
1. A propos des RR5 et de la DMT :
J’écris, dans l’introduction de Mémoires galactiques (le tome 6 de Civilisations extraterrestres), que les cas de RR5 (Rencontres rapprochées du cinquième type) regroupent les cas de contactés (physiques et « psychiques »). Ce sont ceux que je mets, personnellement, dans la catégorie RR5. Ce n’est pas le cas de divers ufologues, dont Fabrice Bonvin, qui incluent seulement dans cette catégorie les cas de contacts, de type Steven Greer, avec des consciences exogènes, via un protocole de contact utilisant par exemple le « remote viewing » (ou vision à distance), le but étant de contacter mentalement une intelligence exogène afin qu’elle se manifeste en présence des témoins. Fabrice Bonvin a ainsi publié, en avril 2021, le tome 2 de : OVNIS et Conscience, ainsi titré : Guide pratique de rencontre rapprochée du 5ème type, et il a évoqué, le 21 avril 2021, le thème de son livre dans une émission de NUREA TV. De même, Nicolas Dumont définit ainsi les RR5 : Communication ou rencontre avec des OVNIs/Aliens, qui est à l’initiative d’un humain ou d’un groupe d’humains. Il écrit que parfois le contact peut être à l’initiative de l’expérienceur et que dans ce cas on parlera de RR5. (1) Mais pour moi, cette catégorie de RR5, par ailleurs fort intéressante, ne constitue tout au plus qu’une sous-catégorie des RR5, à moins de mettre les récits de contactés dans la catégorie RR6. La classification classique des rencontres rapprochées inclut les RR1 (observations jusqu’à 150 mètres), les RR2 (avec des effets sur l’environnement ou les témoins), les RR3 (avec observation d’ufonautes ou occupants d’OVNIs), les RR4 (« abductions » ou enlèvements de type extraterrestre) et les RR5 (contacts provoqués avec des intelligences exogènes). Mais où sont passés les récits de contactés, physiques et « psychiques » (channels…) ? On note ainsi que dans la classification classique des rencontres rapprochées, les ufologues zappent complètement les récits de contactés tels qu’il en existe depuis les années 1950 (depuis George Adamski jusqu’aux cas les plus récents), à tel point que ces derniers n’ont même pas droit, chez ces ufologues, à une place dans cette classification. Pourtant, c’est bien dans la catégorie RR5, voire dans la catégorie RR6, qu’il convient de placer les récits de contactés, les RR5 définies par Fabrice Bonvin et d’autres ufologues ne constituant qu’une partie des récits de contacts. (A la dénomination RR5, Fabrice Bonvin préfère l’acronyme ECACE : Expérience de Conscience Augmentée pour le Contact Exogène.)
Que les récits de contactés ne soient pas intégrés par les ufologues « classiques » dans la classification des rencontres rapprochées n’a rien de surprenant, dans la mesure où il est bien connu que les ufologues sont largement réfractaires (à part des exceptions comme Michel Zirger et Paola Leopizzi Harris) aux contactés, c’est-à-dire aux récits de personnes qui disent avoir été contactées physiquement (en dehors des RR3 et RR4) par des êtres extraterrestres. Ces ufologues sont bien sûr tout aussi réfractaires aux récits de channels disant canaliser des informations en provenance de sources exogènes. Or, il s’avère que de nombreux chapitres de ma série Civilisations extraterrestres concernent précisément ces récits de contactés, physiques et « psychiques »… Il est tout à fait normal et naturel d’intégrer dans la catégorie RR5 ces récits. A moins de réserver cette catégorie RR5 aux contacts de type Steven Greer et de créer une nouvelle catégorie, les RR6, réservée aux récits de contactés (physiques et « psychiques ») auxquels je me réfère… C’est l’un des éléments fondamentaux qui me distinguent, bien sûr, des ufologues classiques. A noter que si, dans le type de récits RR5 répertoriés par Bonvin et Greer par exemple, le contact est activement recherché, il en va différemment dans les récits des contactés, où c’est l’intelligence extraterrestre ou exogène qui contacte les témoins ou les channels (ce type de rencontre ayant, je le précise – n’oublions pas le lien « OVNIs et spiritualité » -, été planifié avant l’incarnation : on peut parler à cet égard de « contrat d’âme »).
Dans l’émission de NUREA TV qui lui a été consacrée le 21 avril 2021, Fabrice Bonvin a dit qu’il pense que lorsqu’on aura trouvé la réponse aux expériences de mort imminente on aura probablement trouvé la réponse aussi au phénomène OVNIs : c’est « complètement relié », dit-il. De même, dans une autre émission (consacrée au « Skinwalker Ranch ») de NUREA TV, datée du 18 octobre 2022, Fabrice Bonvin a dit qu’il a été amené à faire le lien entre le chamanisme et les OVNIs, et même avec les expériences de mort imminente et la vision à distance, tous ces phénomènes qui, dit-il, « nous parlent d’une même réalité ». Je ne suis évidemment pas d’accord avec cela. Je critique notamment le lien fait, par certains, entre expériences au seuil de la mort et contacts OVNIs, le seul lien qui existe à ce niveau ne concernant, en réalité, que des transformations similaires au niveau de la personnalité, de nature positive (à l’exception, dois-je préciser, de certaines « abductions » et des NDE dites négatives), induites chez les bénéficiaires de ces deux types d’expériences « extraordinaires » : RR4 (« abductions ») et NDE, ce type de rapprochement ayant été fait, par exemple, par Kenneth Ring dans l’un de ses livres, ainsi que dans le sondage mené par FREE (voir plus loin dans « Beyond UFOs et origine plurielle »). Il faut aussi tenir compte du fait que dans certains cas d’abduction (RR4), l’intelligence extraterrestre a manifestement provoqué, chez le témoin, une sortie hors du corps (comme dans les NDE)… Pour la critique du lien entre NDE et OVNIs, je renvoie au chapitre 1 de Révélations extraterrestres, le tome 2 de Civilisations extraterrestres, JMG éditions, 2017. (Voyez dans ce chapitre la partie : 3. NDE, esprits de la nature et extraterrestres multidimensionnels : ) S’il y a bien un lien entre OVNIs et spiritualité (que Fabrice Bonvin a lui-même évoqué sur NUREA TV), un lien que je mentionne moi-même dans l’introduction de Porteurs de Vie et Elohim (tome 5 de Civilisations extraterrestres, JMG éditions, 2019), il convient cependant de faire attention aux « raccourcis saisissants » car il est évident que les expériences au seuil de la mort n’ont strictement rien à voir avec les OVNIs et les contacts avec des intelligences exogènes : dans le cas des EMI (NDE ou EMP), la conscience s’immerge momentanément dans le Monde spirituel avant de réintégrer l’enveloppe physique, la mort réelle ayant pu être empêchée grâce eux techniques de réanimation. Nous sommes bien dans le « non-local », etc. – que l’on y mette une connotation « quantique » ou non -, mais cela n’a rien à voir avec les OVNIs et les intelligences extraterrestres ou exogènes ! Le seul rapprochement que l’on peut faire à ce niveau, c’est la possibilité, pour certaines espèces extraterrestres, de se projeter dans d’autres régions de l’espace matériel, indépendamment de tout engin spatial. Voyez à ce sujet, par exemple, dans Contacts avec des visiteurs de l’espace (JMG éditions, 2018, page 102) – le tome 3 de Civilisations extraterrestres -, ce que dit le visiteur de l’espace rencontré par Jean de Raigualgue :
« (…) Les individus des civilisations spirituellement avancées ont la possibilité de se déplacer par la seule force de la pensée. Ils peuvent diriger leur corps psychique vers telle ou telle région de l’espace matériel et même occuper temporairement le corps d’une autre créature. Ils peuvent également tirer du vide la substance qui leur permet de constituer un corps virtuel et de l’occuper. De la pensée ‘‘solidifiée’’ en quelque sorte. »
Fabrice Bonvin écrit que les intelligences exogènes n’ont pas besoin d’une « soucoupe » pour dialoguer avec notre espèce, « puisque c’est la conscience qui est vectrice du contact ». Si cela est vrai pour diverses manifestations exogènes, il ne faut pas pour autant ignorer les récits de certains contactés physiques et diverses « abductions » dont la nature physique de l’enlèvement est indiscutable (cas de Betty et Barney Hill, de Travis Walton, de Calvin Parker et Charles Hickson, etc.). Selon Fabrice Bonvin, il est réducteur de parler d’objets volants non identifiés, mais il s’avère cependant que certains OVNIs, de nature physique (3 D), correspondent bien à cette définition.
Une autre confusion se trouve par exemple chez Terence McKenna qui a énoncé cette affirmation (la citation se trouve en exergue d’un chapitre du livre de Nicolas Dumont consacré aux abductions) : « Sans le recours aux substances psychédéliques, je pense qu’on ne pourra pas aborder sérieusement la question des ovnis : ce serait comme tenter de comprendre la nature de l’univers en se privant d’un bon télescope. » (2) C’est un fait que certaines drogues, comme la DMT, permettent d’entrer en contact, à la faveur d’un état modifié de conscience, avec des niveaux de réalité distincts de l’univers matériel et avec des consciences, dont certaines extraterrestres, résidant sur des niveaux fréquentiels distincts du plan physique. J’évoque ce sujet, sur ce site Web, dans la rubrique Énigmes et sujets divers : La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience. Les perceptions ressenties en EMC (sous l’effet de l’ayahuasca ou de la DMT) n’ont rien d’hallucinatoire, mais permettent plutôt à l’individu d’entrer en contact avec des entités diverses existant sur un plan éthérique ou « astral », un niveau fréquentiel ou « dimensionnel » distinct du plan physique (le monde en 3 D). Listons les différentes perceptions et les différents êtres rencontrés par les volontaires sous l’effet de la DMT. Nous avons :
• Des sensations de sorties hors du corps, et des visions évoquant des EMI (ou NDE) et des états mystiques.
• Des récits s’apparentant à des « enlèvements à bord d’OVNIs » et à des contacts avec des entités extraterrestres.
Nicolas Dumont mentionne ainsi le fait que Rick Strassman (que j’ai aussi cité dans mon texte sur mon site Web) a obtenu, en injectant chez des volontaires de la DMT (un puissant psychotrope), des récits d’abduction conformes aux récits classiques recueillis par John Mack. (3) (John Mack était un psychiatre américain, décédé en 2004, auteur de deux livres importants sur le sujet des abductions, dont Passeport pour le cosmos.) Comment se fait-il que des volontaires aient pu ainsi interagir avec des entités qui s’apparentent tout à fait à des formes de vie extraterrestres ? Dans mon modèle théorique (qui se base sur les informations reçues par des contactés, des channels et autres sources « extraordinaires »), il est précisé qu’il existe deux types de visiteurs de l’espace : des êtres physiques en provenance d’autres systèmes stellaires (mais aussi des colons, provenant d’autres systèmes stellaires, qui résident dans des cités souterraines de certaines planètes de notre système solaire), et des êtres éthériques originaires de niveaux dimensionnels distincts du niveau physique de leurs planètes d’origine (de notre système solaire et d’ailleurs). Il est par conséquent tout à fait possible que des personnes en EMC (état modifié de conscience) puissent interagir avec des consciences extraterrestres de type « éthérique », voire, peut-être, de type physique, si l’on admet, dans cette dernière éventualité, la possibilité pour des êtres physiques de « voyager » sur plusieurs niveaux dimensionnels. Je note l’existence, dans Les Chroniques du Girku d’Anton Parks, d’êtres physiques pouvant se déplacer, grâce à un appareil dénommé Gurkur (un objet sphérique permettant le déplacement dans les trois premières dimensions), de la dimension KI (la 3 D) en KUR-GAL (deuxième dimension) et en KUR-BALA, la plus basse des dimensions, celle où les Musgir aimaient parfois se terrer. (Voir : Adam Genisis, éditions Nouvelle Terre, 2007.) Comment cela peut-il être possible ? Je n’ai pas la réponse à cette question. Je sais aussi que certains êtres éthériques peuvent se transférer, avec leurs vaisseaux de lumière, dans notre monde tridimensionnel, un processus de transfert que l’on peut qualifier de « translation dimensionnelle », cette dernière impliquant aussi la réintégration à l’état éthérique originel.
Ainsi, lorsque des auteurs comme Terence McKenna disent que sans le recours aux substances psychédéliques, on ne peut pas aborder sérieusement la question des OVNIs, c’est exagéré, la réalité étant celle-ci : certaines consciences exogènes sont de nature physique et d’autres sont de nature « éthérique » ou « interdimensionnelle ». Ce sont ces dernières qui peuvent être contactées à la faveur d’un état modifié de conscience, ces entités extraterrestres pouvant se manifester sur un certain niveau dimensionnel ou fréquentiel de la Terre et ainsi être contactées à ce niveau. Il ne faut pas en outre oublier que certaines abductions sont en réalité de nature « psychique », les « Aliens » provoquant alors une décorporation chez leurs « victimes »… D’où les confusions, chez certains « chercheurs/spéculateurs », avec les NDE, et leur prétention à expliquer de façon « endogène » (et non « exogène ») les abductions.
2. « Beyond UFOs » et origine plurielle :
En 2018 est paru aux États-Unis le volume 1 (d’environ 800 pages) de : Beyond UFOs, qui relate les réponses de plus de 4200 individus (de plus de 100 pays) – dans son livre Ovnis et Conscience Tome 2, Fabrice Bonvin parle, page 50, de 3256 « experienceurs » répartis dans 110 pays – ayant eu des expériences associées à des contacts avec des formes d’intelligence non-humaine, cette étude étant appelée The FREE Experiencer Research Study. FREE désigne The Dr. Edgar Mitchell Foundation for Research into Extraterrestrial and Extraordinary Experiences, une fondation qui a été co-fondée par l’astronaute Edgar Mitchell (Apollo 14), Rudy Schild (un astronome du Harvard/Smithsonian Center for Astrophysics à l’Université d’Harvard), la chercheuse australienne Mary Rodwell, et Rey Hernandez, un avocat et « expérienceur » qui a été candidat au doctorat à l’Université de Californie à Berkeley.
On lit que le contenu de ces témoignages contredit ce qui est exprimé dans le courant ufologique matérialiste, celui de type « tôles et boulons ». Les auteurs évoquent un nouveau paradigme dans la perception du phénomène des UAP (UFO) : la « Conscience », les aspects paranormaux et psychiques du phénomène y sont présentés comme étant la clé de compréhension de ce phénomène complexe, en lieu et place de la perspective matérialiste traditionnelle de l’ufologie de type « tôles et boulons ». Cette thèse ne contredit pas en soi celle que je défends dans mes livres puisque je reconnais par exemple plusieurs origines aux OVNIs (UFO, UAP ou PAN), l’une d’entre elles faisant intervenir des intelligences extraterrestres d’origine « interdimensionnelle ou « éthérique », ainsi que je le développe dans ma série Civilisations extraterrestres. Néanmoins, les vaisseaux physiques (je laisse de côté l’expression « tôles et boulons » qui se veut ironique mais qui n’en est pas moins inappropriée) existent aussi, les diverses ethnies visiteuses se trouvant à des niveaux évolutifs différents.
Je suis d’accord avec Fabrice Bonvin pour reconnaître l’origine plurielle du phénomène OVNIs, car j’en parle moi-même dans mes écrits. Je dénonce moi-même le mythe de « l’origine unique ». Cependant, la liste de cette pluralité d’origines n’est pas la même chez lui et chez moi. Les origines que j’évoque incluent l’origine extraterrestre de types 1 (vaisseaux physiques – sans qu’il soit nécessaire d’évoquer les « tôles et boulons » !) et 2 (en provenance de niveaux dimensionnels ou fréquentiels extérieurs au niveau physique des planètes concernées, y compris dans notre système solaire), l’origine « intraterrestre » (monde souterrain de l’Agartha), d’éventuels programmes spatiaux secrets (collaboration secrète avec certaines ethnies extraterrestres, rétro-ingénierie de vaisseaux crashés) et d’éventuels voyageurs terrestres de notre futur. Cela fait donc, au maximum, 5 origines. Fabrice Bonvin évoque quant à lui les origines possibles suivantes : certains OVNIs sont le fait de civilisations extraterrestres, d’autres viendraient d’univers parallèles ou de « dimensions cachées » et seraient le fait d’« intelligences extra-dimensionnelles » (sic), la troisième origine faisant intervenir une supra–conscience planétaire de type Gaïa.
Dans ma nomenclature, il n’y a point de place pour une « supra–conscience planétaire » de type Gaïa. Certaines manifestations d’OVNIs ne sont pas originaires de cette « supra-conscience » ; elles ne sont pas produites, contrairement à ce que pense Fabrice Bonvin, par une forme de super-conscience alimentée par notre planète. Il n’y a point de cerveau planétaire suscitant un dialogue avec l’humanité par l’entremise de manifestations d’OVNIs « s’exprimant au moyen d’une grammaire symbolique et télépathique, afin de susciter une prise de conscience globale sur l’urgence écologique et notre responsabilité collective envers l’ensemble du vivant domicilié sur notre planète ». Cette hypothèse n’est nullement « solide et élégante ». En réalité, la « somme de faits et d’observations incontestables » sur laquelle l’hypothèse de Fabrice Bonvin est censée s’appuyer s’explique simplement par les interventions de certains visiteurs de l’espace qui ont averti des dangers (nucléaires, etc.) encourus par l’humanité, d’où la composante « écologique » de certaines manifestations ufologiques, qu’il s’agisse de cas de contactés (non évoqués par Fabrice Bonvin) ou d’« abductés ». Ce n’est pas l’interprétation gaïenne qui a l’avantage de rendre compte « des multiples propriétés et invariants » de la phénoménologie OVNIs.
Fabrice Bonvin termine son avant-propos du tome II d’Ovnis et Conscience en proscrivant les termes « contactés », « enlevés » ou « channellers », au prétexte qu’ils sont porteurs, écrit-il, « de jugements sur la qualité positive ou négative de l’expérience » et qu’ils sont « chargés historiquement ». En fait, l’exclusion des contactés et des channels s’explique par le rejet, de la part des ufologues « classiques » (dont Fabrice Bonvin fait partie), d’une partie importante des contacts avec des intelligences extraterrestres, la catégorie RR5 (rebaptisée ECACE par Fabrice Bonvin) étant réduite de façon réductrice, chez ces ufologues, aux contacts provoqués du type Steven Greer. Quant aux « enlevés », s’il est vrai que certains d’entre eux ont coloré positivement leur expérience, il est aussi vrai que d’autres l’ont mal vécue.
3. Le mythe de l’origine unique des manifestations « extraordinaires » :
- Je viens de préciser plus haut que les OVNIs ont au maximum 5 origines (Fabrice Bonvin évoquant, lui, 3 origines possibles), contrairement à ceux qui réduisent l’ensemble des manifestations OVNIs à une source unique. Au mythe de l’origine unique des OVNIs, il faut associer celui de l’origine unique de l’ensemble des manifestations « extraordinaires » ou « paranormales », les OVNIs compris. Ainsi, en 2022 est paru chez Trédaniel un livre intitulé : Phénomènes. Et si notre réalité était un rêve ?, avec les contributions de divers auteurs d’horizons divers, le tout étant présenté par Laurent Kasprowicz (qui est passé notamment sur NUREA TV, le 29 août 2022, pour parler du livre) et Romuald Leterrier. Le livre a été mentionné sur BTLV et dans la revue Inexploré d’août 2022… Le thème du livre est ainsi présenté :
- « Poltergeist, EMI, OVNIs, contacts avec les défunts ou rencontres du troisième type, les phénomènes spontanés ont tous des caractéristiques semblables.
Ils défient les lois de la nature et se jouent des témoins et des chercheurs. Mais d’où proviennent ces manifestations ? Auraient-elles, comme le proposent les auteurs de ce livre, une source commune ?
Issu des réflexions d’un collectif de chercheurs pluridisciplinaire international (ufologues, ethnologues, sociologues, psychologues, philosophes), cet ouvrage dresse le constat suivant : derrière la matérialité des phénomènes paranormaux et ovnis, il existe également une dimension archétypale et symbolique.
Un point de vue qui permet d’envisager la réalité de ce que les anciens nommaient ‘‘monde invisible’’ ou ‘‘âme du monde’’ qui interagit avec nous. Un nouveau paradigme pour appréhender notre rapport au réel et à l’Univers. »
Bien sûr, je ne suis pas du tout d’accord avec cette « thèse » à l’origine de beaucoup d’amalgames et de confusions. Le livre est préfacé par Bertrand Méheust (la postface étant de Jocelin Morisson), lequel écrit :
« Filons la métaphore : les ovnis seraient une manifestation moderne du psi demeuré totalement sauvage, et les phénomènes dont s’occupent les parapsychologues une manifestation du psi plus ou moins apprivoisé, (…). Dans le premier cas, l’élusivité serait presque totale, tandis que dans le second, elle serait atténuée et entrouvrirait une possibilité limitée d’expérimentation ou au moins d’observation qui permet à la parapsychologie de progresser quand l’ufologie piétine. » (Pages 32-33)
« Conclusion : le phénomène des poltergeists incite l’ufologie à se détacher du paradigme spatial et de la psychologie de l’ingénieur pour se rapprocher des sciences psychiques. (…) » (Méheust, Page 33)
Ces deux citations sont typiques des confusions et amalgames de leur auteur. L’ufologie, qui s’intéresse aux OVNIs, et la parapsychologie, qui est l’étude se voulant scientifique des phénomènes psi (ou « paranormaux »), sont deux disciplines distinctes faisant intervenir des ordres de réalité différents, même si divers « ufonautes » ou diverses consciences exogènes manifestent des capacités (télépathie, etc.) associées au psi. Les origines des phénomènes sont distinctes, ainsi que les intelligences associées à ceux-ci : si les « poltergeists » ont pour origine des capacités PK inconscientes des sujets impliqués ou des entités spirituelles perturbatrices extérieures au sujet, les OVNIs impliquent plusieurs origines dont bien sûr des intelligences extraterrestres de types I (physique) et II (multidimensionnel)… Les OVNIs ne relèvent absolument pas du psi ou du « paranormal », contrairement à ce qu’ont faussement théorisé divers auteurs (depuis John Keel et Jacques Vallée). Contrairement à ce qu’a écrit Laurent Kasprowicz – John Keel étant aussi « l’un des inspirateurs » de Nagib Kary – dans un commentaire Facebook, John Keel n’a pas « vu juste » et n’a pas eu 50 ans d’avance, « si ce n’est pas 100 » (sic), car il n’a vu qu’une partie du « tableau »…
La notion de trickster, une notion très vague et inapte à rendre compte de l’ensemble des sources « extraordinaires », est le fil conducteur du livre Phénomènes. Dans sa préface, Bertrand Méheust mentionne les noms de Patrick Harpur, du philosophe Jean-Jacques Jaillat, de l’ufologue américain Brent Raynes, des ufologues québécois Yann Vadnais et Marc Leduc, de Sharon Hewitt Rawlette (avec sa notion de « Gardien du Seuil »), du mythologue Charles Imbert. Il cite John Keel (qui a mentionné le cas d’un témoin disant avoir vu sortir d’un OVNI son père décédé) et il mentionne une RR3 où un extraterrestre est censé avoir annoncé au témoin la mort de son père. Bertrand Méheust évoque aussi le concept de l’imaginal d’Henry Corbin, les notions de « mimétisme généralisé », d’« effet vitrine », d’« effet miroir », de « camouflage » et de « bulle d’isolation ». Un chapitre est titré : « John Keel, ou la convergence du paranormal et de l’ufologie », et les deux suivants portent ces titres : « Mimétismes et mises en scène facétieuses du phénomène ovni ? », « Effet miroir et phénomène ovni ». Un autre chapitre est intitulé : « Une réalité ‘’daïmonique’’ », le suivant étant titré : « Daïmôns et ovnis (Entre témoignage et recherche de sens) ». Tout cela semble intéressant, mais les auteurs choisissent leurs exemples et les interprètent à l’aune de leurs présupposés théoriques, et si certains « effets » peuvent s’appliquer à certains cas, cela ne signifie pas pour autant qu’ils s’appliquent à l’ensemble, les entités à l’origine des diverses manifestations étant différentes et ayant des agendas différents. Il suffit de prendre connaissance, à ce sujet, des récits de contactés (physiques et « psychiques ») pour s’en rendre compte, comme je le fais dans ma série, dont le présent ouvrage.
4. Alien Theory :
J’évoque quelque peu la série documentaire Alien Theory dans l’Annexe de Révélations extraterrestres (JMG éditions, 2017), le tome II de Civilisations extraterrestres. Un certain nombre d’émissions de cette série ont d’abord été diffusées en langue française sur RMC Découverte. En 2021, RMC Story (la Chaîne 23) a repris la relève avec une nouvelle saison, les émissions étant datées de 2019-2020. Cette saison (rediffusée fin 2021 – début 2022, avec de nouvelles émissions en février 2022) m’est apparue de meilleure qualité que les précédentes vues en France, même si elle comporte les mêmes petits défauts que les précédentes. En outre, de nouvelles émissions intéressantes d’Alien Theory ont été diffusées en septembre/octobre 2022. La théorie générale est bien sûr exacte et les conclusions auxquelles les théoriciens des « anciens astronautes » sont parvenus sont similaires aux miennes. Cependant, si ces « théoriciens » se basent sur des arguments essentiellement spéculatifs (des arguments que je connais, pour certains d’entre eux, depuis les années 1970), je me base pour ma part sur les « révélations » extraites des sources « extraordinaires » (contactés physiques et psychiques, etc.). On trouve cependant de nombreux points communs, sur divers points, entre ces deux types de sources.
Malheureusement, il y a aussi, dans Alien Theory, des inexactitudes ponctuelles défendues par certains intervenants. Ainsi, dans la première des deux émissions inédites diffusées le 19 juin 2021 (émission rediffusée le 25 décembre 2021), j’ai entendu Giorgio A. Tsoukalos dire qu’il pense que la Lémurie n’était pas un continent (dans le Pacifique) mais… un vaisseau extraterrestre ! Il s’agit là d’une énorme absurdité, absurdité qu’il avait déjà énoncée dans une émission d’une autre saison, à propos cette fois-ci de… « la cité d’Atlantis ». Il est vrai que certains défenseurs de la théorie des anciens astronautes sont incapables d’intégrer la référence à des continents disparus avec leurs civilisations avancées, ce qui leur fait parfois commettre de grossières erreurs. En revanche, juste avant l’énoncé absurde de Giorgio Tsoukalos, d’autres intervenants (dont Michael Salla) ont correctement évoqué le lien entre la Lémurie, l’île d’Hawaï (vestige de la Lémurie) et la venue sur cette terre de Pléiadiens. Dans une autre émission, on évoque la localisation de l’Atlantide… en mer du Nord, ce qui constitue une autre absurdité (défendue par quelques personnes). Depuis quand les « colonnes d’Hercule » – le détroit de Gibraltar – mentionnées par Platon sont en mer du Nord ? De plus, les dates données pour le « déluge » associé ne correspondent pas du tout. Pour l’Atlantide (dans l’Atlantique) et la Lémurie (ou Mu) du Pacifique, je renvoie à certaines sources que j’évoque dans ma série Civilisations extraterrestres. (Exemples pour Mu : récit de Roseline Pallascio dans le tome 3, Contacts avec des visiteurs de l’espace, et récit de Michel Desmarquet dans le tome 5, Porteurs de Vie et Elohim.)
Giorgio Tsoukalos
Dans une émission de la saison diffusée en 2021, on suggère un lien entre la planète Nibiru évoquée par Zecharia Sitchin et la « planète X » dont des astronomes ont cru déceler l’existence aux confins du système solaire (au-delà de Pluton). Avant cette émission diffusée en 2021, j’ai critiqué ce lien à la fin du chapitre 7 du tome 4 de Civilisations extraterrestres (JMG éditions, 2018). En 2017, l’identification de la planète X à la planète Nibiru avait été faite par la revue Science et Inexpliqué, ce que j’ai dénoncé dans le chapitre de Rencontres extraterrestres et êtres hautement évolués (le tome 4). En page de couverture du numéro 59, septembre-octobre 2017, de Science et Inexpliqué, on trouve ainsi ce titre fallacieux et trompeur : « La science a trouvé la douzième planète des »dieux » Anunnaki. » On retrouve cette erreur d’identification dans la séquence (diffusée en France en 2021) d’Alien Theory consacrée à ce sujet. Si elle existait, la planète X ne pourrait pas être habitée à sa surface, compte tenu de son grand éloignement de l’astre solaire, et en conséquence on ne peut pas la suspecter être celle des « dieux » Annunakis (à moins d’imaginer qu’ils vivent à l’intérieur !). Donc, la prétendue planète Nibiru ne peut en aucun cas être la « planète X » des astronomes. De plus, la planète Nibiru ne pourrait pas non plus être habitée à la surface car, selon Zecharia Sitchin, son périple la fait croiser notre système solaire tous les 3600 ans. Comme je l’écris dans le tome 4 : Aucun astronome ne soutiendrait que la « neuvième planète » ou « planète X » est, si elle existe, celle théorisée par Zecharia Sitchin !
Il me faut cependant préciser qu’il y a souvent des points de convergence entre certains points que j’évoque dans ma série Civilisations extraterrestres et certains sujets évoqués dans Alien Theory, même si les sources ne sont pas les mêmes. Voici un exemple :
Dans la première des deux émissions diffusées le 19 juin 2021, on parle de visiteurs de l’espace qui peuvent être originaires de divers endroits stellaires, ceux qui sont souvent cités (référence à des traditions ou récits oraux, etc.) étant les Pléiades, Orion et Sirius. Or, j’évoque, dans Mémoires galactiques (le tome 6 de Civilisations extraterrestres paru en juillet 2021) – je venais de recevoir, en juin 2021, les exemplaires de mon livre -, le récit de Valérie Barrow extrait de son livre Contacts avec les Pléiadiens (éditions Hélios, 2005), ainsi que le récit de Rosanna Narducci et Marc Vallée extrait de leur livre Mémoires d’Orion (éditions Ariane, 2019). Dans cette même émission, on évoque les contacts extraterrestres avec des aborigènes australiens. Or, le récit de Valérie Barrow se situe justement en Australie ! Quant à Sirius, je l’évoque notamment dans le tome 2 (Révélations extraterrestres, JMG éditions, 2017), avec le récit de la channel Patricia Cori, l’auteure du livre Le Haut Conseil de Sirius (éditions Ariane, 2007).
5. Les dix plaies d’Égypte et le Déluge :
J’évoque, dans Porteurs de Vie et Elohim (JMG éditions, 2019), le tome 5 de Civilisations extraterrestres, les dix plaies Égypte du récit biblique.
L’émergence de l’Homme ; Les dieux civilisateurs ; A la lumière de la science, sont les titres de livres publiés par l’historienne Bleuette Diot. Dans le numéro 10 (novembre-décembre 2021) de la revue Inexpliqué, elle consacre un article au récit biblique des dix plaies. Elle mentionne le géologue hollandais Rein van Bemmelen qui, en 1970, a le premier « établi » un lien entre les dix plaies et l’éruption volcanique de Théra (l’actuelle Santorin), ainsi que deux chercheurs américains de l’Institut Oriental de l’Université de Chicago, Nadine Moeller et Robert K. Ritner, auteurs d’une étude publiée en 2014 dans le journal Near Eastern Studies. (4) Sa lecture de ce récit est « classique » : comme tous ceux qui évacuent, des récits bibliques, toute composante « miraculeuse », elle reprend à son compte l’explication que je dénonce dans Porteurs de Vie et Elohim, celle faisant intervenir l’éruption du volcan Santorin, une éruption qui a aussi été mise en exergue par certains spéculateurs pour rendre compte du prétendu « mythe » de l’Atlantide. (Cette dernière contrée a disparu dans l’océan Atlantique il y a 12 000 ans, mais absolument pas dans la Méditerranée vers 1500 ou 1600 ans avant J.-C. !)
Comme je le note dans Porteurs de Vie et Elohim, lorsqu’on évoque le problème de la véracité de certains récits bibliques, et plus particulièrement ceux de l’Ancien Testament, on se trouve généralement en présence de deux grands systèmes d’interprétation :
– Le premier niveau de lecture fait intervenir l’action directe de Dieu dans les affaires humaines.
– A l’autre extrémité, nous avons les exégètes et historiens qui ont une lecture très rationaliste des récits bibliques. Leur mission : donner une interprétation ou explication rationnelle des événements attribués à une intervention directe de Dieu. Leur approche vise en somme à évacuer toute notion de « merveilleux », l’attribution de ces événements à la divinité étant dès lors conçue comme une expression de la « pensée magique ». Dans cette perspective, le Déluge, la destruction de Sodome et Gomorrhe, le passage de la mer Rouge (en réalité : la mer des Roseaux), etc., peuvent aisément s’expliquer par des causes très simples ou par de simples mythes. C’est ce type d’interprétation qui est mis en avant dans les grands médias (émissions télévisées, revues d’histoire et d’archéologie, revues de vulgarisation scientifique)…
– Il existe, pourtant, une troisième voie possible d’interprétation de ces récits. Les défenseurs de celle-ci (dont je fais partie) se situent à égale distance des deux types d’interprétation majoritaires que je viens de définir. Ses défenseurs ne reconnaissent pas la pertinence de la plupart des explications « rationalistes » données par ceux qui veulent à tout prix évacuer toute composante « merveilleuse » des récits bibliques. Et ils n’entérinent pas davantage l’idée d’une action directe de Dieu dans les événements rapportés. C’est ce qui légitime, évidemment, l’appellation de « troisième voie » qui caractérise cette nouvelle approche. En outre, les défenseurs sensés de cette troisième approche ne nient pas l’existence de Dieu, mais considèrent que certains événements ou « miracles » sont explicables par une intervention de type extraterrestre.
Bleuette Diot, qui défend pourtant une intervention exogène dans le développement de l’espèce humaine, entérine la même interprétation réductionniste « académique » défendue par des chercheurs que je mentionne dans mon livre cité. (Voir le chapitre 1 de Porteurs de Vie et Elohim.) Je mentionne, dans ce livre, que l’on trouve, dans le numéro de mai 2002 de Science et Vie, l’explication des dix « plaies » d’Égypte par les conséquences de l’éruption du volcan Santorin, vers 1500 avant J.-C., et que dans un documentaire diffusé le 7 juin 2017 sur la chaîne télévisée France 5, le biologiste Siro Trevisanato a soutenu que l’éruption du volcan de Santorin pourrait être la cause des « dix plaies d’Égypte », ce documentaire ayant été rediffusé sur la même chaîne le 10 janvier 2019. Bluette Diot ne fait donc que reprendre à son compte cette thèse que je ne partage absolument pas.
Je rappelle ces données extraites de mon livre Porteurs de Vie et Elohim :
André Lemaire, de l’École Pratique des Hautes Etudes, n’accepte cependant pas l’éventualité d’un lien de cause à effet entre le Santorin et les plaies d’Égypte. Il souligne que l’Exode mentionne la ville de Pi-Ramsès, bâtie sous le règne de Ramsès II au treizième siècle (avant J.-C.), soit 300 ans après l’éruption. Les rédactrices de l’article de Science et Vie – Isabelle Bourdial et Julie Coquart – ont objecté que la transcription du récit s’étant faite bien plus tard, les siècles écoulés ont exposé les rédacteurs de la Bible aux risques d’anachronisme, et ce d’autant plus que Ramsès II avait frappé les mémoires pour ses batailles remportées contre les peuples de Palestine. Mais comme je le développe dans mon livre, cette objection ne tient pas, si l’on se réfère au récit de George Hunt Williamson (1926-1986) : l’Exode a bien eu lieu sous Ramsès II (ce qui ne valide pas l’interprétation Santorin), contrairement à ce que soutient aussi Joseph Davidovits (le théoricien de la construction des pyramides par des « pierres agglomérées ») dans un ouvrage paru en 2009 : De cette fresque naquit la Bible (éditions Jean-Cyrille Godefroy), ouvrage dans lequel l’auteur fixe la date de l’Exode vers 1050 avant J.-C. Gilles Lericolais et William Ryan situent les « plaies » d’Égypte à l’époque de l’éruption du Santorin, vers 1500 avant J.-C., alors que Joseph Davidovits situe l’Exode vers 1050 avant J.-C. !
Comme cela est précisé dans le chapitre 2 de Porteurs de Vie et Elohim, George Hunt Williamson a situé le récit de l’Exode à l’époque de Ramsès II, et non plusieurs siècles avant (lors de l’éruption du Santorin). En outre, la « colonne de nuée » du récit biblique n’a strictement rien à voir avec, par exemple, des essaims de criquets pèlerins ! D’autant que nous avions la « colonne de nuée » le jour et la « colonne de feu » la nuit. Ce qui, pour certains ufologues, s’apparente davantage à un « vaisseau de l’espace » !
Deux chercheurs concernés par l’explication relative au Santorin, à propos des plaies d’Égypte, sont les géologues Gilles Lericolais (un Français) et William Ryan (un Américain). Selon eux, l’éruption du Santorin peut expliquer la « colonne de nuées » (qui indiquait la route à Moïse et aux Hébreux lors de la sortie d’Égypte) et la traversée de la mer des Roseaux. Après bien d’autres auteurs, j’explique, dans Porteurs de Vie et Elohim, que la colonne de nuées et la colonne de feu étaient en fait des manifestations d’un vaisseau de l’espace…
Quant aux dix plaies d’Égypte, je rappelle à ce sujet la contribution (issue de communications psychiques) de George Hunt Williamson dans The Secret Places of the Lion (1958), les informations de cet auteur (le véritable « père » de la « théorie des anciens astronautes ») étant évoquées dans Porteurs de Vie et Elohim :
L’ange de Yahvé, un visiteur de l’espace, ordonna à Moïse de retourner en Égypte… Le bâton que Moïse avait emporté avec lui sur le Mont Horeb était « un vril inactivé », Moïse l’ayant découvert alors qu’il était prince à la cour de Séti I. Sur le Mont Horeb, ajoute George Hunt Williamson, « le vaisseau spatial qui se trouvait là réactiva à nouveau le bâton-vril, par le jeu des affinités magnétiques »… « Quant à ce bâton, prends-le en main. C’est par lui que tu opéreras les prodiges. » (Exode IV : 17) George Hunt Williamson a noté que la Bible mentionne de nombreuses fois que Yahvé ordonna à Moïse : Prends ton bâton (lève-le) et étends ta main sur l’Égypte.
« La puissance du bâton-vril amena les Dix Plaies. Elles durèrent presque un an : les eaux sacrées du Nil se changèrent en sang ; des grenouilles sortirent du fleuve et couvrirent la terre d’Égypte ; des moustiques attaquèrent hommes et bêtes ; les mouches s’abattirent sur les gens, le sol, les maisons ; le bétail mourut ; des ulcères se formèrent sur les gens et sur les bêtes ; ensuite, ce fut la grêle. Des sauterelles survinrent en nuages immenses et se posèrent la nuit sur le sol, en couche épaisse. Quand on les écrasait, l’odeur était insupportable. Puis régnèrent d’horribles ténèbres ; une obscurité profonde recouvrit l’Égypte tout entière durant trois jours. (…) » (G. H. Williamson)
Yahvé annonça à Moïse que tous les « premiers-nés » mourraient en Égypte. En fait, « premier-né » signifie « préféré ». Selon George Hunt Williamson, la confusion créée par les érudits de la Bible, dans leur effort pour expliquer la Dixième Plaie, provient de la similitude des mots employés. « Israël, mon fils premier-né » se dit : Israël bekhori. Et « Israël, mon fils préféré » se dit : Israël bechiri (bechori). Les premiers-nés – ceux qui ont été choisis, l’élite de l’Égypte – moururent des effets d’une grande catastrophe naturelle.
« La planète qui existait alors entre Mars et Jupiter, et qui portait le nom de Lucifer, était dirigée par le faux dieu, Amon. Ce qui veut dire que les forces négatives s’étaient complètement emparées de cette planète et qu’elles se détruisirent elles-mêmes dans une explosion thermonucléaire. Ce fut la seule planète dans notre système solaire à provoquer un tel désastre. De nombreuses planètes disparurent de la Création, car il est vrai qu’une trop grande prépondérance du mal finit par provoquer sa propre destruction !
Or, Pharaon et Moïse furent informés par les voix dans les »flammes » (les visiteurs de l’espace) que cette planète avait soudain disparu, détruite par une explosion provoquée par elle-même ! En conséquence, une grande »grêle » (pluie de météorites) allait s’abattre sur la Terre.
Il fut décidé que ce serait le moment le mieux indiqué pour le début de l’Exode Final ! Les visiteurs de l’espace firent connaître à Moïse le moment exact choisi pour la »Dixième Plaie » (la pluie dévastatrice de météores) qui, sans aucun doute, tuerait les »premiers-nés » (les préférés). (…) » (G. H. Williamson)
J’attire cependant l’attention sur le fait que si de nombreuses sources « extraordinaires » font état de l’existence passée d’une planète entre Mars et Jupiter, les dates données pour sa destruction ne correspondent pas entre elles, ainsi que je le précise dans le chapitre : La planète entre Mars et Jupiter, dans Mondes habités et contactés – JMG éditions, 2016 -, le tome 1 de Civilisations extraterrestres.
Un gigantesque vaisseau spatial conduisit les Hébreux hors d’Égypte ! George Hunt Williamson ajoute que la colonne de nuée était le champ de force de ce vaisseau, et, de nuit, ce champ magnétique ressemblait à une colonne de feu.
« Nous trouvons exactement les mêmes caractéristiques sur les vaisseaux spatiaux de nos jours. » (G. H. Williamson)
(Voir : George Hunt Williamson, Les gîtes secrets du lion, éditions J’ai lu, 1972.)

Dans le numéro 11, de janvier-février 2022, de la revue Inexpliqué, Bleuette Diot évoque le thème du Déluge. Elle fait sienne l’hypothèse selon laquelle ce « mythe » a pour fondement historique la collision avec un astéroïde vers 3000 avant J.-C. Elle se base sur le groupe universitaire Impact Holocène, composé de six scientifiques de nationalités différentes, qui considère que la Terre a été bombardée par des météorites bien plus souvent qu’on ne veut l’admettre. On a remarqué l’existence d’une vaste dépression circulaire dans l’océan Indien, causée par la chute d’un astéroïde. Le diamètre du Burckle Crater mesure près de 30 kilomètres. La collision a généré un méga tsunami… Les scientifiques du groupe Impact Holocène ont avancé la date de 3000 ans avant J.-C. (5)
Je ne suis pas d’accord avec cette identification du Déluge à la collision d’un astéroïde avec la Terre il y a environ 5000 ans. Toutes les sources « extraordinaires » auxquelles je me réfère identifient le « vrai » Déluge à l’époque de la destruction finale de l’Atlantide (dans l’océan Atlantique) il y a environ 12 000 ans. Ce qui n’exclut pas l’existence ultérieure de « déluges mineurs », comme celui évoqué par certains chercheurs et Bleuette Diot, vers 3000 avant J.-C.
Je ne donne, ici, que deux sources « extraordinaires » :
* A la fin du dix-neuvième siècle, un médium a rédigé un texte dans lequel l’entité qui s’était exprimée à travers lui relatait notamment une incarnation à l’époque de l’Atlantide. Ce livre, A Dweller On Two Planets, a été traduit en français sous le titre J’ai vécu sur deux planètes (publié en 1972 aux éditions Robert Laffont). Dans ce récit signé Phylos (un pseudonyme), on trouve notamment le récit du Déluge ayant mis fin à l’Atlantide. On y parle d’un personnage nommé Nepth, lequel correspond au personnage biblique de Noé… (6)
* La seconde source concerne l’information donnée à Daniel Meurois, lors d’une décorporation de celui-ci dans les années 1970, par le guide d’alors (d’origine extraterrestre) de ce dernier :
« Le monde que tu connais aujourd’hui a commencé le jour où Noé – Nepht en langue atlante – a fait passer le flambeau de la connaissance d’une civilisation à une autre. Il ne faut pas que tu croies cependant que Noé et ses proches furent les seuls à survivre au Déluge.
Noé fut un être de chair et d’os, mais aussi un symbole. Ainsi, je peux t’assurer qu’il y eut de nombreux Noé dans l’histoire de l’humanité.
Toutes les fois qu’un monde a été détruit, quelle qu’en soit la raison, des êtres privilégiés se chargèrent d’établir des relais entre une époque et l’autre.
Les archéologues ont trouvé sur Terre des quantités de noms correspondant à celui de ‘‘Noé’’, même dans les plus petites îles du Pacifique.
Ces noms sont très connus et je t’en cite quelques-uns pour mémoire :
Nu Wah pour les Chinois, Tapi pour les Aztèques, Nu-nu pour les Hawaïens.
Mais il y a une chose à laquelle je voudrais que tu fasses particulièrement attention. Te souviens-tu de l’histoire de Deucalion et Pyrrha, rapportée par Ovide ? On assimile leur histoire à celle de Noé. Là, il n’y a rien de plus faux, Deucalion n’est pas Noé. Il a bel et bien existé, il a même eu un rôle identique à celui de Noé, mais des millénaires plus tard.
Le dernier déluge en date n’est pas celui dont parle la Bible. Quand on te parle du déluge d’Ogygès, ne commets pas non plus la même erreur, il s’agit encore d’une autre catastrophe. Si la mémoire humaine a principalement retenu le déluge de Noé, c’est qu’il fut plus violent, de plus longue durée, et qu’il a anéanti la civilisation technologiquement la plus puissante que la Terre ait jamais portée. » (7)
Nous retrouvons ici le nom de « Nepht », mentionné par Phylos, lequel correspond donc au Noé biblique ! La seule différence réside dans le fait que l’auteur de J’ai vécu sur deux planètes l’a orthographié « Nepth ». Pour expliquer cette étonnante « confirmation », le sceptique émettra bien sûr l’hypothèse que Daniel Meurois a tout simplement lu le récit de Phylos. Peut-être…
En tout cas, on notera la référence à l’existence de plusieurs « déluges » et à celle d’autant de « Noé », ce qui permet de faire un certain rapprochement avec les catastrophes évoquées par Anton Parks, catastrophes séparées par plusieurs millénaires. Mais, contrairement à ce que pensent certains, le déluge de Noé est bien celui qui a mis fin à l’Atlantide, Noé ayant été un Atlante. Le déluge daté d’environ 3000 avant notre ère se réfère à un autre « Noé » (correspondant probablement au « déluge » de Deucalion et Pyrrha, ou à celui d’Ogygès), mais pas au vrai Noé. On trouve, dans le numéro 63 (juillet/août 2009) de Nexus, un dossier consacré à un livre, que j’ai, d’Anton Parks : Le testament de la Vierge (éditions Nouvelle Terre, 2009). Page 40 de la revue, sont évoqués plusieurs déluges survenus dans l’histoire humaine :
« Il faudra attendre le dernier déluge, environ – 3000 avant J.-C., celui du Noé biblique, pour que les derniers ‘‘dieux’’ se retirent complètement de la vue des hommes. »
Il s’agit bien sûr, ici, de la pensée d’Anton Parks. Je ne suis pas du tout d’accord avec cette « localisation temporelle » du déluge associé à Noé, car ce dernier était en fait, ainsi que je le montre plus haut, un Atlante. Le Noé atlante remonte donc à environ 12.000 ans.
Alain Moreau
Références
1. Nicolas Dumont, Clinique des abductions. Impacts et contacts, JMG éditions, 2021, p. 68, 108.
2. Ibid., p. 33.
3. Ibid., p. 154.
4. Bleuette Diot, Inexpliqué, n° 10, novembre-décembre 2021, p. 28-33.
5. Bleuette Diot, Inexpliqué, n° 11, janvier-février 2022, p. 26-31.
6. Phylos, J’ai vécu sur deux planètes, éditions Robert Laffont, 1972, p. 404-407.
7. Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Récits d’un voyageur de l’Astral, éditions Arista, 1983, p. 197-198.

