Un correspondant anonyme de Linda Moulton Howe a signalé à celle-ci qu’il existe, entre les villes de Glen Rose et Meridian, une base secrète qui a été utilisée par « General Dynamics/Lockheed Martin » pour des avions secrets. Elle est abandonnée et a été vendue.

James Fox (producteur de documentaires sur les OVNIs) a rencontré quelqu’un à Stephenville qui, malheureusement, ne voulait plus témoigner car les militaires le harcelaient. Ce témoin leur a demandé d’arrêter. Leur réponse : « Cessez de parler de ce que vous avez vu. » Il a vu l’engin, celui-ci étant énorme.

Dans une émission de Larry King, sur « CNN », Michael Shermer (éditeur de « Skeptic Magazine ») a insinué qu’il pouvait s’agir d’un avion militaire top secret. Quant à Don Ledger, de la liste « UfoUpDates », il s’est demandé si l’Air Force avait essayé de protéger le Ranch Présidentiel.

« Je commence à soupçonner que les gens qui ont envoyé des jets pourraient avoir été préoccupés de constater que ces anomalies dans le ciel se manifestaient dans la zone réservée de 30 kilomètres autour du ranch de la famille Bush.

Le bord de la zone réservée, désignée comme espace aérien de Classe D, ne se trouve qu’à 20 kilomètres au sud-est du centre de Stephenville. L’observation du pilote Davis se situait à mi-chemin entre Stephenville et l’arc nord-ouest de l’espace aérien de Classe D à Selden. Au centre de cette zone, il y a un cercle de 4-5 miles nautiques qui est totalement interdit de survol. Le cercle complet a un diamètre de 60 miles nautiques avec le ranch pour point central.

En pratique, cette zone interdite n’est qu’à quelques minutes de l’endroit où ces manifestations ont eu lieu.

Le fait d’envoyer des F-16 hors de la MOA (Zone Militaire Opérationnelle) au sud-ouest de Stephenville pourrait expliquer les tentatives maladroites de couvrir la présence des F-16 dans cette région. Les responsables militaires ont dû être en alerte aussitôt qu’ils ont détecté au radar des objets inconnus évoluant aussi près d’une zone sensible. Tout engin non identifié peut être suspecté d’action terroriste.

Tout le monde sait que le ranch des Bush se trouve dans le coin ; alors pourquoi la presse n’a-t-elle pas fait le rapprochement ? » (D. Ledger)

Cela lui est apparu évident quand il a observé la carte aérienne de la région. Il s’est demandé s’ils n’ont pas cafouillé pour expliquer la présence des F-16, « parce qu’en réalité ils étaient préoccupés de constater que ces anomalies violaient l’espace aérien en question ».

Linda Moulton Howe a précisé que plusieurs témoins ont été harcelés par l’armée américaine. Elle s’est également intéressée au rapprochement évoqué entre l’intervention des F-16 dans la région de Stephenville, au Texas, et la proximité du ranch des Bush.

Linda Moulton Howe a publié l’image du mystérieux terrain d’avion que lui avait signalé un correspondant anonyme.

Un membre du forum « Open Minds » a rencontré, à Stephenville, Angelia Joiner, la journaliste qui a lancé l’affaire dans la presse locale. Il lui a demandé si elle savait quelque chose au sujet de la piste d’aviation près de Morgan (Texas). On lui a rapporté qu’elle était utilisée pour les tests d’un engin fabriqué par Lockheed, ce qui ne colle pas avec l’article « Wikipedia » à ce sujet. D’après elle, il s’agirait en fait d’une base militaire souterraine.

De son côté, la journaliste Angelia Joiner, de l’« Empire Tribune » (le journal local de Stephenville), a également poursuivi son enquête auprès des témoins de l’incident du 8 janvier 2008. Elle a écrit que Steve Allen, Don ‘‘Doc’’ Stewart et Todd Downs ont tenu à marquer leur étonnement d’apprendre que la MOA (zone de manœuvres militaires) de Brownwood avait été subitement étendue à Stephenville et la région de Selden. Le Major Karl Lewis, porte-parole de l’Air Force, avait déclaré que dix F-16 du 457ème Escadron d’avions de combat avaient participé à une mission d’entraînement de 18 heures à 20 heures ce jour-là, dans une zone qui inclut l’espace aérien au-dessus du Comté d’Erath. Les trois pilotes ont confirmé que cet espace n’inclut pas la totalité du Comté d’Erath. Seule une petite partie de Dublin est concernée, mais pas du tout Stephenville et la région de Selden. Don Stewart a montré sur une carte que Stephenville est à 18 kilomètres de la délimitation du MOA.

Todd Downs, qui travaillait à Clark Field, à Stephenville, a expliqué qu’il y avait un point de repère GPS marqué sur le terrain d’aviation, qui servait de référence aux militaires, et il dénonça cette présentation trompeuse qui consiste à faire croire au public que toute la zone est affectée aux exercices militaires. Pour lui, les jets ne faisaient que traverser cet espace pour rejoindre le MOA. Todd Downs ne comprenait toujours pas pourquoi les militaires ont fait cette déclaration deux semaines après avoir nié que des avions se soient trouvés en l’air à ce moment-là.

Un autre témoin, Lee Roy Gaitan, a maintenu que son observation ne pouvait s’expliquer par la présence de quelques avions à réaction. Il est impossible à des F-16 d’effectuer de telles manœuvres. Pour lui, c’était un prototype militaire ou un engin expérimental. Lee Roy Gaitan a confirmé qu’il connaissait au moins un témoin qui a été contacté par les militaires.

Angelia Joiner a confirmé que c’est bien le conducteur d’engins Ricky Sorrells qui a été intimidé par l’Air Force. Des hélicoptères militaires ont survolé sa maison à basse altitude, à toute heure du jour ou de la nuit. Il disait avoir vu le vaisseau quatre fois. Il faisait environ la taille de trois terrains de foot. La première fois, l’OVNI était au dessus de sa tête, dans les bois à environ 100 mètres au-dessus de lui. Un individu s’est présenté au téléphone avec le grade de lieutenant-colonel. L’homme l’a contacté le 15 janvier, 24 heures après son interview avec l’« Associated Press ». Il était avenant et a demandé à rencontrer Sorrells. Ce dernier ayant répondu qu’il allait voir,  »l’homme est devenu arrogant ». Son interlocuteur a dit à Ricky Sorrells qu’il n’accepterait pas de réponse négative et qu’il viendrait lui parler. Sorrells a alors exprimé le souhait qu’on le laisse tranquille. Ensuite, le ton a rapidement monté et Ricky Sorrells a conseillé à l’homme de ne pas transgresser sa propriété. La réponse ne s’est pas faite attendre : « Petit, on a les mêmes armes, et de même calibre que toi, mais on en a beaucoup plus. » Il a dit à Ricky Sorrells que, s’il arrêtait de parler de ce qu’il avait vu, il ferait cesser les mouvements d’hélicoptères. Depuis cette conversation, les passages d’hélicoptères ont cessé, mais pas les F-16.

Avant cette conversation avec le supposé gradé, Ricky Sorrells a raconté une expérience qu’il a eue tard dans la soirée avec un gros hélicoptère de transport et trois plus petits :

Il s’est levé à 2 heures 30 pour aller au travail. Ces hélicoptères n’en finissaient pas de tourner, l’empêchant de dormir. Il est sorti pour voir ce qui se passait. Ricky Sorrells utilisait parfois le spot lumineux qui était fixé au-dessus de sa camionnette pour repérer les coyotes. Il est allé vers la camionnette et il a allumé le spot pour le diriger vers les hélicoptères. L’appareil était si près qu’il a pu voir la réaction du pilote. Il a levé son bras pour ne pas être ébloui. C’était un des hélicoptères plus petits. Ensuite, le pilote lui a fait face en pleine lumière. Ricky Sorrells a fini par éteindre son spot, il a fait un geste de la main et il est rentré dans la maison. Ricky Sorrells raconta aussi qu’une de ses connaissances, un ancien militaire qu’il préférait ne pas nommer, lui avait dit : « Tu devrais arrêter de raconter ce que tu as vu. »

Ricky Sorrells ayant essayé d’en savoir plus, son interlocuteur s’est contenté de répéter la même chose, sans donner d’explications. A présent, disait Ricky Sorrells, « il ne me parle plus ». Maintenant qu’il n’y avait plus d’hélicoptères, Ricky Sorrells pensait que son interlocuteur était suffisamment bien placé dans l’armée pour faire cesser ces manœuvres.

Angelia Joiner a rapporté une inquiétante visite nocturne sur la propriété de Ricky Sorrells. Vers 1 heure du matin, un visiteur inattendu a laissé quelque chose derrière lui. Ricky Sorrells a raconté qu’il était endormi et que ses chiens s’étaient mis à aboyer. Il s’est levé, a pris son fusil et a aperçu l’intrus qui s’était placé entre la voiture et la camionnette, à environ quinze mètres de la porte. Le temps était froid, il bruinait, et il était évident que « le type était vêtu, pour la circonstance, d’un anorak bien chaud ». Ricky Sorrells distinguait clairement le visage d’une personne de 25-30 ans, d’après la façon dont l’individu marchait et se comportait. Puis l’homme s’est retourné lentement et est entré dans les bois. Il s’est dirigé vers le coin où Ricky Sorrells avait taillé les arbustes. Apparemment, l’intrus était déjà venu car il savait où aller.

Plus tard, en marchant dans les bois avec Linda Moulton Howe, Ricky Sorrells décida de retourner vers la barrière clôturant son terrain. Il n’était pas venu là depuis un mois. La première chose qu’il vit fut une empreinte d’homme. Il a ramassé une balle, une 25-06 Remington neuve et brillante avec quelques taches dessus. Il pensait que l’homme qu’il a vu cette nuit là a laissé cette balle. Il croyait que l’armée lui avait ainsi montré qu’on pouvait l’avoir si on voulait.

On se souvient de la première réponse de l’Air Force après les manifestations du 8 janvier 2008 au-dessus de Stephenville : « Nous n’avions aucun appareil en vol ce soir-là. »

Ensuite, les témoignages se sont multipliés et des images ont été publiées. C’est seulement alors que l’Armée s’est souvenue qu’elle avait des chasseurs F-16 effectuant des manœuvres au-dessus de la région. Il ne fallait naturellement pas s’attendre à une confirmation d’un de ces pilotes. Mais, du même coup, les témoignages attestant que des F-16 accompagnaient ou poursuivaient les phénomènes lumineux sont encore moins contestables.

L’attitude de l’Air Force reste totalement incomprise des observateurs. Ses revirements sur l’affaire texane laisseront la même trace dans l’histoire ufologique que les trois explications successives des autorités au sujet de Roswell.

Un membre du forum « Open Minds » a écrit qu’il était d’accord avec les résidents de cette région du Texas lorsqu’ils affirmaient que le bruit de dix F-16 en vol est clairement identifiable. Un seul de ces avions fait déjà un bruit assourdissant, et ces témoins n’auraient pas pu manquer de les reconnaître comme tels.

Un autre commentateur a noté qu’il n’y a que peu d’occasions de voir engagés dix F-16 simultanément : dans des démonstrations aéronautiques, pour faire face à une menace contre les intérêts du pays (après confirmation de la menace), pour protéger des zones aériennes spécifiques (après confirmation de la menace), pour des manœuvres d’entraînement.

« Le coût d’un seul F-16 dépasse les 45 millions de dollars. Par conséquent, 10 appareils représentent une somme de 450 millions de dollars. C’est pourquoi le fait de déclarer : ‘Oh, nous avions oublié qu’il y avait 10 F-16 en l’air à ce moment-là…’ est une insulte à l’intelligence. De tels errements ne peuvent être tolérés de la part de ceux qui dépensent l’argent des contribuables. »

Dans une émission sur « C2C », George Knapp a reçu Jim Marrs et la reporter Angelia Joiner. Cette dernière a précisé que jamais les militaires n’ont prétendu que leurs 10 F-16 en vol au-dessus du Comté d’Erath avaient pu être confondus avec les OVNIs attestés par la population. Et Jim Marrs, un ex-militaire qui a bénéficié de l’accréditation top secret, a estimé qu’on ne risquait pas de voir dix F-16 en formation… à moins que cela soit justifié par un événement très important.

Lors d’une réunion du MUFON à Stephenville, Mark Murphy, qui faisait partie du Conseil Municipal de Stephenville, a dit qu’il pensait que l’événement du 8 janvier 2008 était un exercice militaire ou du gouvernement. Mais si c’était le cas, il s’est dit très choqué, parce que le Conseil devait en être averti au préalable. La loi impose que de tels exercices au-dessus des zones peuplées soient effectivement signalés. Il pouvait envisager de déposer plainte contre le gouvernement américain. Les militaires ne pouvaient qu’être embarrassés : le porte-parole de la base de l’Air Force avait d’abord démenti tout exercice en vol. Ensuite, devant le nombre et l’insistance des témoins, c’est cet argument qui avait été avancé pour expliquer les étranges phénomènes observés. A présent, l’armée était confrontée à des poursuites si elle maintenait ce prétexte des F-16 à l’entraînement…

Un membre du forum « Open Minds » a retrouvé un article daté du 26 novembre 2001, estimant que “sept ans plus tard, ça pourrait expliquer certaines manifestations dans la région de Fort Worth, Texas…” On y évoquait le fait que « Lockheed Martin Corp. », à Fort Worth (Texas), avait obtenu un contrat de 23,5 millions de dollars. Il s’agissait de développer de nouvelles architectures pour le renseignement, et cela incluait des systèmes de plates-formes avec et sans pilotes, ces plates-formes pouvant servir à l’attaque, au transport, à la surveillance et à la reconnaissance.

Un instigateur d’une expédition dans la région de Stephenville a argumenté que s’il y avait eu dix F-16 en l’air ce soir-là, tout le monde les aurait entendus ou du moins certains de ces appareils auraient été remarqués. Or, pas une seule personne n’a pu témoigner avoir entendu ces supposés avions de chasse. L’information au sujet de ces dix avions est la même source militaire qui avait commencé par affirmer qu’il n’y avait aucune mission en vol. En fait, « il n’y avait pas de F-16 en exercice, et nous avons la preuve d’une manipulation ».

L’un des Directeurs de recherches du MUFON, Robert Powell, a été invité sur « Coast to Coast » afin de détailler les conclusions du rapport cosigné par Glen Schulze sur les échos radars relevés, le 8 janvier 2008, dans la région de Stephenville et dans les environs immédiats du ranch présidentiel de Crawford. Glen Schulze a consacré douze années à l’étude de l’explosion en vol du TWA 800, survenue au large de Long Island le 17 juillet 1996. Tous deux venaient de participer au « Larry King Live », le 11 juillet 2008 sur « CNN ».

Le Major Karl Lewis, porte-parole de la base de Fort Worth, avait affirmé le 14 janvier 2008 qu’il n’y avait aucun appareil en vol le jour de l’observation. Il était persuadé à 90% que les gens ont vu des réflexions du soleil sur la carlingue d’un avion commercial. Mais les registres de Fort Worth/Carswell à la date du 8 janvier attestent bien d’une intense activité aérienne dans la région. On constate qu’ils ont été entièrement censurés : les militaires ne veulent pas qu’on sache ce que leurs F-16 faisaient à ce moment-là au-dessus d’une région habitée.

B. J. Booth, fondateur du site Web et du forum « UfoCaseBook », a fait savoir qu’une « agence gouvernementale » lui a imposé de retirer une page où il évoquait la possibilité que les avions de l’US Air Force poursuivaient un OVNI parce qu’il menaçait d’approcher du ranch présidentiel de Crawford. La pression aurait été exercée sur lui pour éviter « une forme de panique dans l’opinion et une défiance à l’égard du gouvernement ». Selon lui, les services secrets auraient été pris de court par la diffusion des rapports radar, suite à une requête FOIA initiée par le MUFON. De son côté, un membre du forum s’est demandé si l’engin qui se dirigeait directement vers le ranch de George Bush s’y était réellement posé.

A propos de l’attitude de l’armée américaine, Billy Cox a publié un article dans lequel il a écrit que du fait « que les médias ne suivent pas ce qui se passe, l’USAF n’avait pas été contrainte de s’expliquer à l’époque sur son revirement dans l’affaire de Stephenville ». Mais la position de l’USAF est devenue très inconfortable depuis la publication du rapport du MUFON, avec les analyses radar obtenues par une requête FOIA. Le Major Lewis, le responsable de la communication du 301ème à Carswell, a dit qu’il n’avait pas lu ce rapport publié en juillet 2008. Le lien lui a été envoyé pour le télécharger. Il a affirmé attendre une réponse de ses supérieurs. En réponse aux témoins qui avaient vu des jets F-16 poursuivre des OVNIs, le Major Karl Lewis avait déclaré en janvier 2008 que ces témoins avaient probablement confondu avec des avions de ligne parce que l’USAF n’avait aucun avion en l’air à ce moment-là. Karl Lewis s’était contredit deux semaines plus tard en déclarant que dix F-16 avaient effectué des manœuvres aériennes.

Mark Murphy, membre du Conseil Municipal de Stephenville, envisageait le 4 avril 2008 de déposer une plainte au titre de la sécurité aérienne, à propos des manœuvres de dix F-16 dans la région le soir du 8 janvier 2008. Il a effectivement poursuivi en s’appuyant sur la version officielle qui avait été avancée par le Major Karl Lewis. Sa plainte vise la FAA (Federal Aviation Administration) et le Ministère des Transports. Il a demandé que l’US Air Force soit sanctionnée pour avoir procédé à des opérations militaires de grande envergure au-dessus de zones peuplées, sans que les autorités locales en aient été averties. La loi impose en effet que de tels exercices soient signalés par avance.

La FAA a remis aux enquêteurs Glen Schulze et Robert Powell des quantités impressionnantes de données qui prouvent de manière indiscutable qu’un immense objet volant non identifié, sans balises actives, a pénétré dans un espace aérien hautement surveillé et qu’il s’est approché du ranch présidentiel de Crawford, surnommé ‘‘la deuxième Maison-Blanche’’.

L’analyste radar Glen Schulze et le directeur local du MUFON Robert Powell ont produit un document de soixante-seize pages, grâce à des données obtenues par des requêtes FOIA. Ils ont rassemblé les témoignages des observateurs au sol, et leurs analyses démontrent sans ambiguïté qu’il s’est bien passé quelque chose d’important le 8 janvier 2008. Le plus étonnant est que l’US Air Force s’est comportée comme si ce rapport n’existait pas.

L’US Air Force souhaitait faire oublier l’incident.

3. Les vidéos :

L’administrateur du site « UfoCaseBook » a évoqué une vidéo inédite de l’incident de Stephenville. Il a contacté l’auteur de ce petit film où on voit un OVNI volant à basse altitude. Le témoin traversait Stephenville en voiture quand il a remarqué cette chose dans le ciel le soir du 8 janvier 2008. Il se dirigeait vers l’est sur Lingleville Road quand il a commencé à filmer. Il était accompagné d’un ami qui a aussi vu l’objet volant.

Des extraits de la vidéo de David Coran – montrant des symboles lumineux – ont été exposés un peu partout sur le Web.

Ricky Sorrells a réalisé une vidéo avec son portable. Angela Joiner ne l’ayant vue que sur l’écran de son téléphone, elle ne savait pas quoi en penser. Elle a aussi reçu des photos d’Athens, au Texas, qui lui paraissaient authentiques et qu’elle a montrées à Rick Sorrells. A propos de ces photos prises en plein jour, celui-ci lui a dit que cela ressemblait d’assez près à ce qu’il a vu.

Angelia Joiner considérait que les seuls documents authentiques sont la vidéo de David Coran, celle de Ricky Sorrells et le film de Lee Roy Gaitan.

Ricky Sorrells a vu et enregistré sur son téléphone portable une nouvelle manifestation d’OVNI. Il s’agit d’un triangle argenté vu en plein jour.

Beaucoup de gens à Stephenville (Texas) et sur Internet ont attendu avec impatience la diffusion de la vidéo tournée par la caméra embarquée de la voiture du shérif. Pourquoi cette vidéo de seize minutes n’a-t-elle pas été rendue publique ? Le 22 février 2008, sur « Coast to Coast AM », Linda Moulton Howe disait que ces officiers de police craignaient de s’exprimer publiquement parce qu’ils avaient peur d’être licenciés. Le shérif Lee Roy Gaitan lui a raconté que les militaires seraient préoccupés après avoir appris que la vidéo montrait un disque clignotant, avec des lumières rougeoyantes, et qui se transformait en une sorte de méduse, le tout étant filmé pendant seize minutes. Cet objet ne cessait de changer de formes.

La journaliste locale, Angelia Joiner, considérait que le shérif Lee Roy Gaitan se trouvait dans une situation assez particulière parce qu’il n’y avait personne au-dessus de lui. Il a été élu par la population du Comté. Donc, naturellement, lors de la prochaine élection les citoyens ne manqueraient pas de faire savoir s’ils ont approuvé ou non son comportement. Lee Roy Gaitan s’interrogeait sur les possibles retombées après la diffusion de la vidéo et il tenait à s’assurer que tout le processus de diffusion se fasse dans les règles. Il y a des gens qui l’attendaient au tournant, justement parce qu’il a été élu à son poste. Il lui fallait donc assurer ses arrières. Cette vidéo aurait pu servir à valider le phénomène…

La version intégrale de la vidéo de David Coran, filmée le 19 janvier 2008, dure neuf minutes. Après avoir visionné une reconstitution faite en pointant un caméscope vers Sirius – Matériel : JVC – GR-D770U, tenu à la main en appui sur un mur, mode : Night Alive Zoom optique 34x, mise au point manuelle sur l’infini. -, un membre du forum « Ovnis-USA » a estimé que “c’est donc le tremblement dû au manque d’appui en mode télé qui provoque l’irisation’’. Ce qui produirait les “symboles” sur la vidéo de David Coran. Mais cela n’explique pas comment le shérif Lee Roy Gaitan a pu voir de ses propres yeux les mêmes symboles colorés dans le ciel, tandis que son épouse les filmait avec son caméscope.

David Coran avait filmé un objet avec son caméscope paramétré en mode nocturne. Il avait obtenu une succession de “hiéroglyphes”. Certaines personnes ont pensé qu’il avait en réalité filmé l’étoile Arcturus. Cependant, on entend sur la vidéo les commentaires de son jeune fils, montrant qu’il constatait le phénomène à l’œil nu.

Le sergent Jim Clifton et l’épouse du shérif Lee Roy Gaitan ont également déclaré qu’ils avaient pu observer le phénomène avant de le filmer.

L’analyste Bruce Maccabee a reçu une copie de la vidéo de David Coran, cet habitant de Stephenville qui avait tout d’abord montré son film à Steve Allen. Steve Allen était un entrepreneur local qui, avec deux amis, avait assisté à ces manifestations. Il avait versé un peu d’argent à David Coran pour disposer du document comme il l’entendait. Ensuite, Ken Cherry – le responsable régional du MUFON – a servi d’intermédiaire afin que l’équipe du magazine « UFO Hunters » d’« History Channel » puisse acheter la vidéo.

Bruce Maccabee avait été d’abord intéressé par les changements de couleurs sur les images de David Coran. Ensuite, il s’est livré à quelques tests, le 14 avril 2008, avec le même modèle de caméscope. Il a exposé ses conclusions, lesquelles mettent en cause des mouvements infimes de la main tenant la caméra et différents facteurs de distorsion atmosphérique. Un membre du forum « Open Minds » avait tenté de reconstituer ces mouvements en pointant son caméscope vers l’étoile Sirius.

Bruce Maccabee n’avait pas le film original et n’a pas testé la caméra à l’endroit et dans les conditions de sa réalisation. Pourtant, Bruce Maccabee a conclu que David Coran avait filmé une étoile sans faire la mise au point. Plusieurs personnes dans la communauté ufologique ont approuvé cette analyse. Mais Steve Allen était totalement en désaccord avec cette conclusion. Il a déclaré que sur le film qu’il possédait on voit distinctement que la mise au point est correcte sur les arbres et les toits des maisons, tandis que cette “étoile” produit des effets lumineux.

Les autorités conservent depuis le lendemain du 2 février 2008 un film réalisé près de Stephenville avec la caméra embarquée de la voiture du sergent Jim Clifton, mais elles n’ont plus jamais communiqué sur ce sujet.

* D’étranges symboles :

Sur une vidéo, Linda Moulton Howe a vu distinctement des symboles dans le ciel qui lui ont rappelé des signes déjà observés par des « abductés » :

« On dirait que l’objet cherchait à établir une communication, soit avec les militaires, soit avec la population. »

A son retour de la région de Stephenville, Linda Moulton Howe a accordé une interview de près de deux heures à la radio « Ici & Maintenant ! » (http://icietmaintenant.info). L’un des thèmes majeurs abordés pendant cette émission concernait les étranges symboles (observés dans le ciel par Steve Allen et ses deux amis) qui ont pris momentanément la place des immenses rectangles lumineux. Dans un second rapport, Linda Moulton Howe a placé un très court extrait de la vidéo de David Coran, filmée le 19 janvier 2008 près de Stephenville.

Une autre vidéo a été tournée sept heures plus tard, soit le 20 janvier 2008, par une habitante de Glen Rose. Elle montre la manifestation de symboles similaires.

Un montage a été réalisé avec neuf des nombreux symboles qui apparaissent sur la vidéo du Texas datée du 19 janvier 2008.

Un membre du forum « Ovnis-USA » a pensé à un article de Douglas Spalthoff concernant les écritures célestes. Cet article, daté du 14 décembre 2005 et publié par la créatrice du site « AlienEncounters » (http://rencontre.r.4.free.fr/alienencounters/), est intitulé : « Les OVNIs réagissent-ils aux signaux lumineux ? » :

« Un musicien de Hanovre m’a raconté il y a quelques années que, en raison de problèmes permanents à la nuque, il aimait regarder le ciel étoilé par beau temps. Et il a réussi par deux fois, dans les environs de Hemmingem, près de Hanovre, à contacter des objets volants non identifiés. Avec un projecteur puissant, il envoyait des signaux lumineux irréguliers en direction de l’objet volant, après quoi celui-ci réagissait en faisant des manœuvres inexplicables. »

Un examen de la vidéo originale de l’objet filmé durant plusieurs minutes a montré « que l’objet était formé de trois lumières qui pulsaient en alternance, que celui-ci changeait de position en une fraction de seconde et que ces mouvements ressemblaient à des signes sténographiques ». Après avoir comparé ces signes avec des écritures connues, on a constaté qu’une grande partie de ces figures pourrait correspondre à d’anciens signes sténographiques anglais. Quelques années auparavant, un objet semblable avait été vu et photographié sur Malte. Ces signes ayant été communiqués à un sténographe travaillant pour le gouvernement, le sténographe a confirmé qu’il pourrait, en effet, s’agir de signes sténographiques.

Un ufologue amateur autrichien a envoyé deux DVD où l’on peut voir un objet, apparemment immobile, sur lequel on peut distinguer également une sorte de plasma qui l’entoure et trois repères lumineux. A ce jour, lit-on, « nous n’avons pu déchiffrer les signes de l’OVNI de Hanovre ». (Source : « Paranews.net » – Le site a disparu depuis.)

Un membre du forum « Open Minds » a tenté de reproduire les symboles formés dans le ciel du Texas en pointant son caméscope vers la planète Mars.

A propos de ces symboles colorés, Linda Moulton Howe a rappelé, à titre de comparaison, les découvertes (à Pedra Pinta, au Brésil) de l’archéologue français Marcel F. Homet. Il s’agit de symboles gravés sur une pierre mégalithique découverte en 1963 au nord du fleuve Amazone. (Marcel F. Homet, “A la Poursuite des Dieux Solaires” ©1963 – Éditions Denoël, 1972.) Ces inscriptions dateraient de 10.000 ans. Le correspondant de Linda Moulton Howe lui a indiqué le site « Abduct.com » qui présentait une riche collection de caractères mystérieux. Il a également souhaité attirer son attention sur ce cas OVNI de 1988, celui de Ludovico Granchi à Rio de Janeiro (Brésil) :

« En 1988, un immense Ovni s’est immobilisé au-dessus de sa maison. Quand Ludovico Granchi s’est mis à l’observer, un panneau brillamment éclairé est apparu, ressemblant à une projection holographique. Des symboles noirs y étaient inscrits, et il a ressenti l’impulsion de les recopier. Il a couru chercher du papier et un crayon, et il s’est appliqué à les tracer aussi précisément que possible. Cela lui a pris environ 10 minutes. Il a raconté qu’il était alors dans un état extrêmement fébrile, pas seulement à cause de cet immense Ovni au-dessus de lui, mais parce qu’il avait le sentiment que ce travail de recopie, et sa précision, était de la plus haute importance. Après qu’il ait tout recopié, le panneau a disparu dans le corps de l’engin qui s’est alors éloigné de lui à une distance ‘raisonnable’, puis il a disparu à une vitesse fulgurante. Ludovico Granchi n’avait aucune idée de ce que signifiait ce qu’il avait copié ni pourquoi c’était tombé sur lui… »

Linda Moulton Howe a fait quelques dessins à partir de la vidéo de David Coran pour les comparer aux autres symboles répertoriés ici. Aucun rapport direct ne peut être établi, mais les similitudes pour ce qui est des courbes et des boucles sont intéressantes.

Les manifestations lumineuses de Stephenville ont amené Linda Moulton Howe à s’intéresser de nouveau à l’auteur et « abducté » Jim Sparks, qu’elle avait une première fois rencontré en 1995, parce qu’il a une explication à proposer pour les symboles qui apparaissent sur plusieurs vidéos. Il savait, disait-il, qu’un moyen de communication utilisé par les extraterrestres consiste à envoyer des flashes de symboles. C’est un moyen extrêmement rapide de transmettre une énorme quantité d’informations, en un temps très bref, et de les enregistrer. Dans le cas de Stephenville, c’est la méthode utilisée qui lui parlait, davantage que les symboles eux-mêmes, parce que ceux-ci présentaient quelques similitudes mais ne lui étaient pas familiers.

« Leur technique du flash permet de véhiculer une somme d’informations considérable, autant qu’un film de cinéma par exemple, en quelques secondes. Dans ce cas, il est possible qu’on en perçoive le sens seulement par la suite. Notre esprit est capable de percevoir l’ensemble du film dans cette sorte de flash – les émotions qu’il renferme, de quoi il traite, comment ça commence et se termine. Nous sommes habitués à voir se dérouler le film en temps réel. Mais notre esprit a la capacité de recevoir et d’enregistrer cette information émise dans un flash. Les intelligences non humaines communiquent de cette manière. » (J. Sparks)

A propos de la vidéo tournée par David Coran le 19 janvier 2008, et diffusée par « Channel 11 », l’article initial de ‘‘The Empire Tribune’’ expliquait précisément les circonstances de l’enregistrement. David Coran a tenu à préciser que c’est son petit-fils de 7 ans, Jeremiah, qui avait le premier signalé qu’il y avait ‘‘de drôles de trucs dans le ciel’’ et que lui-même n’avait rien vu ce jour-là. C’était le soir du vendredi 18 janvier. David Coran est sorti sur le devant de la maison, et le ciel était limpide. C’est seulement le lendemain soir que David Coran a compris ce dont son petit-fils avait parlé. David Coran a raconté que, peu avant 21 heures, quelque chose a attiré son attention lorsqu’il a regardé en direction de Selden, vers le sud-ouest. Il savait que ce n’était pas une étoile et il a couru dans la maison pour attraper son caméscope. C’est cette nuit-là, et la suivante, que David Coran a réalisé la vidéo qui a été diffusée sur « Channel 11 ». Il a utilisé un JVC 32X Hyper Zoom Optique, qu’il avait acheté quelques mois plus tôt. David Coran a noté qu’on voyait plus nettement sur la caméra qu’à l’œil nu. Âgé de 52 ans et ayant beaucoup voyagé, il n’avait jamais rien vu de pareil.

Sur la vidéo de David Coran, il est curieux de voir que les “symboles” se succèdent sans que jamais ils apparaissent en train de se former. Un membre du forum « Open Minds » a pu recréer cet effet avec la fonction Night Mode, en pointant le caméscope vers Sirius, mais sans démontrer s’il pouvait conserver la netteté sur des points de référence au sol.

4. Les données radar et le rapport du MUFON :

La consultation des données du radar météo basé à Abilene (en images fixes, à des intervalles de dix minutes) a montré « un écho assez puissant et très curieux, sur deux des clichés (8 h 20 et 8 h 30 CST) ». Cela pourrait indiquer un large objet dans le ciel, se déplaçant Est/Sud-Est… Le problème « c’est qu’il devait se trouver au-dessus de la région sud-est du comté de Bosque, allant en direction de McLennan, au nord de Waco, en limite de réception du radar de Abilene – et s’éloignant de la zone des témoins ».

Glen Schultze, ingénieur électricien et expert radar, et Robert Powell, l’un des directeurs de recherches du MUFON, s’étaient associés pour lancer des requêtes FOIA dès le 16 janvier 2008, mais toutes n’avaient pu encore aboutir. Après des mois de recherches, ils ont découvert des données radar qui ne correspondent à aucun avion connu, civil ou militaire. Mais surtout ils ont démontré qu’une vaste opération s’est déroulée pendant quatre heures. Les chercheurs avaient en particulier établi qu’un engin s’est dirigé très lentement vers le ranch de George Bush à Crawford, qu’il n’avait aucune signalisation et que sa vitesse irrégulière avait atteint 1.900 mph (3.130 kilomètres/heure).

« Quand l’écho radar sur un objet inconnu (sans balise active) apparaît sur les relevés entre 18 h 51 et 20 h, on constate qu’il se déplace directement vers le ranch présidentiel. »

L’une des traces montre qu’un probable AWACS s’est également trouvé dans la zone, faisant des boucles à haute altitude.

Steve Hammonds a publié un résumé de l’étude sur « UFO Digest » :

« Un objet volant non identifié de très grande taille a été détecté au radar. Selon le rapport, cet objet n’avait pas de balise de signalement et il a été suivi pendant plus d’une heure. Il était le plus souvent stationnaire ou se déplaçait à moins de 100 km/h. A 19 h 32, on a vu l’objet accélérer à 850 km/h en 30 secondes, puis 10 secondes plus tard ralentir à 78 km/h. »

Environ cinq cents personnes se sont rassemblées en janvier 2008 à Dublin (Texas) pour être entendues par les enquêteurs du MUFON, l’une des principales organisations américaines consacrées à l’étude des OVNIs. Le « Dallas Morning News » a raconté que le nombre de participants avait surpris les organisateurs qui ont dû improviser la réunion dans des locaux de l’immeuble du Rotary. Le MUFON s’était donné deux mois pour produire un premier rapport sur l’incident de Stephenville.

Steve Hudgeons, enquêteur du MUFON, a rencontré Steve Allen pour visionner la vidéo de quatorze minutes prise par un témoin (qui ne souhaitait alors pas être identifié). Steve Allen a fait savoir qu’une équipe japonaise s’était montrée intéressée pour acheter le document.

Les enquêteurs de la branche texane du MUFON ont organisé une seconde série d’interviews avec les témoins de ce qu’on surnommait la plus grande manifestation d’OVNIs après les « Lumières de Phoenix » en 1997. Les huit enquêteurs envoyés sur place par le MUFON ont enregistré dix-sept nouveaux témoignages sur les événements survenus dans la région de Stephenville.

Steve Hudgeons, le chef du groupe d’enquêteurs, a dit à Angelia Joiner (qui a rejoint la station de radio locale « Mandatory FM », « la radio officielle des OVNIs de Stephenville ») que la moisson avait été bonne. Steve Hudgeons s’est chargé d’interviewer Ricky Sorrells. Le premier récit, recueilli par Angela K. Brown de l’« Associated Press », le 14 janvier 2008, a fait le tour du monde. C’est en particulier ce qui avait amené un grand nombre de confrères à se rendre à Stephenville les jours suivants. L’enquêteur du MUFON a apprécié la droiture du témoin. Ils ont parlé pendant près d’une heure. Steve Hudgeons a précisé que son organisation avait collecté un peu plus de quatre cents rapports de manifestations au Texas, depuis 1977 jusqu’à fin 2007. De novembre 2007 jusqu’à l’interview de Ricky Sorrells, il y a eu près de cent cinquante témoignages, avec une centaine d’autres à examiner sur l’ensemble du Texas.

Voici un témoignage, qui concerne le 8 janvier 2008, mis sur le site Web du MUFON :

« Mes chiens ne cessaient d’aboyer cette nuit-là. En sortant, j’ai vu qu’ils étaient tournés en direction de Dublin. Aucun doute là-dessus, parce que c’est là que je vais travailler, à la maison de retraite de Three Oaks. J’étais donc sorti, avec une lampe torche et mon pistolet, pour voir ce qui se passait, parce que je suis isolé dans la campagne, à Lake Proctor. J’ai commencé par me demander s’ils aboyaient contre un animal errant, et c’est là que j’ai vu les lumières. Elles se déplaçaient très rapidement. J’ai d’abord pensé que ça pouvait être des jets militaires en formation, à cause de toutes ces lumières, mais le plus curieux c’est qu’on n’entendait aucun bruit. Je suis resté à regarder jusqu’à ce qu’elles disparaissent, et en baissant les yeux j’ai vu que mes chiens n’étaient plus là. Quand je suis rentré dans la maison, je les ai trouvés cachés derrière mon sac de sports, comme s’ils étaient morts de trouille. »

Le MUFON a publié un rapport sur Stephenville dans le numéro de mai 2008 de sa revue. Il évoque sans aller plus loin les récits de trois officiers de police sur l’incident du 8 janvier 2008. Mais l’un des officiers a reconnu au téléphone qu’aucun des trois n’a été officiellement entendu par les enquêteurs de l’organisation… Le rapport ne précise pas non plus comment l’information et leurs dessins réalisés sur ordinateur ont été obtenus.

La chaîne « FoxNews » a constaté que le MUFON avait été incapable de conclure sur le dossier Stephenville. Le « Dallas Morning News » a ainsi résumé la situation en citant Ken Cherry : il y a bien eu deux cents témoins, mais « l’absence de preuve tangible et la faible résolution des photos ne permettent pas de poursuivre l’enquête ». Les trois officiers de police étaient en des endroits différents, mais ils n’ont pas souhaité témoigner. Pourtant, l’un d’eux a enregistré avec son radar portable le déplacement d’un objet à 27 miles par heure (43 km/h).

Le MUFON a ultérieurement publié un rapport sur les données radar. Voici un résumé des conclusions du rapport :

* Première conclusion :

Un objet réel et physique est apparu et a été observé le 8 Janvier 2008 dans la région de Dublin/Stephenville. Il y a de nombreux témoins à différents endroits et les observations ont duré trois heures. De plus, les données radar identifient le même nombre d’appareils inconnus dans le ciel et au même moment que les témoins. La probabilité est extrêmement faible que tous les témoins aient fait une mauvaise appréciation d’objets connus, à des moments différents et en différents lieux, sur une période de trois heures et demie. Il est plus raisonnable de penser que les témoins ont réellement vu un objet inexplicable.

Aucun appareil connu ne correspond à la forme impressionnante de l’objet, à son silence complet et à ses capacités à se déplacer à grande ou faible vitesse, ou à demeurer stationnaire.

La taille calculée à partir des descriptions des témoins allait de 160 mètres à 300 mètres. Deux fois, les radars ont enregistré un objet inconnu volant à des vitesses entre 3100 kilomètres/heure et 3500 kilomètres/heure. Ce qui correspond aux témoignages.

Les radars ont suivi l’un des objets pendant plus d’une heure, alors qu’il se dirigeait directement vers le Ranch présidentiel de Crawford.

* Deuxième conclusion :

Les militaires n’ont pas réagi ouvertement à la présence de ces objets inconnus. Un objet sans balise d’identification se trouvait sur une route partant du sud de Dublin et continuant directement vers le Ranch Crawford. Cet objet a été suivi par le radar FTW sur plus d’une heure. Des avions militaires sont entrés dans une zone à moins de deux kilomètres de l’objet tandis qu’ils allaient vers l’aire d’opération militaire (AOM) de Brownwood. Des F-16 ont dû avoir vu cet objet sur leur radar, et un AWACS présumé qui faisait des cercles dans cette zone doit l’avoir détecté et enregistré.

L’Armée de l’Air devrait expliquer ce que leurs radars ont détecté le soir du 8 Janvier 2008 et la raison pour laquelle les avions militaires dans la zone n’ont pas réagi.

* Troisième conclusion :

Le trafic des avions militaires dans la zone était inhabituellement chargé, et par deux fois des avions militaires se sont aventurés hors de leur route standard d’exercice militaire dans l’espace aérien civil.

Des documents montrent que dix F-16 de la base de Carswell ont volé dans la zone de Dublin/Stephenville sur une durée de deux heures, de même qu’un probable AWACS qui faisait des cercles dans la zone pendant quatre heures.

« Une requête FOIA concernant la singularité du niveau d’activité aérien a été envoyée à la 10ème de l’Armée de l’Air à Fort Worth le 7 mai 2008. Un accusé de réception a été reçu, mais une réponse formelle est encore attendue.

Deux sorties venant de la base de Carswell totalisant quatre F-16 retournant à leur base ont produit une activation tardive de la balise d’identification, et les avions ont dévié à l’improviste en direction de l’Est au-dessus de Stephenville vers l’aéroport DFW, dans la circulation aérienne civile. Il n’existe aucune explication quant à la déviation des avions militaires de leur REM normal. Puisqu’ils n’ont pas initialement quitté leur base avec des codes d’identification, il est raisonnable d’assumer que quelque chose s’est produit qui a entraîné leur détachement de l’avion de tête [avec balise] et une demande de code balise afin qu’ils puissent dévier loin de leur REM standard. » (Glen Schulze et Robert Powell)

* Dernière conclusion :

Il existe des indications que les requêtes FOIA (l’Acte sur la Liberté de l’Information) ne sont pas considérées sérieusement par les militaires américains et sont complètement ignorées par la Patrouille des Douanes et des Frontières (une branche du Département de la Sécurité Intérieure). Si cela est vrai, c’est une violation d’une loi votée par le Congrès américain.

Le peuple américain a le droit de savoir ce qui s’est ou ne s’est pas produit le 8 Janvier 2008 dans la région de Dublin-Stephenville.

Ce rapport de soixante-seize pages, publié par le MUFON, confirme, par l’analyse des données radar, les très nombreux témoignages recueillis.

« Il démontre et apporte la preuve que les Ovnis observés ont laissé une trace. Ils évoluaient à 1.900 mph (3.130 kilomètres/heure) à l’endroit et dans la direction indiquée par les témoins. »

Ce rapport ne permet pas d’identifier les engins qui ont traversé le ciel du Comté, mais il constate bien la présence d’objets inconnus. La journaliste Angelia Joiner a rédigé un article de présentation pour le site Web « Stephenville Lights » :

« Les données radar confirment les observations des témoins, et l’activité militaire dans le ciel ce soir-là est surprenante. Parfois, il s’agit de déplacements à grandes vitesses, mais aussi de tels ralentissements qu’on ne peut comprendre comment un objet aurait pu se maintenir en l’air. Cela confirme l’observation d’un officier avec lequel j’ai beaucoup échangé ces derniers jours, et il est comme nous tous vivement intéressé par ce rapport, même si la nature du phénomène reste inconnue. »

Robert Powell, directeur national des recherches du MUFON, et Glen Schulze, un analyste radar retraité qui ne fait pas partie de l’organisation, ont consacré des centaines d’heures à l’analyse de 2,8 millions de données radar brutes émanant de cinq tours de contrôle de la FAA situées dans la région de Dublin et Stephenville, pendant toute la durée concernée.

La trajectoire de l’objet inconnu montre qu’il se déplaçait en direction du ranch du Président Bush à Crawford, et qu’il s’en est approché jusqu’à seize kilomètres de distance, sans une indispensable balise de signalement et, semble-t-il, sans que les militaires s’intéressent à lui.

Environ deux semaines après que l’événement ait fait la une de la presse locale de Stephenville, le 10 janvier 2008, le Major Karl Lewis, porte-parole de la base aérienne de la Navy à Carswell, avait admis que dix F-16 étaient en l’air au-dessus du Comté d’Erath. Mais il avait d’abord annoncé que pas un seul des jets de la base n’était en opération. Se peut-il qu’il ait changé d’attitude parce qu’il s’était rendu compte qu’une requête FOIA avait été lancée ?

Robert Powell et Glen Schulze n’ont eu aucun mal à identifier les parcours de ces dix jets. Un objet sans balise de signalisation a visiblement pu s’introduire dans l’espace aérien de Crawford sans que les militaires aient semblé s’y intéresser. Quatre jets se sont trouvés dans l’espace aérien civil après avoir dévié de la zone militaire de Brownwood en rentrant à la base aérienne de la Navy à Carswell. En outre, deux jets se rendaient à Carswell en provenance d’une base aérienne située dans l’Oklahoma, et ils ont fait un large détour au-dessus de Comanche, Dublin et Stephenville, avant de venir se poser sur la base de Fort Worth. Enfin, les auteurs du rapport ont clairement identifié la présence d’un AWACS venu scruter la région pendant toute la durée de l’incident, soit quatre heures. Robert Powell a remarqué que son parcours formait des séries de boucles, parce qu’il faisait en permanence des virages à 180 degrés.

Le rapport de Glen Schulze et Robert Powell a établi en particulier qu’un engin s’est dirigé vers le ranch présidentiel de Crawford, qu’il n’avait pas de signalisation, et que sa vitesse atteignait 1.900mph (3.130 kilomètres/heure). Il a également confirmé les récits des témoins :

« Nous ignorons si ces engins étaient habités. Tout ce que nous savons c’est que des objets sont apparus sur les radars et que de nombreux témoins les ont vus sur une période de temps très courte. Selon tous les témoins, cet objet était d’une taille considérable. »

5. Stephenville dans les médias :

Le physicien Stanton Friedman a été invité à participer au « Larry King Show » le 18 janvier 2008 sur « CNN », en compagnie de James Fox et du « déboulonneur » de service James MaGaha. Des témoins de l’incident de Stepenville étaient également sur le plateau.

Une particularité de cet événement est qu’il se situe dans la région que les Américains nomment la « Bible Belt » ou Ceinture de la Bible, « une zone géographique et sociologique des États-Unis dans laquelle vit un pourcentage élevé de personnes se réclamant d’un protestantisme rigoriste, terme recevant la désignation de fondamentalisme chrétien dans la sphère américaine ». (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bible_Belt).

La chaîne « NBC5 » a donné la parole à un pilote d’hélicoptère médical de Fort Worth qui prétendait savoir ce qui a été vu près de Stephenville. En se dirigeant vers Granbury deux jours plus tard, Chuck Mueller avait remarqué des lumières inhabituelles dans le ciel, sur l’horizon. Il pensait que c’était un avion en train de lancer des fusées en vol. Il est vrai que Stephenville est proche de la zone d’Opérations Militaires de Brownwood, un important centre d’entraînement pour les avions de combat. Cependant, les autres témoins ont déclaré qu’ils aimeraient bien adopter la théorie du pilote, mais que cela ne collait pas avec ce qu’ils avaient vu. Lee Roy Gaitan, le constable d’Erath County, a ainsi dit que l’explication ne tient pas en raison de la vitesse du phénomène observé deux jours plus tôt. L’Air Force n’a pas souhaité exploiter cette explication du pilote, son porte-parole ayant déclaré qu’il n’y avait aucun avion en exercice ce mardi, jour de l’événement.

Une vidéo de l’OVNI de Stephenville au Texas a été placée sur « You Tube » avec ce commentaire :

« L’objet suit le mouvement décrit par le shérif local. Il se déplace à très grande vitesse. L’Ovni a été vu à Webster County, en Louisiane, près de la délimitation avec l’Arkansas. C’est là qu’il a été capturé en vidéo. Les mêmes étranges lumières stroboscopiques sous le ventre de l’objet avaient été décrites par le shérif. Ce qui tendrait à prouver qu’il s’agissait du même Ovni. »

Une émission du « Larry King Show » sur « CNN » a eu comme intervenants, outre le physicien nucléaire et enquêteur Stanton Friedman, des témoins de Stephenville (dont Steve Allen, pilote privé pendant trente ans) et la journaliste Angelia Joiner. Stanton Friedman a déclaré que cet incident au Texas lui rappelait le cas survenu au Yukon en 1996. Stephenville évoquait pour lui la présence d’un vaisseau-mère, la magnétohydrodynamique pouvant expliquer l’absence de bruit.

Gregory W. a créé pour le site de la radio « Coast to Coast » une illustration de la manifestation OVNI au Texas observée par Ricky Sorrells à une centaine de mètres au-dessus de lui. Une autre vidéo de « CNN » était en ligne ici : http://www.youtube.com/watch?v=oo-dx35bCvc

L’épisode du magazine « UFO Hunters », produit par « History Channel », et diffusé le 9 avril 2008, était consacré à l’incident de Stephenville. Beaucoup de choses n’ont pas été montrées, Ricky Sorrells n’a même pas été mentionné…

Birnes et Acworth, de l’équipe des « UFO Hunters », avaient été invités sur « Coast to Coast AM ». Ils avaient l’air très excités par cette vidéo tournée au Texas grâce à une caméra automatique placée dans l’élevage des cerfs, où l’on voit un faisceau de lumière tronquée. Acworth, le sceptique de l’équipe, a reconnu qu’il n’avait aucune explication à ce sujet. Ceux qui ont vu cette séquence d’« UFO Hunters » où le cerf disparaît doivent savoir que Linda Moulton Howe en avait parlé début février 2008. Il s’agit du cas de Brownwood (Texas). Elle ne l’avait pas mentionné, mais Ricky Sorrrells était avec elle quand elle a visionné la vidéo.

Ken Cherry (le correspondant texan du MUFON) et le shérif Lee Roy Gaitan ont été invités sur « NBC Dateline » le 18 mai 2008.

Le 11 juillet 2008, Larry King a consacré une émission sur « CNN » à l’affaire de Stephenville. Il avait sollicité la journaliste Angelia Joiner pour l’aider à constituer le plateau. Celle-ci a fait en sorte que le témoignage de Ricky Sorrells soit entendu, ainsi que celui du shérif Lee Roy Gaitan. Le fermier Ricky Sorrells a donc pu raconter qu’il avait subi des pressions. L’astronome Seth Shostak est allé jusqu’à mettre en doute les milliers de données radar exposées par Glen Schulze et Robert Powell. Trois des producteurs du magazine « UFO Hunters » étaient également présents. Ils ont confirmé que leurs propres relevés, leurs auditions des témoins et les triangulations effectuées contribuaient également à démontrer la présence d’un objet au-dessus de Stephenville.

L‘animateur Peter Jennings avait présenté le 24 février 2005 un documentaire de deux heures titré « Seeing is Believing », et la chaîne « ABC » a proposé une suite le 16 septembre 2008. La journaliste Angelia Joiner a fait partie des invités, quelques minutes ayant été consacrées à l’affaire de Stephenville. Deux nouveaux témoins ont figuré aux côtés du shérif Lee Roy Gaitan et du pilote Steve Allen. Les producteurs ont aussi présenté Robert Powell et Glen Schulze, les auteurs du rapport du MUFON qui ont analysé les données radar.

En octobre 2008, le « Discovery Channel » a diffusé un nouvel épisode de sa série “Investigation X”. Il était titré ‘‘UFO Outbreak’’ et les amateurs l’ont considéré comme l’un des meilleurs documentaires diffusés à la télévision. Pendant une heure, on a présenté les enquêtes menées sur les cas de Stephenville (Texas), de Kokomo (Indiana) et de Southwick (Massachussets). La présentation en 3D des données radar, ainsi que les animations approuvées par les témoins, ont permis de mieux comprendre ce qui s’est passé. On a démontré pour la première fois une corrélation entre les différents événements, et il semble en effet que les témoins aient vu des objets similaires. Parmi les intervenants qui ont été les plus appréciés, il y a le spécialiste radar Glen Schulze, la journaliste Angelia Joiner, le pilote Steve Allen, le shérif Lee Roy Gaitan… C’est la première fois qu’une interview de « l’Officier X » a été diffusée. Il a confirmé que la « re-création » était parfaitement conforme à son témoignage. Les producteurs ont plusieurs fois rappelé qu’ils avaient tenté d’obtenir un commentaire des autorités militaires, mais que les responsables avaient choisi de ne pas répondre.

Un participant du forum « Open Minds » a remarqué que plusieurs mois plus tard l’incident de Stephenville apparaissait encore mieux documenté :

« Les radars dans la région avaient en fait clairement indiqué la présence de trois objets, le 8 janvier 2008. »

6. De nouvelles observations en 2008 :

On a relaté, en octobre 2008, de nouvelles observations dans la région de Stephenville. L’un des nombreux témoins a raconté par exemple qu’il était sorti pour fumer une cigarette quand il a vu de vives lumières se déplaçant rapidement :

« Je n’ai pas vraiment prêté attention et j’ai conclu que ce devait être un avion parce que j’ai entendu le bruit des réacteurs peu après. Ensuite, j’ai réalisé mon erreur : il n’y aurait pas un tel décalage de son dans le cas d’un avion aussi proche. »

S’étant mis à l’écoute du scanner de la police, il s’est aperçu que le coordinateur signalait que plusieurs personnes lui avaient rapporté des observations de phénomènes lumineux dans le sud du Comté…

Le vendredi 24 octobre 2008, l’Empire Tribune a signalé que des dizaines d’habitants de Stephenville et d’Erath County ont observé toute la semaine des lumières dans le ciel, les premiers rapports datant du mardi 21 octobre. Il y a eu encore davantage de rapports le lendemain, et de nombreux parents rassemblés le jeudi dans un stade, pour assister à un match de football junior, ont pu voir ces lumières étranges.

D’après les témoignages recueillis par les reporters de la chaîne de télévision locale « WFAA », sept avions de combat F-16 ont été vus dans le ciel, mais après les manifestations lumineuses.

Alors qu’il conduisait sa camionnette, un témoin a vu, le samedi soir à 23 heures 47, à une trentaine de kilomètres en direction du nord-est, au-dessus de Rosston (une petite commune rurale), un grand flash de couleur bleu-vert qui formait un angle de 45°, la pointe inférieure dirigée vers la gauche. Ce témoin a d’abord pensé que c’était une météorite, mais le flash a été très bref. Le flash, qui a éclairé le sol, ne semblait pas émaner d’un objet en mouvement. Le témoin a lancé un appel avec la CB, mais personne ne lui a répondu. Quand il en a parlé à Ricky Sorrells, ce dernier lui a demandé si cela pouvait être samedi soir, parce que d’autres personnes lui avaient téléphoné pour lui signaler qu’elles avaient vu un phénomène étrange près de Dublin. Un autre collègue, qui jusqu’ici se moquait de l’intérêt du témoin pour les OVNIs, a confié à celui-ci qu’il avait observé un flash de lumière au-dessus de Justin.

Tommy Bryant, le shérif d’Erath County, a expliqué que le jeudi 23 octobre le standard téléphonique d’urgence avait été saturé d’appels, ces appels émanant du sud du Comté. Les gens déclaraient voir des lumières vives qui flashaient dans le ciel par intervalles. Charlie Carrasco a vu le jeudi 23 octobre, vers 20 heures, deux avions de combat qui volaient à basse altitude et qui poursuivaient des lumières clignotantes.

Julie Gibson montait à cheval dans le sud-ouest du Comté, vers 20 heures, quand elle a remarqué quatre lumières blanches, clignotantes, celles-ci semblant communiquer entre elles. Les chevaux étaient effrayés.

Alors qu’il était 20 heures 40, l’attention d’Ashleigh Cole (qui s’occupait également de ses chevaux) se porta vers le ciel nocturne. Trois lumières alignées sont montées dans le ciel, selon une ligne inclinée. Elle habitait à quinze kilomètres au sud de Dublin. Elle a estimé que ces flashes et ces évolutions ont duré environ cinq minutes.

Le 23 octobre, à 20 heures 30, John Darby était en voiture avec sa fille sur l’autoroute 67 près de Selden. C’est alors qu’ils ont vu les lumières. Le père a pensé que ses phares se réfléchissaient sur les lignes électriques, mais il a rapidement réalisé qu’il s’agissait d’autre chose. Les lumières de couleur orange ont augmenté de taille, puis diverses couleurs sont apparues, lui faisant penser à un ballon de plage. Elles ont ensuite disparu. Sa fille a sauté de la voiture pour essayer de prendre une photo avec son portable. Les lumières sont réapparues dans le ciel au moment où elle rejoignait la camionnette. John Darby ajouta qu’il avait compté neuf avions à réaction qui se déplaçaient à grande vitesse en direction du Metroplex. Il lui a semblé qu’ils effectuaient des manœuvres en poursuivant des objectifs à la trace.

Le 23 octobre, également, Monica Diaz était au volant sur la Boucle Nord-Ouest, vers 20 heures 15 : « On aurait dit une rangée de projecteurs d’un stade. » Les quatre lumières flashaient individuellement, mais elles se déplaçaient ensemble. Le show n’a duré qu’une trentaine de secondes. Elle s’est garée pour regarder le ciel, mais cela ne s’est pas produit de nouveau. Elle ne pensait pas que c’étaient des ‘‘aliens’’, « mais ça se présentait comme quelque chose de très inhabituel ». Les lumières étaient blanches et sphériques, et cela n’avait rien de commun avec des avions.

D’Ann Wheeler, qui habitait Hico et s’est présentée comme quelqu’un de sceptique, a déclaré que ce même jeudi soir elle observait le ciel avec une amie, vers 21 heures, quand elles ont remarqué une intense activité dans le ciel.

« Il y avait des avions à réaction tout autour de ces lumières, mais ils ne faisaient pas de bruit. »

Elle a décrit deux séries de lumières formant comme un collier de perles. Puis ces lumières ont disparu. Elle est rentrée dans la maison, très perplexe, s’interrogeant sur ce qu’elle venait de voir. Les lumières avaient disparu, mais elles sont revenues une seconde fois. Cela a duré environ une minute. Les lumières étaient blanches et imposantes, et elles bougeaient de haut en bas, tandis que les jets les serraient de près.

Ashley Ainsworth conduisait sur l’autoroute 377 vers 20 h 30 ce même jeudi soir. Elle s’était garée sur le côté, où plusieurs voitures étaient arrêtées, leurs occupants regardant des lumières qui dansaient dans le ciel. Elle a compté six lumières jaunes, vers l’horizon, qui se déplaçaient en formant un cercle. Elle disparurent, puis elles se mirent à clignoter. Elle a communiqué son témoignage au MUFON.

Darlene Ross, qui vivait au sud de Ranger, a remarqué ce même jeudi deux lumières de couleur orange, vers 20 heures 45. Le nombre s’est porté à quatre, formant une ligne verticale. Elle était effrayée.

Nick Horn a pu filmer une partie de ce qu’il a vu ce jeudi soir. Résidant à l’ouest de Stephenville, il était en train de téléphoner dans son jardin quand il a vu une lumière orange au-dessus de sa maison. Il est rentré prévenir sa famille. Nick Horn a déclaré que des avions à réaction ont soudain traversé le ciel, comme s’ils étaient surgis de nulle part. Il a saisi son caméscope et a pu filmer pendant une vingtaine de secondes ces lumières qui flashaient dans le ciel. Contrairement à d’autres témoins, Nick Horn a pu observer plus attentivement les lumières au-dessus de sa maison. Il a parlé d’un objet métallique qui se trouvait à environ 330 mètres d’altitude. L’objet s’est éloigné de la maison, puis il a disparu, et il est réapparu au loin vers la ville de Dublin.

Steve Hudgeons, responsable de l’équipe d’enquêteurs du MUFON au Texas, a reçu des rapports de trois observations près de Stephenville qui datent de ce même jeudi 23 octobre.

Sherry Sechrist et sa famille ont observé les lumières vers 20 heures 30. Elle a pu prendre quelques photos avec son téléphone portable, et sa mère a même pu faire une courte vidéo. Sherry Sechrist a dit que les lumières flashaient et se déplaçaient de haut en bas, et aussi latéralement. Elle a entendu les avions qui tournaient tout autour, et elle ne pensait pas qu’ils étaient la cause de ces lumières. Les lumières avançaient puis s’immobilisaient.

Le Major Karl Lewis, porte-parole de l’US Air Force sur la base de Fort Worth, a expliqué, par e-mail, que le jeudi 23 octobre 2008, approximativement entre 19 heures 30 et 21 heures, sept F-16 du 457ème escadron de combat ont décollé de Fort Worth vers la zone des opérations militaires de Brownwood pour une mission classique d’entraînement. Pour les texans du forum « Open Minds » qui ont examiné les témoignages, la région survolée par les F-16 n’est pas celle de Brownwood et ne correspond donc pas à une zone d’entraînement militaire.

En octobre 2008, le nombre de témoins a été bien supérieur à celui de l’événement de janvier 2008.

Une vidéo datée du 29 octobre 2008 a été diffusée. La texane Miss D., connue depuis longtemps sur « Open Minds », l’a diffusée avec cette explication :

« Un voisin et ami m’a apporté son caméscope pour me montrer ce qu’il avait filmé.

Il était assis dans son jardin, la veille vers 18 h 30, quand il a remarqué une lumière dans le ciel. Il a d’abord pensé à une étoile, mais cette lumière ne cessait de disparaître et réapparaître en différents endroits assez proches. Il a le même JVC que moi (sans l’option de vision nocturne), et son document est intéressant.

Je me demande ce que ça peut être, et je vous le livre tel quel.

Il préfère que son nom ne soit pas mentionné. Il m’a laissée choisir le meilleur endroit pour diffuser sa vidéo, et j’ai choisi de le faire sur YouTube. »

Un membre du forum, qui a pu étudier le fichier original, a noté qu’il n’y a pas de scintillement, et c’est la raison pour laquelle il a écarté la possibilité d’une étoile. Mais d’après la direction et l’heure de la séquence, ajouta-t-il, cela pourrait être Vénus. Peu après, Miss D. s’est rendue chez son voisin pour examiner la situation à la même heure :

« Il a bien fait la différence avec Vénus, et elle était à sa place quand la lumière a disparu. »

Le même membre du forum a été en conversation par téléphone avec le fermier Ricky Sorrells :

« Pendant que nous parlions, il a vu de nouveau un Ovni. L’objet est resté un moment immobile, puis il a disparu à grande vitesse. Peu après, des jets sont arrivés qui suivaient la même route, et ils ont lâché des fusées éclairantes, comme la nuit précédente. »

L’« Empire Tribune » a publié un nouvel article pour exposer des témoignages inédits, comme celui de Bell et son compagnon. Elle raconte avoir vu des lumières sur l’horizon, en sortant nourrir ses chiens, peu après 20 heures. Bell a vu un objet sur l’horizon vers le sud-ouest :

« J’ai pu l’observer brièvement, il était très grand, même de loin, avec une lumière rouge, et j’ai noté un effet stroboscopique avec des rayonnements bleu clair tout autour. Nous l’avons regardé de plus près grâce à une puissante lunette de fusil. C’était un objet de forme ovale ou circulaire, rougeoyant, qui pulsait. Dans la lunette, l’objet était plutôt orangé. Il émettait parfois une lumière blanche ou bleue. L’objet a finalement disparu derrière l’horizon à 20 h 33 précisément. »

Les chercheurs indépendants sur le forum « Open Minds » ont produit une carte à partir de sept témoignages : le triangle vert marquait la zone des observations, totalement distincte de “BrownWood MOA1-East”, la zone officielle réservée aux entraînements militaires.

Tarena Major se trouvait sur l’autoroute 377 à Stephenville :

« Nous avons eu droit à un light show impressionnant, mais je suis catégorique en affirmant que ce n’étaient pas des avions. »

La chaîne de télévision locale « WFAA » a présenté d’autres témoins. Son correspondant a fait ce commentaire :

« En janvier dernier, certains à Stephenville avaient semblé beaucoup s’amuser avec ces histoires d’Ovnis. Mais actuellement, avec la multiplication des observations, le ton des commentaires a changé. »

7. Informations complémentaires :

Le documentaire diffusé le 16 octobre 2008 par « Discovery Channel » a présenté une enquête approfondie sur les premiers événements de Stephenville en janvier 2008.

Angelia Joiner et l’Officier de Police “X” ont participé, le 11 novembre 2008, à une émission de près de deux heures sur « Paranormal Radio », avec Robert Powell, directeur national des recherches du MUFON. Il est le coauteur avec Glen Schulze des études sur les données radar obtenues par une requête FOIA.

L’événement de la soirée du 8 janvier 2008 a fait le tour du monde. Des dizaines de témoins dont le pilote Steve Allen ou le fermier Ricky Sorrells, ou encore l’Officier “X”, ont parlé d’un immense objet volant, confirmé plus tard par l’examen des données radar. Simultanément, des images ont été proposées, comme la vidéo de David Coran, qui n’ont rien à voir avec les premières descriptions. On y voit des chapelets de lumières colorées qui pourraient n’être qu’un phénomène de « bougé » au moment de filmer ou photographier. De nouvelles photos de ce type ont circulé en novembre 2008. S’agit-il à nouveau d’un objet émettant des symboles, comme l’avaient pensé certains des témoins de janvier 2008 ? Ils parlaient de “hiéroglyphes en couleurs”.

Captain Jack, animateur de « Paranormal Radio », a interrogé un témoin qui pensait avoir pris des images intéressantes le 13 novembre 2008, vers 3 heures du matin. Toutefois, un membre du forum « Open Minds » a précisé qu’il était équipé d’un caméscope JVC, doté du mode Night Alive, et qu’il l’avait testé pendant l’expédition organisée par le forum « Open Minds » dans la région de Stephenville :

« Nous avons pu reproduire des séquences qui sont semblables à ces lumières ‘en colliers’, en filmant simplement des étoiles brillantes sur l’horizon, quand la caméra était tenue à la main. »

Cela ne veut pas dire que c’est la seule manière d’obtenir de telles images. Mais, ajouta-t-il, « toute source de lumière colorée et stroboscopique, filmée dans ces conditions, rendra le même effet ». Angelia Joiner était du même avis :

« Seul le récit d’un témoin qui a vu quelque chose à l’œil nu peut avoir une certaine valeur. Certes, je continue de m’interroger sur cette réflexion du petit-fils de Coran pendant que son père filmait : ‘C’est drôle, ces lumières…’Mais je ne pense pas que ce genre d’images nous mènera quelque part. Il n’y a aucun moyen d’aller plus loin. »

La journaliste préférait s’en tenir à l’étude des données radar et aux témoignages solides qui ont été rassemblés. Elle a proposé à George Knapp d’inviter l’Officier de Police “X” sur « Coast to Coast AM ».

Linda Moulton Howe venait de participer, en décembre 2008, à une nouvelle émission de trois heures sur « Coast-to-Coast AM », quand elle a reçu un e-mail d’une auditrice habitant à Reno, dans le Nevada. Il était accompagné de huit photos prises dans la vallée de Washoe, au sud de la ville. Ces photographies sont assez proches de ce que David Coran avait filmé près de l’aéroport de Stephenville, Texas, le 19 janvier 2008. On retrouve ces mêmes symboles lumineux multicolores.

« On devinait sur la vidéo de David Coran un objet dans le ciel, assez flou, en forme de disque. Pendant plusieurs minutes, sur l’enregistrement vidéo à 30 images/seconde, il a semblé émettre des signes qui changeaient de formes toutes les demi secondes. »

Ce constat avait été confirmé par l’analyste Bruce Maccabbee.

L’enquêtrice n’ignorait pas la polémique soulevée à l’époque par la vidéo de David Coran. Une explication simple avait été proposée par « Sparky », sur le forum « Open Minds ». Il avait recréé cet effet en dirigeant un caméscope vers Sirius, avec la fonction Night Mode activée. Linda Moulton Howe nota cependant que de tels symboles ont été observés dans différentes régions et photographiés avec des appareils numériques classiques. En outre, l’habitante de Reno avait observé ce phénomène pendant plusieurs jours avant de le photographier :

« Ces photos ont été prises le 10 décembre 2008, dans la soirée, après 21 heures. Ma fille venait de rentrer à la maison et elle m’a assistée pendant les prises de vues depuis le balcon du second étage. Il donne vers le sud-est et domine la vallée de Washoe.

Je ne suis pas allée voir en différents endroits de la vallée si on aperçoit la même chose sous un autre angle. Mais je vous assure que cette chose était là depuis plusieurs jours avant que je prenne les photos. En ce moment, les nuages m’empêchent de voir ce qu’il en est, mais par temps clair le phénomène est toujours présent.

Depuis plusieurs jours, ma fille et moi avions remarqué une lumière brillante au-dessus de la vallée de Reno.

Nous avions pensé qu’il pouvait s’agir d’une étoile et n’y avions pas tellement prêté attention. Puis nous avons remarqué qu’elle changeait de couleurs. Je ne suis pas parvenue à déterminer à quelle altitude ça se trouvait.

Mes images ressemblent assez précisément à ce que vous aviez publié concernant Stephenville, en janvier 2008. »

Elle ajouta :

« J’ai fait en sorte qu’on puisse également voir les étoiles, et c’était le moyen de m’assurer que ces symboles n’étaient pas un effet de ‘bougé’.

Les étoiles apparaissent bien comme des points brillants, alors que l’objet en question se déplaçait dans tous les sens. »

Faut-il inclure désormais ces symboles lumineux dans le répertoire des manifestations insolites ou continuer de les considérer comme des aberrations photographiques ? A Stephenville, l’épouse du shérif Lee Roy Gaitan avait affirmé que ce symbole coloré, qu’elle avait photographié le 9 février 2008, était distinctement visible à l’œil nu.

Les manifestations d’OVNIs à Stephenville n’étaient peut-être pas terminées. Un texan a raconté sur le forum « Open Minds » ce qui lui est arrivé fin décembre 2008. Il avait pour habitude de laisser tourner son scanner sur les fréquences de la police, même en regardant la télévision :

« J’étais à Dublin. Aux environs de 21 h, un officier en patrouille a fait savoir au central qu’il avait été approché par un homme, au volant d’une voiture, qui prétendait avoir vu un Ovni. »

« L’officier a plaisanté en disant qu’il ne s’intéressait qu’aux Ovnis capturés. Plus tard, peu avant 23 h, le central a rappelé ce même officier pour lui dire que son témoin s’était présenté à l’annexe du tribunal où il l’attendait avec une vidéo de l’objet, disant qu’en fait de capture il avait l’Ovni dans son caméscope.

L’homme en patrouille a répondu qu’il était occupé pour un bon moment. Puis il a fini par dire qu’il ne se déplacerait pas jusque là. Je sais seulement que ce n’était pas un agent municipal, et je ne suis pas parvenu à capter son numéro d’identification. »

Le texan avait même envisagé de se rendre lui-même à l’annexe du tribunal de Stephenville pour intercepter le témoin, mais il était trop éloigné du centre-ville ce soir-là. Il espérait que cette personne essaierait de contacter le journal local, ou bien que la journaliste Angelia Joiner trouverait un moyen de l’identifier…

Deux images publiées sur ovnis-usa.com ont été réalisées sur ordinateur d’après les descriptions de “l’Officier X” à propos de l’incident du 8 janvier 2008. Cet « Officier » a témoigné, entre autres, pour la série documentaire « UfoHunters ».

Alejandro Rojas, Directeur du Département Éducation Publique du MUFON, a animé le programme radio « UFOThinkTank ». Il a eu pour invité Robert Powell, le Directeur des Recherches de l’organisation.

« Robert et l’expert radar Glen Shultze ont pu étudier les données FAA qui prouvent la présence d’un objet inconnu dans le ciel de Stephenville, le 8 janvier 2008. »

Ils ont principalement évoqué ces événements survenus au Texas qui avaient attiré l’attention de la presse internationale. Robert Powell et Glen Shultze avaient une première fois annoncé leurs découvertes chez Larry King en juillet, puis sur « ABC Primetime Special ».

Robert Powell a commencé par quelques généralités :

« Il ne fait aucun doute qu’une haute technologie est responsable de ces manifestations, et je pense qu’elles sont animées par une forme d’intelligence. Mais nous ne pouvons pas en conclure que ces engins sont pilotés par des extraterrestres : ces engins sont peut-être des sondes automatiques. Nous ne devons écarter aucune possibilité. »

Concernant Stephenville, Robert Powell a expliqué qu’il avait commencé par interroger les témoins avant de rencontrer l’expert Glen Schulze et d’étudier avec lui les données radar qu’il avait réussi à obtenir de la FAA. Il ont alors confronté les témoignages à ces relevés :

« Les gens de la région sont parfaitement à même de reconnaître un F-16 en vol. Les heures et les directions qu’ils avaient indiquées pour cet objet massif coïncidaient parfaitement avec l’objet sans balise dont nous pouvions suivre les déplacements. »

Question : « A quelle distance s’était-il approché du ranch présidentiel de Crawford ? »

Robert Powell :

« Depuis la conclusion de notre rapport, nous avons parlé avec deux nouveaux témoins qui habitent à quelques kilomètres de Crawford. Entre 20 h et 20 h 30, ils ont effectivement vu un objet brillant et allongé qui a fait un virage à angle droit et a disparu une seconde plus tard. »

Il a ajouté :

« Le témoignage du shérif Lee Roy Gaitan, à propos d’un objet qui volait silencieusement et lentement vers le sud, colle également parfaitement avec notre étude des données radar à la même heure. Même chose quand l’objet est revenu, qu’il est passé au-dessus de lui et s’est éloigné de Dublin à très grande vitesse. Nous avons pu minuter précisément les temps de passage de ce qu’il avait observé. »

« Nous avons pu établir que l’engin se déplaçait parfois à 3.200 km/h. A cette vitesse, un appareil ne laisse que peu d’échos sur les écrans, mais ceux que nous avons corroborent parfaitement le témoignage du pilote Steve Allen également. »

Robert Powell ne parvenait toujours pas à comprendre pourquoi les responsables de l’US Air Force se refusaient à commenter ces découvertes. L’animateur Alejandro Rojas n’a pas manqué de rappeler les différentes versions présentées par les militaires, dont celle d’une illusion optique provoquée par deux avions de ligne…

Question : « En quoi consistaient les mouvements des F-16 relevés sur les radars ? »

Robert Powell :

« Tout d’abord, il y a eu l’arrivée de 4 jets sur la zone de Brownwood. Ils venaient de Fort Worth. Puis 4 autres les ont rejoints. Ensuite, deux de ces appareils se sont séparés du groupe pour se diriger vers l’est. Nous avons également constaté la présence d’un Awacs qui a tourné pendant 4 heures en haute altitude. Les militaires disposent donc d’enregistrements encore plus précis que les données radars de la FAA.

Mieux, nous avons également identifié la présence d’autres jets venant d’une zone d’entraînement en Oklahoma, qui se sont déroutés vers Stephenville au lieu de rentrer directement à Fort Worth.

Sur les rares documents de l’USAF, on ne peut relever que les heures de départ et de retour à la base. Tout le reste a été censuré. C’est pourquoi j’ai adressé une nouvelle requête FOIA destinée à la base de Carlswell. »

Alejandro Rojas nota que Robert Powell et Glen Schulze ont eu beaucoup de chance d’obtenir ces données radar de la FAA « qui habituellement ne se montre pas aussi disposée à coopérer ».

L’incident est d’autant plus important que l’espace aérien du ranch présidentiel est en permanence interdit de survol, que le président s’y trouve ou non. C’est donc une affaire de sécurité nationale qui pourrait démontrer l’impuissance de l’Air Force à contrôler des intrusions.

8. Février 2009 :

Début 2009, le ciel de Stephenville, au Texas, a continué de susciter bien des questions. Le site « Ufo Chronicles » a publié cet appel à témoins d’un habitant de la région qui a observé un étrange ballet lumineux le 5 février 2009, pas très loin de l’importante base de l’US Air Force située à Forth Worth : « Qui d’autre a vu les lumières d’un Ovni ? »

« Je roulais vers le Sud, sur l’autoroute 281 entre 19 h 30 et 20 h 00, à 30 km au Nord de Stephenville, et ma première impression fut que j’assistais à l’atterrissage d’un avion, sur/près de l’autoroute, VRAIMENT proche de moi. En fait, j’ai ralenti car j’ai cru qu’il allait vraiment se poser et qu’il allait passer juste au-dessus de moi avant de toucher le sol.

Il n’y a pas d’aéroport dans le coin. J’ai vu trois lumières jaunâtres, une sur le devant et deux autres aux extrémités des ailes. (Ce que je pensais être des ailes. Je ne distinguais pas la structure d’un avion.) Cela se déplaçait en biais et s’approchait de la route, en face de moi et sur la droite de l’autoroute. Puis les lumières se sont éteintes et se sont rallumées alternativement, plus rapprochées, et elles n’étaient plus ‘en formation’.

J’ai réalisé à ce moment-là que le phénomène n’était pas proche de moi mais devait se produire environ trois km plus loin, et ces lumières étaient imposantes. Chacune montait, puis redescendait, et elles diminuaient d’intensité en s’élevant.

C’était comme si vous faisiez bouger une lampe torche de l’horizontale à la verticale, mais le faisceau de lumière disparaît complètement. Puis deux des lumières ont commencé à faire des 8 dans le ciel, l’une autour de l’autre. Elles s’atténuaient chaque fois qu’elles s’élevaient. Ensuite, le même mouvement s’est poursuivi avec trois lumières.

Ces lumières n’étaient pas éclairantes, elles ne semblaient pas non plus réfléchissantes.

Puis une quatrième lumière s’est ajoutée, et toutes ont continué de tourner les unes autour des autres.

J’ai commencé à me demander s’il s’agissait de feux d’artifices, mais j’ai vite réalisé que ça n’était pas le cas.

J’ai ensuite pensé à de petits avions faisant des acrobaties, mais il faisait totalement nuit. (??) D’ailleurs, tous les avions ont des lumières de signalisation vertes et rouges sur leurs ailes, et par moment il n’y avait plus aucune lumière.

J’ai aussi pensé à des parachutistes ; mais ça ne pouvait expliquer les mouvements auxquels j’assistais. Puis… toute une rangée de dix à quinze lumières (je ne les ai pas comptées), très proches les unes des autres, trop rapprochées pour être des avions ou des parachutistes. La luminosité s’est accrue, juste à droite de la figure en 8 ; il y avait quatre lumières qui décrivaient des cercles verticalement, allant de haut en bas, de gauche à droite, toutes en même temps.

Ce manège a duré environ 15 secondes, puis toutes les lumières ont diminué d’intensité et tout a disparu. Toute la scène avait duré environ une minute. J’ai scruté le ciel mais il n’y avait plus rien, pas de traînées, ni de dessins, aucun avion.

J’étais très excité et je savais que le conducteur du véhicule situé derrière moi avait vu, lui aussi, parce qu’il me suivait de près avant les événements ; mais il avait ralenti, laissant s’augmenter la distance entre nous, et il semblait comme moi scruter le ciel, en attente d’une autre manifestation.

Le ciel était complètement noir, mais peu après la Lune s’est montrée. J’ai compris que ça ne reviendrait pas et j’ai repris ma route. Cependant, je continuais à regarder en l’air et dans mon rétroviseur.

J’ai déjà vu des lumières se comporter de manière étrange dans le ciel, comme celles des étoiles filantes, mais JAMAIS rien de tel. » (4)

VOYEZ MON ARTICLE, EN DEUX PARTIES, PUBLIE DANS LES NUMEROS 40 (décembre 2008/janvier 2009, p. 18-27) et 41 (février/mars 2009, p. 24-31) de « TOP SECRET«  :    « OVNI 2008. Les lumières de Stephenville, Texas« .

Ci-dessus : un livre paru n 2016 à propos des observations d’OVNIs à Stephenville

* Ci-dessus : les deux numéros de la revue « Top Secret » avec mon article en deux parties consacré au cas Stephenville

  • NOUVEAU-MEXIQUE, 1974 : LA RECUPERATION D’UN OVNI ?

Les données de ce cas sont extraites du compte rendu qu’en a fait Didier de Plaige (de son vrai nom Didier Garanger, 1948-2022) de la radio « Ici et Maintenant », sur son site (qui n’existe plus): www.ovnis-usa.com

Fin 2007, l’enquêtrice américaine Linda Moulton Howe a mis en ligne le rapport complet qu’elle avait évoqué pendant une heure sur la radio C2C, concernant un événement survenu à Albuquerque, Nouveau-Mexique, en mai 1974 :

« Un disque lumineux en vol stationnaire a été cerné par les militaires, sur le flanc d’une colline dans la Forêt nationale de Cibola. »

En janvier 2007, elle a reçu un e-mail d’un habitant d’Albuquerque nommé Paul McKeever, qu’elle a finalement rencontré en famille le 4 mars. Il était âgé de 8 ans à l’époque des faits. Avec sa mère et sa tante, ainsi que ses deux cousins, il a vu un disque brillant traverser le ciel au moment même où la radio locale 770 KKOB annonçait que la ville était survolée par un engin inconnu. Tous sont rapidement montés dans la voiture pour suivre l’objet qui se déplaçait lentement vers les collines de Sandia.

La tante de Paul McKeever a précisé qu’ils ont avancé aussi loin que possible sur la route goudronnée. Il y avait ensuite comme une piste formée par le passage des camions dans un champ. Ils purent voir cet objet environné de lumières très brillantes. C’est alors qu’ils ont été arrêtés et qu’on leur a intimé l’ordre de faire demi-tour.

Des militaires, qui entouraient l’objet, avaient établi un périmètre de sécurité. Ils avaient des M-16 et ils faisaient face à l’objet, stationnaire, qui brillait intensément et éclairait toute la zone. Les militaires avaient parqué un camion de 2,5 tonnes. La bâche était démontée et il y avait un projecteur sur le plateau. Les militaires fouillaient dans les buissons, autour des rochers et à proximité du disque. Les soldats, à quelque distance de l’engin, ne s’en approchaient pas et restaient en retrait. A droite de l’objet, par rapport à la position des témoins, il y avait plusieurs véhicules, ainsi que d’autres militaires.

Le seul individu qui n’était pas militaire était celui qui avait arrêté les témoins. Il portait un uniforme de la police du Nouveau-Mexique, et sa voiture était blanche et noire. Pendant tout ce temps, l’objet continuait de briller. L’individu a obligé les témoins à faire demi-tour et ceux-ci sont partis sans discuter. Des voitures se trouvaient derrière eux. Les militaires étaient arrivés avant eux, et d’autres militaires arrivaient. Les témoins étaient très près. Les militaires n’avaient que le policier pour s’occuper des curieux.

Le disque mesurait environ 13 mètres de diamètre, à en juger d’après la taille des militaires qui étaient autour de l’engin. Il avait 3 à 4 mètres d’épaisseur.

A la façon dont les soldats entouraient l’objet, avec leur projecteur et tout le reste, on n’aurait pas dit qu’ils s’attendaient à cette rencontre.

La tante déclara qu’ils avaient l’air d’être en train de monter la garde, comme s’ils attendaient l’arrivée de quelqu’un, ou de quelque chose, qui pourrait en sortir. La mère ajouta : « Ou de quelqu’un qui leur dirait quoi faire ! »

Paul McKeever précisa que les militaires étaient vraiment sur le qui-vive. Ils étaient placés tout autour comme s’ils devaient contrôler l’objet.

Linda Moulton Howe a relevé que le comportement des militaires était conforme aux directives du Manuel SOM1-01…

La tante et la mère n’ont parlé de cet incident qu’à la famille. Les témoins n’avaient pas envie que les gens pensent qu’ils étaient « dérangés ».

L’enquêtrice releva par ailleurs que toute la région est considérée comme une zone sensible. Peu de gens, a-t-elle dit, savaient à l’époque que Coyote Canyon, dans les Montagnes de Manzano, à l’est d’Albuquerque, et non loin de Chilili, servait de voie d’accès à la zone hautement protégée où étaient entreposées des armes atomiques sous la garde de l’E. R. D. A. (U. S. Energy Research and Development Administration). Cela comprend le site de destruction des explosifs de Lurance Canyon, l’entreposage des ‘‘Electro-Explosifs’’, et des aménagements pour tester les câbles aériens. Cet emplacement stratégique aurait-il attiré l’attention de ces disques « aliens » ? La base Air Force de Kirtland est reliée à ces emplacements.

Linda Moulton Howe mentionna également la récupération d’un disque le 17 mai 1974 à Chilili, onze jours plus tôt dans cette même région, et elle cita Ufologie.net :

« Une équipe de l’Air Force aurait récupéré un disque métallique de 20 mètres de diamètre, pour l’emporter vers Kirtland AFB (Albuquerque). »

(http://ufologie.net/htm/crashes.htm). On peut alors se demander si la visite du 28 mai, sur la colline de Sandia, était en rapport avec le crash du 17.

Linda Moulton Howe précisa en outre qu’il était possible que dix ans auparavant, le 25 avril 1964, une rencontre ait été organisée entre des entités extraterrestres (des « Ebens ») et des militaires américains, sur la base Air Force de Holloman près de White Sands Missile Range, au sud d’Albuquerque.

* Autres témoins :

Depuis qu’elle a publié son rapport en trois parties sur la ‘‘Manifestation d’un disque brillant en présence des militaires’’, à Albuquerque le 28 mai 1974, suivi d’une émission sur « Coast to Coast« , Linda Moulton Howe a reçu des dizaines d’e-mails.

L’un d’eux émanait d’un nommé Randy Hecker. Ce dernier, qui était enquêteur de terrain pour le NICAP, avait fait son rapport sur l’événement du 28 mai 1974 (à la sortie d’Albuquerque). Cette nuit-là, écrivit-il, il y avait bien d’autres témoins ayant vu passer cet objet brillant au-dessus de la ville, lequel se dirigeait vers les montagnes de Sandia. Mais seul un petit nombre de personnes a pu remarquer qu’après le passage de cet objet brillant (vers 2 heures du matin le 29 mai), un autre objet de couleur bleutée, mais beaucoup moins lumineux, a quitté cet endroit et s’est déplacé vers le Centre de Tests de Coyote Canyon, où il a disparu sous le niveau du sol. Un ami de Randy Hecker, qui était dans l’Air Force, lui a révélé que les gens du Centre de Tests de Coyote Canyon avaient affectueusement surnommé cet objet : ‘‘Big Blue’’. C’était, écrivit-il, un vaisseau ‘‘rétro-conçu’’ à partir d’une technologie aliène. On notera que Randy Hecker, qui a étudié, pendant plus de 20 ans, les manifestations d’OVNIs au Nouveau-Mexique, était enquêteur à la fois pour le NICAP et l’APRO.

Le NICAP (National Investigations Committee On Aerial Phenomenon) avait publié l’information dans son bulletin « UFO INVESTIGATOR » daté de juillet 1974. Linda Moulton Howe a interviewé Randy Hecker, qui était alors retraité et vivait à Gunnison, dans le Colorado. Il a commencé cette interview en rappelant des événements qui lui ont été rapportés par une source de la base Air Force de Kirtland et qui se situent avant le 28 mai 1974. Il a travaillé avec plusieurs personnes à Kirtland AFB et sur la Base de Sandia. L’une de ses sources lui ont dit qu’un objet s’était crashé à l’ouest de Chilili autour du 17 mai 1974, et que les personnels de Kirtland AFB l’avaient récupéré. Le disque a été rapporté à Kirtland AFB, suspendu sous deux hélicoptères par de longs cordages, la récupération ayant eu lieu de nuit.

S’il se souvient bien, disait-il, cela s’était passé l’après-midi. Le disque avait été accroché au radar, et les hélicoptères de l’Air Force sont intervenus très rapidement après le crash. Une source a raconté à Randy Hecker qu’il y avait une anomalie magnétique dans les Montagnes Manzano, et que celle-ci, à l’époque, avait perturbé plusieurs disques.

Les militaires avaient pris le contrôle d’anciennes mines d’or dans les Montagnes Manzano, beaucoup d’or ayant été extrait de cette montagne. Le gouvernement était intervenu pour exproprier tout le monde et il avait créé, à cet endroit, un dépôt d’armes nucléaires. Une grande partie du centre de tests de Coyote est en sous-sol. Randy Hecker a dit que c’est immense et qu’il en a vu une partie depuis le ciel. Il y a, disait-il, beaucoup de choses à Coyote Canyon qui sont hautement classifiées. Il pourrait s’y trouver un ou deux disques récupérés. Il y a une porte horizontale que le témoin a vue d’en haut à deux reprises. Elle fait au moins 50 mètres de diamètre. On lui a dit que cela sert à tester les lasers.

Randy Hecker précisa qu’une manifestation OVNI avait commencé autour du 19 mai 1974, impliquant douze objets lumineux qui étaient passés du sud au nord au-dessus d’Albuquerque. Ils n’étaient pas brillants, mais c’étaient des objets circulaires qui avaient fait réagir un détecteur magnétique en passant au-dessus de la zone nord-est d’Albuquerque. L’informateur de Randy Hecker, en entendant s’arrêter le détecteur magnétique, était sorti pour observer, et il a vu les objets passer au-dessus de lui.

Le 28 mai 1974, vers 2 heures du matin, un homme rentrait chez lui après un travail tardif, dans son appartement près des collines de Sandia, qui faisait face à l’est. Il s’est demandé quelle était cette lumière qui éclairait sa fenêtre par le haut. Il a pensé au début que cela devait être l’avion de la police qu’on appelait le ‘‘505’’. Il s’est levé pour regarder au-dehors, mais au lieu d’un avion il a vu un objet immense dans le ciel. Il est sorti devant la maison, et il a vu cet objet descendre vers les collines de Sandia, où il y est resté un long moment. Ce témoin n’a vu personne dans les alentours, ni personne se rendre sur place. Mais il a déclaré que l’objet était resté au sol pendant environ 90 minutes avant de se diriger vers le sud.

Par la suite, après le lever du Soleil, un objet volant qui évoquait « la tranche d’une pièce de monnaie » a été vu par une femme qui faisait la vaisselle. Elle a appelé son mari, et ensemble ils ont observé cet objet volant. Ce dernier s’est déplacé vers le nord, puis vers l’est en suivant le Canyon Tijeras (non loin de Chilili et du Coyote Canyon). Pendant tout ce temps, ils n’ont rien entendu d’inhabituel. Il n’y a pas eu d’autre avion en l’air à ce moment-là pour prendre l’objet en chasse. Ils ont dit avoir vu l’objet tourner sur lui-même, après quoi celui-ci a suivi la I-40 (qui passe entre les Montagnes de Sandia et de Manzano). Ceci viendrait corroborer le témoignage des McKeever, évoqué plus haut.

Une source militaire de Randy Hecker, à l’époque, a parlé à celui-ci d’un objet réalisé par « rétro-conception » et récupéré après un crash. Cet engin, surnommé ‘‘Big Blue’’, était utilisé à Kirtland AFB pour former les jeunes pilotes. Randy Hecker a demandé à sa source si c’étaient des extraterrestres qui s’étaient posés à cet endroit. On lui a répondu : « Non, ce sont des gars de l’Air Force. »

Paul McKeever a raconté que des gardes avaient formé un cordon de sécurité, qu’ils étaient armés de M-16 et qu’ils entouraient l’objet en lui tournant le dos, ce qui ne ressemblait pas au ‘‘Big Blue’’. Randy Hecker reconnut qu’il pouvait s’agir de différents événements.

Le témoin auquel Randy Hecker a parlé a précisé qu’il était 2 heures du matin. Il pourrait donc s’agir, a dit ce dernier, d’un événement à répétition : des disques se manifestant dans les Sandias depuis très tôt le matin du 28 mai 1974. Le disque de 2 heures du matin était également lumineux et en sustentation. Après avoir « redécollé », il s’est dirigé vers le sud sans prendre d’altitude, jusqu’à la sortie d’Albuquerque, et il est passé au-dessus des Montagnes Manzano où se trouvent les installations nucléaires (dans le Coyote Canyon).

Un autre correspondant de Linda Moulton Howe a adressé une coupure de presse du « Las Vegas Optic » de Las Vegas (Nouveau-Mexique), datée du mardi 28 mai 1974 (page 1, colonne 6). Il ignorait si cet article était en rapport avec l’incident OVNI du 28 mai 1974 près d’Albuquerque, mais on a signalé un incendie qui s’étendait sur 150 acres dans la région de Las Cruces (Nouveau Mexique), les 27-28 mai 1974. La Police d’État du Nouveau-Mexique a déclaré qu’elle avait reçu quelques rapports selon lesquels une boule de feu serait tombée avant le déclenchement de l’incendie. D’autres rapports laissaient penser qu’un crash d’avion était à l’origine de cet incendie. Le correspondant précisa qu’on retrouve ce genre de déclarations quand il s’agit de manifestations d’OVNIs, et il a pensé que Linda Moulton Howe serait intéressée de recevoir cette information.

Un autre e-mail émanait d’une personne dont l’attention a été attirée, à l’écoute du programme de Linda Moulton Howe, lorsque cette dernière a parlé d’un disque argenté au-dessus d’Albuquerque. C’est là que cette personne vivait au début des années 1970. Un soir où celle-ci se trouvait dans un quartier au sud-ouest de la ville, elle a vu un disque argenté qui s’élevait au-dessus des Laboratoires Sandia. Il est resté stationnaire pendant quelques secondes, puis il s’est éloigné. La personne témoignant par e-mail en a parlé avec ceux qui l’accompagnaient, et l’un d’eux lui a répondu qu’il valait mieux ne pas s’en préoccuper parce que de toutes façons on ne saura jamais de quoi il s’agissait.

Sur « Coast to Coast », Linda Moulton Howe avait lancé un appel à témoins sur l’incident du 28 mai 1974 à Albuquerque. C’est ainsi qu’elle a pu recueillir deux nouveaux témoignages.

L’un des témoins préféra se faire appeler « Bobby Morales ». Il avait 14 ans à l’époque et jouait dans le parc de Los Altos. Il rentrait d’un entraînement au base-ball et il était presque 19 heures. Il regardait le ciel vers Sandias et les Manzanos, et il a vu un grand disque qui se dirigeait vers le nord. Les deux surfaces arrondies de ce disque étaient brillantes et il pouvait distinguer comme des raies horizontales, avec une zone métallique au milieu. Au début, l’objet avait plutôt la forme d’un oeuf, mais c’était clairement un disque.

Le témoin l’a fixé pendant une dizaine de secondes, puis il a couru vers la maison. Voulant en savoir plus à ce sujet, il a téléphoné à un ami qui est arrivé quelques minutes après. Ils se sont alors dirigés vers Lomas, une zone qu’ils connaissaient bien. En arrivant, ils ont remarqué qu’il y avait une activité intense sur place, comme ils n’en avaient jamais vu à cet endroit. Ils ont continué sur la bande de terre puis sont arrivés trente secondes plus tard devant des militaires en tenue de camouflage qui leur ont déclaré que la zone était bouclée et qu’ils devaient repartir sur le champ.

« Bobby Morales » avait donc 14 ans, alors que son copain en avait 15. Ce dernier venait d’obtenir son permis de conduire, aussi avaient-ils très peur. Le conducteur était plus inquiet que Bobby. Ils se sont dirigés vers Tramway, les militaires pouvant voir leurs feux arrière. Ils ont continué à monter. Il y avait un petit chemin parallèle à Tramway. Quelques centaines de mètres plus loin, ils ont vu un objet brillant qui se trouvait là, mais dont on ne voyait que la partie supérieure.

C’est alors que les deux amis se sont disputés, Bobby voulant continuer. Il a dû sauter de la camionnette, et son ami l’a planté là en faisant demi-tour. Bobby était vraiment effrayé. Il pensa que son ami avait sans doute craint pour son permis de conduire tout neuf, le véhicule étant en outre celui de son grand-père…

Bobby a escaladé la colline, mais il s’est trouvé face à deux militaires qui l’ont ébloui avec leurs torches. Ils avaient des armes à la ceinture et paraissaient assez nerveux. Ils lui ont donné l’ordre de s’en aller. Très impressionné, il a aussitôt fait demi-tour et a couru sans s’arrêter jusque chez lui. Arrivé là, il a dû raconter une histoire pour justifier son retard.

Plus tard, dans son lit, il a écouté la radio 770 KKOB-AM. Cet événement y a été un peu évoqué, mais sur le ton de la plaisanterie. Mais Bobby savait « qu’ils racontaient n’importe quoi ».

Ce TEXTE A ETE PUBLIE (avec notamment quelques dessins) DANS LE NUMERO 37 (juin-juillet 2008) DE LA REVUE « TOP SECRET », p. 16-19.

 

Alain Moreau

 

* REFERENCES :

1. Leslie Kean, « OVNIs : des généraux, des pilotes et des officiels parlent », éditions Dervy, 2014, p. 334-339, 342-348, 352-356.

2. www.ovnis-usa.com (site qui n’existe plus)

3. www.ovnis-usa.com

4. www.ovnis-usa.com

5. www.ovnis-usa.com