QUE FAUT-IL EN PENSER ?

Urantia est le « nom cosmique » donné à notre planète par certaines sources réputées être de nature extraterrestre, celles-ci étant à l’origine d’un épais ouvrage publié aux États-Unis dans les années 1950.
C’est dans les années 1970 que j’ai eu connaissance de cet ouvrage (alors publié en France en trois tomes) en lisant le livre de Paul Misraki : « Des signes dans le ciel » (Labergerie, 1968). Cet auteur présentait ainsi cette œuvre d’environ 1500 pages : œuvre de 48 personnalités (non humaines), recueillie par un comité de 12 membres humains désireux de conserver l’anonymat, d’après les communications d’un citoyen américain dont le nom n’est pas révélé.
« Ce dernier, à partir de 1926, époque où nos esprits se préoccupaient fort peu du cosmos et de ses éventuels habitants, se mit à parler, avec l’autorité d’un connaisseur, de la Création, des autres mondes, de l’organisation des galaxies, de l’administration des planètes, de la ‘‘personnalité de Dieu’’, de la venue sur Terre d’Adam et d’Eve après leur naissance dans l’Ailleurs, et enfin de tous les détails concernant la vie de Jésus pendant les années cachées de sa vie, entre 13 et 30 ans. Ces révélations, minutieusement détaillées et parsemées de chiffres précis, furent recueillies et dactylographiées en 1935 par le ‘‘comité’’ dont il est question plus haut ; elles furent tenues secrètes et enfermées dans un coffre placé dans la chambre forte d’une banque de Chicago : on ne les consultait que pendant le week-end. En certaines de ces occasions, on constata, dit-on, non sans surprise, que des erreurs contenues dans le texte avaient été corrigées au cours de la semaine, alors que le manuscrit demeurait hors d’atteinte. En 1955, le comité jugea le moment propice pour la publication du manuscrit, que notre compatriote Jacques Weiss, ancien élève de Polytechnique, traduisit à partir de l’année suivante en français. » (P. Misraki)
Dans un ouvrage publié en France en 1983, Jacques Vallée a écrit que la « logique des propos et la richesse de la matière, ainsi que le penchant de l’auteur pour les néologismes, font de cet ouvrage un monument dressé en hommage aux débordements de l’imagination humaine ». Je ne suis pas du tout d’accord avec ce commentaire. Par contre, c’est avec justesse que Paul Misraki a noté que cet « ouvrage géant dépasse de loin les proportions raisonnables d’un vulgaire canular ». Il semble tout à fait exclu, ajouta-t-il, « de suspecter la bonne foi de quiconque en cette étrange affaire ». (1)
Jacques Vallée écrit que les sceptiques « retrouveront dans l’étonnant langage du Livre d’Urantia tous les éléments de la paranoïa classique ». De quelle paranoïa parle-t-il ? On ne peut trouver aucun passage justifiant, dans le livre, cette prétendue paranoïa. Selon Jacques Vallée, certaines parties de l’ouvrage (histoire des religions, pages inspirées de la morale et de l’éthique) « contrastent d’une façon frappante avec les descriptions d’un symbolisme puéril des ‘‘sphères de l’Au-delà’’, que la fantaisie de l’auteur a peuplées d’êtres qu’on peut comparer, tant ils sont grotesques, aux créations les plus outrées de la science-fiction ». Or, il n’y a point, dans les descriptions faites, de « symbolisme » (puéril ou pas), les informations données étant tout à fait concrètes. Quant au caractère « grotesque » ou « outré » des êtres, il ne s’agit là que d’une impression personnelle de Jacques Vallée. Ce dernier a assisté à une réunion d’étudiants du « Livre d’Urantia ». La conférencière mentionna le docteur William Sadler. Ce dernier a écrit un livre sur le spiritisme dans lequel il soutenait que les médiums étaient, pour la plupart, victimes de la suggestion. Il avait cependant découvert deux cas exceptionnels, dont celui de l’homme qui avait été le canal pour les documents d’Urantia et avec lequel il avait eu des centaines d’entretiens. Dans ce dernier cas, William Sadler avait eu l’impression que les données émanaient d’une source « supra-humaine ». La dame qui a tapé le premier manuscrit était une employée de la Banque fédérale.
Jacques Vallée retrouva le nom du docteur Sadler dans l’Index de la Bibliothèque de l’Université de Stanford. William Sadler a enseigné à la Faculté de Médecine de l’Université de Chicago et il est l’auteur de : Physiologie de la foi et de la peur (1920). Il parla de personnes en état de transe cataleptique qui, selon lui, « imaginent qu’elles voyagent dans d’autres mondes ». Il expliquait ces phénomènes, et ceux de l’écriture et du langage automatiques, en faisant intervenir la « projection de la conscience marginale à l’insu de la conscience centrale »… En 1929, il publia un autre livre dans lequel il soutenait que rien n’était parvenu par écriture automatique qui puisse être attribué à des origines « surnaturelles ». Il évoque cependant un « cas tout à fait exceptionnel », celui du « canal » du « Livre d’Urantia » qui aurait exercé la profession d’agent de change.
William Sadler avait fait la connaissance du médium en 1911. Il a assisté à environ 250 séances nocturnes, « très souvent en présence d’une sténographe qui prenait des notes abondantes ».
« Une étude approfondie de ce cas m’a conduit à la conclusion qu’il ne s’agit pas d’une transe ordinaire. Bien que le sommeil paraisse être tout à fait normal, il est très profond, et jusqu’ici nous n’avons jamais pu réveiller le sujet quand il se trouvait dans cet état. Pourtant, le corps n’était jamais rigide ; le rythme cardiaque ne subit aucune modification, quoiqu’il y ait parfois des interruptions respiratoires perceptibles. Cet homme est dans un état d’inconscience totale. Il n’a absolument aucune connaissance de ce qui se passe autour de lui. Si l’on ne lui en dit rien par la suite, il ne saura jamais qu’il a été utilisé comme une sorte de voie de passage par de prétendues entités ‘‘extraplanétaires’’. Il demeure, à vrai dire, assez indifférent à l’égard de tout ce qui se produit et fait preuve d’un étonnant manque d’intérêt pour ces épisodes lorsqu’ils se reproduisent de temps à autre. » (W. Sadler)
Ces « visites nocturnes » ne ressemblaient pas aux séances classiques de spiritisme. Il n’y a jamais eu, au cours des dix-huit années d’observation, de communication censée émaner d’une personne humaine décédée. Les communications émanaient par contre d’un ensemble d’êtres qui déclaraient venir d’autres planètes. William Sadler a noté, à ce propos, que l’origine psychique des messages n’a pu être décelée :
« Ni la psychanalyse, ni l’hypnose, n’ont démontré que les messages écrits ou oraux reçus par cette personne avaient leur origine dans son propre esprit. Une grande partie des informations que cet homme nous a fournies est tout à fait contraire à ses habitudes mentales, à l’enseignement qu’il a reçu et à toute sa philosophie. » (W. Sadler)
La conclusion de William Sadler fut la suivante :
« Je dois à la vérité de dire que pendant toutes ces années d’observation, j’ai constaté que l’ensemble des informations transmises par cette personne témoignait d’une parfaite logique. S’il y eût de grandes différences dans la qualité des communications, ceci semble pouvoir être expliqué par la diversité des personnalités dont émanaient les messages, pour ce qui est de leur nature et des stades de leur développement. Mais la philosophie exprimée dans toutes ces informations est, en soi, cohérente. » (2)
Massimo Introvigne parle, à propos du livre « Urantia », d’expériences médiumniques entamées à partir des années 1905-1910 et dirigées par le psychologue William S. Sadler (1875-1969). Ce dernier, ancien pasteur adventiste, avait épousé Lena Celestia Kellogg (1875-1939), nièce de John H. Kellogg (1852-1943), « l’inventeur » des flocons d’avoine et l’ancien dirigeant des adventistes du Septième Jour, « qu’il avait dû cependant quitter à cause de ses idées panthéistes ». Lena Celestia était la sœur d’Anna Kellogg (1897-1960). Cette dernière avait épousé un cousin, Wilfred C. Kellogg (1876-1956). C’est ce dernier qui aurait été le « canal » principal pour le livre « Urantia », cette version n’ayant cependant jamais été confirmée par la famille, laquelle a toujours gardé le secret sur les noms des médiums. (3)
On trouve, dans le numéro 99, d’octobre-novembre 2018 de la revue « Top Secret », un article de Paul Hortal à propos des origines du « Livre d’Urantia ». Sous une photo d’Edgar Cayce jeune, on lit que certains ont prétendu que la « personnalité de contact » était peut-être le célèbre médium Edgar Cayce (décédé en janvier 1945). De même, j’ai été stupéfait de lire (sous une photo de deux « humanoïdes bleus », dont la principale héroïne du film « Avatar ») : « Il existe de nombreuses similitudes entre le film Avatar et le Livre d’Urantia. » Est-ce le rédacteur en chef de la revue qui a fait ces deux commentaires ? Je rectifie ces deux absurdités :
Il est impossible qu’Edgar Cayce ait pu être « la personnalité de contact » pour Le Livre d’Urantia. Je connais l’œuvre d’Edgar Cayce (j’ai notamment les livres de Dorothée Koechlin de Bizemont à son sujet), et les informations qu’il a véhiculées dans son état de transe (lors de ses « lectures ») sont en opposition totale avec une partie du contenu du « Livre d’Urantia ». En effet, Edgar Cayce intégrait par exemple la réincarnation et les continents disparus (Lémurie et Atlantide) dans les informations qu’il donnait, ce qui n’est absolument pas le cas du « Livre d’Urantia ». Et puis le style du livre n’a strictement rien à voir avec le style des « lectures » du clairvoyant américain !
Dans son article, Paul Hortal écrit que les contacts préliminaires continuèrent jusqu’en 1924, et c’est à ce moment que la Commission de révélation a établi la Commission de contact pour superviser le projet relatif aux fascicules d’Urantia et à la publication du livre. En plus de la personnalité de contact, cette Commission de contact se composait de cinq personnes : les Sadler et des proches parents.
« Le 11 février 1924, la Commission de révélation annonça clairement à la Commission de contact quel sera son rôle dans le lancement des fascicules d’Urantia. C’était la première fois que la Commission de contact était informée de ce projet, bien que la Commission de révélation l’eût préparé depuis le Moyen Âge. » (P. Hortal)
Depuis janvier 1923, un groupe, plus tard connu sous le nom de « Forum », se réunissait chez les Sadler. La Commission de révélation demanda aux membres du Forum de formuler des questions, la Commission répondant par le biais de la personnalité de contact. Le Forum lut le premier fascicule le 18 janvier 1925. De 1925 à 1929, il y eut 57 fascicules.
« Si l’identité de la personnalité de contact n’a pas été dévoilée, c’est que la Commission de révélation ne voulait pas qu’un être humain soit rattaché à la conception du Livre d’Urantia », car dans le cas contraire cela aurait suggéré une origine purement humaine aux enseignements transmis par le livre.
Jusqu’à la publication du « Livre d’Urantia » en 1955, les fascicules n’étaient lus qu’à la résidence du docteur Sadler sous la surveillance de la Commission de contact.
Les trois premières parties du « Livre d’Urantia » furent achevées en 1935. Les fascicules sur Jésus (la quatrième partie) furent donnés de 1935 à 1942. De 1925 à 1942, 486 personnes participèrent au Forum. Un groupe dévoué de 70 étudiants des fascicules forma, le 3 avril 1939, une classe du soir, et cette classe continua jusqu’à la publication du « Livre d’Urantia ». Jusqu’à l’été 1956, où fut formée L’École de la Fraternité d’Urantia, les 70 convainquirent 107 autres étudiants de se joindre à leur travail…
La Fondation Urantia fut créée le 11 janvier 1950, l’objectif ayant été de garder le copyright inviolé et de donner une structure aux enseignements du livre afin de permettre leur dissémination.
En 1955, c’est la Fraternité Urantia qui fut créée. Complémentaire à la Fondation Urantia, « elle évite le monopole de la Révélation par une seule organisation ». Elle est spécialisée dans l’étude et la propagation des fascicules, tandis que la Fondation Urantia « se porte garante des droits et du copyright ». C’est le 12 octobre 1955 que le « Livre d’Urantia » fut publié. Le contact avec la Commission de révélation fut rompu en 1954. (4)
Contrairement à Paul Hortal, je donne, dans Mondes habités et contactés, le nom de celui qui fut peut-être (via une transe ou un sommeil très profond) le canal du « Livre d’Urantia ». Je reproduis ici ce que j’ai déjà écrit plus haut :
Massimo Introvigne parle, à propos du « Livre d’Urantia », d’expériences médiumniques entamées à partir des années 1905-1910 et dirigées par le psychologue William S. Sadler (1875-1969). Ce dernier, ancien pasteur adventiste, avait épousé Lena Celestia Kellogg (1875-1939), nièce de John H. Kellogg (1852-1943), l’« inventeur » des flocons d’avoine et l’ancien dirigeant des adventistes du Septième Jour, « qu’il avait dû cependant quitter à cause de ses idées panthéistes ». Lena Celestia était la sœur d’Anna Kellogg (1897-1960). Cette dernière avait épousé un cousin, Wilfred C. Kellogg (1876-1956). C’est ce dernier qui aurait été le « canal » principal pour le livre « Urantia », cette version n’ayant cependant jamais été confirmée par la famille, laquelle a toujours gardé le secret sur les noms des médiums.
Venons-en au parallèle totalement ridicule entre le film « Avatar » et le « Livre d’Urantia ». J’ai vu plusieurs fois Avatar (2009), et j’ai « La cosmogonie d’Urantia » depuis 1974. (J’étais alors âgé de 19 ans.) C’est à Biarritz que je m’étais procuré les trois tomes. Je me demande sur quoi se fonde la personne qui a énoncé cette énormité relative à de prétendues « nombreuses similitudes » entre les deux œuvres. On ne trouve évidemment, dans Avatar, aucun concept et aucune information extraits du « Livre d’Urantia » !
1. Les trois tomes :
C’est en 1974 que je me suis procuré (à Biarritz) les trois tomes de ce qui était alors, en France, disponible sous le titre : « La cosmogonie d’Urantia ». Le contenu des trois tomes est maintenant publié en France en un seul volume (comme cela a toujours été le cas pour la version anglaise originale) de plus de 2000 pages, sous le titre : « Urantia » (en anglais : « The Urantia Book »). Son contenu est disponible gratuitement sur le Web.
Le tome 1 aborde notamment les sujets suivants : le Père Universel, le Fils Éternel et l’Esprit Infini, l’Île du Paradis, l’Univers Central, les sept « Super-Univers », l’administration de l’Univers Local, les Porteurs de Vie, les Armées Séraphiques, les Artisans Célestes, le Siège du Système Local, les sept Mondes des Maisons, la vie « morontielle », les mondes habités, les Princes Planétaires, les Adams Planétaires, la Rébellion de Lucifer…
Une partie du tome 2 est consacrée à l’histoire d’Urantia : l’origine d’Urantia, l’établissement de la vie sur Urantia, les races évolutionnaires de couleur, le Prince Planétaire d’Urantia, la rébellion planétaire, le Jardin d’Eden, Adam et Eve, les Créatures Médianes, la race violette, Machiventa Melchizédek, Jéhovah le Dieu des hébreux et l’évolution du concept de Dieu chez les Hébreux, la nature réelle de la religion et les fondements de la foi religieuse… Ce tome 2 aborde d’autres sujets : l’origine et la nature des Ajusteurs de Pensée, l’Ajusteur et l’Âme, la survivance de la Personnalité, les Anges Gardiens de la Destinée, le gouvernement planétaire des Séraphins, les Effusions du Christ Micaël…
Le tome 3 est consacré à la vie de Jésus : l’Effusion de Micaël sur Urantia, la prime enfance de Jésus et les années d’adolescence, etc. Les derniers fascicules concernent la comparution devant Pilate, la crucifixion, la résurrection, les apparitions « morontielles » de Jésus, l’Ascension…
En France, le livre est actuellement vendu sous la forme d’un épais volume : « Urantia ».
Les nombreuses signatures sont assez surprenantes ! Que l’on en juge plutôt : un Conseiller Divin, un Censeur Universel venant d’Uversa, un « Perfecteur » de Sagesse venant d’Uversa, un Puissant Messager du corps de la révélation d’Orvonton, un Élevé en Autorité originaire d’Uversa, un Puissant Messager d’Uversa, le Chef des Archanges de Nébadon, un Fils Vorondadek, une Brillante Etoile du Soir (numéro 1146 du Corps Créé), Malavatia Melchizédek, Manovandet Melchizédek, un Fils Lanonandek Secondaire du Corps de Réserve, un Porteur de Vie, Solonia (« la voix séraphique dans le Jardin »), le Chef des Séraphins stationnés sur Urantia, le Chef des Médians d’Urantia, un Messager Solitaire d’Orvonton, le Chef des Étoiles du Soir…
Je détaille dans deux de mes livres certaines informations extraites du « Livre d’Urantia », et je renvoie donc à ceux-ci : « Mondes habités et contactés » (JMG éditions, 2016) et « Porteurs de Vie et Elohim » (JMG éditions, 2019), les tomes 1 et 5 de « Civilisations extraterrestres ». Je me contente ici de reproduire les éléments d’interrogation (aussi disponibles dans mes deux livres cités) relatifs à la réalité ou non des informations contenues dans cet énigmatique ouvrage.
Le livre, dont le contenu peut être téléchargé, est disponible sur le Web : www.urantia.org/fr
La Fondation Urantia donne des cours sur Internet.
En France, le livre a été traduit par Jacques Weiss, ancien élève de l’École Polytechnique, qui fut aussi le traducteur de deux autres livres particuliers : « La vie des Maîtres », de Baird Spalding, et « J’ai vécu sur deux planètes », de Phylos, tous deux parus au début des années 1970 aux éditions Robert Laffont, dans la collection « Les Portes de l’Étrange », deux livres que je m’étais aussi procurés à l’époque.
Il existe une page Facebook, en langue française, consacrée au « Livre d’Urantia ». On y trouve à chaque fois la photo d’un joli paysage terrestre sous une citation (systématiquement à connotation « spirituelle », à propos de Dieu, de la prière, etc.) extraite du livre.
2. Sources évoquant Le Livre d’Urantia :
Dans « Communications interdimensionnelles » (JMG éditions, 2007), je divise l’ensemble des communications médiumniques en trois catégories principales dénommées A, B et C, une quatrième catégorie incluant les cas difficilement « classables », dont, précisément, le « Livre d’Urantia ». Il y a, dans ce dernier ouvrage, un fait incontournable négatif : l’existence de nombreuses oppositions avec les autres sources (de type A, B et C), et ce, sur des points fondamentaux (nature de l’Au-delà, absence de toute référence à des continents disparus, etc.). La réalité de la réincarnation et la possibilité de recevoir des communications de l’Au-delà sont niées. En outre, selon cette source, reçue par un médium en transe profonde, l’âme entrerait en sommeil après la mort, et la personnalité serait ultérieurement ressuscitée sur « le premier monde des maisons » (sic), l’être étant alors doté d’un « corps morontiel »…
Néanmoins, certains indices montrent qu’une partie du contenu de cet ouvrage correspond bien à la réalité, car ce livre est mentionné par certaines sources que je considère fiables et que je range dans la catégorie C. (Voyez, pour ma classification des communications médiumniques, mon livre : « Communications interdimensionnelles », mentionné ci-dessus, classification que je vais aussi évoquer dans mon futur livre intitulé : Médiums et Après-vie, qui, si tout va bien, paraître en 2023.)
Ainsi, lors d’une décorporation, Daniel Meurois a vu, dans une « bibliothèque astrale », plusieurs ouvrages (« La divine comédie », de Dante, « Veda-Edda »), parmi lesquels… « Urantie » (ainsi orthographié). (5) S’agit-il d’une faute typographique ou d’un défaut de mémorisation « astrale » ?
On trouve, dans un ouvrage des channels américaines Ann Valentin et Virginia Essene, le passage suivant dont le contenu est censé émaner de Jésus :
« Nous avons rendu publique une grande quantité d’informations d’ordre métaphysique depuis une centaine d’années, tant en Angleterre qu’aux États-Unis ; la Société théosophique, les diverses écoles de ‘‘mystères’’, les travaux d’Alice A. Bailey, les ouvrages d’Edgar Cayce, les églises de guérison, le ‘‘Livre d’Urantia’’, le ‘‘Cours de Miracles’’, ainsi que de nombreux autres livres et pièces musicales inspirés, ont beaucoup fait pour mousser l’éveil de la conscience humaine dans nos cultures occidentales. » (6)
Ayant précisé qu’on suggère, dans le livret : « On eagle’s wings », d’étudier « Le livre d’Urantia », le channel américain Eric Klein demanda à Sananda (Jésus) pourquoi il est important d’étudier ce livre. La réponse fut celle-ci : « Ce n’est pas totalement important. » Cela l’est pour ceux « qui ont tendance à être plus intellectuels, qui demandent un peu plus de preuves » et d’informations « à propos de l’Ascension ».
« Il contient beaucoup de choses fondées sur une vision plus réelle de la vie de Jésus. Dans la Bible, beaucoup de choses manquent. Dans la Bible, les possibilités d’ascension pour l’humanité sont très peu mentionnées explicitement. Beaucoup de choses ont été déformées ou supprimées. Ce livre contient donc un peu plus de l’histoire réelle, et vous pouvez le lire si vous le désirez. Il est très épais. C’est une lecture très difficile d’une certaine façon. C’est à peu près la même chose pour ‘‘The Keys of Enoch’’. Mais certains êtres demandent beaucoup de preuves formelles et de vérifications. » (7)
Le livre La cosmogonie d’Urantia est évoqué à plusieurs reprises dans Dialogue sur l’Éveil, un livre du channel Tom Carpenter, en communication mentale avec Jésus. Quelqu’un demanda à Jésus :
– « En tant qu’expression de notre Père, il semble que tu aies un rôle particulier pour cette planète. ‘‘La Cosmogonie d’Urantia’’ parle de toi comme étant Michaël de Nebadon ou le Prince Planétaire de cette planète. Pourrais-tu dire qui tu es vraiment ? »
« Je commence par corriger une mauvaise interprétation du terme ‘‘Prince Planétaire’’ tel qu’il a été utilisé dans la ‘‘Cosmogonie d’Urantia’’. Il serait plus approprié que tu considères ce terme, et en particulier la manière dont il a été utilisé à mon égard, comme davantage représentatif du Christ, c’est-à-dire du ressenti et de l’incorporation des principes et de la Vérité du Christ. Comme tu le comprendras, la vérité du Christ est pleinement la vérité de toi comme elle est la vérité de moi. En ce temps-là, il semblait y avoir une différence : le fait que j’en sois plus conscient que toi. » (8)
Dans Mémoires magdaléennes (Les Editions des 3 monts, 2006), Ysaliâ Marie (un pseudonyme) a reçu, par channeling, le commentaire suivant à propos du « Livre d’Urantia » :
« Le livre d’Urantia a été transmis et mis à disposition de l’humanité par des relais qui étaient tout à fait consacrés à la Source. Ce livre a été canalisé en quelque sorte venant du plan divin le plus élevé et le plus pur. (…) Les passages de ce livre parlant de la constitution des univers resteront des références intéressantes. » (9)
Ainsi, certaines sources de type C ont recommandé la lecture de ce livre, tout en passant sous silence, malheureusement, les incompatibilités doctrinales radicales de ce texte avec les sources qui le mentionnent ! Et les channels concernés n’ont pas eu la présence d’esprit – peut-être parce qu’ils n’ont pas bien lu le texte ! – de demander des éclaircissements à leurs sources sur les passages incompatibles avec ce qu’eux-mêmes reçoivent… De telles oppositions sont d’autant plus regrettables que ce texte énigmatique fourmille par ailleurs d’informations inédites (spécifiques à cette source) et a priori fort intéressantes sur la structure de l’Univers, sur les hiérarchies d’entités spirituelles, sur les mondes habités, etc.
Certains éléments, cependant, ont été confirmés, au début du vingt-et-unième siècle (2001), par deux sources françaises de channeling : Midaho (10) et Régine Fauze (11). Ces éléments confirmés concernent notamment des informations relatives à la constitution de l’Univers (les sept Super-Univers, etc.). Midaho a été ainsi informée que ces textes ont été donnés par des êtres d’une autre planète « dans un autre univers » (sic), que les informations sur l’Univers sont exactes, mais que le « reste n’a que peu d’intérêt, soit parce que ce n’est pas juste, soit parce que c’est transmis d’une façon qui ne correspond pas à votre pensée et c’est donc ‘‘ininterprétable’’ ». (12) Ajoutons que selon la source « Kirlion » – qui avait elle-même annoncé une vague massive d’OVNIs sur l’Europe et l’Amérique du Sud en 2002, vague qui ne s’est pas produite -, les « Dracos » et « anges déchus » (une race extraterrestre « négative ») ont influencé la rédaction du « Livre d’Urantia »… (13)
Quoi qu’il en soit, je ne suis pas du tout d’accord avec Jacques Vallée qui considère que ce livre est un monument dressé en hommage aux débordements de l’imagination humaine. (14) Dès mon acquisition de ce livre (alors en trois tomes) en 1974, j’étais déjà parvenu à la conclusion qu’il devait comporter une part de vérité et une part d’inexactitudes, sentiment qui m’a été confirmé en 2001 avec la sortie simultanée de deux livres (le premier tome de la série Soria et le tome 2 de « Dialogues avec Dieu », de Midaho), ces deux livres cumulant, cerise sur le gâteau, les éléments classiques des sources de type C et certaines données du livre « Urantia ». Dans ces deux livres, notre planète est aussi appelée Urantia (Soria parlant souvent d’Urantia-Gaïa). C’est le même jour de 2001 que j’ai eu connaissance de ces deux ouvrages (dans une librairie de Pau) ! Un drôle de « hasard »…
Lors du channeling de Régine Fauze (qui a canalisé la Pléiadienne Soria), auquel j’ai assisté à Biarritz en 2003 ou 2004, j’avais amené avec moi, notamment, les trois tomes de « La cosmogonie d’Urantia », afin de demander à Régine Fauze/Soria le pourquoi des affirmations totalement incompatibles que l’on trouve dans ce livre, sur certains points, avec ce qu’elle-même enseigne. (A noter que dans ses livres, Régine Fauze n’a jamais mentionné « La cosmogonie d’Urantia »…) Malheureusement, Régine Fauze a déclaré, en début de séance, qu’elle ne pourrait pas répondre aux questions ! Et ce, alors que je n’avais pas manifesté mon intention d’en poser. J’avoue avoir eu l’impression – mais peut-être que je me trompe – que la source canalisée a eu connaissance de mon intention de poser ma question (manifestement « dérangeante ») et qu’elle en a informé mentalement Régine Fauze, laquelle a alors déclaré qu’elle ne pouvait pas répondre aux questions… (J’avais aussi emporté avec moi le livre de Gary Kinder sur le cas du « contacté » suisse Billy Meier.)
L’ésotériste britannique Benjamin Creme a prétendu que l’enseignement contenu dans La cosmogonie d’Urantia provient « tout au plus » du cinquième niveau « astral » (cinquième « sous-plan » du Plan astral), cet enseignement étant réduit à « une sorte de pot-pourri de diverses doctrines dont la part de vérité n’excède guère 20% ». (15) Or, il n’est absolument pas possible de soutenir sérieusement cela. D’une part, parce que le contenu du livre (16) n’a pas de rapport avec le type d’enseignement que l’on reçoit normalement du Plan astral, d’autre part parce que ce texte fourmille d’informations (sur la structure de l’Univers, sur les hiérarchies d’êtres célestes, etc.) que l’on ne trouve pas ailleurs (avant la première publication de l’ouvrage). Ces données étant spécifiques à cet ouvrage, on ne peut en aucun cas parler de « pot-pourri » (ce qui serait aisé à démontrer).
Il ne faut pas oublier le caractère très particulier de cette source médiumnique qui est par ailleurs en totale opposition, sur certains aspects fondamentaux (l’après-vie, notamment), avec les autres sources « extraordinaires » (informations reçues par médiumnité et channeling, lors de sorties hors du corps, etc.).
3. Des influences adventistes ?
Comme les sources évoquées ci-dessous, j’ai suspecté l’influence du milieu adventiste chez les personnes impliquées dans la rédaction et la diffusion du « Livre d’Urantia ». C’est peut-être cette influence qui explique les incongruités radicales qu’il existe, sur certains points fondamentaux (auquel cas ce ne serait pas nécessairement « les Dracos » qui auraient influencé le texte !), avec les autres sources « extraordinaires » répertoriées depuis le dix-neuvième siècle jusqu’à nos jours. Pour mémoire, je rappelle que les Adventistes du Septième Jour sont l’une des nombreuses dissidences du protestantisme américain remontant au dix-neuvième siècle (j’en parle un peu dans un chapitre de mon livre « Le Livre des Prophéties », JMG éditions, novembre 2011), et dont le fondateur, William Miller, avait prédit la fin du monde pour… 1844 ! C’est dire le niveau, lequel n’est guère plus élevé que chez les Témoins de Jéhovah (dont je parle aussi un peu dans le livre que je viens de citer)… Il est donc possible que les révélations du « Livre d’Urantia », d’origine initialement réellement « transcendante », aient été « colorées », dans une partie du texte, par les convictions (sur le devenir de l’âme après la mort, etc.) des personnes impliquées dans le recueil des révélations transcrites par voie « médiumnique ». Ce n’est qu’une hypothèse, certes, mais elle a le mérite d’exister.
Sur un forum Internet d’obédience catholique, on lisait – le sujet traité étant intitulé : « Le livre d’Urantia, danger sectes ! » (?) – cette déclaration à propos du « Livre d’Urantia » :
« Le livre est un plagiat (les 2/3 selon certaines sources) de plus de 150 ouvrages contemporains du début des années 1900. Cette découverte a été établie par un Américain, Matthew Block, (…) »
Cette affirmation est dépourvue de fondement si l’on prend en considération le grand nombre de pages sur la structure de l’univers, les mondes habités, les Hiérarchies célestes, etc. En effet, ces informations étaient, au moment de la parution du livre, spécifiques à cette source. Par contre, il est possible que le contenu d’un certain nombre de fascicules reflète la pensée de scientifiques ou chercheurs à l’époque de la rédaction du livre. Voici ce qu’on lisait sur le même forum catholique :
« Ce livre est aujourd’hui dépassé au niveau scientifique car, comme tout livre religieux, il renseigne sur la genèse de notre monde mais avec les connaissances du siècle dernier. On y voit par exemple la galaxie Andromède à 1 million d’années-lumière comme à l’époque de Hubble ; or, elle est en réalité à 2,2 millions d’années-lumière. On nous dit que nous avons 48 chromosomes dans nos cellules comme le voyaient les scientifiques de l’époque ; or, nous en avons 46. Et bien d’autres exemples qui montrent bien que ces supposés « êtres célestes » sont bien mal renseignés… »
Voici, à propos de William Sadler, une citation extraite de ce forum (le peupledelapaix.forumactif.com) :
« Pour info, ce Sadler a été membre de l’ancêtre du FBI. Il dirigeait aussi la ‘‘Society of Mental Hygiene’’, thème né de l’eugénisme. Cette société naquit à Yale en 1908 et c’est aussi à Yale que fut fondée ‘‘l’American Eugenics Society’’. Même son épouse, Lena Sadler, était engagée dans l’eugénisme et participa au Troisième Congrès International de l’Eugénisme en 1932 où elle défendit la protection contre la « dégénérescence raciale » aux États-Unis.
Quant à la famille Kellogg, elle était aussi très engagée dans l’eugénisme et créa la ‘‘Race Betterment Foundation’’, ‘‘Fondation de l’Amélioration Raciale’’…
Et comme par hasard, le livre défend une vision raciste de l’humanité avec dans le rôle des ‘‘inférieurs’’, les noirs…
De nombreux membres de la famille Kellogg appartenaient à une mystérieuse société secrète américaine appelée ‘‘Skull and Bones’’ :
Kellogg Charles Poole, 1890
Kellogg Fred William, 1883
Kellogg Stephen Wright, 1846
Kellogg W.W., 1939. »
Voici une autre citation extraite du même forum :
« Malheureusement, cet ouvrage contient tous les préjugés de la société américaine du début du siècle dernier. Il est raciste, prône l’eugénisme et contient beaucoup de conceptions personnelles du psychiatre William Sadler (promoteur de l’eugénisme) qui a étudié les manifestations nocturnes d’un ‘‘channeler’’ qui serait son beau-frère, Wilfred Custer Kellogg, de la grande famille des Kellogg Corn Flakes. (La famille Kellogg fut aussi très impliquée dans l’eugénisme en créant d’ailleurs la fondation de l’amélioration raciale, ‘‘Race Betterment Foundation’’ fondée par John Harvey Kellogg.) Cet homme, qui pratiquait une forme de gnose, parlait dans son sommeil et écrivait automatiquement, ce que la fondation Urantia tente de cacher pour ce qui concerne l’écrit en faisant croire que le livre aurait pu être élaboré avec un stylo qui écrivait tout seul. Lire le livre de Martin Gardner : ‘‘Urantia : the Great Cult Mystery’’. »
William Sadler et W. C. Kellogg étaient deux adventistes du septième jour, « d’où probablement », note le commentateur, les parallèles que l’on trouve, dans « Le Livre d’Urantia », à propos « des âmes qui dorment », de Jésus vu « comme le ‘‘Micaël’’ du livre de Daniel », de « l’annihilation des âmes dites ‘‘rebelles’’, etc. ».
On lit que le fascicule 88 aurait été écrit par William Sadler lui-même. Matthew Block a découvert les « mêmes habitudes d’écriture » entre ce fascicule et les ouvrages personnels de William Sadler. Il pensait qu’il est possible que William Sadler ait écrit d’autres fascicules…
Tout cela pourrait éclairer, au moins en partie, le pourquoi de l’incompatibilité doctrinale de certains aspects de l’enseignement du « Livre d’Urantia » avec ce qu’on lit dans la littérature ésotérique et médiumnique contemporaine… Néanmoins, certaines informations que l’on trouve dans ce livre correspondent à la réalité si on se réfère aux quelques autres sources convergentes que j’ai citées plus haut.
Voici ce qu’on lit sur le site www.sceptiques.qc.ca :
« Martin Gardner se montre sceptique à propos de toutes ces affirmations. Il attribue plutôt le ‘‘Livre d’Urantia’’ à des auteurs très humains. À l’origine, dit-il, le ‘‘Livre’’ était la ‘‘Bible’’ d’un groupe sécessionniste d’adventistes du septième jour, prétendument transmise par un ‘‘canal’’ à Wilfred Kellogg et publiée par le fondateur du groupe, William Sadler, psychiatre de Chicago. D’après Gardner, outre un fatras d’histoires biscornues à propos de planètes et de noms des anges, le ‘‘Livre’’ renferme bien des points de la doctrine adventiste. Sadler est mort en 1969, à 94 ans, mais son groupe lui a survécu. À l’origine, il avait commencé à gagner sa vie en travaillant pour le docteur John Harvey Kellogg, chirurgien adventiste, auteur d’ouvrages sur la diététique et la santé, et frère du magnat du flocon de maïs, William Keith Kellogg. Il s’agit des mêmes frères Kellogg dont on parlait (et se moquait) dans le film ‘‘Aux bons soins du Docteur Kellog’’. »
Je ne crois pas que « Le livre d’Urantia » est d’origine uniquement humaine. D’ailleurs, d’autres sources « psychiques » ont intégré certains éléments d’information que l’on trouve dans ce livre énigmatique. Certains passages du texte semblent cependant être directement inspirés des convictions adventistes…
4. Des incompatibilités radicales :
Dans « Porteurs de Vie et Elohim » (JMG éditions, 2019), je suis revenu sur le sujet du « Livre d’Urantia ». Les chapitres correspondants sont les chapitres III (Porteurs de Vie, Princes Planétaires et rébellion de Lucifer), IV (Adam et Eve, le Jardin d’Eden et la Tour de Babel) et V (Races de couleur et créatures médianes).
Dans le tome I : « Mondes habités et contactés », je consacre un chapitre au « Livre d’Urantia » (dont la première édition française avait été publiée sous le titre : « La cosmogonie d’Urantia »). Il s’agit là, dans la vaste production médiumnique, d’un texte totalement atypique. Je l’ai pour ma part classé, dans mon premier livre (« Communications interdimensionnelles », 2007), dans la catégorie D de ma petite classification des sources médiumniques (y compris le channeling), celle qui regroupe les cas « inclassables », la particularité de ces derniers étant de se différencier des autres par un contenu inconciliable, sur certains points fondamentaux, avec la grande majorité des autres sources. Je dois préciser la nature de ces incompatibilités avec l’immense majorité des autres sources « extraordinaires » (auxquelles il convient d’ajouter divers contacts extraterrestres comme ceux que je développe dans ma série « Civilisations extraterrestres ») :
– Dans la partie consacrée à l’histoire de la Terre, on ne trouve pas la moindre référence aux continents disparus de Mu (ou de la Lémurie) et de l’Atlantide, ce qui implique que, pour cette source, ceux-ci n’ont pas existé (ce qui est en contradiction totale avec une multiplicité d’autres sources – dont certaines extraterrestres).
– Cette source prétend, en opposition totale avec toutes les autres sources « extraordinaires », que la personnalité ne survit pas à la mort et qu’elle doit être ressuscitée (mais pas pour tout le monde !) : l’âme entrerait en sommeil après la mort, et la personnalité serait ultérieurement ressuscitée sur « le premier monde des maisons » (sic), l’être étant alors doté d’un « corps morontiel ». (Où sont passés le corps astral, la survie immédiate de la conscience, le Plan astral, etc. ?) En outre, et contrairement également à la grande majorité des autres sources, cette source prétend qu’il n’y a pas de survivance animale. (Fascicule 36, page 340 du tome I de « La cosmogonie d’Urantia ».) (On obtient pourtant, par exemple, des images de TCI – transcommunication instrumentale – d’animaux décédés !)
On lit, dans « La cosmogonie d’Urantia », qu’Adam vécut 530 ans, Ève étant morte 19 ans auparavant d’une faiblesse du cœur. Ils furent tous deux enterrés au centre du temple de service divin. Nous avons ensuite la référence au sort subi par Adam et Ève après leur mort, en conformité avec les allégations sur la survie totalement incompatibles avec les autres sources « extraordinaires » qui parlent entre autres, et à juste titre, de survie immédiate de la conscience après la mort :
« Ils ne restèrent pas longtemps dans l’oubli du sommeil inconscient des mortels du royaume. Le troisième jour après la mort d’Adam, le surlendemain de son respectueux enterrement, Lanaforge prescrivit un appel nominal spécial des survivants remarquables de la faute adamique sur Urantia. Ses ordres, confirmés par le Très Haut d’Edentia en fonction et ratifiés par l’Union des Jours de Salvington agissant au nom de Micaël, furent remis à Gabriel. En conformité avec ce commandement de résurrection spéciale portant le numéro 26 de la série d’Edentia, Adam et Ève furent ‘‘repersonnalisés’’ et reconstitués dans la salle de résurrection des mondes des maisons de Satania en même temps que 1316 de leurs compagnons de l’expérience du premier jardin. De nombreuses autres âmes loyales avaient déjà été transférées au moment de l’arrivée d’Adam sur Urantia, qui fut accompagnée d’un jugement ‘‘dispensationnel’’ des survivants endormis et des ascendeurs vivants qualifiés. »
Adam et Ève furent nommés plus tard membres du Conseil des 24 qui constitue actuellement « le corps de contrôle consultatif d’Urantia ». (17)
Ceci est à mettre en parallèle avec ces autres affirmations également totalement incompatibles avec la totalité des sources classiques faisant état de la communication avec des défunts :
« Lors de la mort de son sujet, l’Ajusteur de Pensée perd temporairement sa personnalité, mais non son identité, tandis que le sujet perd son identité, mais non sa personnalité ; sur les mondes des maisons, les deux se réunissent en une manifestation éternelle. Jamais un Ajusteur parti ne revient sur Terre avec l’identité de l’être qu’il avait précédemment habité. Jamais la personnalité n’est manifestée sans la volonté humaine ; et jamais un être humain séparé de son Ajusteur après la mort ne manifeste une identité active ou n’établit une communication quelconque avec les êtres vivants de sa planète natale. Ces âmes privées d’Ajusteur sont entièrement et absolument inconscientes pendant le court on long sommeil de la mort. Il ne peut se produire aucune manifestation d’aucune sorte de la personnalité, ni exister aucune aptitude à engager des communications avec d’autres personnalités avant le parachèvement de la survie. Les désincarnés qui vont sur les mondes des maisons n’ont pas l’autorisation d’envoyer des messages en retour à ceux qu’ils aimaient. Il est de règle dans tous les univers d’interdire ce genre de communications pendant la durée de la dispensation en cours. » (Un Messager Solitaire d’Orvonton, pages 1064-1065 du tome II de « La cosmogonie d’Urantia ».)
Tout cela est bien sûr formellement démenti par le nombre considérable de phénomènes qui attestent de : 1) La survie immédiate de la conscience après la mort (et l’inexistence d’une prétendue résurrection morontielle – mais pas pour tout le monde, en plus ! – dans un « monde des maisons »)… Voir par exemple les multiples récits d’expériences au seuil de la mort. 2) La réalité des communications avec la conscience des défunts, attestée par le nombre considérable de cas répertoriés de contacts avec l’Au-delà, par voie psychique et par voie technique (avec voix et images enregistrés à l’appui, grâce à la « transcommunication instrumentale »).
Ainsi, sur le sujet de l’après-vie, cette source diffère profondément (il existe d’autres oppositions aussi radicales sur d’autres points) de la totalité des autres sources (médiumniques, etc.) « extraordinaires ». Les références aux « survivants endormis d’Urantia », au fait d’être « rappelé » de « l’étreinte du sommeil mortel », à « l’oubli du sommeil inconscient des mortels », à « la salle de résurrection des mondes des maisons de Satania », au « jugement ‘‘dispensationnel’’ des survivants endormis », à la « repersonnalisation », sont autant de notions totalement étrangères – mais on pourrait faire un parallèle avec certains points de la doctrine adventiste ! – aux données « classiques » obtenues par de multiples sources (médiumnité, sorties hors du corps, transcommunication instrumentale, etc.) à propos des réalités de la survie de la conscience (qui concerne tout le monde et est immédiate, contrairement à ce qu’insinuent les sources énigmatiques du « Livre d’Urantia »), toutes ces sources s’accordant sur les points suivants :
- La survivance de l’âme concerne tout le monde et n’est pas subordonnée à certains critères.
- La survie de la conscience se produit immédiatement après la mort biologique et en aucun cas après une période plus ou moins longue (parfois très longue) d’inconscience totale ou de « sommeil ».
3. Il n’y a pas de « résurrection » ou de « repersonnalisation » (après le prétendu « sommeil ») sur des « mondes des maisons » (sic) localisés dans un autre système planétaire, le transfert de la conscience (ou du corps subtil) s’opérant, après la mort biologique, sur le Plan astral de notre planète, ce dernier interpénétrant, au niveau fréquentiel, le niveau physique de la planète.
4. Le descriptif de « l’après-vie », dans les multiples sources consultées (y compris les multiples récits d’expériences au seuil de la mort), ne cadre absolument pas avec les curieuses et aberrantes descriptions (que je ne peux pas détailler ici) que l’on trouve dans le « Livre d’Urantia ».
– Cette source particulière récuse en outre la possibilité de la communication avec les défunts (en opposition totale avec la totalité des catégories A, B et C), ainsi que la réincarnation – en opposition totale avec les catégories B et C, la catégorie C regroupant les cas de channeling et les sources « ésotériques » (théosophie, rosicrucianisme, etc. ). On notera, à ce propos, que William Sadler était opposé aux messages spirites, auxquels il donnait les explications « psychologiques » classiques du milieu rationaliste et athée, qu’il avait un passé d’adventiste (ainsi que certaines personnes de son entourage), et que les Adventistes ne croient pas, comme tous les pseudos « chrétiens » (qu’ils soient protestants ou évangélistes, comme c’est le cas ici, ou catholiques) à la réincarnation… Ceci expliquerait-il cela ?
– Le récit détaillé de la vie de Jésus ne correspond pas du tout avec celui que l’on trouve dans les autres sources « extraordinaires ». A noter d’ailleurs que toutes les sources « extraordinaires » se contredisent gravement à ce sujet, à propos de nombreux points de la vie de Jésus, ce qui rend tout à fait impossible de dire où se trouve la vérité.
J’ai l’impression que certaines personnes qui, d’une part, reconnaissent, comme moi, l’existence de continents disparus, de la réincarnation, de la communication avec les défunts, etc., mais qui, d’autre part, se réfèrent au « Livre d’Urantia », n’ont manifestement pas conscience de l’incompatibilité radicale d’une partie du « Livre d’Urantia » avec leurs convictions. Voici un exemple : Malou Panchèvre, responsable de Be Light Éditions, cite à diverses reprises, dans ses traductions de l’œuvre de Dolores Cannon, « Le Livre d’Urantia ». Pourtant, elle intègre comme moi, dans sa conception de la réalité, les mêmes éléments que les miens que l’on trouve notamment dans l’œuvre de Dolores Cannon :
Ainsi, on trouve, dans « Les Jardiniers de la Terre » (Be Light Éditions, 2017), une information très intéressante reçue par Phil lors d’une régression sous hypnose, une information que j’évoque, dans « Porteurs de Vie et Elohim », dans le chapitre : « L’implantation de la vie sur Terre selon Dolores Cannon ». Le sujet sous hypnose se réfère à « l’univers central » au « super-univers », au « point central de toute la création autour duquel tourne la totalité de la création », et il mentionne même « Havana ». C’est la traductrice (Malou Panchèvre) de l’édition française du livre qui a précisé, dans une note, que Dolores Cannon avait noté « Havana », en précisant entre parenthèses que cette dernière se basait sur ce qu’elle écoutait. Il était clair, note la traductrice, « qu’elle ne connaissait pas l’organisation du Multivers dont il est question dans le Livre d’Urantia ». Il s’agit en effet de Havona et non de Havana. Ceci est une confirmation qu’il y a bien une part de vérité dans le « Livre d’Urantia ». Cela va tout à fait dans le sens de mon impression initiale de 1974 (et qui m’est restée depuis, et même confirmée) : il y a du vrai dans « Le Livre d’Urantia », mais aussi du faux. Cependant, Malou Panchèvre donne l’impression de faire (elle ne cite pas le livre qu’une seule fois) comme si elle ignorait les points d’opposition radicale que je viens de mettre en exergue, alors qu’elle-même adhère au même corpus doctrinal que le mien ! En a-t-elle conscience ? Et ce constat vaut aussi pour d’autre personnes…
Ainsi que je l’ai mentionné plus haut, il s’avère que des sources de type C font aussi état de notions extraites du « Livre d’Urantia », comme c’est le cas, par exemple, pour l’entité pléiadienne Soria qui a été canalisée par la channel française Régine Fauze. Comme je le signale plus haut, en 2003 ou 2004 j’ai assisté à une séance de channeling de cette dernière et j’avais notamment apporté à cette occasion les trois tomes de « La cosmogonie d’Urantia » pour poser une question au sujet de ces incompatibilités (sachant que Régine Fauze n’a jamais mentionné dans ses livres le « Livre d’Urantia », alors qu’elle mentionne Urantia, les Superunivers, etc., tout en intégrant l’existence passée de l’Atlantide, la réincarnation, etc.). Curieusement, avant son channeling, Régine Fauze avait prévenu qu’elle n’allait pas pouvoir répondre aux questions ! (Je n’avais évidemment pas évoqué préalablement mon intention de poser des questions.) Peut-être qu’une partie de la réponse (donnée aussi dans le tome I) se trouve dans cette formulation de la source alléguée (Dieu) de Midaho, cette dernière ayant été informée que ces textes ont été donnés par des êtres d’une autre planète « dans un autre univers » (sic), que les informations sur l’Univers sont exactes, mais que le « reste n’a que peu d’intérêt, soit parce que ce n’est pas juste, soit parce que c’est transmis d’une façon qui ne correspond pas à votre pensée, et c’est donc ‘‘ininterprétable’’ ». (Les caractères gras sont de mon fait.)
Bien sûr, les personnes qui ne se réfèrent, comme « source extraordinaire », qu’au « Livre d’Urantia », qui suivent les cours de la Fondation Urantia (les cours étant accessibles sur le Web en diverses langues) et qui n’ont pas le recul nécessaire apporté par la connaissance de la multiplicité des autres sources « extraordinaires », qui n’ont donc pas intégré les concepts de communications avec les défunts, de réincarnation, de survie immédiate de la conscience pour tout le monde après la mort, de survivance animale, de l’existence passée de continents tels que la Lémurie (ou Mu) et l’Atlantide, adhèrent à la totalité du texte (présenté par ces étudiants comme « la cinquième Révélation ») sans se poser de questions, comme le font aussi la foultitude d’individus qui, sur la planète, adhèrent, « de façon inconditionnelle » et sans esprit critique, à la Bible, au Coran, etc. C’est un phénomène que l’on observe partout : les « aficionados » d’un auteur ou d’un enseignement adhèrent à l’ensemble du contenu de leur source préférée sans se poser des questions et sans procéder, contrairement à ce que je fais, au recensement et à l’étude comparative de l’ensemble des sources disponibles sans pour autant en privilégier une au détriment des autres…
Voici ce qu’a « canalisé » dans une vidéo datée du 13 mai 2020, à propos du « Livre d’Urantia », la channel Sandrine Buzin :
« Il y eut hélas certaines divagations. Comme pour tout livre, il y a du bon à prendre. Des sources divines en sont à l’origine, mais il y a eu aussi des captations erronées et déformées du message. Cela n’est pas dû volontairement au fait des canaux, des médiums, même s’il y a eu des erreurs d’interprétation, mais certaines formes de parasitage ont couru ça et là, afin d’en parasiter, d’en déformer la substance. Pour autant, le message concret reste pour une bonne part intelligible et bénéfique. Bien entendu, aujourd’hui votre sens critique, votre intuition, sont mis à l’épreuve afin de faire la part des choses dans ce qui vous parvient dans vos lectures, transmissions orales, initiations, et médias de l’information. Voyez cela comme un exercice pratique exerçant votre dynamique intuitive, en mettant de côté les jugements et l’ego. Vous avez raison de ne pas tout croire sur parole. Des informations fausses sont distillées ça et là, pas seulement dans le ‘‘Livre d’Urantia’’ qui en comporte. Disons que la source qui en est à l’origine a perçu à sa façon. Le canal qui a perçu ces informations à sa façon a pu aussi être l’objet de manipulations. » (Source : chaîne YouTube de Sandrine Buzin, vidéo du 13 mai 2020.)
On notera que cette information correspond à mon impression initiale lorsque j’ai pris connaissance, en 1974, de « La cosmogonie d’Urantia » : il y a, dans ce livre, des éléments vrais et faux. Si la source canalisée de Sandrine Buzin n’identifie pas les fausses informations qui y sont distillées, pas plus que celle de Midaho mentionnée plus haut, j’ai identifié, dans le présent texte, celles qui en font assurément partie. La question demeure donc : comment expliquer les incongruités (négation de la survie immédiate, de la communication avec les défunts, de la réincarnation, de l’existence passée de Mu et de l’Atlantide, etc.) dans le « Livre d’Urantia » ? Il est malheureusement impossible de répondre, sur Terre, à cette question, et on ne peut donc qu’émettre des hypothèses comme celles que j’ai faites dans ce texte : les fausses informations peuvent être associées à l’origine adventiste de certaines personnes ayant gravité atour de la rédaction du « Livre d’Urantia » et/ou à une influence « alien » négative (genre « Dracos ») mal informée ou trompeuse.
Courtney Brown
Le visionneur à distance américain Courtney Brown évoque, dans son livre « Cosmic Voyage », les « Midwayers » mentionnés dans The Urantia Book. Ces « Midwayers » correspondent manifestement à ceux qui sont appelés, dans la version française du livre, les Médians.
Courtney Brown précise que, dans le « Livre d’Urantia », les « Midwayers » sont des êtres qui vivent et travaillent sur notre planète.
Pour Courtney Brown, les Midwayers (c’est-à-dire les Médians) existent vraiment. Il précise cependant qu’il n’approuve pas le contenu du « Livre d’Urantia », ne sachant pas dans quelle mesure celui-ci peut être vrai. Ses propres recherches sur le sujet suggèrent cependant que beaucoup de choses, mais pas toutes, sont exactes. (Cette conclusion correspond à la mienne. Voyez, dans le tome I de « Civilisations extraterrestres », le chapitre : « Les Super-Univers, Havona, l’Île du Paradis et les mondes habités », ainsi que le chapitre : « L’Univers et les notes vibratoires ».) Cet ouvrage semble contenir, écrit-il – ce qui rejoint ma pensée -, une information fausse et manipulatrice mélangée à de l’information véridique, et il n’est pas facile, note-t-il, de distinguer ces deux types d’information sans des enquêtes approfondies de vision à distance. Par exemple, ajoute-t-il, les auteurs du livre semblent nier la possibilité de vies passées, ce qui n’est pas conforme à ce qu’ont permis de découvrir les données de la vision à distance. (J’ajoute personnellement : et ce qui n’est pas conforme, ainsi que sur d’autres sujets, avec la grande majorité des sources « extraordinaires », d’où ma classification de cette source très particulière dans la catégorie D des « inclassables »…)
Dans le Livre d’Urantia, le sujet d’Adam et d’Ève est abordé avec une connotation extraterrestre. Courtney Brown rapporte deux séances de RV (Remote Viewing ou Vision à Distance) pour lesquelles la cible concernait précisément Adam et Ève.
Lors de la séance de RV du 14 juillet 1994, Courtney Brown perçut une structure rapide et circulaire se mouvant avec une trajectoire un peu erratique de haut en bas, et se déplaçant vers ce qui semblait être une montagne en partie boisée. Il perçut un sapin. L’objet était une structure artificielle avec des êtres à l’intérieur ressemblant à des humains, à la fois mâles et femelles, et portant des uniformes. Ces êtres se trouvaient là à des fins d’observation et n’entraient pas en contact avec les humains. Ils faisaient leur rapport à la Fédération galactique. Le vaisseau était surtout rempli d’appareils volants. L’équipement médical qui se trouvait là était pour l’usage personnel, en cas d’urgence, des individus présents. Ces individus étaient apparemment végétariens. La nourriture se trouvant dans le vaisseau trouve son origine dans des jardins spatiaux et planétaires, dans des entrepôts sur des planètes. Amener de la nourriture sur Terre était problématique. Les problèmes concernaient la maladie et la possibilité de perturber l’activité humaine. Ces êtres font des visites régulières d’observation de la Terre. Il semble que ces gens aient autrefois opéré de façon active sur la Terre dans le cadre d’un programme génétique. Il s’agissait de scientifiques et de techniciens. Ils observaient comment le travail avançait, mais ils n’étaient pas autorisés à intervenir. Ils étaient engagés depuis longtemps dans un projet Terre. L’esprit du « visionneur à distance » se focalisa sur un couple particulier.
Lors de la séance du 16 septembre 1994, Courtney Brown perçut deux types d’individus, à la peau claire et à la peau foncée. Il perçut la présence d’une énorme source d’énergie et eut le sentiment que certains êtres près de cet endroit ne semblaient pas heureux. Autour du site, il y avait des machines à petite échelle, des pierres et des buildings. Les habitants semblaient bénéficier, pour la plupart d’entre eux, d’une vie calme. Courtney Brown nota la présence d’un être lumineux non-physique – cet être étant perçu comme une sorte de leader militaire -, ainsi que celle d’autres êtres qui n’étaient pas visibles. Il y avait, associée au leader, l’idée qu’une division s’était récemment produite. Deux camps s’étaient formés, le camp minoritaire étant loyal aux autorités distantes.
Courtney Brown « se trouva » sur une plage près de la mer, un homme et une femme se trouvant là, avec, plus loin, d’autres êtres. Ces deux individus, qui travaillaient avec les indigènes présents, leur enseignaient des choses qui concernaient le processus de reproduction et les préférences relatives à l’accouplement. Ces deux individus voulaient engendrer une nouvelle et unique race. Ils avaient planifié d’accélérer le processus naturel et d’obtenir des mutations, mais le programme s’égara, ce projet n’ayant pas été, au début, bien planifié. L’idée de précipiter l’évolution fut une erreur… Loin d’être des nigauds nus courant à travers les bois, Adam et Ève furent les directeurs de projet d’un programme génétique destiné aux Terriens. Au final, le couple fut présenté comme étant à l’origine de la race humaine. En un sens, ceci est partiellement vrai, puisqu’il a été associé à un projet de manipulation du matériel génétique humain.
Adam et Ève vivent encore aujourd’hui, à la fois sur un plan physique et sur un plan « subtil ». Ils n’interfèrent pas avec les activités des Gris. (18)
Conclusion
J’ai évoqué les problèmes posés par cette source particulière qu’est le « Livre d’Urantia » : son incompatibilité totale avec les autres sources « extraordinaires » à propos de certains éléments fondamentaux (après-vie, négation de continents disparus, de la communication avec des défunts et de la réincarnation, etc.). D’un autre côté, les éléments spécifiques à cette source (à propos de la rébellion de Lucifer, d’Adam et d’Ève, des Princes Planétaires, etc.) s’avèrent intéressants… Il est malheureusement impossible de connaître le pourquoi des incompatibilités mentionnées.
On notera en outre qu’il n’y a pas, dans le « Livre d’Urantia », la moindre mention de visites extraterrestres dans le passé de l’humanité, à l’exception des intervenants spécifiques à cette source (l’état-major corporel du Prince Planétaire, Adam et Ève). On nous parle de « transport séraphique » et de dématérialisation/rematérialisation des corps notamment d’Adam et d’Ève, mais pas de voyageurs extraterrestres venant sur Terre à bord de vaisseaux de l’espace, contrairement à de très nombreuses sources, y compris celles réputées extraterrestres (voir les divers tomes de « Civilisations extraterrestres »), qui font état de la venue, dans le passé de l’humanité, de nombreuses espèces « aliens » qui sont intervenues sur notre planète. Il faut avoir à l’esprit que les « révélations » du « Livre d’Urantia », déjà prévues de longue date, ont été transmises dans la première moitié du vingtième siècle, à une époque où on ne parlait pas encore de « soucoupes volantes » (l’expression remonte à juin 1947), et ce, même si le livre a été publié en 1955 (l’année de ma naissance). De plus, ces « révélations » concernent l’histoire du passé de l’humanité en lien avec les événements relatés (rébellion luciférienne, etc.), lesquels ne sont pas nécessairement incompatibles – si toutefois ces révélations sont conformes à la réalité – avec les interventions extraterrestres non mentionnées.
Alain Moreau
Références :
1. Paul Misraki, « Des signes dans le ciel », éditions Labergerie, 1968, p. 229-231.
2 Jacques Vallée, « Ovni : la grande manipulation », éditions du Rocher, 1983, p. 159-167.
3. Massimo Introvigne, « Le New Age – Des origines à nos jours », éditions Dervy, 2005, p. 89.
4. « Top Secret », n° 99, octobre-novembre 2018, p. 35-39.
5. Anne et Daniel Meurois-Givaudan, « Récits d’un voyageur de l’Astral », éditions Arista, 1983, p. 265.
6. Ann Valentin et Virginia Essene, « Révélation cosmique », éditions Louise Courteau, 1991, p. 24.
7. Eric Klein, « L’escalier de cristal. Guide pour l’Ascension », éditions Résonances, p. 41-42.
8. « Dialogues sur l’Éveil – Communion avec le Christ », éditions Vesica Piscis, 2000, p. 135-136. Ce livre a aussi été édité, en 2010, aux éditions Ariane, sous le titre : « Dialogue avec Jésus ».
9. Ysaliâ Marie, « Mémoires magdaléennes », Les Éditions des 3 monts, 2006, p. 146-147.
10. Midaho, « Dialogues avec Dieu », tome 2, éditions Hélios, 2001.
11. Soria, « Les grandes voies du Soleil », éditions Ariane, 2001.
12. Midaho, op. cit., p. 145.
13. Kirlion, « Messages de Star Fleet. 2002. Phase A. L’Ascension », éditions Les Sentiers de Saint- Jean, 2001, p. 30, 61.
14. Jacques Vallée, op. cit., p. 159.
15. Benjamin Creme, « La mission de Maitreya », tome 2, Association Partage, 1995, p. 625.
16. « La cosmogonie d’Urantia », 3 tomes, éditions Urantia, 1971-1972.
17. « La cosmogonie d’Urantia », tome II, p. 740-745.
18. Courtney Brown, chapitre 20 de « Cosmic Voyage », www.courtneybrown.com

