Un texte d’Alain MOREAU

Une formulation récurrente dans les médias mainstream : Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

Page 17 (et à la quatrième page de couverture) d’un livre (qui regroupe le contenu de trois précédents livres de l’auteur) d’André.AS paru en décembre 2025 : Ingénieries cosmiques – Preuves interdites des archives officielles (livre disponible sur Amazon), l’auteur écrit que la science officielle considère encore l’existence de civilisations extraterrestres comme improbable. Ceci s’avère hélas exact si l’on se réfère à un cas extrême comme celui de l’astrophysicien Jean-Pierre Bibring, lequel soutient de façon absurde que notre planète a le monopole de la Vie, cet astrophysicien rétrograde étant l’auteur, aux éditions Odile Jacob, de Seuls dans l’Univers (2022). Le journaliste Robert Roussel a adressé à cet adepte de l’absurde thèse de notre « solitude universelle » une « lettre ouverte » dans le numéro 16 de la revue Ovnis, Science et Histoire. Le manque total d’ouverture aux multiples récits des rencontres rapprochées et des contactés, et l’ignorance délibérée du vaste corpus informationnel associé, ainsi qu’une compréhension faussée (athéisme) du sens de la vie – la multiplicité des mondes habités (excluant toute intervention du « dieu hasard » dans l’émergence de la vie), l’existence d’une Source dispensatrice de vie et la survie de la conscience après la mort étant corrélées -, sont responsables de cette vision nihiliste et fantaisiste de ce scientifique. Pour cet esprit rétrograde, il est impossible qu’il y ait de la vie en dehors de la Terre, le vivant étant censé être spécifique à notre planète ! Quelle absurdité ! Il va même jusqu’à dire que c’est criminel de penser que la vie pourrait s’exporter ailleurs ! Encore une absurdité. Je ne peux qu’être d’accord avec le commentaire à ce sujet de François Iksmada dans l’introduction de son intéressant livre (Les OVNIS et l’humanité) paru en 2025 :

« J’ai envie de lui répondre : si la vie existe sur Terre, c’est parce qu’elle a été exportée depuis ailleurs vers notre planète ! »

En février 2026, une déclaration de l’ancien président américain Barack Obama a attiré l’attention de nombreuses personnes. Il a en effet déclaré que les aliens existent (tout en précisant qu’ils n’étaient pas dans la Zone 51). Néanmoins, Obama a ultérieurement clarifié ses propos sur Instagram, comme cela est précisé dans un texte (daté du 17 février 2026) lu sur le site Web de BTLV :

« Il a donc précisé sa pensée en soulignant que, statistiquement, l’univers étant immense, il y avait de fortes chances que la vie existe ailleurs. Toutefois, il a ajouté que les distances entre les systèmes solaires étaient si grandes qu’il était peu probable que des extraterrestres nous aient déjà rendu visite. »

En d’autres termes, Obama ne fait qu’entériner la position classique des astronomes et astrophysiciens qui réfutent une présence extraterrestre sur Terre en prenant comme prétexte les grandes distances interstellaires censées rendre impossible le déplacement dans l’espace. Il n’y a donc, dans la position d’Obama, rien de nouveau « sous le soleil ». Obama, comme les astronomes et bien d’autres individus, sont non seulement incapables de concevoir que des civilisations beaucoup plus avancées (car beaucoup plus anciennes) sur le plan technologique ont trouvé des moyens de déplacement dans l’espace qui court-circuitent les distances interstellaires – et ils en sont donc restés au stade des « pétaudières » de la NASA et de Space X, incapables de concevoir autre chose ! -, mais ils ne tiennent pas non plus compte, par ignorance et par parti pris, de la foultitude de récits (rencontres du troisième type, enlèvements extraterrestres et récits de contactés, notamment) qui attestent de la présence extraterrestre sur notre planète, à l’époque présente, certes, mais aussi depuis des temps immémoriaux (voir à ce sujet ladite « théorie des anciens astronautes »). Beaucoup de prétention, d’ignorance et d’incompétence, dans tout cela, sur un sujet aussi fondamental.

Le 20 février 2026, les déclarations d’Obama et de Trump (qui a dit qu’Obama avait divulgué des informations classifiées, ce qui n’est pas exact) ont été évoquées sur LCI. L’ignorance et l’incompétence classiques en la matière a été bien représentée, dans cette séquence, par Anne Nivat, laquelle a dit ne pas croire aux extraterrestres…

En matière de vie extraterrestre, les mentalités n’évoluent pas dans les médias mainstream. Ainsi, par exemple, une journaliste de BFMTV a posé la question : « En quoi est-ce si important de savoir si nous sommes seuls dans l’univers ? ». C’est dire le niveau… C’était le 18 février 2021, à l’occasion de l’atterrissage sur Mars du rover américain Persévérance. Les intervenants sur les chaînes concurrentes CNEWS et LCI n’ont pas été meilleurs. Ainsi, Jean-Luc Dauvergne, journaliste à Ciel et Espace, a dit, sur LCI, que personne ne peut dire si la vie est une loi universelle ou si elle n’existe que sur Terre, ce qui est totalement faux pour tous ceux qui, comme moi, s’intéressent de longue date aux dossiers ufologiques et aux multiples sources faisant état d’une présence extraterrestre dans le passé et dans le présent de la Terre. Dans le numéro 12 (mars-avril-mai 2022, page 48) d’Inexpliqué, l’intervieweur de Stefanie Milam (une astrobiologiste à la NASA) a demandé à celle-ci si le télescope spatial James Webb allait enfin « nous apporter la réponse à la question qui obsède » les humains depuis des siècles, à savoir : « sommes-nous seuls dans l’Univers ? ». De même, Nicolas Hulot a dit en août 2021 sur BFMTV : « La Terre est, jusqu’à preuve du contraire, le seul endroit de l’univers où la vie s’est développée »… Contrairement à ce qu’a dit Michel Chevalet (à l’occasion des obsèques des frères Bogdanov), le 10 janvier 2022 sur CNEWS, l’idée que « nous ne sommes pas seuls » n’est pas une hypothèse, mais bien un fait incontournable, compte tenu de l’existence de milliards de planètes dans l’Univers, ainsi que de l’étude des dossiers ufologiques et des récits de contactés.

Il n’y a pas que les sempiternelles questions surannées du genre : est-ce que la vie existe ailleurs ? Nous avons aussi les non moins sempiternelles références au paradoxe de Fermi : pourquoi « ne sont-ils pas là » ? Divers auteurs, dont moi-même, ont répondu dans leurs écrits à ce prétendu paradoxe constamment évoqué par les astronomes/astrophysiciens. La réponse à ce fameux paradoxe est simple : « ils » sont bien là, et depuis fort longtemps – il suffit, pour s’en rendre compte, de s’intéresser au vaste dossier OVNIs et à la « théorie des anciens astronautes » -, et, s’ils ne se manifestent pas officiellement, c’est pour respecter le non moins fameux principe de non-interférence ou de non-ingérence… (Quant aux éventuels êtres « négatifs », ils ont de bonnes raisons de se cacher, compte tenu de la nature de leur agenda.)

Les revues de vulgarisation scientifique ne sont pas en reste en ce qui concerne la présentation tendancieuse des dossiers concernant les OVNIs et l’ufologie. Ainsi, page 55 du numéro Hors-Série de juillet-septembre 2021 de Ciel et Espace, le « rationaliste » Jean-Michel Abrassart déclare péremptoirement qu’on sait aujourd’hui que l’incident près de Roswell s’explique par un ballon Mogul… Cette affirmation, qui renvoie en fait à un rapport américain publié dans les années 1990, est bien sûr fausse car elle ne tient pas compte des nombreux éléments et témoignages recueillis par des témoins du crash survenu en juillet 1947 et qui contredisent totalement cette affirmation. La bibliographie, à ce sujet, est abondante, et il suffit de se référer notamment aux livres de Gildas Bourdais, Thomas Carey, Donald Schmitt, Anthony Bragaglia, Michael Hesemann, Stanton Friedman, et de l’ex-lieutenant-colonel de l’US Air Force Kevin Randle, pour infirmer l’affirmation de Jean-Michel Abrassart. Je conseille, à propos de Roswell, la vidéo de NUREA TV avec Gildas Bourdais (émission diffusée le 22 février 2022) : Roswell : Un crash d’OVNI au Nouveau-Mexique ?, ainsi que le livre de James Clarkson (avec une préface de Tom Carey), publié en français en janvier 2022 par Flying Disk France et consacré à June Crain, un témoin-clé de l’affaire Roswell : June Crain, l’Air Force et les OVNIs : Secrets de la Base Wright-Patterson 1942-1952. (Livre disponible sur Amazon.)

Sur le site futurasciences.com, le traitement du sujet OVNIs est extrêmement minimaliste et réducteur, comme il fallait s’y attendre de la part d’un organe de presse numérique mainstream. Ainsi, la journaliste Nathalie Mayer évoque brièvement, dans un petit texte mis en ligne le 14 juillet 2021, le rapport au Congrès américain publié le 25 juin 2021, et rédigé par le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), sur les observations d’OVNIs ou PAN. Elle écrit qu’on associe volontiers les PAN à l’incident de Roswell et à la Zone 51, aux théories du complot, aux crop circles ou encore aux histoires d’enlèvements par des extraterrestres, et elle ajoute ce commentaire : « Des histoires ‘‘à dormir debout’’ auxquelles les chercheurs hésitent évidemment à associer leur nom. » Contrairement à ce qu’insinue cette journaliste, les enlèvements extraterrestres et l’incident de Roswell, par exemple, ne sont absolument pas des « histoires à dormir debout », les abductions ayant été vécues par de nombreuses personnes dont les récits se recoupent d’ailleurs souvent. Elle écrit que plus de la moitié des observations peuvent être attribuées à des météores ou d’autres phénomènes tout à fait naturels, et que le PAN le plus courant serait la planète Vénus que certains imaginent parfois bouger d’avant en arrière et se déplacer assez rapidement dans le ciel. Or, ce genre de méprises n’a strictement rien à voir avec les authentiques OVNIs.

Dans le numéro de juillet-septembre 2021 de Science et pseudo-sciences, la revue (celle de l’AFIS) des « rationalistes » français, la romancière (science-fiction, fantasy) Irène Delse écrit que l’influence de la fiction populaire sur l’imaginaire d’une époque est un champ de recherche « qui a déjà éclairé une partie du folklore ufologique », et note qu’il y a « des similarités frappantes entre les récits de rencontre avec des créatures ou engins extraterrestres, et la façon dont ceux-ci sont représentés dans les médias de l’époque ». Elle évoque les illustrations, dans les années 1930 et 1940 aux États-Unis, des magazines de fiction et des bandes dessinées qui ont popularisé « l’image d’un vaisseau en forme de disque bien avant le premier témoignage en 1947 sur des ‘‘soucoupes volantes’’ », et elle mentionne aussi l’enlèvement de Betty et Barney Hill par des extraterrestres ayant une tête globuleuse et des yeux étirés vers les tempes (ceux appelés aujourd’hui « petits Gris »), ce récit ayant été rapproché « de façon convaincante », écrit-elle, d’un épisode de la série Au-delà du réel (Outer Limits, 1963-65). Et de rajouter que les créateurs de la série ont pu s’inspirer eux-mêmes du roman Les Premiers Hommes dans la Lune de H. G. Wells, où les héros rencontrent des Sélénites de petite taille, à la peau grise et aux yeux protubérants. Se référant à Howard P. Lovecraft, elle écrit que les visiteurs extraterrestres dépeints par celui-ci sont, au mieux, indifférents, la coloration négative associée étant, dit-elle, plus proche « des théories du complot sur l’affaire Roswell ou la Zone 51 ». En voilà encore une (mais ceci est inévitable dans le milieu pseudo rationaliste) qui (à propos du crash près de Roswell) confond la dissimulation d’une vérité pour des raisons de sécurité nationale et d’appropriation de matériaux d’origine exotique, et un complot ! Elle parle de « mythologie de Roswell et de la Zone 51 », de petits Gris « déjà rencontrés dans ‘‘X-Files’’ et inspirés par ‘‘Au-delà du réel’’ et, indirectement, par ‘‘Les Premiers Hommes dans la Lune’’ de Wells ».

Cela pose le problème des rapports entre « science-fiction et soucoupes volantes », un thème que j’évoque moi-même dans le premier chapitre de Mondes habités et contactés (JMG éditions, 2016), le tome 1 de Civilisations extraterrestres. Gildas Bourdais a noté qu’un examen rapide des influences réciproques entre science-fiction et OVNIs nous invite à faire le constat « que ce sont essentiellement » les OVNIs qui ont inspiré la science-fiction, et non l’inverse… Je note pour ma part qu’il n’est pas du tout venu à l’esprit des commentateurs que les auteurs de science-fiction (ou certains d’entre eux) aient pu être inconsciemment inspirés par des sources non-physiques, le but recherché étant de sensibiliser les gens à des réalités de nature extraterrestre. Certaines sources « extraordinaires », que je cite dans le tome 1, vont dans ce sens…

On notera, chez les soi-disant rationalistes, une tendance généralisée à mettre sous l’étiquette de « théories du complot » certains dossiers qui, comme le crash près de Roswell, ne relèvent pas, en réalité, de cette catégorie. C’est par exemple visible dans une BD (« J’ai vu les soucoupes ») de Sandrine Kérion…

L’Univers est immense. Il contient des milliards de galaxies, chacune d’entre elles contenant des milliards de planètes. La première exoplanète, appelée 51 Peg b, fut annoncée le 6 octobre 1995 par Michel Mayor et son équipe du Département d’Astronomie de l’Université de Genève autour de l’étoile 51 Pegasus. Dix ans plus tard, 170 exoplanètes étaient recensées. Fin 2024, plus de 7350 exoplanètes ont été identifiées. Pour toute personne sensée, il va de soi que la vie, et notamment la vie intelligente, s’est développée sur un grand nombre d’exoplanètes (planètes extérieures à notre système solaire). Imaginer que, dans cette immensité sidérale, seule notre planète serait habitée, relève de l’absurdité la plus totale (à mettre au même niveau que la référence, par des « décérébrés », à la Terre plate). Les planètes habitables sont faites pour être habitées, elles ne servent pas de décor cosmique ! Mais en dépit de cette vérité évidente, les médias continuent à poser cette sempiternelle question stupide : Sommes-nous seuls dans l’Univers ? J’ai même entendu une fois une jeune journaliste dire sur BFMTV : « En quoi est-ce si important de savoir si nous sommes seuls dans l’univers ? ». C’est dire le niveau… C’était le 18 février 2021, à l’occasion de l’atterrissage sur Mars du rover américain Persévérance.

Le problème vient du fait qu’en matière de recherche de vie extraterrestre, les médias (qu’ils soient scientifiques ou pas) n’accordent du crédit qu’au discours des astronomes et des exobiologistes, friands en interrogations et en spéculations. Lorsqu’ils sont interrogés sur le thème des OVNIs ou PANs, les « scientifiques » en sont réduits à ressortir le discours classique extrait de « l’analyse » du GEIPAN ou du Pentagone (en 2024), « expliquant » que la grande majorité des observations s’avèrent expliquées. Quant au reste, on fait miroiter d’éventuels phénomène naturels inconnus ou des engins terrestres « non conventionnels ». C’est ce type de discours que j’ai notamment entendu, en février 2025, en visionnant un passage d’une interview de l’astrobiologiste Nathalie Cabrol. Cette dernière ne connaît rien en matière d’ufologie. Le dossier OVNIs est vaste et ne se limite pas aux considérations basiques et convenues de Cabrol.

L’abîme existant entre le discours scientifique/mainstream et le contenu de mes livres et articles consacrés aux OVNIs et aux contactés est parfaitement illustré par un petit texte publié le 17 mai 2025 par « la rédaction FUTURA » (sic), sur le site futura-sciences.com. Titre de ce texte : « Pourquoi croire aux visites d’extraterrestres est devenu si courant (et inquiétant) ? » La prose utilisée dans ce texte est caractéristique d’une certaine pseudo élite intellectuelle et scientifique : « inquiétant », « aucune preuve scientifique tangible ne vient étayer ces convictions », « adhésion sans fondement », « paradoxe entre l’absence de preuves scientifiques et la force des convictions populaires », « explosion des croyances ovni face au vide scientifique », « absence totale de preuves scientifiques confirmant l’existence d’extraterrestres, sans parler de visites sur notre planète », « problème sociétal significatif », « confusion entre témoignages anecdotiques et preuves scientifiques » qui « alimente un cycle pour lequel l’absence d’explication immédiate devient automatiquement une ‘‘preuve’’ d’origine extraterrestre », « déformation des récits indigènes », appropriation et « distorsion des mythologies indigènes », « tentation de combler les lacunes par des certitudes infondées », « la conviction de visites aliens sans preuves tangibles représente un glissement problématique ».

On voit que cet individu assène souvent son « argument massue » : l’absence de preuves scientifiques. Il est incapable de concevoir (car pour lui ce ne serait que du « complotisme ») que ces preuves existent bien, mais qu’elles sont dissimulées au public (et à la communauté scientifique en général) pour des raisons de sécurité nationale et… mondiale, compte tenu des répercussions considérables qu’aurait ce genre de divulgation officielle sur divers secteurs : scientifique, religieux, etc. Dans son ouvrage intitulé : Extraterrestres. Contact et impact (JMG éditions, 2006), Christel Seval a fait une excellente analyse des différents types d’impacts consécutifs à un contact officiel avec des êtres extraterrestres : l’impact événementiel, l’impact émotionnel, l’impact religieux, l’impact économique, l’impact « politicosocial ». Je n’ai pas ici la place de développer ces points – il y a sur le présent site Web, à ce propos, un long texte (également dans la rubrique «  Présence extraterrestre ») : «  Extraterrestres. Le problème du non-contact » -, mais je précise que ce type d’analyse est également applicable au simple fait de reconnaître officiellement une présence extraterrestre dans notre environnement planétaire. En outre, quand il est question de rétro-ingénierie à partir de vaisseaux crashés, on va garder pour soi ce que l’on peut tirer de cette technologie exogène ! Quant aux preuves individuelles, elles sont fréquentes, comme le savent les personnes ayant eu des contacts avec des extraterrestres…

Parler d’« adhésion sans fondement » et de « certitudes infondées » est totalement inexact, car les personnes convaincues d’une présence extraterrestre se fondent au contraire sur une foultitude de données : témoignages de pilotes, de militaires, de « lanceurs d’alerte », de contactés, etc., sans oublier certaines photos et vidéos.

Si on peut parler de « témoignages anecdotiques » dans le cas, par exemple, de la vision de lumières en déplacement dans le ciel nocturne, il en va différemment pour les récits circonstanciés de témoins de rencontres rapprochées, y compris les RR3 avec la vision d’« ufonautes », sans oublier les récits de contactés. De même, « l’absence d’explication immédiate » s’applique à certaines observations n’ayant pas de caractère d’étrangeté élevé, comme dans le cas de lumières nocturnes, car des drones, etc., peuvent en rendre compte. C’est sur des cas à « haute étrangeté », avec des récits circonstanciés et ne prêtant pas à confusion, qu’il faut se baser pour étayer sa conviction en la réalité de visites exogènes. Et, alors, « la conviction de visites aliens sans preuves tangibles » ne représente aucunement « un glissement problématique ». Et tout cela n’a, bien sûr, rien d’« inquiétant » (sic), contrairement à ce qu’insinue cet individu.

Laissons de côté le « problème sociétal significatif », cette expression étant inadéquate dans le contexte d’une conviction quant à la réalité d’une présence extraterrestre.

L’individu anonyme écrit aussi que cette dynamique « s’inscrit dans un contexte plus large de théories du complot, dont les conséquences peuvent être préoccupantes », et il justifie cela en invoquant l’érosion de la confiance dans les institutions démocratiques, le « risque d’actions extrêmes comme les appels à prendre d’assaut la Zone 51 » (il ne faut quand même pas exagérer, c’était un non-événement !), l’« interférence avec la communication scientifique légitime » (comme si seule la communication scientifique avait droit à la parole – et en quoi cette communication dite « scientifique » serait-elle légitime ?), la « propagation de récits pseudo historiques ». Un sous-titre est ainsi formulé : « Vers une approche plus critique du phénomène ovni », l’individu déclarant qu’il devient crucial de distinguer « entre divertissement fictif et affirmations présentées comme factuelles », ce qui ne veut rien dire. Au passage, l’auteur anonyme écrit que l’observation d’un OVNI par Jimmy Carter s’explique comme étant « probablement la planète Vénus », et il évoque notamment Alexander Kazantsev qui avait interprété l’événement de la Toungouska comme l’explosion d’un vaisseau extraterrestre.

Le commentateur fait ce petit « commentaire psychologisant » et simpliste : « La fascination pour les OVNIs reflète peut-être notre désir profond de ne pas être seuls dans l’Univers. » Et il en profite pour ajouter que « cette quête légitime mérite d’être poursuivie avec rigueur scientifique plutôt qu’à travers des récits sensationnalistes ». Et qu’est-ce qui offre cette « rigueur scientifique » ou « approche méthodique » ? C’est bien sûr, pour cet individu, l’astrobiologie, « discipline scientifique dédiée à l’étude de la vie extraterrestre potentielle ». En réalité, les récits dits « sensationnalistes » (sic) apportent considérablement plus d’informations sur la vie extraterrestre que les spéculations et théories des « astrobiologues ».

L’auteur anonyme en est resté, comme ses collègues journalistes scientifiques, au postulat éculé selon lequel les distances interstellaires colossales « rendent improbable que notre premier contact avec des civilisations extraterrestres se fasse via une visite plutôt que par des signaux détectés depuis des planètes lointaines ». Il y a, dans cette formulation, classique chez la pseudo élite intellectuelle en matière de vie extraterrestre (potentielle seulement selon cette « élite »), une double ineptie. D’abord, il y a l’incapacité, chez ces individus, à concevoir que des civilisations ayant des centaines ou des milliers d’années, voire plus, d’avance sur la civilisation terrestre actuelle, aient pu développer des technologies de déplacement dans l’espace qui raccourcissent considérablement la durée du voyage spatial. (Divers contactés ont d’ailleurs fait état de modes de déplacement rendant obsolètes les vues étriquées des négateurs d’une présence extraterrestre.) Ensuite, les programmes de détection radioélectrique (SETI) n’ont rien donné depuis que ces programmes ont été mis en place, et il y a de bonnes raisons à cela. Je renvoie à ce sujet au récit du contacté danois Rene Erik Olsen que j’évoque, sur ce site Web, dans un texte (« Voyage sur une exoplanète ») de la même rubrique « Présence extraterrestre », et que je détaille dans 7 chapitres de mon livre intitulé Aliens et exoplanètes paru en 2025 chez JMG éditions. Olsen a été informé que les cultures les plus avancées construisent des systèmes afin de ne pas être découvertes par des civilisations moins développées. Cela est principalement fait pour ne pas révéler la signature de leurs civilisations à toute culture indésirable qui pourrait désirer le contact avant qu’il ne soit judicieux de faire ce premier contact…

Les scientifiques qui recherchent de la vie extraterrestre par des radiotélescopes ne s’intéressent pas aux récits de rencontres extraterrestres et de contactés qui témoignent pourtant de l’existence d’une présence extraterrestre sur Terre, et ce, depuis des temps immémoriaux. Pour avoir des informations sur les autres formes de vie dans l’Univers, il est nécessaire de se détourner des spéculations des astronomes/astrophysiciens et des universitaires pour s’ouvrir à un large éventail de sources « extraordinaires » qui comprennent notamment les récits de rencontres rapprochées avec des « ufonautes » (RR3 et RR4), ainsi que les récits de contactés qui font l’objet du présent livre et de sa suite. Contrairement à ce qu’a dit Michel Chevalet (à l’occasion des obsèques des frères Bogdanov), le 10 janvier 2022 sur CNEWS, l’idée que « nous ne sommes pas seuls » n’est pas une hypothèse, mais bien un fait incontournable, compte tenu de l’existence de milliards de planètes dans l’Univers, ainsi que de l’étude des dossiers ufologiques et des récits de contactés.

Il existe un véritable abîme (qui en l’occurrence se mesure en années-lumière !) entre le discours matraqué dans les médias mainstream et prétendument « sérieux », qui nous ressortent constamment les interrogations/spéculations des astronomes et exobiologistes, seules sources considérées comme fiables par ces médias, et le contenu de mes livres et articles consacrés à la présence extraterrestre. et de mes autres livres qui font état de sources et de concepts qui n’entrent pas du tout dans le discours académique et universitaire de notre époque. Jusqu’à quand ?

De façon plus générale, la « science officielle » (en l’occurrence, ici, les astronomes/astrophysiciens et les exobiologistes) s’interroge sur l’existence ou non de civilisations extraterrestres. En tout cas, la question qu’il convient de se poser est : comment peut-on prendre au sérieux (ce qui est à mettre au même niveau que les défenseurs « décérébrés » de la Terre plate !) notre « possible solitude universelle », seule notre planète étant censée abriter une civilisation (le développement de la vie sur la Terre étant considéré chez ces gens-là comme la conséquence de simples hasards) parmi les milliards de planètes de l’Univers, lesquelles seraient donc toutes dépourvues de vie intelligente ? Comment des individus censés être « intelligents » peuvent-ils se poser cette question de notre « solitude cosmique » ? Combien de fois ne lit-on pas ou n’entend-on pas cette formulation inepte : Sommes-nous seuls dans l’Univers ?, comme dans le titre d’une émission diffusée sur RMC Life le 14 mars 2026 ? (Autant demander : La Terre est-elle plate ?) Même ineptie dans le titre d’un documentaire de Secrets de la science diffusé le 19 mai 2026 sur France 2, le titre étant encore : Sommes-nous seuls dans l’Univers ? On lit, dans un texte (d’Hacène Chouchaoui) de Télé 7 Jours (avec pour titre : Y a-t-il la vie ailleurs ?) évoquant cette émission, que « malgré les milliers d’exoplanètes découvertes et les progrès des outils d’observation et d’écoute, la question d’une vie extraterrestre n’a toujours pas été résolue », et croire qu’il y a la vie au-delà de la Terre « relèverait plus de la conviction que de la science ». S’agissant de la vie sur des exoplanètes, un astrophysicien a dit : « On n’en sait rien, mais on mène l’enquête. » Telle est la position des tenants de l’orthodoxie scientifique limitée aux maigres moyens d’investigation de l’astronomie contemporaine. S’agissant des rapports de type GEIPAN et Pentagone, seules références des médias mainstream, on nous ressort bien sûr que seuls 3 à 4% des cas « demeurent des mystères », et, dans le documentaire, le commentateur (Jean Reno) dit que la quasi-totalité des cas trouve une explication (avec la mention de Starlink, de lanternes thaïlandaises, de drones, de reflets de l’ISS, etc.). On évoque dans ce documentaire le paradoxe de Fermi (1950), le GEIPAN (avec deux cas expliqués : hélicoptère avec un projecteur et fusée larguant un élément) et le Pentagone (avec la mention en 2017 de la vidéo d’un PAN observé par des pilotes). On voit aussi des images d’archives montrant Jean-Claude Bourret, des photos et une vidéo d’OVNIs (13 juin 2011), l’observation de Kenneth Arnold (1947), des illustrations d’ufonautes, ces derniers éléments intéressants étant malheureusement noyautés par les conclusions du GEIPAN et du Pentagone, aucun ufologue n’étant évidemment consulté. A la fin, on entend le jeune ingénieur de la NASA dire bêtement (comme ses collègues du documentaire) qu’il est trop tôt pour répondre à ces questions : Y a-t-il une vie ailleurs, sommes-nous seuls dans l’Univers ? Le problème vient simplement du fait que ces individus ne croient qu’à ce qu’ils peuvent mettre en évidence par leurs propres moyens d’investigation et qu’ils ignorent ou rejettent l’existence, par exemple, d’une multiplicité de témoignages, dont les rencontres rapprochées du troisième type, qui accréditent la présence de visiteurs de l’espace, les récits les plus significatifs étant bien sûr ceux des contactés.

Religion et vie extraterrestre

Dans le domaine religieux, ce n’est pas mieux, ce qui n’a rien de surprenant, l’obscurantisme religieux étant, avec le scientisme, une bien triste réalité. Ainsi, sur CNEWS, dans une émission du magazine télévisé En quête d’esprit (magazine diffusé le dimanche), le 31 octobre 2021, j’ai entendu André Léonard, archevêque émérite de Bruxelles, dire, en parlant de la Terre, qu’il n’y en a qu’une à porter la vie dans l’immensité du cosmos, ce qui constitue une absurdité totale. (Et à propos de la réincarnation, il a dit que c’était une mauvaise réponse à une vraie question, sa réponse faisant intervenir le purgatoire : c’est « l’amour de Dieu qui va purifier, pas la réincarnation qui va réaliser cet objectif ». Cette formulation est totalement absurde, mais la réincarnation n’est pas le sujet du présent livre…) Dans le n° 11, de janvier-février 2022, de la revue Inexpliqué, on trouve en exergue, en page de couverture, cette déclaration de Guy Consolmagno, le directeur de l’observatoire astronomique du Vatican : « Une chose est certaine : je baptiserais un extraterrestre s’il me le demandait… » Cette formulation montre le caractère présomptueux de ces hommes de religion qui s’imaginent que des êtres ayant des centaines, des milliers ou des millions d’années d’avance sur le niveau scientifique et spirituel de la Terre, seraient prêts à intégrer des doctrines religieuses débiles terrestres encore en vigueur au 21ème siècle !

Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies sont les auteurs d’un livre paru en 2021 aux éditions Trédaniel : Dieu – La science – Les preuves. Ils ont présenté leur livre dans l’émission En quête d’esprit (sur CNEWS). C’était en octobre 2021. Dans leur livre, ils écrivent à propos de Dieu : « Contrairement à de potentiels extraterrestres, son existence est plus probable et mieux admise, et les traces de son action dans l’Univers plus tangibles. » Comment peut-on dire que l’existence de Dieu est plus probable que celle de « potentiels » extraterrestres ? La personne sensée, qui s’intéresse à la fois aux données relatives à l’ufologie et à la présence extraterrestre (passée et présente), d’une part, et aux nombreux phénomènes qui témoignent de la survie de la conscience après la mort (et donc de l’existence de Dieu ou de la Source), d’autre part, sait pertinemment que les deux réalités sont indissociables (sauf pour les obscurantistes dont certains n’ont même pas encore dépassé, à notre époque, le stade de « la Terre plate » !). Une personne sensée ne peut pas en effet concevoir qu’une Intelligence Supérieure à l’origine de la Création (dans ses aspects visible et invisible : l’Univers matériel et le Monde spirituel) n’ait donné la vie que sur une seule petite planète perdue dans l’immensité de l’espace sidéral. Dans le cas contraire, quel gâchis monumental et totalement invraisemblable cela aurait été ! La multiplicité des mondes habités est étroitement associée à l’existence d’une Intelligence Supérieure : les mondes sont faits pour être habités, pas pour servir de décor cosmique ! Par contre, la vision athée de l’existence (à laquelle adhèrent ceux qui vouent un culte au dieu hasard) peut être parfaitement corrélée avec la notion de vie unique sur Terre, l’apparition de la vie sur une planète nécessitant, selon cette optique, des circonstances jugées peu probables. Les défenseurs de l’existence de Dieu devraient donc tous être capables d’intégrer, dans leur conception de la réalité, s’ils avaient l’intelligence requise, à la fois l’existence de Dieu et celle de la multiplicité des mondes habités. Écrire que l’existence de Dieu est plus probable que celle d’extraterrestres, cela relève tout simplement de l’absurdité, une conception qui, si elle était compréhensible il y a quelques siècles, est de nos jours complètement dépassée et inadmissible.

Par la formulation : traces de l’action d’extraterrestres qui seraient moins tangibles, il faut probablement comprendre que la science astronomique n’a pas encore décelé de vie intelligente ailleurs que sur Terre. Cependant, la recherche de la vérité, en matière de vie extraterrestre, ne se limite pas, contrairement à ce que s’imaginent les auteurs et chercheurs de statut scientifique et « académique », aux données observationnelles astronomiques, mais doit impérativement intégrer le vaste corpus de données ufologiques, y compris les récits de contactés. Et, lorsqu’on s’intéresse à ce sujet avec l’esprit ouvert, les « traces » extraterrestres s’avèrent alors plus tangibles qu’il n’y paraît à certains.

Par contre, que l’existence de Dieu soit « mieux admise » (sic), cela n’a rien de surprenant, compte tenu du poids séculaire et millénaire des religions, l’évidence de la vie extraterrestre n’ayant commencé à marquer de nombreux esprits qu’à partir de la seconde moitié du vingtième siècle, avec les progrès de la science astronomique, certes, mais aussi grâce à la multiplication d’observations d’OVNIs et de récits de contactés.

La forme humanoïde

L’autre problème concerne l’incapacité de certains scientifiques à concevoir que la forme humanoïde puisse être répandue dans l’Univers. François Iksmada cite ainsi Michel Viso (responsable du programme d’exobiologie du Centre National d’Études Spatiales) et l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet. Michel Viso dit ainsi, de façon tout à fait inexacte, qu’une forme de vie qui nous ressemblerait ailleurs relève de la science-fiction, que ce « n’est pas vraiment de la science ». Luminet, quant à lui, soutient, de façon toute aussi erronée, que les scénarios des films Rencontres du Troisième Type et E.T. de Steven Spielberg sont « d’une naïveté confondante » car ils font intervenir des extraterrestres ayant une forme humanoïde, cette possibilité, qu’il n’envisage pas, étant qualifiée par lui de « projection typiquement terrestre ». Or, comme le rappelle François Iksmada, les témoignages d’observations d’OVNIs avec leurs occupants mentionnent généralement des humanoïdes, « dont certains nous ressemblent parfaitement ». De plus, comme il le rappelle, l’ufologue Jacques Vallée a soutenu (je l’ai moi-même entendu une fois dire à la télévision, il y a longtemps, qu’il serait déçu s’il s’avérait qu’il ne s’agissait « que d’extraterrestres ») que l’intelligence à l’origine du phénomène OVNIs n’aurait rien à voir avec des visiteurs de l’espace, et qu’il serait très peu probable que des êtres originaires d’autres planètes aient une morphologie humanoïde.

« Selon Vallée, avoir une tête, deux bras et deux jambes serait une forme mal adaptée aux voyages dans l’espace. Il va de soi que je ne partage absolument pas ce point de vue. » (F. Iksmada)

Ce n’est évidemment pas non plus mon point de vue. En effet, les récits des contactés – ainsi que les récits de rencontres rapprochées du troisième type – sont la démonstration du caractère erroné des allégations des scientifiques évoqués ci-dessus, ainsi que de celles de Jacques Vallée (lequel est loin d’être le seul à privilégier des hypothèses ou « théories » plus ou moins fantaisistes, le caractère commun à tous ces spéculateurs, qui ne sont pas des « expérienceurs » ou témoins, étant d’évacuer l’explication extraterrestre). J’ai en outre cité, notamment dans le chapitre I de Rencontres extraterrestres et êtres hautement évolués (JMG éditions, 2018), le tome 4 de Civilisations extraterrestres, ce commentaire de Bernard Bidault :

« Pour Howells, l’extraterrestre pourvu d’intelligence serait semblable à l’Homme sous divers rapports. Pour créer une technique, il serait indispensable de disposer du mouvement et de l’aptitude à manipuler les éléments. Ce qui entraînerait l’existence d’une structure locomotrice et la possession de deux bras munis de doigts pliables. Les règles de constitution biologique convergeraient nécessairement vers la forme humanoïde. Celle-ci ne serait pas exceptionnelle mais propre à toutes les entités intelligentes de l’univers. »

Les trois niveaux

S’agissant de l’ufologie (étude des OVNIs), je note que les gens qui ont un intérêt plus ou moins marqué pour l’étude des OVNIs (également appelés UAP ou PAN) se situent à divers niveaux d’appréhension de ce « phénomène ».

On peut distinguer trois niveaux en rapport avec la thématique OVNIs/PANs/présence extraterrestre :

* Le niveau 1 des enquêtes « officielles » est représenté par l’organisme (dépendant du CNES) du GEIPAN. Ce dernier a catégorisé plusieurs types de PAN (phénomènes aériens non identifiés), la graduation (PAN A, B, C et D) allant des cas élucidés (causes naturelles ou engins conventionnels tels que des avions) aux cas « inexpliqués » (les PAN D), ces derniers étant de loin les moins nombreux. Si Jean-Jacques Velasco a fait un bon boulot lorsqu’il était à la tête du SEPRA et qu’il a fini par publier un livre soutenant (sur la base d’une étude mondiale et non pas limitée à l’Hexagone) l’origine extraterrestre de certaines manifestations ufologiques, ses successeurs sont en quelque sorte « rentrés dans le rang » tout en précisant que les cas inexpliqués n’impliquaient pas forcément une origine « exotique »…

Les structures officielles se préoccupent d’observations d’objets aériens, qu’elles soient le fait de civils ou de pilotes et militaires. On notera, au passage, que l’acronyme OVNI/UFO a cédé la place, dans le discours de ces organismes, à l’acronyme PAN : phénomènes aérospatiaux non identifiés à la place d’objets volants non identifiés. La journaliste Nathalie Mayer écrit ainsi, dans un texte de futura-sciences.com de mai 2026, que « les scientifiques préfèrent qualifier désormais » les objets volants non identifiés de phénomènes aérospatiaux non identifiés (PANs) « afin d’éviter la connotation extraterrestre associée au terme ‘‘ovni’’ ». Michel Zirger évoque, dans le premier chapitre de son livre Ovnis : au temps des premiers contacts (JMG éditions, 2025), une évolution de la terminologie : les « objets » se sont mus en « phénomènes », il faut dire « PAN » ou « UAP » (acronyme américain pour phénomènes anormaux non identifiés), ce terme générique désignant les observations (défiant une explication simple) relatives à des objets évoluant dans l’air et parfois dans l’eau (comme lors de l’observation, le 15 juillet 2019 au large de San Diego, d’un objet sphérique de 2 mètres de diamètre qui a évolué au-dessus de l’eau pendant plusieurs minutes avant de descendre lentement et de disparaître dans l’océan). Michel Zirger note que le glissement sémantique vers « phénomène » suggère une dématérialisation de l’idée d’un objet solide et tangible, mais que certains témoignages contestent cette « notion éthérée », comme dans le cas de l’observation de l’OVNI en forme de bonbon Tic Tac observé, le 14 novembre 2004, au large des côtes du sud de la Californie, par le Commandant David Fravor et le Lieutenant Commandant Alex Dietrich de la Marine des États-Unis, et filmé par le pilote Chad Underwood…

  • En France, les auteurs invités sur des plateaux de télévision se réfèrent à ces observations de niveau 1, comme cela a été le cas, par exemple, lors d’une émission sur CNEWS le 9 mai 2026, à la suite de la déclassification de documents UAP par le Pentagone. Étaient présents Luc Dini (OVNIS – Lumière sur les dossiers déclassifiés du Pentagone, éditions Michel Lafon, 2023) et Sylvain Maisonneuve (OVNIS, l’enquête déclassifiée, éditions Albin Michel, 2025).

Nous avons, à la place d’une vraie « Divulgation », une pseudo (et fausse) « divulgation » consistant en la déclassification de documents par des organismes officiels, la dernière en date étant, au moment où j’écris, la déclassification en mai 2026, par le Pentagone, de documents relatifs à des observations et photos/vidéos. Ce qui est bien peu, comparé aux attentes (légitimes mais ingénues) des supporteurs de la vraie Divulgation. Sarah Witeneim, Stéphane Royer et Fabrice Bonvin ont fait une analyse pertinente de cette déclassification sur NUREA TV le 12 mai 2026. Les tenants de l’orthodoxie scientifique, comme les journalistes s’exprimant sur futura-sciences.com, s’en donnent par contre à cœur joie pour mettre en évidence les faiblesses de ce genre de dossiers, invoquant d’éventuels drones ou phénomènes naturels, tout en « rappelant » à satiété qu’OVNI ne signifie pas extraterrestre. De même, on lit, dans l’édition du 18 mai 2026 du journal La République des Pyrénées, qu’en mars 2024 le Pentagone a publié un rapport affirmant ne disposer d’aucune preuve que les « phénomènes aériens non identifiés » soient liés à une technologie extraterrestre, « de nombreuses observations suspectes s’étant révélées être de simples ballons météorologiques, avions espions, satellites, ou autres activités ordinaires ». (Le problème réside dans le fait que les officines officielles mettent dans la catégorie OVNIs ou PANs tout et n’importe quoi, y compris donc les objets n’ayant strictement rien à voir avec les vrais OVNIs ou « soucoupes volantes ».) Et de citer aussi Barack Obama qui a dit qu’il n’existait pas à sa connaissance « d’installation souterraine » (il s’agit en fait de la zone 51) visant à cacher l’existence des extraterrestres, « comme le suggèrent certaines théories complotistes ». (On trouve toujours, dans les médias mainstream, la confusion, volontaire – afin de discréditer – ou non, entre véritable complot et volonté de préserver un secret.) Il n’a vu aucune preuve, durant sa présidence, « que des extraterrestres aient pris contact avec nous ». (Je précise qu’au moins un président américain aurait cependant eu cette chance : Dwight Eisenhower dans les années 1950…) Aucune preuve de l’existence d’une vie intelligente au-delà de la Terre n’a jamais été apportée, lit-on, ce qui est totalement faux lorsqu’on ne se réfère pas qu’aux seules conclusions des organismes officiels. (De nombreuses personnes, dont David Grusch en 2023 au Congrès, ont témoigné du contraire.) Le gros problème vient du fait que les intervenants (appartenant à des agences « officielles », etc.) de niveau 1 ne tiennent aucun compte de la masse de témoignages enquêtés par les ufologues, le thème de la présence extraterrestre (car il s’agit bien de cela) ne se limitant pourtant pas à des observations d’engins dans le ciel ou dans l’eau, mais concernant tout le domaine des rencontres rapprochées allant du premier type au cinquième type, le troisième type concernant les observations d’occupants des vaisseaux et le quatrième type étant relatif aux récits d’enlèvements, alors que les ufologues ne tiennent pas compte des récits (qui ne sont pas intégrés, à tort, dans le listing des rencontres rapprochées) de contactés ! Le champ d’investigation des tenants du niveau 1 est donc extrêmement restrictif et ne concerne qu’un aspect, le seul « médiatiquement tolérable » (je ne parle pas d’Internet) par les responsables d’émissions télévisées ou de publications mainstream. On retrouve le même état d’esprit restrictif dans la conférence sur les OVNIs qui s’est tenue en France le 29 juin 2026 à l’Assemblée nationale, ce symposium ayant évidemment été organisé en collaboration avec le GEIPAN du CNES et, ai-je lu sur BTLV, « en présence d’experts reconnus » (mais j’ajoute : en l’absence, bien sûr, du moindre ufologue !).

  • * Le niveau 2 est celui des ufologues. Ceux-ci ont l’avantage, contrairement aux intervenants de niveau 1, d’intégrer, dans leurs analyses et réflexions, tout un ensemble de témoignages (y compris les RR3 et RR4) qui ne sont pas pris en compte par les individus de niveau 1. Ils évoquent donc notamment les récits dits de « haute étrangeté » (atterrissages avec humanoïdes, etc.), lesquels sont indispensables à une bonne compréhension du phénomène dans son ensemble. Malheureusement, beaucoup de ces ufologues (Jacques Vallée, John Keel, Jean Sider, Philippe Solal, etc.) ont eu ou ont la fâcheuse tendance à vouloir éradiquer l’origine extraterrestre au profit de thèses farfelues (« autres dimensions » terrestres, « système de contrôle », etc.). J’ai ponctuellement critiqué ces thèses et interprétations dans divers tomes de Civilisations extraterrestres (JMG éditions) et sur mon site Web.

Le deuxième niveau est donc celui des ufologues, ceux-ci se partageant entre plusieurs « écoles ». Tous les ufologues ne penchent pas pour l’origine extraterrestre des OVNIs, des hypothèses alternatives ayant été développées par de nombreux spéculateurs et « théoriciens » : John A. Keel (1930-2009), Jacques Vallée (né en 1939), Jean Sider (1933-2024), Fabrice Bonvin, etc., la liste est longue. Les opposants à l’origine extraterrestre, qu’ils qualifient ironiquement de « tôles et boulons », ont élaboré des hypothèses alternatives fantaisistes faisant intervenir Gaïa, des entités fluidiques ou énergétiques trompeuses, des esprits de la nature, etc. Certains ne voient dans ces manifestations que des voyageurs terrestres temporels ou des êtres « d’autres dimensions » (ces spéculateurs étant cependant incapables de dire où peuvent bien se trouver ces « autres dimensions »). D’autres font abondamment référence à « la Conscience », ce qui est tendance, ou prétendent que les OVNIs relèvent du « paranormal ». Ce sont des auteurs comme John Keel et Jacques Vallée qui ont impulsé ce courant « anti-HET » (hypothèse extraterrestre) qui est maintenant aussi exprimé par de nombreux commentateurs sur les réseaux sociaux, notamment Facebook.

Il y a aussi Fabrice Kircher et Dominique Becker, les auteurs de : L’Homme, roi de l’univers, un livre paru en 2025 chez JMG éditions. Ils y explorent la possibilité que les « intelligences » dénommées dieux, esprits ou extraterrestres soient le produit même de la conscience humaine, ce qui, à vrai dire, est totalement absurde

Jean-Louis Lagneau, le responsable de la revue Lumières dans la nuit, a écrit que « personne ne sait » (ce qui est faux, car il suffit par exemple de se référer aux récits de certains contactés), « en tout cas » (sic) pas lui. La position « entre deux chaises » est plutôt inconfortable, mais elle donne l’illusion d’être dans la bonne position « idéologique », celle d’un « chercheur » qui se pose éternellement des questions sans pourtant jamais être capable d’y répondre. Mettre au même niveau les spéculations au détriment des « révélations », et, plus grave, privilégier les spéculations et les « théories » aux dires des personnes contactées, cela constitue la GROSSE ERREUR que beaucoup de spéculateurs commettent, car ce sont les seconds qu’il convient de mettre en valeur.

Nous n’avons simplement pas les mêmes références et n’avons pas suivi le même chemin vers la recherche de la vérité. Beaucoup trop de gens se trompent de chemin, d’ailleurs, ils se croient plus « sérieux », mais ils sont en réalité complètement « à côté de la plaque ». Mais lorsque le contact extraterrestre officiel se produira, cela en sera fini des « entités fluidiques énergétiques trompeuses », de « Gaia », des « esprits de la nature » (qui existent mais qui n’ont strictement rien à voir avec le phénomène OVNIs), des « autres dimensions » (les spéculateurs étant par ailleurs incapables d’expliciter la nature de celles-ci), etc., la liste est longue. Tout cela pour évacuer la réalité indéniable de la présence extraterrestre sur Terre (et ce, depuis des temps immémoriaux) ! Yoann Lamant met quant à lui en avant l’hypothèse (suite notamment à la vague, fin 2024, de mystérieux drones aux États-Unis) selon laquelle des formes de vie polymorphiques et plasmiques pourraient imiter nos technologies, mais il s’agit là encore d’une fausse piste (à moins d’imaginer que ces hypothétiques formes de vie relèvent de manifestations extraterrestres de type « éthérique », ce type de visiteurs constituant une partie – mais en aucun cas la totalité – des visiteurs de l’espace)… Ces « thèses » ne proviennent en fait que de spéculateurs ou « théoriciens » qui excluent a priori la réalité de contacts physiques avec des êtres extérieurs à notre planète, récits dont je parle dans mes écrits. C’est avec beaucoup de prétention, par exemple, qu’un commentateur sur la page Facebook de Jean-Michel Grandsire a écrit, le 29 décembre 2024 – en rapport avec un texte, évoqué par ce dernier, de Yoann Lamant -, que « cela fait très longtemps que la ‘‘théorie tôles et boulons’’ a été dépassée dans l’étude des PAN ou OVNI ce qui se passe actuellement dans la basse-cour de certains ‘‘spécialistes’’ est dans une sorte de régression cognitive par un manque de culture scientifique ou ésotérique évident ». J’ai répondu que l‘expression « tôles et boulons », fréquemment utilisée pour discréditer l’hypothèse extraterrestre, est incorrecte. Il faut partir de l’idée que les OVNIs ou PANs ont plusieurs origines et sont de nature différente. Certains sont bien physiques, d’autres proviendraient d’autres « densités » (niveaux « éthériques » ou « multidimensionnels »). L’origine unique du « phénomène » est un mythe.

J’ai critiqué les thèses alternatives à l’hypothèse extraterrestre dans divers tomes de ma série Civilisations extraterrestres. J’ai mis aussi sur le présent site Web des textes de critique (les quatre premiers textes sont dans la rubrique « Présence extraterrestre ») de certaines théories alternatives à l’hypothèse extraterrestre :

OVNIs et paranormal.

OVNIs. Critique de la théorie de Jean Sider. Un résumé de cette critique a été publié, en 2005, dans deux numéros de la revue ufologique Lumières dans la nuit : mon article en deux parties a été publié dans les numéros 377 (mai 2005) et 379 (octobre 2005).

Le mythe des OVNIs sataniques.

OVNIs, NDE, espace intérieur et êtres de la nature.

La molécule de l’esprit, l’ayahuasca et les états modifiés de conscience. (Rubrique « Énigmes et sujets divers ».)

Je montre, dans ces textes, que l’on peut rendre compte de certains rapprochements entre phénomènes disparates, tout en intégrant l’origine extraterrestre, physique et multidimensionnelle (« éthérique »), de nombreux OVNIs et de leurs occupants. Je mentionne dans mes écrits la pluralité d’origines des OVNIs, tout en dénonçant le mythe de l’origine unique les concernant : vaisseaux d’origine extraterrestre – certains de nature physique, d’autres de nature « multidimensionnelle » ou « éthérique » -, vaisseaux en provenance du monde souterrain de l’Agartha, vaisseaux appartenant à d’éventuels programmes spatiaux secrets, et quelques éventuels vaisseaux en provenance de notre futur.

Yoann Lament et Philippe Solal

Parmi les spéculations les plus ridicules se trouvent celles du philosophe Philippe Solal. Cet auteur a publié en 2025 un livre en autoédition, Au-delà du miroir – Essai sur la signification du phénomène ovni, livre qui a été dans la foulée publié par JMG éditions. Solal a bénéficié en décembre 2025 d’une interview sur NUREA TV, et une interview de lui a été publiée dans le numéro 139, paru en décembre 2025, de la revue Parasciences (diffusée par JMG éditions). Il s’est aussi exprimé sur BTLV dans une émission (intitulée : « OVNI : quelle en est la signification ? ») évoquée le 2 mars 2026 sur le site Web de cette chaîne. Contrairement à ce qu’il insinue, le phénomène OVNIs ne relève pas plus, par exemple, de « traditions initiatiques » que des expériences de mort imminente (EMI). J’ai déjà critiqué, dans le premier chapitre de Révélations extraterrestres (le tome II de Civilisations extraterrestres paru en 2017 chez JMG éditions), ce faux lien entre une réalité spirituelle (survie de la conscience après la mort) comme les EMI et l’origine réelle (physique et éthérique) de nombreux OVNIs. J’y explique que ce sont seulement certains OVNIs qui ont pour origine le niveau éthérique, non pas au niveau du plan des âmes, mais au niveau éthérique d’autres planètes que la Terre… Il y a beaucoup de confusions chez Solal, mais ce n’est pas l’objet du présent ouvrage d’en faire une critique détaillée.

On trouve, dans le numéro 137, paru en juin 2025, de la revue Parasciences, un article (pages 41-47) de Yoann Lamant à propos d’un « essai » du philosophe Philippe Solal concernant le phénomène OVNIs, Solal ayant fait paraître en 2025, en autoédition (éditions Bookelis), un livre intitulé : Au-delà du miroir – Essai sur la signification du phénomène ovni. J’ai déjà évoqué, dans un tome de Civilisations extraterrestres (chez JMG éditions), les spéculations absurdes de ce philosophe au sujet des OVNIs. Yoann Lamant, lui-même en pleine confusion dans sa perception des OVNIs/UAP, fait état des spéculations de Solal. Les OVNIs « viendraient-ils de l’intérieur » (sic) ?, demande-t-on. On nous parle d’une « lecture radicalement nouvelle » (mais, en réalité, totalement absurde !) du phénomène OVNIs, ce dernier étant perçu comme une « manifestation de l’âme », comme un « langage symbolique adressé au moi à travers les formes » (!?). On parle d’« hypothèse audacieuse » – je parlerais pour ma part d’hypothèse stupide ! Yoann Lamant, qui évoque un « travail précis et rigoureux » (lequel relève, en réalité, d’un mélange de réalités complètement distinctes) et parle d’angle « à la fois pertinent et lucide » (ce qui n’est absolument pas le cas), écrit que l’approche de Solal est « inspirée des traditions initiatiques » (ce qui, appliqué aux OVNIs, est ridicule !), le phénomène OVNIs étant censé, ce qui est bien sûr faux, ne pouvoir être compris « qu’à la lumière d’un dialogue intérieur entre deux entités : le moi, ancré dans la temporalité, et l’âme, hors du temps, ‘‘double éternel et caché’’ » !! Tout cela est absurde, ce n’est que du baratin.

On a droit à des propos « lunaires » consternants relatifs à cette prétendue « thèse originale » (mais idiote) : l’OVNI est une « forme symbolique dense et signifiante – une projection du monde de l’âme dans notre monde mental et sensible », l’OVNI devient « une présentation de l’âme que le moi tente maladroitement de transformer en représentation ». Mais de telles considérations s’avèrent dépourvues de la moindre cohérence lorsqu’elles sont confrontées à la multiplicité des phénomènes physiques constatés (photos, vidéos, traces physiques, etc.) et aux récits circonstanciés de contactés.

Solal établit un parallèle fantaisiste avec les « cultes à mystères de l’Antiquité », le phénomène OVNIs étant censé fonctionner comme un dispositif initiatique visant à éveiller la conscience à des vérités cachées. Il parle du Ka ou double, dont on se demande ce qu’il vient faire ici. Il parle du monde imaginal (qui correspond en fait au Monde astral et qui n’a rien à voir avec les OVNIs) d’Henri Corbin, l’OVNI étant faussement identifié à un « simulacre actif » (?). Nous ne sommes point en présence d’une « métaphysique active de la conscience » (sic), l’expérience OVNI n’ayant rien à voir avec – je cite – l’existence « d’un dialogue intérieur entre conscience incarnée et conscience transcendante ». Un OVNI n’est aucunement « une sorte de condensation ou d’incarnation de réalités appartenant à l’âme dans une forme perceptible par le moi » ! Il n’est aucunement une « incarnation symbolique d’un message de l’âme » (sic) ! Il n’existe pas, dans ce contexte, de « réalité imaginale » ou archétypale. Et dans le cas d’une rencontre rapprochée, où « un objet ou un être apparaît sans cause identifiable, sans continuité logique, comme surgissant d’un autre plan », cela n’a rien à voir avec l’âme qui manifesterait directement une forme, mais avec l’apparition d’un vaisseau ou d’un entité exogène provenant d’un autre monde, physique, ou de densité moindre (donc « éthérique »). Il est de même absurde de prétendre que si le témoin voit un vaisseau triangulaire ou un être humanoïde, c’est parce que « son moi utilise des référents connus pour donner sens à ce qui, en vérité, n’a pas encore de forme définie dans son système de pensée ». En réalité, le témoin décrit simplement ce qu’il voit. Du reste, les témoignages de ce type (engins triangulaires, êtres humanoïdes) se recoupent entre eux.

Contrairement à ce que s’imagine Philippe Solal, le phénomène OVNIs implique bien – en partie – l’existence d’objets matériels venant de l’espace. Il ne s’agit aucunement « d’une présentation émanant d’un plan de réalité distinct, que notre ‘‘moi’’ terrestre, ancré dans ses limitations perceptives et temporelles, s’efforce de traduire en une représentation compréhensible ». Les OVNIs ne sont pas des « manifestations signifiantes de notre propre intériorité, des ‘‘simulacres actifs’’ porteurs de messages de l’âme ». On ne peut aucunement parler, dans ce contexte, de « compréhension plus holistique », de « dialogue entre le miroir de notre âme et le reflet que notre moi tente d’y projeter ».

Philippe Solal et Yoann Lamant ne perçoivent pas le caractère absurde de telles spéculations appliquées à des phénomènes indiscutablement physiques, lesquels ne se prêtent nullement à l’« analyse » surréaliste évoquée. Ces spéculations éthérées et absurdes font l’économie de la composante physique indéniable de multiples manifestations d’OVNIs, y compris, bien sûr, les récits des contactés. Elles émanent de simples spéculateurs n’ayant en outre aucune expérience personnelle d’observations ou de contacts. Comme je le signale dans mes écrits, les OVNIs ont plusieurs origines (extraterrestre, intraterrestre, etc.), et ils n’ont donc rien à voir avec les âneries « psychiques » spéculatives de Solal et d’autres spéculateurs « égarés ». Cette prétendue « nouvelle compréhension du phénomène » n’est qu’une vésanie.

Dans le même numéro de Parasciences, on a droit aussi à un petit recensement, émanant de Louis Julien (« d’après un article de Steven Mizrach »), d’auteurs s’étant exprimés en dehors de « l’hypothèse extraterrestre », parmi lesquels, bien sûr, Jacques Vallée et John Keel, des auteurs dont j’ai critiqué l’approche dans mes écrits. Louis Julien évoque « l’hypothèse ultraterrestre », ce qui ne veut rien dire. Dire par exemple que les récits d’enlèvements pourraient être « les dernières déclinaisons d’un imaginaire ancien et bien réel », qu’ils deviennent des miroirs de nos angoisses, cela n’a aucun fondement réel.

  • On nous dit à satiété que « OVNI » ne veut pas dire forcément « extraterrestre ». Ce n’est pas faux, car l’on met (pas moi en tout cas) sous cette appellation un peu tout et n’importe quoi (les méprises avec des phénomènes naturels et des engins d’origine terrestre), alors que l’on devrait réserver cet acronyme aux seuls cas qui, après étude, ne peuvent s’expliquer par des phénomènes naturels et des objets volants d’origine terrestre (avions, drones…). On en vient à regretter la bonne vieille expression « soucoupes volantes », qui, si elle paraissait ridicule, avait au moins le mérite de sous-entendre que nous avions affaire à des engins venus d’autres mondes…
  • * Le niveau 3 est celui des contactés. (Voyez à ce sujet la fin du texte complémentaire à celui-ci : « OVNIs : Hypothèses, complots et Divulgation ».)

Alain Moreau

 

TEXTE COMPLEMENTAIRE :     « OVNIs : HYPOTHESES, COMPLOTS ET DIVULGATION »

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.